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Un visiteur
5,0
Publiée le 21 juillet 2013
Déjà très talentueux à l’époque Paul Thomas Anderson prends une autre dimension avec son There Will Be Blood qui raconte l’ascension d’un pétrolier entre 1896 et 1927. Si au départ les 2h38 de films à e quoi faire peur il n’en ai rien l’œuvre du réalisateur passe finalement très rapidement en particulier grâce à une mise en scène magnifique ou chaque scène est chargé d’une signification particulière qui permet de cerner le scénario dans ses moindres détails. En effet que raconte le film en définitif. L’ascension d’un pétrolier qui finira par perdre toute once d’humanité pour arriver à ses fins ? Un combat entre deux individus avide de pouvoir qui choisissent deux carrières diamétralement opposé pour arriver au même but ? Ou bien le combat entre un capitalisme en pleine ascension face au culte de la religion en déclin ? Un peu des trois certainement. Hormis la mise en scène on peut noter l’incroyable prestation de Daniel Day-Lewis (oscar du meilleur acteur) qui dévore chaque scène ou il apparaît, secondé par un très grand Paul Dano qui représente bel et bien l’un des jeunes acteurs masculins les plus prometteurs actuellement. Même le reste du casting s’en sort bien notamment Dillon Freasier. Le scénario finalement sujet aux multiples interprétations prends sont temps pour se dévoiler et qui finalement prends à contre pied le spectateur dans les vingt dernières minutes pour passer de la contemplation à une force plus sauvage. On passe de quelques chose de maîtrisé à un tourbillon mêlant violence et pitié en particulier pour Daniel Day-Lewis devenant un personnage presque animal. Au final seul la Bo déçoit quelques peu trop omniprésents à mon goût mais ce détail n’entache pas la qualité du film. Au final There Will Be Blood reste une formidable épopée formidable au multiple facette doté d’incroyable acteurs et de scène déjà culte. Paul Thomas Anderson rentre directement dans cette ligné de réalisateur extrêmement talentueux qui reste toujours fidèle à son art et qui ce bonifie comme un bon vin avec le temps.
Oui, il existe encore aujourd'hui aux USA quelques rares cinéastes capables d'exprimer une vision puissante, profonde et sans concession de leur pays. La preuve nous en a été donnée avec le monumental «There Will Be Blood» de Paul Thomas Anderson. Il s'agit d'ailleurs là de la confirmation de son talent, car ses «Magnolia» et autres «Boogie Nights» nous avaient fait découvrir l'existence d'un jeune prodige (autodidacte) outre-Atlantique dès le milieu des années 90. Non seulement il renouvelle complètement son style avec ce nouvel opus, mais il se refuse en plus à caresser le spectateur dans le sens du poil. Audacieux Anderson, malheureusement (et bien évidemment) ça n'était pas la bonne recette pour gagner aux Oscars et le racoleur «No Country For Old Men» le devancera... Peu importe, le coup de maître est bien là, même s'il est devenu tendance d'y voir un « faux chef-d'oeuvre » histoire de se démarquer. Alors par quoi commencer pour parler du film en lui-même? La réalisation? Elle est magistrale, sobre et splendide. La photographie? Elle n'a pas volé son Oscar. Une merveille. L'interprétation? Daniel Day-Lewis laisse sans voix. Un génie. Et tout le reste de la distribution, dont le jeune et talentueux Paul Dano, confirme ce que l'on savait déjà du cinéaste, à savoir qu'il est l'un des plus grands directeurs d'acteurs du moment. Le scénario? En béton armé. Une lente et suffocante montée en puissance jusqu'à l'explosion finale. Un film lent et qui prend (subtilement) son temps, mais sans longueurs (comprenez pas un plan de trop). Une dénonciation violente de la corruption par l'argent, de la misère affective, physique et morale des rois du pétrôle ou de tout self-made man, et de la fourberie qui se cache derrière nombre d'évangélistes illuminés. Et la musique maintenant? Une idée de génie. Le contraste entre images et sons leur donne une ampleur extraordinaire : Jonny Greenwood, guitariste de Radiohead et féru de Messiaen, fait des merveilles. Le chef-d'oeuvre de la décennie? L'un d'eux en tout cas. [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Un film sombre porté de main de maître par l'excellente interprétation de Daniel Day-Lewis qui campe un self-made man aux dents longues. Néanmoins, malgré quelques scènes marquantes, l'ensemble manque cruellement de panache.
S'il fallait une confirmation quand au fait qu'à mes yeux Daniel D Lewis est si ce n'est le plus grand, un acteur fascinant par sa façon toute particulière qu'il a de par son jeu d'acteur de nous le faire aimer,haïr, de nous mettre en colère ou alors en larmes avec une apparente facilité déconcertante. Il porte ce chez-D'oeuvre sur ses épaules.
Après avoir vu "Gangs of New-York" quelques jours auparavant, je redécouvre une nouvelle fois Daniel Day Lewis et une nouvelle fois c'est un pur régal!
Une très belle photo, et une bande son plutôt bonne. A part ça ce film m'a extrêmement déçu. En particulier Daniel Day Lewis, qui sur-joue beaucoup, et a du mal a laisser passer l'antipathie nécessaire à son personnage... De plus, le rythme du film est trèèèèès lent et l'on a du mal à réellement rentrer dedans. La réalisation est assez prétentieuse également, malgré une scène assez somptueuse d'incendie d'un puit de pétrole. C'est pour ma part une incroyable déception et une oeuvre énormément sur-coté.
Des acteurs qui jouent tres bien mais a part ça le film est très long. Je l ai regardé en entier par curiosite mais il n y a pas beaucoup de rebondissements. Et la bande son stridente pour donner un effet de style ne m a pas vraiment emballé . Bref il faut vraiment aimer le genre dramatique...
un regard cruel et horrifique sur la nature humaine, immorale, un classic du cinéma qui vaut mieux que son rivale: No countrey for old men, 2007 est certainement la meilleur cérémonie des oscars depuis l'an 2000, un classic qui renvoie a la ciné de Scorsese, D.D.L. en la peau d'un prospecteur misanthrope, d'un caractére fort, mérite bien ses 24 récompenses dont l'Oscar, mention spéciale a la musique de johnny greenwood.
There Will Be Blood est une superbe réussite scénaristique, visuelle, auditive. Les acteurs (dont bien sur Daniel Day-Lewis et Paul Dano sont excellents, l'image superbe et vraiment en accord avec la folie et le dégoût qui anime le film de bout en bout. Les décors sont impressionnants et la musique (Johnny Greenwood) propulse le film dans la catégorie des films d'ambiance qui vous marque toujours. Mais si le film est aussi intéressant, ce n'est pas uniquement par ce qu'il représente la réussite parfaite de la grande fresque dans la naissance du pétrole et son évolution, mais également par-ce qu'il nous montre des personnages soumis à la puissance terrible de l'or. Implacablement, le film enchaîne son histoire vouée à la mort : après un prologue qui donne l'ambiance mais également des repères historiques sur l'extraction du pétrole, on suit la montée d'un "oil man" comme il s'appelle. Tout de suite, on comprends que le film est une réussite : on ne s’ennuie pas mais on savoure la longueur des plans, on observe des paysages maintes fois peints dans les westerns mais pourtant tout semble nouveau. There Will Be Blood combine tous les éléments des classiques mais se les réapproprie pour donner un spectacle tout à fait neuf. La beauté irradie chaque plan, tout dans le scénario est calculé et maîtrisé, sans jamais penché dans le mécanique. Le film respire un caractère unique. Le héros Henry Plainviewet son fils achètent des terres et finissent par faire construire un petit village idéal avec son puis de forage, son église, ses maisons, ses champs. C'est là qu'on découvre l'étendue de la folie du film (aperçus dans le prologue) à travers le sermon incroyable de Dano. Le fils devient aveugle suite à un accident sur le terrain et le père l'abandonne. Là encore, le film gagne en intensité et soulève de nouvelles questions sur les responsabilités et l'abandon. Les affaires continuent, un homme vient et annonce qu'il est le frère d'Henry. Après quelques scènes magnifiques (la plage avec ses ombres et ses lumières, le feu de camps) qui exposent avec violence la folie qui prend le héros au fur et à mesure, on croit être sauvé : une ellipse. Un château, un saccage abominable, un homme perdu, le fils qui revient et se fait rejeter. Henry est devenu fou. Le prêtre (Paul Dano) revient et la discussion prend de l'ampleur. Le prêtre et Henry sont frères, demis frères. Pourtant tout les opposaient avant, maintenant, le Paul veut monter sa propre exploitation. Et là, tout explose, le film atteint dans son ambiance, ses dialogues, ses personnages des profondeurs que peu ont abordés. Ca se finit sur un parquet de bowling, avec une quille. Le choix du lieu est aussi important : cette piste où on lance une boule pour défoncer les quilles est l'endroit parfait pour ces révélations et ces folies finales. Certains phrases restent célèbres : "I drink your milshake" ou "I'm finished". Le film se termine par une scène inoubliable, par cet afflux de sang et de malaise aux tempes, accompagné de ce parfait concerto de Brahms. Paul Thomas Anderson et son équipe ont bien réussit leur coup : leur bébé est devenu culte et pour de bonnes raisons pour une fois. Le film se termine bien comme on l'avait annoncé : dans le sang et la folie. "There Will Be Blood". E.M
There Will Be Blood est le genre de film qu'on voit très rarement. On ne peut qu'etre renverser par ce film tout simplement excellent, il faudra attendre qu'il prenne véritablement vie car pour ma part le début m'a laissé assez perplexe mais on est inévitablement hypnotisé par la réalisation de Paul Thomas Anderson qui est parfaite, sans aucunes failles. Il impose un style magnifique, comme une leçon de mise en scène, vraiment bluffante du début à la fin. Difficile de trouver les mots pour qualifier cette oeuvre unique d'une force incroyable et d'une intensité rare qui nous nous emporte totalement. La performance de Daniel Day-Lewis est magistral (Oscar mérité), il interprète ce rôle à la perfection dans toute sa complexité (je ne pense pas que beaucoup d'acteurs puissent l'égaler). Déjà un classique !
Très beau film. Tout est maîtrisé à la perfection. Les plans séquences sont magnifiques. Les acteurs sont fabuleux notamment Daniel Day-Lewis et Paul Dano.
Un drame intéressant , d'une intelligence remarquable et porté par des acteurs exceptionnels mais le tout s'égare et stagne... Complexe et hypnotique , le scénario raconte la conquête de l'or noir par un pétrolier travailleur et égocentrique qui se retrouve accueilli par une communauté religieuse presque sectaire et qui va l'obliger a combattre ses démons , une intrigue morale et qui parle avec importance et intelligence de la folie des hommes a travers la religion , l'argent ou la réussite mais parfois , ça semble stagner et ça s'éparpille beaucoup . Formidable acteur encore oscarisé , Daniel Day-Lewis livre une nouvelle incarnation de son personnage , il se donne corps et âme pour rendre humain et vraie son personnage , face a un Paul Dano impressionnant dans son exercice de prêche . Très lente et hypnotique , la mise en scène de Paul Thomas Anderson est réussi , une sorte de prêche qui s'orchestre avec une certaine froideur et une vision terriblement grandiose de la folie des hommes . Un western dramatique et humain réussi , des acteurs de haut niveau et une intelligence certaine mais qui pousse a la confusion .