There Will Be Blood
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Guillaume836076
Guillaume836076

100 abonnés 126 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mai 2014
J'attendais énormément de ce film à la réputation de chef d’œuvre considéré par beaucoup comme le meilleur film de Paul Thomas Anderson, considéré à juste titre comme le plus grand cinéaste de sa génération. Pour ma part, "There Will Be Blood" ne m'a pas autant emporté que "Boogie Nights" et "Magnolia", formidables films-patchworks d'une force inouïe reposant sur une narration hors pair et un jeu collectif des acteurs au diapason, chacun étant au service de leurs personnages.
Ici l'histoire est au service d'un personnage central incarné avec maestria par Daniel Day-Lewis. Cependant, ce qui faisait le sel des films chorals d'Anderson est totalement absent de celui-ci. Notamment parce que le sujet ne s'y prête pas et qu'il s'agit d'une épopée d'un pionnier du pétrole à la portée historique et philosophique évidente. Bien que les seconds rôles jouent parfaitement, ils se font littéralement "bouffer" par le charisme de Daniel Day-Lewis qui écrase le film de son talent insolent. Même Paul Dano, pourtant saisissant en prédicateur exploitant la crédulité des croyants a des fins purement mercantiles, n'arrive pas à la cheville de l'ogre Day-Lewis. Sauf peut-être dans la traumatisante dernière scène du film.
L'acteur "mange" tout le film, certes. Mais c'est aussi à l'image de son personnage, cynique et cupide pionnier du pétrole, prêt à tout pour imposer sa mégalomanie grandissante et sa soif de pouvoir étendu. Anderson joue du décalage entre le côté falot de Paul Dano, qui s'avère pour finir le perdant d'un affrontement où l'idéologie matérialiste de la jouissance et du pouvoir par l'argent l'emporte sur le prosélytisme sectaire d' idéologies religieuses, basées sur l'illusion de la rédemption et de la guérison. Dans la deuxième partie du film, après le départ de H.W. j'ai parfois eu l'impression que le réalisateur perdait de vue cette opposition certes, passionnante, mais aux ficelles évidentes.
Deuxième partie, plus sombre, mais qui emporte moins l'adhésion, alternant entre scènes trop longues ou répétitives et ellipses mal venues. Comme si subitement le réalisateur était dépassé par son film, se perdait dans les méandres complexes de la psyché d'un malade mégalo, excessif et autodestructeur, appuyant le trait ici où là.
Pourtant, les 100 premières minutes de films sont réellement d'un très haut niveau. Je suis époustouflé par le talent de Paul Thomas Anderson. Sa réalisation ample et ses longs plans séquences nous immergent dans une fresque quasi-minérale ou tout se joue sur le rapport à la nature que l'on doit dompter à tout prix. Une sorte de western post-conquête de l'Ouest où plane l'inspiration de "Il était une fois dans l'Ouest" de Sergio Leone. La photo éclatante et lumineuse de Robert Elswit et la musique obsédante et dissonante de Jonny Greenwood participent également de cette forte impression.
La première partie mérite 9-10, la deuxième pas plus de 7 - mis à part l'affrontement final, réussit, mais un peu "grand guignol", à l'image de ces deux ennemis excessifs à la soif de pouvoir sans bornes.
Un film réussit, intéressant, passionnant, mais qui pêche peut-être par sa grande mégalomanie comme son personnage principal Daniel Plainview.
Yoloyouraz
Yoloyouraz

35 abonnés 566 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 mars 2008
Réalisation d'un sombre puissant, impressionnant D.Day-Lewis, bande-son remarquable : les plus beaux outils peuvent être d'une inefficacité rare lorsque le récit, le propos sombrent dans la violence, la paresse, la folie. Tout ça pour ça ?!
diamant7
diamant7

860 abonnés 392 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 février 2008
Une pure merveille à voir et revoir sans grande hésitation !!
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 janvier 2009
La pépite de l'année 2008. Le travail du réalisateur est considérable, Daniel Day-Lewis bluffant. A voir.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 mars 2021
Si la ruée vers l’or a marqué les Etats-Unis du XIXème siècle, ceux du XXème sont sûrement plus influencés par l’exploitation de l’or noir, à savoir le pétrole. C’est cette thématique qui est au cœur de There will be blood. Dans cette œuvre, Paul Thomas Anderson se concentre sur le parcours d’un exploitant qui ne part de rien et qui arrive à devenir riche grâce à cela. Le moins que l’on puisse dire est que le cinéaste n’est pas tendre avec son personnage principal. Celui-ci s’avère effectivement détestable mais on arrive tout de même à se passionner par son évolution notamment grâce à l’excellente interprétation d’un Daniel Day-Lewis dont le jeu fait penser régulièrement au style de Robert De Niro. Cette gageure est d’autant plus grande que ce protagoniste n’est pas le seul être peu appréciable du film spoiler: : le faux frère Henry ou Eli, le prophète du village, ne sont pas plus spécialement appréciable
. Si Anderson réussit malgré tout à accrocher le spectateur, c’est grâce à la qualité de son scénario très sombre et d’une réalisation constituée de plans parfaitement composés et n’hésitant pas à prendre des risques (le premier quart d’heure sans parole). Plongée sans concession dans la face obscure des débuts de l’exploitation pétrolière américaine, There will be blood est une œuvre où la qualité se trouve à tous les niveaux.
Ewen Blake
Ewen Blake

189 abonnés 1 301 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 janvier 2025
spoiler: C'est l'histoire d'un cinéaste qui fait rentrer un marchand et un prêtre au Texas. A la fin c'est le cinéma qui gagne

- Cette critique contient des spoilers -

Un chef d'œuvre sans doute. La scène d'ouverture dans le silence et l'obscurité d'un puit nous promet exactement ce qui nous attends. Une expérience sombre, âpre et cruelle.

Le film est porté par Daniel Day Lewis et Paul Dano, allégories respectives du capitalisme et de la chrétienté auxquels la scène finale va donner un vainqueur par KO (littéralement).

Les deux acteurs sont habités, les plans iconiques sont légions (la chute du derrick) et les révélations prennent parfois sens après leur occurrence (la mise à feu du lit du faux-frère) ou après le visionnage.

L'œuvre dégage une puissance, une force assez incroyable.

Tout ceci étant dit je le regarderai pas tous les ans
Scorcm83
Scorcm83

121 abonnés 508 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 juillet 2016
Rares sont les films qui transpirent à ce point la perfection, à tous les niveaux de création, et qui laissent au spectateur un tel sentiment de puissance et captivent de la sorte de la première à la dernière minute. *There Will Be Blood* est de cet acabit, réalisé par un petit génie en la personne de Paul Thomas Anderson, cette oeuvre m'a fait littéralement l'effet d'une bombe.

La retranscription historique est bluffante et le personnage de Daniel Day Lewis, à savoir Daniel Plainview, est introduit d'une main de maître à travers une séquence d'introduction sans aucun dialogues mais permettant de poser l'ambiance si particulière du film, à la fois Western crépusculaire, épopée, drame familial, le film aborde une multitude de thèmes sans jamais manquer de justesse ni de force.

Ce qui m'a le plus marqué, c'est cette relation père-fils dont je ne dévoilerai pas la conclusion mais qui a réussi à me toucher comme rarement j'ai été touché au cinéma. La bande son est extrêmement bien choisie est apporte en grande partie l'atmosphère si singulière au film, le plaçant presque comme un film d'horreur psychologique, *There Will Be Blood* est avant tout un film de personnages, comme c'est toujours le cas chez Paul Thomas Anderson. Mais celui ci a la particularité de se poser en tant que pierre angulaire de sa filmographie, resserrant ses effets de mise en scène en calmant les extravagances et ne se concentrant plus que sur un personnage principal unique, Anderson trouve avec ce chef d'oeuvre un équilibre jamais atteint encore dans son oeuvre et rarement atteint au cinéma, du moins lors des dix dernières années.

Un film qui m'a laissé sur le carreau et que je conseille à tout le monde.

Peut-être le chef d'oeuvre de la décennie 2000-2010.
Arnaud R
Arnaud R

99 abonnés 826 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 février 2015
Paul Thomas Anderson signe un chef d'oeuvre, une épopée noire et fascinante dans la course au pétrole aux Etats-Unis. Daniel Day Lewis est magnétique et Paul Dano complètement habité. Long mais puissant, déstabilisant mais extrêmement fluide, There Will Be blood est une très grande expérience de cinéma.
Degrace
Degrace

34 abonnés 419 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 mars 2008
Le film est à l'image du titre et de la bande annonce : mauvais. Ne vous laissez pas berner une nouvelle fois par les critiques presses, serviles comme à leur habitude. Day Lewis a eu un oscar, ça ne peut qu'être bien ! On ne va pas courir le risque de passer pour des cons en contredisant les plus grandes récompenses internationales, voyons... La vérité c'est qu'on s'emmerde fermement devant ce film qui raconte la vie assez pénible d'un pétrolier cupide, égoïste, en bref assez comparable à nombre de cadres parisiens en cette année 2008 (qui ont peut être eu du plaisir à se voir à l'écran). La vérité, c'est qu'on a affaire à deux schizophrènes (Day Lewis et le pasteur à la mords-moi-le-noeud), et à de la violence 100% gratuite. On oubliera bien vite ce film? malgré l'exceptionnelle prestation, il est vrai, de "l'ex dernier des mohicans".
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juillet 2010
Paul Thomas Anderson est vraiment le cinéaste le plus talentueux de sa génération.Mature,mystérieux et cruel;son "There will be blood"regorge de trésors.La scène d'introduction,dans le silence et les ténèbres d'un puit donne le ton.Magistral comme l'interprétation de Daniel Dy-Lewis.A vrai dire,je n'ai jamais vu une telle performance d'acteur.Il est si habité que ça en devient effrayant.Ce misanthrope capitaliste à tout prix symbolise les failles humaines.Il n'est pas le seul.Le jeune Paul Dano en precheur charlatan et schizophrène lui emboite le pas.Le Mal contre le Mal.Et que dire de la pluie de pétroles,de la musique stridente,de la fin sanglante ou de l'abandon du fils?!Bref,un film à apprécier sur la longueur,dont on ressort essoré et envouté.Une leçon de cinéma.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2022
Paul Thomas Anderson est un cinéaste très éclectique passant de l’univers du porno des seventies à celui des pionniers du boom pétrolifère du début du XXème siècle. Daniel Day Lewis oscarisé pour l’occasion, donne vie à un personnage très complexe qui ne semble vivre que pour la découverte sans jamais jouir de sa réussite. D’abord chercheur d’or, il connaît une petite réussite à la toute fin de la fameuse ruée des années 1880. Il sera plus heureux avec le pétrole avec lequel il parvient à rivaliser avec les grands trusts. Le film nous montre l’aventure de cet homme solitaire qui hormis son travail n’a pas de vie privée. spoiler: Le seul moment où il montrera son humanité lui laissera un goût amer puisqu’il sera victime d’un usurpateur qui se fait passer pour son frère. Ayant tué le malfrat, il plonge un peu plus dans l’alcool qui lui tient lieu de seule compagnie. Devenu vieux, il ira même jusqu’à renier celui qui croyait être son fils (Paul Dano) à qui il révèle qu’il l’a adopté pour mieux amadouer les fermiers à qui il voulait acheter leur terrain pour en exploiter le sous-sol. Tout au long du film il nouera une relation ambivalente avec un apprenti prêcheur qu’il juge son égal dans la recherche de la réussite. Au bout du rouleau et seul dans sa vaste demeure il tuera le prêcheur revenu solliciter son aide
. Anderson nous dresse le portait d’un misanthrope assumé qui fatalement nous laisse un peu à distance. Quelles sont les blessures secrètes de cet homme ? A aucun moment le film ne nous apporte un début de réponse se contentant de nous laisser face à son personnage principal en action. C’est au spectateur que revient de tenter de saisir l’âme de cet homme qui aura passé sa vie seul alors que tout lui réussissait. Cette quête un peu vaine est remarquablement servie par un Daniel Day Lewis (l'Oscar a été au rendez-vous) au sommet de son art et une photographie sublime de Robert Elswit, compagnon de route d'Anderson.
romano31

321 abonnés 1 543 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 décembre 2012
Premier film de Paul Thomas Anderson que je vois et je dois bien avouer que There Will Be Blood est un grand film. Celui-ci nous raconte ce que l'on pourrait appeler "la ruée vers le pétrole" aux Etats-Unis. Daniel Day-Lewis campe un homme d'affaire implacable et extrêmement dur qui n'hésite pas à utiliser tous les stratagèmes pour arriver à ses fins. Une prestation irréprochable de l'acteur qui nous prouve, une nouvelle fois, toute l'immensité de son talent récompensée très justement par l'Oscar du meilleur acteur. Le reste du casting n'est pas mal non plus, à l'image de Paul Dano qui campe un jeune prêtre influent et de Dillon Freasier qui joue le fils adoptif de Daniel Day-Lewis. Côté réalisation, Paul Thomas Anderson filme des images magnifiques et celle-ci reste calme et lente ce qui renforce encore plus l'immersion dans le film. Les costumes et les décors sont magnifiques tout comme la reconstitution des Etats-Unis du début du XXème siècle. Bref, There Will Be Blood est un chef-d'oeuvre du cinéma qu'il faut absolument voir.
Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mars 2008
Aucun film n'a été aussi cinématographique depuis des années. Une "Americana" filmée comme jamais, des plans et des séquences innoubliables, un film qui redonne sens au fait d'aller voir un film en salle. Dantesque et unique de par sa mise en scène (et "mise en son"). P T Anderson, nous assène, soutenu par la partition inégalable cette année (oui c'est sûr, pas besoin d'attendre, nous sommes au sommet de l'actoring) de Daniel Day Lewis, un film d'une force et de sensations innoubliable. Tout est réunit pour faire de ce film un chef d'oeuvre. La photo, le montage, les discours métaphoriques et pourtant si actuels de ce que l'homme peut faire et vivre...A voir et revoir pour apprendre une vraie leçon de cinéma...LE FILM de 2008...
James Betaman
James Betaman

72 abonnés 238 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 avril 2016
A travers la conquête du pétrole durant le début du XXe siècle, Paul Thomas Anderson nous livre un récit sensationnel et passionnant. C’est l’histoire de Daniel Plainview, homme à la recherche de pétrole qui voit la chance lui sourire lorsqu’il trouve un océan de pétrole sur un terrain. Il devient un homme puissant, mais la richesse le fait sombrer dans la folie, la haine et l’orgueil. Il y aura du sang… Et bien dis donc, c’est un chef d’œuvre. Tout simplement.
A la fin de mon visionnage, je tremblais tant le film est une véritable claque. J’ai du mal à m’expliquer. Quand je repense à toutes ces scènes merveilleuses, à la mise en scène et la photographie sublimes, à l’incarnation tout bonnement parfaite de Daniel Day Lewis, à Daniel Plainview. Je pense très certainement, qu’il s’agit de l’un des personnages les plus captivants à suivre. C’est un peu le Walter White du cinéma, un homme qui sombre dans la déchéance et qui va se transformer en méchant. Qu’est-ce que j’aime ce genre de personnage qui ont une évolution tellement bien écrite et tellement captivante.
Ce que j’adore dans ce film également, c’est la critique de la société et de la religion (tout en mettant en scène la relation de ces deux domaines). Une société avide d’argent et de pouvoir, et une religion qui voit d’un mauvais œil cette société alors qu’elle manipule les gens. Tout cela est représenté par le duo Daniel Plainview/ Eli (le prêtre) incarné par Paul Dano (qui livre une incarnation sublime). Le duo marche à merveille et les meilleures scènes du film sont lorsqu’ils sont ensembles. Mais en fait, ce qui est vraiment intéressant à regarder dans There Will Be Blood, c’est l’évolution du comportement de Daniel Plainview mais aussi la relation qu’il entretient avec les autres personnages. En particulier avec son fils. Et c’est à travers ses relations qu’on se rend compte de la monstruosité qui anime Plainview. Voir tout ce qu’il inflige aux gens juste parce qu’ils ne lui conviennent pas, c’est tout simplement génial.
En clair, There Will Be Blood explique avec virtuosité que l’argent et le pouvoir changent l’homme et pas en bien. Et c’est dans le contexte de la course au pétrole que Paul Thomas Anderson a décidé de nous raconter cela. Un contexte bien choisi je trouve. Cette époque représentée par les mers de pétroles, des mers d’argents, du sang noir.
Et ce final… magnifique, sensationnel. La conclusion de There Will Be Blood clôt en beauté les aventures de Plainview et de Eli. Elle montre une bonne fois pour toute que Plainview est tombé dans le côté obscure du pétrole et choque le spectateur. J’étais tétanisé ! Le final est grandiose. C’est tout.
Donc, There Will Be Blood est sûrement LE drame à voir dans sa vie. Un chef d’œuvre d’écriture, sublimé par l’interprétation de Daniel Day Lewis tout simplement captivante, juste, incroyable, parfaite. Il mérite son oscar. Un chef d’œuvre absolue. 5/5 Voilà qui est dit !
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 février 2025
Le cinéaste, avec un budget plus que serré, a instauré un réalisme à tous les niveaux, du grand derrick est une réplique d'un derrick connu qui produisait 100000 barils par jour, le manoir de Daniel Panview est le manoir d'un véritable magnat du pétrole, tandis que la locomotive est un authentique train de 1907 spécialement affrété pour le tournage ! La première partie est une immersion aussi viscérale que sensorielle, d'une maîtrise inouïe où pendant près de 15mn le silence des mots laisse place au plus dur des labeurs. Il symbolise le Rêve Américain ultime, pour qui la fortune va sourire en allant creuser profond en lui et chez les autres et symbolise ainsi les prémices d'un capitalisme libre et fou. La force du film, deux facettes de l'Amérique, le pile et face d'un dollar américain, le baron du pétrole exploite les corps pour les barils d'or noir, le faux prophète exploite les esprits pour asseoir un pouvoir qui repose sur un ego démesuré. Et au centre un enfant qui va grandir sans comprendre rien de tout ce qu'il va traverser. Aussi logique et implacable que le destin, le silence laborieux du début va laisser place à la fureur et la rage du désespoir, de l'échec et de la solitude. Chef d'oeuvre à voir absolument.
Site : Selenie.fr
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