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kibruk
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2,0
Publiée le 20 avril 2010
Bien trop propret, "Goodbye bafana" occulte quasiment toute la violence de l'apartheid. On ne voit les maltraitances policières qu'au travers de quelques rares scènes, le racisme n'est que dit et rarement vu, et les attentats terroristes ne sont suggérés qu'au travers des informations TV. Tout ceci crée une distance qui nuit à l'intensité du film. Autre problème, l'histoire est bien trop diluée dans le temps. Intéressante dans sa première partie, la deuxième partie (qui va jusqu'à la libération de Mandela des dizaines d'années plus tard) n'est pas bien passionnante. L'essence même du film, à savoir la prise de conscience du gardien de prison, tient pourtant dans cette bonne moitié. Il eu sans doute été préférable de concentrer l'histoire sur cette seule période.
Ayant toujours cotoyé le classicisme dans ses oeuvres majeures - "Twist and shout" et "Pelle le conquérant" - Bille August tutoie maintenant sans cesse l'académisme. Sa reconstitution de l'apartheid et de la relation privilégiée entre Mandela et son gardien de prison tombe malheureusement dans le travers de l'illustration. On apprend bien sûr de nombreuses choses sur les pressions exercées par le gouvernement blanc sur le peuple noir, mais rien ne ressort vraiment à cause d'une mise en scène bien trop appliquée et scolaire. Le cinéaste ne donne aucun relief aux personnages, au point que Mandela n'a pas franchement de charisme, un comble tout de même. Finalement, on a tendance à s'ennuyer poliment et à attendre qu'un brin d'émotion surgisse. Il arrive furtivement, au détour d'un plan très bref qui ne justifie pas à lui seul deux longues heures de projection. Il faut mieux revoir "Une saison blanche et sèche", pourtant très critiqué à l'époque, mais bien plus fort.
Voilà longtemps que j’attends qu’une biographie soit faite sur Nelson Mandela et son œuvre politique (tel qu'il a été fait il y a 25 ans pour Gandhi). Cette adaptation des mémoires d’un de ses geôliers ampli de remords ne me fera pas patienter. A travers le face à face entre les deux personnages, on retrouve toutefois une dénonciation de l’apartheid, de la colonisation brutale et de la souffrance du peuple sud-africain devant l’état policier mis en place par l’oppresseur blanc. Puis naitra une amitié émouvante qui sera la source d’une morale pleine d’humanisme mais qui nous ait conté d’une manière tristement académique et mal rythmée.
Très beau film sur un passage de l'histoire de l'humanité, l'apartheid en Afrique du Sud, la détention puis la libération de Nelson Mandela, le tout abordé par le prisme de la vie de son célèbre geôlier James Gregory. Très intéressant de voir l'évolution de ce personnage, au début très dur, puis gagnant en humanité, compassion et compréhension au fil du temps et de son contact quotidien du charisme de Nelson Mandela. Ce biopic permet de voir la globalité du personnage tant dans sa vie de famille, que dans sa vie professionnelle très particulière et passée aujourd'hui à la postérité, indissociable de la détention de Nelson Mandela. Remarquable interprétation de Joseph Fiennes qui joue beaucoup de son regard pour montrer l'évolution et le réveil à la conscience de ce gardien qui deviendra le quasi confident de Mandela. Diane Kruger joue le difficile rôle de son épouse, particulièrement segregationiste, élevée dans l'idée de sous hommes et terroristes que sont les noirs, le tout chapeauté par la loi naturelle et la volonté de dieu. Son personnage évoluera plus lentement et c'est intéressant de voir ce qui se passe au coeur de cette famille. Enfin Dennis Haysbert incarne avec hauteur et dignité Nelson Mandela et le rend crédible. Un film très humain, assez subtil, ne sur jouant pas l'émotionnel, rendant parfaitement le long et difficile chemin vers l'humanité et la fraternité, sachant que notre éducation et notre histoire sont des obstacles dont il faut tenir compte avant de juger par une sorte de politiquement correct radical.
Film au sujet a priori austère mais qui passe tout seul ici grâce à une bonne écriture des personnages ainsi que leur interprétation (Mandela par un acteur encore sous-exploité vu en président dans la série 24H et Fiennes dont le personnage évolue beaucoup au cours de l'histoire).
Bien que ce film présente un interêt instructif, il ne se révèle pas être assez cru ni même profond afin de sensibiliser l'opinion publique. Rapidement, l'intrigue manque cruellement de sensibilité, et l'ambiance créée dîte "touchante" montre de profondes limites. Certes, le casting y est plaisant, mais donne lieu et place à un film historique bâclé.
Le film prend le temps de développé que les moments entre mandela et le gardien , les dialogues et les décors sont trés intéréssant mais je reste déçu car le film parle plus du gardien que de mandela.C'est fort regrétable.
3 étoiles pour l'aspect historique du film, les acteurs ne sont pas mauvais mais le rythme (probablement pour une question d'assurance) semble calé pour écarter tous risques cardiaques pour le spectateur, ainsi dès que la pression commence à monter on passe à autre chose.
Ce film est à la fois beau, dure, triste, poignant et émotionnel.En effet,il montre comme quoi le monde en afrique est super dure entre les blanc et les noir il y a pas de bonheur.En gros c'est la guerre ils on le droit à rien, pas d'amis, de familles, de bon travails, de voter etc... En fait, ils sont couper du monde. Ils ont juste le droit de se terrent et de rester en prison en travaillant dure comme des eclaves. Malheureusement cela exsistent encore dans ses pays là qui sont sous développés. Le jeu des acteurs est vraiment magnifique.On ne s'ennuit pas du du tout durant les 2 heures passées devant l'écran. A voir si vous êtes sensible à la vie difficle.
Le sujet promettait d'etre historiquement riche et intense en emotions mais pour cela il aurait fallu commencer par confier la camera a un cineaste beaucoup moins porté sur l'academisme ,resultat : c'est lent ,petrit de clichés et degoulinant de manicheisme jusqu'a l'exces sans oublier la classique et insupportable musique sirupeuse a souhait.Encore heureux que Fiennes en geolier "s'humanisant" et le meconnu Haysbert (bel perf dans un role majeur) forme a l'ecran un "duo" relativement convaincant tandis que la jolie Kruger ne demerite pas trop en epouse cupide et carrieriste.Cela reste malgré tout une deception au vu du potentiel que recele de tels evenements historiques reduits ici grossierement a une simple opposition gentils blancs/mechants noirs ,le souci provient aussi du fait que le scenario (issu des memoires du gardien) se place deliberement sous l'angle gouvernemental en negligeant (sciament ?) l'influence d'un homme courageux pronant la tolerance et le respect des libertés.
Ce film a un intérêt pédagogique et un bon fond. L'histoire de la relation entre Nelson Mandela et son gardien est traitée de façon à voir ce qu'était l'apartheid et se développe bien en étant une apologie de la tolérance.
Le réalisateur danois Bille August nous livre, non pas une biographie comme on aurait pu lespérer, mais plutôt une adaptation des mémoires du geôlier personnel de Nelson Mandela. Dans les années 60, en plein Apartheid, un jeune gardien se retrouve avec femme et enfants mutés dans une prison au fin fond de lAfrique du Sud. Il a pour mission de surveiller et récolter des informations sur « le chef terroriste » Nelson Mandela. Mais au fur et à mesure des années (27 ans dincarcération, de collaboration et de confidences),entre le geôlier et le prisonnier va se lier une amitié tellement forte, quelle franchira les barrières du racisme et fera changer davis certaines personnes au sujet de lApartheid. Alors que lon pensait avoir à faire à une biographie, Goodbye Bafana se contentera de se focaliser uniquement sur le geôlier lui-même, sa famille et légèrement sur Nelson Mandela. LApartheid, un sujet déjà abordé il y a deux mois avec Au nom de la liberté. Si le thème ou la trame abordée est certes trop légère, la mise en scène et les acteurs sont eux, excellents. Que se soit Joseph Fiennes, Diane Kruger ou encore Dennis Haysbert (plus connu pour son rôle de David Palmer, dans lequel il interprétait le sénateur puis le président des Etats-Unis dans la série télé 24 Heures Chrono).