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TonyMontagnard
10 critiques
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0,5
Publiée le 26 juillet 2016
Mazette que je me suis ennuyé(2h40 quand même)le pire dans tous ça c'est que j'ai entraîné mon frère dans cette galère.Musique de fond tous le long du film qui essaie de nous mettre dans l'ambiance(l'ambiance d'un film qui est d'un ennui pas possible)pour ma part film à oublier(ça va être dur en tous cas)
Rares sont les films qui transpirent à ce point la perfection, à tous les niveaux de création, et qui laissent au spectateur un tel sentiment de puissance et captivent de la sorte de la première à la dernière minute. *There Will Be Blood* est de cet acabit, réalisé par un petit génie en la personne de Paul Thomas Anderson, cette oeuvre m'a fait littéralement l'effet d'une bombe.
La retranscription historique est bluffante et le personnage de Daniel Day Lewis, à savoir Daniel Plainview, est introduit d'une main de maître à travers une séquence d'introduction sans aucun dialogues mais permettant de poser l'ambiance si particulière du film, à la fois Western crépusculaire, épopée, drame familial, le film aborde une multitude de thèmes sans jamais manquer de justesse ni de force.
Ce qui m'a le plus marqué, c'est cette relation père-fils dont je ne dévoilerai pas la conclusion mais qui a réussi à me toucher comme rarement j'ai été touché au cinéma. La bande son est extrêmement bien choisie est apporte en grande partie l'atmosphère si singulière au film, le plaçant presque comme un film d'horreur psychologique, *There Will Be Blood* est avant tout un film de personnages, comme c'est toujours le cas chez Paul Thomas Anderson. Mais celui ci a la particularité de se poser en tant que pierre angulaire de sa filmographie, resserrant ses effets de mise en scène en calmant les extravagances et ne se concentrant plus que sur un personnage principal unique, Anderson trouve avec ce chef d'oeuvre un équilibre jamais atteint encore dans son oeuvre et rarement atteint au cinéma, du moins lors des dix dernières années.
Un film qui m'a laissé sur le carreau et que je conseille à tout le monde.
Peut-être le chef d'oeuvre de la décennie 2000-2010.
Doté d'une écriture irréprochable, d'une grande richesse thématique, et d'une mise en scène particulièrement réaliste et documentée, "There will be blood" est un super film ! Il est si bien réalisé que je n'ai pas eu l'impression d'avoir affaire à un film de plus de deux heures et demi. Ici, Paul Thomas Anderson va véritablement au bout de sa vision pessimiste de l'"American Dream" et caractérise ses personnages d'une manière singulièrement forte. En plus d'une introspection aboutie la réalisation est aussi superbe dans le rendu d'une atmosphère tendue et crepusculaire et la bande-sonore lancinante renforce cette tension dramatique et ce danger insidieux qui transpire dans ce film. Œuvre somme, dense,très caractérielle et convaincante donc.
Un film d'une noirceur extrême. Un personnage principal seul au début du film et seul à la fin. Une âme qui devient progressivement aussi noire que le pétrole qu'il extrait de la terre... Un être désespéré, rempli de haine... Dans le genre "Descente aux enfers", un très bon film. Si vous avez besoin de vous convaincre que la soif de l'or, noir ici, et la soif de pouvoir ne font pas le bonheur, regardez-le.
A travers la conquête du pétrole durant le début du XXe siècle, Paul Thomas Anderson nous livre un récit sensationnel et passionnant. C’est l’histoire de Daniel Plainview, homme à la recherche de pétrole qui voit la chance lui sourire lorsqu’il trouve un océan de pétrole sur un terrain. Il devient un homme puissant, mais la richesse le fait sombrer dans la folie, la haine et l’orgueil. Il y aura du sang… Et bien dis donc, c’est un chef d’œuvre. Tout simplement. A la fin de mon visionnage, je tremblais tant le film est une véritable claque. J’ai du mal à m’expliquer. Quand je repense à toutes ces scènes merveilleuses, à la mise en scène et la photographie sublimes, à l’incarnation tout bonnement parfaite de Daniel Day Lewis, à Daniel Plainview. Je pense très certainement, qu’il s’agit de l’un des personnages les plus captivants à suivre. C’est un peu le Walter White du cinéma, un homme qui sombre dans la déchéance et qui va se transformer en méchant. Qu’est-ce que j’aime ce genre de personnage qui ont une évolution tellement bien écrite et tellement captivante. Ce que j’adore dans ce film également, c’est la critique de la société et de la religion (tout en mettant en scène la relation de ces deux domaines). Une société avide d’argent et de pouvoir, et une religion qui voit d’un mauvais œil cette société alors qu’elle manipule les gens. Tout cela est représenté par le duo Daniel Plainview/ Eli (le prêtre) incarné par Paul Dano (qui livre une incarnation sublime). Le duo marche à merveille et les meilleures scènes du film sont lorsqu’ils sont ensembles. Mais en fait, ce qui est vraiment intéressant à regarder dans There Will Be Blood, c’est l’évolution du comportement de Daniel Plainview mais aussi la relation qu’il entretient avec les autres personnages. En particulier avec son fils. Et c’est à travers ses relations qu’on se rend compte de la monstruosité qui anime Plainview. Voir tout ce qu’il inflige aux gens juste parce qu’ils ne lui conviennent pas, c’est tout simplement génial. En clair, There Will Be Blood explique avec virtuosité que l’argent et le pouvoir changent l’homme et pas en bien. Et c’est dans le contexte de la course au pétrole que Paul Thomas Anderson a décidé de nous raconter cela. Un contexte bien choisi je trouve. Cette époque représentée par les mers de pétroles, des mers d’argents, du sang noir. Et ce final… magnifique, sensationnel. La conclusion de There Will Be Blood clôt en beauté les aventures de Plainview et de Eli. Elle montre une bonne fois pour toute que Plainview est tombé dans le côté obscure du pétrole et choque le spectateur. J’étais tétanisé ! Le final est grandiose. C’est tout. Donc, There Will Be Blood est sûrement LE drame à voir dans sa vie. Un chef d’œuvre d’écriture, sublimé par l’interprétation de Daniel Day Lewis tout simplement captivante, juste, incroyable, parfaite. Il mérite son oscar. Un chef d’œuvre absolue. 5/5 Voilà qui est dit !
Cette fresque de près de trois heures qui offre de purs moments de cinéma raconte, à travers le parcours d'un homme - magistral Daniel Day-Lewis - un pan de l'histoire des Etats-Unis du début du XXème siècle, celui des self-made-men, des grandes réussites personnelles, de l'explosion du modèle capitaliste, de la conquête des terres et de la découverte des ressources pétrolifères. Il concentre en cela de nombreuses thématiques liées à ce qu'il convient d'appeler le mythe américain. Le film, qui se concentre sur la personnalité du personnage principal, son égocentrisme, son arrogance, sa misanthropie, mais aussi ses failles et ses côtés plus humains, est un exercice de style remarquable - les décors, la lumière, la mise en scène y sont pour beaucoup. Seul bémol, la sous-exploitation de certaines situations créées par la richesse du scénario lui-même,spoiler: telles que la relation entre Daniel Plainview et le prêcheur, racontée avec trop de superficialité, ou encore les rapports du personnage central avec son fils adoptif devenu sourd, là-aussi trop faiblement mis à profit. Néanmoins une très belle démonstration.
La scène d’ouverture annonçait bien la couleur avec une jolie image, une ambiance western et une bonne interprétation, mais aussi un calme pesant, des dialogues en faibles quantités et rarement recherchés et surtout un rythme lent et un manque d’action pour une séquence déjà incroyablement longue. Et c’est un bon résumé de ce film au scénario flou et sans réel file rouge d’un film qui n’a pas de but, pas de critique du pétrole et pas de réflexion (mis à part la recherche du pouvoir à tout prix) à l’image d’une fin désespérante. De plus c’est long, très long sur le milieu et la fin et laisse un gout d’amertume et d’ennui. Bien sûr, la belle interprétation des acteurs, la relation parent/enfant très particulière et l’ambiance intéressante sont des bons points mais au faible intérêt du film et à l’ennui qui l’apporte, on retiendra de There will be blood un échec.
Alors je me suis spécialement inscris ici pour vous faire part de ma critique à propos de ce film. Je ne suis jamais autant ennuyé devant mon écran. L'histoire est inexistante, aucun rebondissements, les acteurs sont fades. Bref de la merde !!! Alors bon je n'ai pas fais d'études de cinéma, etc. Alors ceux qui sortent oui mais la réalisation, les images ou je sais pas quoi sont superbes. Bien non je suis désolé c'est laid ! Et alors les dialogues n'en parlons même pas; y'en a pas. (Au passage j'ai du le regarder en 8 fois). Le SEUL point positif et il est très important au niveau de la santé. Si vous êtes insomniaque, je vous le conseille vivement !
Ce film a un certain degré d'analyse époustouflant de virtuosité. Comment ne pas voir dans ce liquide noir une analogie avec le récit de l'apocalypse ? L'avènement d'une nouvelle ère avec la découverte de ce sang noir sorti des entrailles de la terre ? En effet, dès le début, l'indice est clair : l'enfant est baptisé sur le front avec ce liquide noir, qui rappelle aussi la fameuse marque de la bête dans la bible (ils ne pourront plus ni acheter ni vendre sans la marque de la bête sur le front - le pétrole aujourd'hui, ne régit-il pas toute notre économie ?), et les corrélations sont nombreuses tout au long du film... La fameuse scène du puit de pétrole qui prend feu, avec cette musique infernale et les 4 chaînes qu'il faut briser, qui sont autant de sceaux, et que dire du prophète, nommé explicitement Elie, qui est le seul à avoir compris mais qui passe pour un fou ? Je n'irait pas plus loin et laisserai le soin au spectateur averti de découvrir ou redécouvrir ce film à la lueur de l'éclairage biblique, qui n'est certes pas le seul niveau d'analyse du film, mais bien le plus intéressant à percevoir pour en comprendre la réelle profondeur.
Que retenir de ce film si ce n'est la prestation de Daniel Day-Lewis, comme toujours impeccable? There will be blood est un film ambitieux, aux ressorts puissants, mais qui s’étire tellement en longueur que l'on redoute de pouvoir tenir jusqu'au bout. L'histoire de ces hommes dévorés par la folie de l'or noir est un sujet déjà souvent traité et qu'il est bien difficile d'aborder d'une façon nouvelle. Les rebondissements sont attendus, et le film semble en devenir un long pensum sur l'ambition, la recherche du salut et Dieu dans tout ça... Les acteurs sauvent la baraque en jouant une partition au plus juste, mais c'est tout ce que l'on en gardera à mon sens.
There will be blood est une excellente reconstitution historique sur la course au pétrole au début du XXème siècle. Le film se concentre plus sur le personnage de Daniel, très bien interprété par Daniel Day Lewis, qui lui vaudra d'ailleurs un Oscar. Les personnages, les relations et le scénario sont très bien écrites et la photographie est aussi bien travaillée (le directeur de la photographie, Robert Elswit gagnera d'ailleurs un Oscar sur le film). La musique de Jonny Greenwood est par ailleurs vraiment originale, elle accompagne vraiment bien le film!
L'un des rares bijoux de ces derniers années ... que ca soit la narration , l'interpretation , le deroulement ... le récit plus avance plus évolue plus dévoile son charme ... un grand 4,5
Une belle réalisation, des acteurs parfaits et une musique superbe, il y a néanmoins quelques défauts: le film est trop long, le sujet parfois trop dramatique, mais cela n'en fait pas pour autant un mauvais film bien au contraire. Un film à voir .
Un chef d'oeuvre. L'épopée fascinante du pétrole dans l'ouest américain. Daniel Day-Lewis interprète très bien ce vilain profiteur. Paul Dano joue un prêtre convaincu par sa religion. L'un des meilleurs films de Paul Thomas Anderson.
Avec "There Will Be Blood", Paul Thomas Anderson cherche à s'éloigner à tout prix des productions standards américaines. Ainsi, il fait des choix particulièrement originaux pour la réalisation de son film. Cela commence par quinze premières minutes où il n'y a absolument aucun dialogue. Et malgré cela, le spectateur est déjà captivé par la beauté mystérieuse de la réalisation d'Anderson. Et cela se poursuit tout au long du film, avec des musiques discordantes, des séquences osées avec notamment Paul Dano parfois délirant, et enfin une dernière demi-heure où Daniel Day-Lewis pète complètement les plombs. Certains choix fonctionnent mieux que d'autres. En effet, les musiques sonnent parfois vraiment en désaccord avec les images, les percussions sont parfois réellement assourdissantes. Mais globalement l'ensemble reste cohérent, où l'on suit le parcourt du pétrolier Daniel Plainview, personnage qui devient petit à petit repoussant au rythme où sa fortune et sa folie augmentent. Daniel Day-Lewis est absolument ahurissant dans le rôle du pétrolier, notamment dans les dernières séquences mémorables. Paul Dano est parfois un peu moins convaincant en voulant trop en faire. Paul Thomas Anderson signe un film incontournable, parsemé de quelques défauts dû à une volonté de tenter des choses nouvelles.