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Un visiteur
0,5
Publiée le 24 juillet 2010
"Dans Paris" est un non sens, un film aux accents trompeurs et à la prétention démesurée. "Film d' auteur " auto-proclamé, il dessine au final les contours d' un long - métrage en papier, lent, cruellement plat et incroyablement caricatural.
Les scenes filmées en plans fixes, les dialogues souvent dits à deux, on se croirait dans une pièce de théatre très reussie. Et puis se passage où Romain Duris et Joanna Preiss se mettent à chanter du Alex Beaupain donne tout son sens au film, aux sentiments.
On sent l'influence de la nouvelle vague bien présente.
Si le début du film peut s'avérer déroutant, la suite est vraiment bonne. Honoré nous plonge avec brio dans l'intimité de cette famille à bout de souffle et l'on suit avec un regard amusé les pérégrinations de ces deux frères magnifiquement interprétés par Duris et Garrel.
D'une bêtise inouïe, ce pseudo drame ennui profondément avec une histoire tirée par les cheveux à laquelle on n'adhère pas une seule seconde que seuls les acteurs principaux arrivent tant bien que mal à nous faire passer.
Un film avec Romain Duris est toujours relativement particulier. Celui-ci l’est encore plus que les autres. Un film de la vie parisienne du XVème arrondissement, porté sur une famille en perte de vitesse. Quelques scènes sont véritablement à retenir. Johanna nous livre une représentation des plus théâtrale ; comme quoi lorsque l’on « débute » au cinéma dans des films d’auteur, on peut être prêt à tout ! Il y a du phrasé, des belles paroles… etc. A noter la force de la scène où les deux acteurs principaux chantent l’un et l’autre à l’eau bout du téléphone.
"Prends la peine de négliger la souffrance des tiens" Ce film avance constamment sur un fil, menace de tomber à tout moment mais c'est le contraire qui se produit après 20 premières minutes un peu poussives. Variation jazzy sur le mal-etre, subtil, fin, leger, touchant dans sa façon de montrer la complicité de cette famille, constamment surprenant. un chef d'oeuvre... qu'auraient tort de tenter de copier bon nombres de cinéastes français adeptes d' histoires de chambres à coucher.
Trooooop trop bon film !!! Tout est génial: les acteurs, la musique, la manière de filmer Paris... On ne sait pas tro où Cristophe Honoré veut nous emmener mais on s'en fout on le suit sans problème et quand ça finit... troo deg lol. Le meilleur film de Honoré ?
Le pire film qu'il m'ait été donné de voir ces dernières années ! Les dialogues sont soit trop littéraires, soit vulgaires. Les acteurs, sans doute pas mauvais au départ, ne parviennent donc pas à défendre leur texte. La direction d'acteurs, la réalisation, le montage, le son, tout est pathétique. Le scénario n'a ni queue ni tête, rien n'est crédible, on passe du coq à l'âne. Qu'est-ce que les critiques ont pu trouver d'intéressant ? La dernière demi-heure est globalement moins pénible que le début du film, mais encore faut-il avoir la persévérance de rester jusqu'à la fin. Mieux vaut en fait ne jamais commencer à le regarder.
Il est dit que Christophe Honoré s’est inspiré de la Nouvelle Vague pour réaliser son troisième long-métrage : Dans Paris (2006), on ne peut qu’affirmer les dires, car ici, les acteurs jouent leurs rôles admirablement bien et la mise en scène est vague (pour ne pas dire soporifique et lente), avec des dialogues creux et peut entrain à nous donner envie de suivre le film en entier. Après son dérangeant Ma mère (2004), le cinéaste retrouve Louis Garrel aux côtés de Romain Duris dans un drame familiale où il est question de mésaventures sentimentales de deux frères dans le Paris d’aujourd’hui. Encéphalogramme plat d’une heure trente, musique langoureuse, Christophe Honoré dérange car on ne sait pas vraiment où il veut aller. Sur son précédent film, le ton était donné, sur le suivant aussi (Les Chansons d'amour - 2007), mais là, on reste perplexe quant à cet exercice de style !
Christophe Honoré est reconnaissable entre tous, et c'est bien là son talent et sa limite. Guy Marchand est fantastique de sincérité, louis Garrel, chouchou du réalisateur, apporte la fraîcheur et l'oxygène nécessaire et Romain Duris fait du Romain Duris. Difficile de ne pas aimer ce film qui rentre dans l'ambiance klapischienne avec brio. Certains se diront sûrement que Cédric se suffit à lui-même, passer son chemin n'est alors pas si sot.
Passé les vingt premières minutes, interminables et lourdes, le film décolle vraiment, hommage appuyé à la Nouvelle Vague, à la fois léger et mélancolique, mené par un évident plaisir du jeu, de Romain Duris, impeccable comme toujours, à Louis Garrel, solaire, en passant par un surprenant Guy Marchand.
Dans Paris, il y a des post-ados qui s'ennuient, qui parlent d'amour sans le faire et qui ont de grands apparts mais pas de boulot ! Une certaine tendance du cinéma bobo français qui végète sous couveuse pour ne pas être contaminé par l'air du réel et qui, pour faire tendance, emprunte personnages, situations et dialogues à la Nouvelle vague. Mais n'est pas Truffaut ou Godard qui veut.
Deux beaux jeunes hommes du cinéma Français, incarnant deux frères, un drame mélancolique et léger. Moins bon que les Chansons d'Amour mais tout aussi émouvant, les films de Christophe Honoré me captiveront toujours autant! Un film gris/noir mais beau.
Le trio Marchand, Garrel, Duris est de loin l'un des plus touchant du cinéma français. Un film un peu énigmatique, mais au final, empreint de poésie et très touchant. Il se dégage de ce film une certaine mélancolie, et je pense que cette atmosphère ne serait pas la même si l'histoire ne déroulait pas à Paris.