There Will Be Blood : Je viens de me regarder un monument du cinéma, tout simplement. Je me disais en lisant le scénario et la longueur de ce film : bof, 2H38 ça va être long et ennuyeux, et pas intéressant. Et bien, j’étais a des années lumière du résultat car ce film vous plonge dans une histoire captivant et prenant au possible, sans le moindre envie de zappé le film et vraiment avec ce film, je me suis prit une claque tellement il est énorme. 2h38 de cinéma, tout simplement, 2h38 ou tu a l’impression de voir une sacré histoire qui dure sur le long terme. Car ce que je veux dire, c’est que tu le sen que sa dure 2H38, tu a l’impression d’avoir vu un grand moment assez long, du au rythme du film lent. Contrairement a par exemple Skyfall (qui est juste énorme comme film) qui dure un peu près le même temps mais ou l’histoire se déroule sur deux, trois jours, alors tu a l’impression que c’est trois jours ce passé vite et son plus intense, ce qui est le cas mais tu n’a pas la même notion du temps entre ces deux film. Car dans le film, l’histoire s’étale sur plusieurs mois, plusieurs années. Mais c’est un point positif pour ce film qu’on sent que c’est long, on voit qui on prend son temps, qui pose les choses, les personnages et les dialogues, mais c’est ça qui est énorme dans ce film : on a l’impressionne de vivre une sacré bonne long histoire. Car oui, il faut dire que l’histoire est prenante des le début, on est plongé dans cette histoire sur l’agriculture et la folie d’un homme avec le pétrole. On est dedans jusqu’aux générique de fin : aucun moment d’ennuie. Une histoire, captivant, soigné sur tous ce qui est personnages, dialogue, ambiance, rythmé… Vraiment, on est devant un film maitrisé et abouti sur tous les points, a tout les niveaux. Comme aussi, la réalisation qui est juste sublime, du grand art : tout simplement magnifique. Les plans de caméra sont sublime : posés sur des paysages genre western/désert, vraiment de toute beauté. Une mise en scène simple et pose : c’est ça du vrai cinéma. Enfin voila, réalisation irréprochable et maitrisé, ils savent nous plongé dans leur histoire. Grâce aussi aux musiques et à l’ambiance sonore, une fois de plus maitrisé de façon magistrale, comme tout le film d’ailleurs. Et pour finir, les acteurs qui sont tous très convaincant et d’une justesse et d’un réalisme qui rend réaliste et vivant cette histoire : bravo a eux noté que on a le droit aussi est un excellent casting (Daniel Day-Lewis, Paul Dano…). Enfin voila, ça c’est du grand art, ça c’est du cinéma, il mérite amplement ces deux oscars, il aurait même mérité plus. Franchement, ça fait plaisir de mettre trompé sur ce film car ce que j’ai vu : c’est tout simplement un chef-d’œuvre du 7 art.
Un film magistral porté par le monstre qu'est Day Lewis. Paul Thomas Anderson se plonge dans l'époque sombre de la ruée vers l'or noir pour faire une fois de plus un portrait cynique de l'âme humaine en en montrant les pires recoins. Certes imparfait avec son rythme oscillant mais il reste une petite perle,peut être pas une aussi grande leçon de cinéma que The Master mais un excellent film tout de même grâce à une mise en scène précise qui apporte une grande intensité au film.
Un des films les plus marquants de la première décennie du XXIe siècle, et ce à tout niveau. La bande-son pondue par Johnny Greenwood est aussi belle qu'éprouvante, les paysages de l'Amérique sauvage sont estomaquants de beauté (petit clin d'oeil au début de 2001 : A Space Odyssey). Quant au fond, on assiste à la montée et à la chute d'un industriel pétrolien, mais d'un homme au fond, héros et anti-héros comme nous le sommes tous, qui dégoûte et qui séduit. Daniel Day-Lewis démolit tout dans un des rôles les plus écrasants de sa carrière.
Superbe film où le pouvoir, l’argent, la folie, la haine, la solitude, la réussite, l’échec s’entremêlent dans ces portraits de personnages pathétiques, flippants et noirs comme du pétrole.
Les acteurs sont immenses. On connaissait le talent de Daniel Day-Lewis, on retiendra maintenant celui de Paul Dano, sublime tartuffe. Son prêche dans sa paroisse est d’une puissance !
Je ne suis pas comme la majorité d' entre vous, je n ai pas aimé ce film. Disons que je n'ai pas accroché, ce long métrage ne m a pas captivé, et le rythme très lent ( qui était bien sur indispensable ) a eut raison moi. Atte
Un petit chef d'oeuvre comme l'on en voit maintenant trop peu dans le cinéma d'aujourd'hui. Ce film commence par un tour de force "m'as tu vu" de 15 premières minutes sans paroles pour aboutir à la fin du film à l'explosion de la violence. La performance de Daniel Day-Lewis est tout simplement sublime. Donc en clair un très grand film épique à ne rater sous aucun pretexte !
Un chef d'oeuvre avec un Daniel Day-Lewis toujours au top. Des plans séquences à coup le souffle, un superbe jeu d'acteur, un scénario travaillé et une bande son somptueuse. Un film comme l'on en voit de moins en moins.
Magnifique film. À la fois beau et cruel, terriblement ambitieux mais qui sait rester sobre dans les moments clés. L'histoire tout d'abord est passionnante et s'étend sur plusieurs décennies. Daniel Plainview est prospecteur de pétrole. Possédant de nombreux puits, il jouit d'une excellente réputation. Alors qu'il travaille sur l'un de ses puits, un jeune homme, Paul, va le rencontrer afin de lui vanter les terres que possèdent sa famille, riches en pétrole selon lui. Plainview sentant une bonne affaire il se rend sur place. À première vue respectable homme d'affaire Plainview est bien plus complexe et ambigu qu'il n'y parait. Il base sa stratégie et la sympathie que les autres lui prêtent à un drame fondateur. Un de ses ouvriers à un jour trouvé la mort sur un chantier, Plainview a adopté son fils et s'en sert pour paraître comme un père de famille responsable auprès des gens à qui il rachète les terres. Pourtant ce discours bien rodé ne va pas convaincre Eli, frère de Paul. Celui-ci sera toujours en contradiction avec Daniel et tentera de convaincre son père de ne pas céder ses terres. C'est partir de là que le film ouvre son arc narratif principal. La lutte, parfois violente, entre Eli et Daniel. C'est cette lutte qui amènera Daniel à révéler à quel point il trouve les hommes méprisables. Mais il est clair qu'il a dû le devenir lui aussi afin de se faire une place dans ce monde. Il a ainsi choisi d'être manipulateur, de duper les populations qu'il exploite et d'élever son fils dans une démesure impressionnante. Démesure qui amènera le jeune H. W. à en être la victime. De l'autre côté, Eli tente d'agir à l'inverse. Il se méfie dès l'arrivée de Daniel, cherche à mettre en garde la population à travers l'Eglise qu'il mène, tente de maîtriser les événements et de se mesurer à Daniel. Tout cela dans l'intérêt de sa communauté. Mais comme Paul Thomas Anderson l'avait annoncé dès le début, There Will Be Blood. Et le sang est bien ce qui jalonne cette histoire. Celui de Daniel dès la somptueuse première séquence du film, ou sa fièvre de l'or le pousse aux confins de la folie, celui de ses ouvriers dans le drame fondateur de la stratégie de Daniel, de son fils adoptif, victime collatérale de l'engrenage mis en place ce jour-là. Enfin pour conclure ce film fleuve, il fallait que la confrontation entre les deux principaux protagonistes trouve son terme. Cette scène illustre à elle seule le propos du réalisateur. La fièvre du pétrole a conduit les hommes à se manipuler, se tromper entre eux afin d'être le premier à l'arrivée. Quiconque se trouvera sur le chemin d'un prospecteur sera écrasé, afin que personne ne lui barre le chemin de la richesse et de la gloire. C'est dans un affrontement final aussi grotesque que violent, que s'exprime toute cette soif de domination, ainsi que cette volonté de réduire à néant les obstacles qui se dressent en travers de la route du pétrole.
"Plus j'observe les hommes, moins je les aime", confesse Daniel Plainview à celui qui s'est présenté comme son frère dans un de ses rares moments d'humanité. Cet aphorisme semble correspondre à la vision de Paul Thomas Anderson dans ce Far West gagné par la fièvre de l'or noir, tant l'observation des principaux personnages de cette adaptation du roman Oil d'Upton Sinclair pourrait nous dégoûter du genre humain.
Le prospecteur tout d'abord : homme de la terre, et même des entrailles de la Terre, comme le montre la longue séquence d'ouverture quasiment muette où nous le voyons se colleter charnellement avec le minéral, Daniel Plainview est un taiseux qui sait utiliser le langage pour charmer, quand il s'agit de convaincre les habitants de la ville-champignon de lui céder leurs terres, mais aussi pour humilier quand on ose lui résister. Son agressivité brutale s'abat sur ceux qui s'opposent à lui, mais aussi sur ceux qui l'environnent, suspectés de préparer leur trahison.
Il semble n'avoir qu'une faille dans sa carapace, l'affection qu'il porte à son fils qu'il élève comme son futur double. Mais quand au même moment, il doit choisir entre lui porter secours et organiser le combat contre l'incendie qui ravage son derrick, il n'hésite pas une seconde. Et cette infirmité qui a frappé son fils, coupable d'avoir voulu trop plaire à ce père excessif, sera justement le prétexte pour le pétrolier afin de répudier ce rejeton devenu encombrant.
Le prédicateur ensuite : fils d'un vieux paysan, entouré de soeurs dociles, il présente apparemment un aspect tout en douceur et en dévotion. Puis au cours d'un office, on le voit rentrer progressivement en transe pour débarasser un old timer de son arthrite, et l'exorciser comme s'il était possédé par le malin. Malgré la chapelle en bois et le pantalon trop court du prêcheur, on pense beaucoup plus aux évangélistes d'aujourd'hui (dans la scène finale de 1927, il raconte qu'il a fait de la radio), et cette transe m'a rappelé celle de "Jesus Camp" où un prédicateur faisait pleurer des gamins de dix ans à l'évocation des foetus massacrés dans les I.V.G. Quand il trouve enfin du pétrole, le premier geste de Daniel Plainview est d'oindre le front de son fils de la précieuse huile, geste qu'il reproduit quand il immerge Eli dans un mare de pétrole après l'avoir roué de coups : capitalisme aveugle et obscurantisme constituent donc les fonds baptismaux de la nation américaine, et cette violence initiale rappelle celle de "Gangs of New York".
Oscar du meilleur acteur pour la deuxième fois, Daniel Day Lewis est effectivement prodigieux, alternant les explosions de violence et les moments plus intériorisés, encore plus inquiétants. Il faut le voir face à son fils adulte qui s'obstine à lui parler en langue des signes, et éclater d'un rire de dément quand il reconnaît le signe qui représente le forage, ou dissimulé dans la pénombre de son Xanadu, en train de tirer sur la porcelaine à travers des pièces immenses et vides. Après son rôle remarqué d'ado autiste et nietzschéen dans "Little Miss Sunshine", Paul Dano réussit à faire exister son personnage de manipulateur pitoyable, et à donner la réplique au magnat impitoyable jusqu'à l'hallucinant affrontement final.
La mise en scène de Paul Thomas Anderson parvient à créer une tension permanente, avec de fréquentes ruptures de rythme, un lyrisme alternant avec une sécheresse, un constant contraste entre l'ombre et la lumière, et une ponctuation de la musique entêtante de Jonny Greenwood, le guitariste de Radiohead. Film puissant et habité, "There will be blood" est au cinéma de ce début de XXI° siècle ce que furent une génération avant "Le Moissons du Ciel" ou "Les Portes du Paradis".
Commencons ma critique par dire que j'en suis rester decu . J'en attendais enormement de ce film apres avoir vu le nombres de critiques positives qu'il lui etait cerne ! Mais au final j'en sort decu ... Le debut du film commence de maniere ''incroyable'' ! Une atmosphere a la ''2001 l'odysse de l'espace '' ensuite la suite du film commence lentement et par quelques moment dans le film on n'est bouche be face a l;intensite que degage le film et par sa B.O ! mais ensuite recommence a etre lent , je crois que c'est cette instabilite qui ma beaucoup derange , on passe de l'exellence a du ''tres calme'' , je ne dis pas que le film est ennuyeux ! loin de la ! car mais si c'est lent , on reste fascine par le film . Et que dire des 20 dernieres minutes ! Ouah ! La conversation entre lui et son fils et la fin du film sont a ''couper le souffle'' , Daniel Day-lewis joue avec un tel niveau que personne d'autres ne pourrait egale ! certainnement l'une des meilleurs prestation d'acteurs que j'ai vu depuis de nombreuses annees ! Pour les cinephiles comme moi , c'est un regale ( meme si le film manque enormement d'instabilite ) , pour les autres ce sera certainement le film le plus ennuyeux qu'il ont vu -- .Je suis encore partage a savoir si ce film est un chef-oeuvre ou pas , si il ne l'est pas il s'en rapproche beaucoup ! Vraiment le seul defaut de ce film c'est l'irregarilite ... Vers le 3 quart du film , on s'ennuierais presque ( avec son frere ) mais la fin rattrape enormement ! Avec ce petit morceau de music qui defile a la fin du film et qui reste dans la tete et qui nous dit , c'est rare de voir un film aussi exellent avec un interprete de ce talent !
Une œuvre d’art ne s’apprécie pas pleinement lors d’un premier contact avec. Si telle est la définition de l’art, le film de Paul Thomas Anderson, que je range parmi les cinéastes les plus doués et ingénieux de notre époque, est un véritable chef d’œuvre ! Alors que les premières impressions peuvent être pour certains un engouement débordant d’enthousiasme, pour d’autres, elles peuvent être synonyme de révulsion ou du moins, de répulsion. Certains appelleront le film « toile de maître », d’autres y verront une lente abstraction digne de passer aux oubliettes. Mais il n’est pas impossible de passer du bon côté de la force lors du deuxième visionnage. Ainsi, la première fois peut laisser un goût amer, tandis que la deuxième irrite gentiment les nerfs tout en apaisant notre besoin artistique. Inutile donc de rajouter que There Will Be Blood fait partie de ses films, absolument inclassables, qui s’apprécient davantage au film des nombreux visionnages. Pour parler plus simplement, ne restez pas sur vos a priori et n’hésitez pas à le redécouvrir. Vous y apprécierez alors la mise en scène vertigineuse et terriblement tendue de Paul Thomas Anderson, un cinéaste qui s’affine et fait preuve d’ingéniosité de films en films. S’intéressant ici à la folie des grandeurs, aux relations familiales et amicales, à la misanthropie et à l’ivresse du pouvoir et de l’argent, il met en scène un acteur de talent, Daniel Day Lewis, époustouflant dans son rôle de pétrolier en quête perpétuelle de richesse. Accordée à merveille avec la bande originale signée Jonny Greenwood (du groupe Radiohead), qui, en plus de vous prendre au tripes, vous retourne, vous ahurit, vous enivre (Et ce n’est pas un euphémisme), la réalisation de Paul Thomas Anderson est noire, presque glauque et terriblement sous tension ! De quoi vous remuer, voire même vous rendre mal à l’aise. Et comme le cinéma c’est en premier lieu raconter une histoire, vous donner des émotions, et faire preuve d’originalité tout en donnant un sens à chaque image, le défi est réussi, le pari est gagné. En fin de comptes, pour résumer cette critique qui s’étend légèrement en éloges, si vous ne l’avez pas encore vu : courez voir ce chef d’œuvre, qui restera certainement classé au panthéon des films cultes. Si au contraire vous l’avez déjà vu, que vous ne l’avez pas apprécié, et que vous vous prétendez toujours « véritable cinéphile », prenez votre courage à deux mains et repassez le cap : il est possible que tout change. Enfin, si vous l’avez déjà vu, que vous l’avez déjà aimé, il ne vous reste plus qu’une chose à faire : le revoir.
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Si vous avez aimé la dégaine de Day-Lewis dans Gangs of New York alors vous ne serez pas déçu! Plaisanterie mise à part ce film me scotche dans mon fauteuil chaque fois que je le vois. L'histoire est passionnante ainsi que tous les personnages. Paul Dano qui n'avait pas encore posé véritablement son empreinte dans le monde du cinéma tient la nique à D.D.L. de façon surprenante et est à deux doigts de lui voler la vedette. Sa performance est démentielle il suffit de le voir dans la scène de guérison où il entre faussement en transe. Cette scène est complètement dingue et Paul Dano prouve qu'il n'est pas très net non plus. Day-Lewis est génial à chaque plan même s'il frôle le cabotinage régulièrement. Il joue sur un fil et ne se casse jamais la figure. Les paysages, la musique, la mise en scène...tout est bon. Au passage n'hésitez pas à voir les autres films de ce réalisateur. Punch Drunk Love a été une énorme surprise. Bref, There will be blood est devenue un classique dès sa sortie, c'est clairement le genre de film à double tranchant : soit on adhère et on se laisse bercer par le film, soit ça ne passe pas. Moi j'ai adoré.