Dans une forme d’hommage au mouvement de la Nouvelle Vague, Christophe Honoré signe un film passablement pompeux. Son troisième long-métrage, sorti en 2006, aborde le thème de la dépression. Le sujet ne prête pas à la comédie, d’autant plus que le ton employé demeure décousu sans véritable structure narrative. Dans un rôle très sobre, bien éloigné de sa traditionnelle exubérance, Romain Duris reste enfermé dans son personnage suicidaire. Louis Garrel est quant à lui très approximatif. Finalement, seul Guy Marchand, en père dépassé par la situation, apporte une touche de sensibilité non surjouée. Bref, du cinéma d’auteur profondément ennuyeux.
Certes le film propose quelque chose, s'intéresse aux barrières séparant le cinéma de la littérature... Comme dans un trop-plein de conscience il semble se regarder, se tripoter le nombril jusqu'à l'agacement total du spectateur. Garrel comique en frère et narrateur improvisé ; Duris insupportable en chieur pleurnichard portant toute la souffrance de son petit monde sur ses épaules ; Guy Marchand, sur la touche... C'est terriblement laid à voir, dopé aux effets Nouvelle Vague pratiquement ringards - on s'amuse à penser aux premiers films de Jean-Luc Godard et à la patte rohmérienne - et surtout difficilement évocateur si l'on ne se sent pas concerné par l'univers Rive Gauche. Non, ça reste un cinéma atypique, loin d'être complètement nul, mais pour le plaisir on repassera. C'est à croire que Christophe Honoré ne peut s'empêcher de s'enfermer dans la caricature auteuriste, symptôme de son cinéma qui s'est depuis confirmé avec ses deux derniers films ( dont l'excécrable Homme au Bain ). Antipathique.
Dans Paris est un film faussement léger qui aborde mine de rien les thèmes de la dépression et de l'amour de manière très profonde, le film parle notamment de la difficulté d'aimer.Si le rythme est lent, certaines scènes sont de très bons moments, de plus les dialogues sont bons.
Christophe Honoré aime la Nouvelle Vague et ça se voit ! Les cinéphiles nostalgiques de cette belle période doivent impérativement jeter un petit coup d'oeil à ce "Dans Paris". L'oeuvre ne nous conte pas grand chose mais les références affluent et le cinéaste arrive à y imbriquer poésie, humour, émotion et même une chanson sublime à son histoire. Dès le départ on sent une volonté de créer quelque chose de neuf ; Jonathan s'adresse directement à son spectateur et lui fait l'introduction de son récit, s'ensuivent des morceaux de musiques, de jolies aventures bref une forme de liberté. Seulement le plus gros défaut du film est l'absence totale de scénario ; il y a trop de baisses de rythme, ce dernier tombant même parfois à plat. Honoré a du mal à le structurer. On se rattrape néanmoins sur les interprètes avec deux admirables Duris et Garrel et surtout un étonnant Guy Marchand. A découvrir...
Un OVNI cinématographique plutôt agréable à regarder, si l'on accepte de ne pas tout comprendre à la logique du film. Beaucoup de distanciation, des dialogues très littéraires, un jeu un peu exagéré. On reconnaît là le style de Christophe Honoré. Les acteurs ont un certain charisme et font passer le film malgré ses quelques longueurs.
Ce qui intéresse Honoré ici, c’est l’intimité familiale, l’intimité entre frères, c’est la thématique du film… L’équilibre du métrage d’ailleurs ce situe entre la dynamique juvénile de Louis Garrel et la passivité dépressive de Romain Duris. Sinon, pas la peine de chercher un scénario, il n’y en a pas mais les dialogues sont très (trop ?) écrits. Formellement, Honoré filme tout ça avec l’appétit d’un Godard période « bande à part », ce n’est pas désagréable mais pas inoubliable. Une B.O. Jazzy très sympa cependant…
Après les biens-aimés, je me confronte à nouveau au cinéma de Christophe Honoré. Vraiment, avec tout le recul nécessaire, le processus d'intégration de l'histoire et compagnie, rien y fait : je reste complètement stérile à cette ambiance. Des scènes qui me foutent plus le cafard qu'autre chose. Puis comme je n'intègre pas cette philosophie, je trouve çà niais à souhait, pardon...
Ayant adoré "Les chansons d'amour", je me suis dit que ce film de Christophe Honoré était fait pour moi.Seulement je vois juste que c'est une atrocité! Ce film fout un coup au moral, c'est la déprime totale! Je me demande vraiment à quoi ça sert de nous sortir un cinéma comme ça. D'accord c'est original au niveau de la réalisation mais franchement les rôles des acteurs font pitiés. Duris, dans son personnage de largué totalement déprimé qui engueule son père à longueur de journée, est pathétique. Louis Garrel ,en chaud lapin puant la sueur, n'est pas terrible non plus. Un film très peu crédible et inintéressant. Je suis déçu car je pensais que ce réalisateur était doué. J'attends son prochain film on verra
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1,0
Publiée le 12 octobre 2020
Dans Paris prône l'idée discutable selon laquelle la dépression peut être guérie par l'amour familial et la soupe au poulet. Les femmes dans le film sont soit des alésages insensibles, des jouets sexuels jetables et stupides. D'un autre côté les hommes respirent la chaleur, la sensibilité et l'émotion. Ils sont tellement pleins d'amour et ils le montrent tellement et si souvent qu'à la fin on commence à se demander pourquoi ils ont besoin de femmes à nouveau sauf pour ce vilain travail de procréation. La seule raison de regarder cela est une affiche Art Déco vintage. A cause d'elle je vais donner à Dans Paris une étoile que le film lui-même ne mérite pas à distance. Car c'est une ratatouille pour les nostalgiques de la Nouvelle Vague...
Passé les vingt premières minutes, interminables et lourdes, le film décolle vraiment, hommage appuyé à la Nouvelle Vague, à la fois léger et mélancolique, mené par un évident plaisir du jeu, de Romain Duris, impeccable comme toujours, à Louis Garrel, solaire, en passant par un surprenant Guy Marchand.
Le trio Marchand, Garrel, Duris est de loin l'un des plus touchant du cinéma français. Un film un peu énigmatique, mais au final, empreint de poésie et très touchant. Il se dégage de ce film une certaine mélancolie, et je pense que cette atmosphère ne serait pas la même si l'histoire ne déroulait pas à Paris.
Deux beaux jeunes hommes du cinéma Français, incarnant deux frères, un drame mélancolique et léger. Moins bon que les Chansons d'Amour mais tout aussi émouvant, les films de Christophe Honoré me captiveront toujours autant! Un film gris/noir mais beau.
La filmo de Christophe Honoré est inégale mais pour qui aime la ville lumière et la Nouvelle Vague, "Dans Paris" est un film qui dévoile un charme subtil et référencé. À noter un beau casting et un Guy Marchand bien trop rare au cinéma. Conseil d'ami.