There Will Be Blood
Note moyenne
4,1
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1 527 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 6 mai 2014
Force est de constater que le film a le potentiel d'un chef d'oeuvre, pas étonnant qu'il bénéficie d'une telle côte d'amour auprès des spectateurs. Paul Thomas Anderson revisite la fameuse course à l'or noir du début du XXème siècle qu'il reproduit avec un talent fou, faisant la part belle aux vastes étendues désertes qui mettent directement dans l'ambiance. Dommage tout de même que les thèmes musicaux totalement hors-contexte semblent plus tirés d'un film de Terry Gilliam que d'autre chose. Le réalisateur en profite pour explorer des thèmes aussi nombreux et fascinants que la famille, la doctrine religieuse, l'obstination ou encore la relation avec l'argent ce qu'il fait avec tout autant de talent. Le personnage principal est une ordure de la pire espèce, comme la personnification de tout ce qu'il y a de mal dans le capitalisme, interprété par un Daniel Day-Lewis hallucinant. Paul Dano n'a pas non plus à rougir en prêtre obsédé par son culte, ses délires d'exorciste sont plus vrais que nature. Définitivement, les Oscars du meilleur acteur et de la meilleure photographie sont mérités. Avec tout ça le film pourrait être un chef d'oeuvre, si seulement il n'était pas aussi loooong ! Le jeu d'acteur a beau être saisissant, j'ai lutté contre le sommeil pendant la majorité du film et celui-ci m'a paru durer une demi-journée. Une poignée de scènes mises à part, comme la toute première scène du film ou encore la dernière demi-heure étonnamment dynamique, le film souffre d'une lenteur et d'un flagrant manque d'action, il met un long moment à se mettre en place et ce ajouté à sa durée (2h38) rend le tout difficilement soutenable. Impossible de lui mettre moins de 3 tant le film porte un regard juste et sans artifices sur les fondements des Etats-Unis modernes. Mais impossible de lui mettre plus, j'ai tout de même passé la majorité du film les yeux à demi fermés.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 26 mars 2014
Waw on m'avais prevenu que c'était un bon film que Paul Thomas Anderson était un bon réalisateur mais pas à ce point une véritable claque de 2h30 . Une critique de l'argent, des relations pères-fils, de la cupidité ... et même de plein d'autre choses . J'aime beaucoup ce film aussi car il est excellent du début à la fin et c'est bien rare . Quel prochain film de ce réalisateur je regarderai ensuite ? Magnolia ou The Master ?
Je me demande également pourquoi n'est-ce pas lui qui a eu l'Oscar du meilleur film l'année de sa sortie. spoiler: La fin est incroyable surtout la scène ou Paul Dano doit dire "Dieu est une superstition"
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 septembre 2014
Coup de maître pour Paul Thomas Anderson qui réalise ici un drame historique poignant d'une réelle justesse.Un excellent casting avec un Daniel Day Lewis au sommet et un Paul Dano épatant."There will be blood" bénéficie également d'une photographie sublime et de séquences mémorables.Incontestablement réussite.
Benjamin A

816 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mars 2014
Avec "There Will Be Blood", Paul Thomas Anderson nous fait vivre la découverte et la montée du pétrole, ainsi que cette course pour s'en approprier au début du XXième siècle aux USA. Mais cette fresque se concentre surtout sur l'un de ses prospecteurs, Anderson va étudier sa complexité, son ambition, sa montée, sa chute.... et ce portrait va se révéler fascinant et captivant. Les relations entre cette homme et son fils ou encore ses relations sont finement écrite et intéréssante. Anderson aborde aussi des thèmes tels que la religion, la famille, l'ambition, l'avidité ou bien évidemment le pétrole, et il le fait de belle manière, intelligente et passionnante. Techniquement Anderson est une fois de plus brillant, sa mise en scène est excellente, sa maitrise technique impressionnante, son utilisation de la musique aussi ainsi que certaines scènes qui se révèlent mémorable (à l'image de cette excellente introduction, sans dialogues). Dans le rôle principal, Daniel Day-Lewis est impeccable, il nous livre une grande composition et donne vie à son personnage, les autres rôles à l'image de Paul Dano lui rendent bien la réplique. C'est une belle œuvre que Paul Thomas Anderson nous livre, un récit fascinant, doté d'une brillante maitrise et merveilleusement interprété. Époustouflant et fascinant, ca va saigner !
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 février 2014
Un film fascinant, superbement mis en images et interprété. Paul T. Anderson est un véritable maître du cinéma et signe une œuvre absolument sublime, à la fois sur la forme et sur le fond. La photo, tout d'abord est magnifique et la mise en scène est un vrai bonheur : des plans incroyables, des scènes d'anthologie avec une caméra "soyeuse" qui se fait oublier et glisse avec une fluidité absolue. Les scènes de dialogues et de face-à-face sont à la hauteur des majestueux plans du mythique far-west. La bande originale qui accompagne le film est renversante de beauté et la musique intervient toujours là où il faut. On ajoutera des personnages fascinants incarnés par des acteurs tous géniaux et un scénario ébouriffant : on se retrouve donc devant un film parfait, tétanisant, fascinant, renversant de beauté qui paralyse par son pessimisme sur la nature humaine.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 février 2014
C'est le genre de film: on aime, on aime pas, certes un peu de longueur a certains passages, le personnage principal coriace et avide de l'or noir n'a qu'un seul objectif en tête, a voir une fois néanmoins.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 janvier 2014
"je trouve les humains répugnants" tel le héros du film Day-Lewis toujours magistral dans ce genre de personnage annonce la couleur et je suis tout à fait d'accord avec lui,mais paul dano a volé la vedette à Day Lewis quel acteur talentueux, fresque sur le balbutiement du pétrole et son busness avec un grain road movie
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 janvier 2014
"je trouve les humains répugnants" tel le héros du film Day-Lewis toujours magistral dans ce genre de personnage annonce la couleur et je suis tout à fait d'accord avec lui,mais paul dano a volé la vedette à Day Lewis quel acteur talentueux, fresque sur le balbutiement du pétrole et son busness avec un grain road movie
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 janvier 2014
"je trouve les humains répugnants" tel le héros du film Day-Lewis toujours magistral dans ce genre de personnage annonce la couleur et je suis tout à fait d'accord avec lui,mais paul dano a volé la vedette à Day Lewis quel acteur talentueux, fresque sur le balbutiement du pétrole et son busness avec un grain road movie
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 avril 2014
Exceptionnel ! There Will Be Blood est un chef d’œuvre absolue, inépuisable. Paul Dano et Daniel Day-Lewis sont inarrêtables et le petit H.W est envoutant. Le scénario est absolument remarquable, la mise en scène et la photographie sont somptueuses.
Paul Thomas Anderson est le maître de la discipline.
6/5
NomdeZeus
NomdeZeus

133 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2014
Auréolé d'un rare prestige avant même sa sortie, There Will Be Blood était attendu au tournant par de nombreux cinéphiles impatients de voir la nouvelle création de Paul Thomas Anderson. Cette attente était elle fondée? Mille fois oui! Loin d'une reconstitution tape à l'œil, ce film est avant tout psychologique en cela qu'il traite de la cupidité et de son impact terrible sur toutes les aspirations de l'homme, y comprit les plus belles (travail, religion, famille). Comme le titre l'annonce, il y a du sang dans ce film: que ce soit celui de la terre qu'on fait jaillir pour s'enrichir, ou bien celui des hommes perdus par leur avidité. La mise en scène, plus calme que ce à quoi le réalisateur nous avait habitué, atteint un niveau de maitrise magistral et laisse une grande place aux profondeurs de champs. Les acteurs livrent également une très belle performance et font de ce long-métrage une œuvre aussi excessive qu'enivrante.
Septième Sens
Septième Sens

99 abonnés 762 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 janvier 2014
Tout a commencé dans un désert de poussière. La violence a pris ses racines dans ces territoires infinis. Dans cet espace hallucinant, nous apercevons un homme, seul, comme s'il était le premier à fouler cette terre encore vierge de tous maux. Tel le premier être sur Terre, il commence par un échec en tombant dans un puits qu'il a lui-même creusé. Ce dernier symbolise le pire des abîmes où le mal est terré. Malgré sa chute, l'homme à la longue barbe n'est pas effrayé car il vient de trouver ce qui va faire sa richesse : l'or noir. La douleur ne se ressent pas, seul la puissance compte. Nous savons désormais tout de la terrible ambition de cet individu, la main pleine de pétrole tendue vers le ciel. Sa folle ascension va pouvoir commencer.

Avec son cinquième film, Anderson met en lumière les valeurs de l'Amérique : l'argent, la violence et la religion. Le pétrolier Daniel et le prêtre Eli représentent ces symboles. L'un utilise la chair, l'autre le verbe. Et le vice de la vengeance transparaît dans chacune de leur rencontre. Ces deux-là jouent un véritable rôle et se mettent en scène pour faire leur numéro grand-guignolesque, donnant lieu à une intelligente et superbe mise en abyme. Le décor dans lequel ils se confrontent peut passer d'une église à la lumière purement artificielle, à une salle de bowling épurée. Pour arriver à leurs fins, ils doivent vendre leur âme au diable, et l'homme devient alors l'équivalent d'une bête. Mais ce pétrole représente bien plus que de l'argent, il est une plaie indélébile dont on ne peut se défaire. Même la caméra se fait éclabousser par cette matière visqueuse qui causera la perte de beaucoup. En rivalité progressive, ils cherchent tout deux à prendre le pas sur l'autre. Mais personne ne gagnera si ce n'est la folie, s'emparant d'eux comme le pire des poisons. L'importance des éléments est d'ailleurs à souligner : le feu, l'eau, le pétrole ou la terre révèlent chacun une profonde vérité. La mine d'or qu'il y a sous nos pieds, la trahison d'un proche, la cupidité des hommes ou leur côté obscur, rien ne peut être gardé secret.

Qui est ce businessman Daniel Plainview ? L'homme qui a commencé seul dans un puits et qui est devenu millionnaire. Alcoolique, menteur, antipathique, envieux, colérique, il est par essence un pur pécheur. Malgré tout, nous ne pouvons cerner ce qu'il a dans la tête, ce qui donne à ce protagoniste toute son intensité dramaturgique. Il déteste les gens mais se déteste également. Ou alors, il se place au-dessus de tout le monde et souffre d'un profond complexe de supériorité. De même, le réalisateur inclut à son histoire personnelle des problèmes familiaux (confiance donnée à un frère, attraction / répulsion d'un fils), inhérents à n'importe quel récit tragique. Ce père cache toutefois un côté humain en éprouvant certains regrets, trahis par un flash-back discret mais essentiel. Ce personnage échappe à toute analyse, il est tout cela et bien plus encore, et ce n'est pas anodin qu'il ait pris une place primordiale dans l'histoire du cinéma.

Très documenté, There Will Be Blood ne reste pas attaché à l'histoire qu'il raconte mais prend la forme d'une véritable œuvre singulière. Au-delà des innombrables thèmes dont parle Anderson, sa technique cinématographique est irréprochable, à commencer par la qualité de ses mouvements de caméra. Le cinéaste ne coupe pas un plan pour plus de facilité, il le fait durer le temps qu'il faut pour produire un résultat tout à fait abouti. Ces travellings prennent parfois le chemin de choses infinies (rail, pipeline) qui bousculent les habitudes des spectateurs, ayant l'impression d'assister à un film qui dépasse les intentions même du cinéaste. Ces plans, souvent très symétriques, renvoient également au travail du pétrolier. Sa caméra semble en effet être placée au millimètre près pour avoir la plus parfaite vision du territoire possible. En plus d'être brillant, l'américain sait se montrer intelligent en s'entourant des bonnes personnes, comme Johnny Greenwood (guitariste de Radiohead) qu'il ne lâche plus depuis The Master. Ses compositions sont tantôt noires et angoissantes, tantôt enlevées et majestueuses. Ici, la musique est la hauteur des images filmées, et ces deux arts ne font plus qu'un.

C'est en cela que nous reconnaissons les chefs-d'œuvres atemporels : lorsqu'ils dépassent l'homme et prennent un statut culturel à part entière. There Will Be Blood est long et possède une narration assez lente. Mais toutes ses scènes sont mémorables et doivent être présentes pour atteindre la perfection. Enfin, cette ascension doit prendre fin. Daniel Plainview a fini de manger. Daniel Day-Lewis vient d'achever le plus fantastique de ses rôles. Paul Thomas Anderson a terminé son œuvre, et fait grandir le septième art de manière grandiose.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 décembre 2013
Une fresque contemplative sur un personnage obscur et prométhéen. Superbe !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 8 mai 2014
Voici le typique exemple du bon film qui deviens excellent grâce aux jeu des acteurs, en particulier Daniel Day Lewis même si il ne faut surtout pas oublié les autres acteurs car tout le casting est vraiment très bon. Serte la Bande Original est de très bonne qualité et la réalisation fabuleuse, on pourrait même y retrouvé un peu de Sergio Leone par moment, mais je défie n'importe qui de voir le film et de me dire que le film serrait aussi bien sans Daniel Day Lewis. Et pour conclure. Rien que pour la scène final: respect, monsieur.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 8 janvier 2015
Paul Thomas Anderson nous livre ici une œuvre intéressante. On y découvre un Daniel Day-Lewis au sommet de son art, avec un jeu d'acteur impressionnant. Il aide à établir un portrait dur mais réaliste de la course vers l'or noir amenant son personnage de son succès à sa décadence. La musique, dissonante la majorité du temps aide à créer une tension continue qui nous ronge tout au long du récit.
Malgré tout, ce film soufre de nombreuses lenteurs, qui, ajouté à un durée conséquence, amènera plus d'un spectateur à s’essouffler.
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