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scorsese69
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4,5
Publiée le 13 novembre 2011
" There will be blood " ,un film au succès aussi bien critique que public.J'étais impatient de découvrir ce film au 2 Oscars.Pour le coup,c'est une vraie performance artistique.La mise en scène de Paul Thomas Anderson est splendide.La caméra ne quitte pas Planview une seule seconde.Nous sommes fixés sur le personnage principal pendant 2h30.Daniel Day-Lewis est impressionnant et mérite amplement son Oscar du meilleur acteur.Nous suivons progressivement la descente aux enfers du héros jusqu'à un final marquant.La musique renforce le sentiment de froideur et de paranoîa au fur et à mesure que le film avance. à Noter : Une superbe photographie récompensée d'un Oscar,qui met en valeur le paysage. " There will be blood " est un film noir comme le sujet qu'il traite,le pétrole...
Paul Thomas Anderson, déjà réalisateur du très bon Magnolia, signe avec There Will Be Blood un autre grand film, qui nous a cependant déçu par rapport à l'engouement général. Le film conte la vie de Daniel Plainview et de son fils, H.W, tout deux vivant du pétrole. Les premières minutes du film sont d'une puissance incroyable. Sans aucune paroles, les différentes scènes arrivent à transmettre une émotion impressionnante, en présentant, par exemple, le petit H.W comme un enfant voué à travailler dans le pétrole dès son plus jeune âge. Très vite, les autres thèmes sont mis en place. On comprendra vite que le puissant amour entre le père et le fils sera brisé, que l'appât du gain, l'égoïsme et la cruauté de Daniel représenteront et le conduiront dans une terrible descente aux Enfers et que les oppositions croyance/travail seront essentielles au sein du film. Tout avait donc le potentiel pour être mené tambours battants mais, malheureusement, le rythme se trouve être terriblement dilué. Si bien que certaines scènes sont terriblement marquantes et que d'autres, au contraire, lâchent totalement notre attention. Au-delà ce ça, il est impossible de ne pas noter quelques points tout bonnement excellents. Tout d'abord, Paul Thomas Anderson confirme son statut de virtuose de l'image, toujours en utilisant de longs plans et de longs travellings sublimes. Ensuite, notons une reconstitution historique incroyable et parfaite, appuyée par de magnifiques décors. Enfin, signalons les remarquables performances d'un Daniel Day-Lewis à couper le souffle et de la B.O, incroyable, inoubliable et totalement ancrée dans l'oeuvre de Paul Thomas Anderson. Empreint d'une tension omniprésente et d'une folie ambiance, There Will Be Blood est un grand film qui ne nous aura pas totalement convaincu, faute de quelques défauts assez dérangeants. A voir malgré tout, bien entendu.
Incroyable Voir ce film, c'est d'abord ce prendre une claque violente et durable, la réalisation de PTA est au sommet (la scène de la plate-forme de pétrole brûlante décroche la mâchoire), les travellings, les cadres, sont démentiels, portés par une photographie jamais vu. Les acteurs sont à un niveau rarement égalé, pour porter une histoire de folie, de tromperie, de découverte, de chute et surtout, le jalon de l’œuvre de PTA: l'Amérique, avec ses plans qui rendent hommage à une certaine Amérique, et les thèmes ancrés dans la culture US: la violence et le capitalisme Une tranche d'Amérique, d'histoire, un authentique chef-d’œuvre et une leçon de ciné Un des meilleurs film américains de tout les temps
Aspergez-moi de pétrole et craquez une allumette si vous le voulez mais j'avoue pleinement être sceptique face à cette fresque. C'est quoi cette oeuvre ??? une fable sur la cupidité ??? l'opposition entre un homme sans scrupule et un faux-prophète ??? Là je ne sais pas du tout où le réalisateur a voulu en venir. Même par son étrangeté, ce film n'est jamais arrivé à me captiver ne serait-ce que quelques instants. La photo est belle, il faut pleinement le reconnaître, par contre la BO est gênante, sauf pour la musique de Brahms, les personnages ne sont pas intéressants, et un coup Daniel Day-Lewis paraît en faire des caisses, un coup il paraît génial. Je suis le seul, ou du moins un des seuls, mais tant pis je n'ai pas été du tout emballé d'une façon ou d'une autre par cette oeuvre. Ma messe est dite.
bof ... c'est quand même très long et lent...très lent...pour un sujet pas foisonnant mais je reconnais difficile à traiter et à passionner. Bref, oscar du meilleur film est une farce. Bon points : la photo et les acteurs.
Petite ouverture à la ‘2001’ avec un son de quelques seconds pour mieux signifier que l’on entre dans un film grand et dans un univers inquiétant. La musique de Jonny Greenwood, plus ou moins présente mais surtout étrange et lancinante, joue le rôle d’une personne tierce qui mettrait en garde sur la nature de chaque scène; exclusivement instrumentale, elle donne de la vitalité au récit. Vous avez là un des meilleurs films -si ce n’est le meilleur- de l’année 2007. Anderson s’est en fait basé sur ‘Oil !’, le roman d’Upton Sinclair écrit en 1927 et qui traite de l’univers du pétrole. On suit l’histoire de Daniel Plainview (Day-Lewis) et de son fils qui parte à l’assaut de la côte Ouest des Etats-Unis en vue de faire fortune et de devenir pétroliers, le tout dans une logique d’entreprise familiale. On s’en rendra compte bien assez tôt que ce concept est tout simplement une hypocrisie de la part du boss puisqu’il ne connait rien de ses employés comme il le prétend. Mais ça ne s’arrête pas là : il est avare, misanthrope, aigre, imbu de sa personne, orateur confirmé… Bref, il cumule les défauts mais n’en est pas pour autant détestable. Grâce à un charisme hors du commun, il force le respect et l’admiration des habitants de Little Boston et des spectateurs. Même si cet homme possède toute la méchanceté du monde, on voudrait bien (en secret) être à sa place et détenir son savoir de businessman et d’orateur. Sa relation avec son fils paraît de plus en plus compromise à partir du moment où il l’envoie dans une institution spécialisée dans le traitement des enfants sourds. On peut tout de même voir en lui un père dur mais juste puisqu’il ne cesse de défendre sa petite famille, notamment contre les attaques des grands pétroliers se mêlant d’un peu trop près de ses affaires personnelles. Ce qui nous amène à l’industrie pétrolière faite principalement d’argent et de rapports de pouvoir. Là encore, on reste dans une échelle raisonnable : ce n’est pas un tout mais des parties de l’histoire de l’or noir qui nous sont montrées. Clairement, les grandes firmes (Standard Oil, Union Oil) veulent s’accaparer toutes les parcelles où un potentiel d’exploitation se fait sentir, la course est donc lancée… De là, l’expérience de Plainview va le sauver (‘Vous volez le travail des gens’) et son esprit visionnaire va le faire aller encore plus loin : il reste indépendant, imperturbable dans sa détermination. Aux environs de la moitié du film, les relations humaines se désagrègent, la découverte de la vraie nature de Plainview donne froid dans le dos (la vérité sur l’adoption de son fils, son rapport à l’argent, sa justice). Parlons tout de même du personnage d’Eli (Paul Dano qui joue également Paul le 2e frère de la famille Sunday) qui introduit la religion dans le film, on a une opposition distincte entre l’image sale de l’argent et du pétrole et la pureté du corps religieux. Le film ne prend pas parti mais cet aspect religieux s’avère bien sectaire, le ‘faux prophète’ est tout autant attiré par l’argent que le pétrolier, Paul Dano a vraiment une tête à claques (on aimerait lui faire subir ce qu’il lui arrive dès sa première apparition) et joue bien le jeu de l’illuminé d’apparence fiable. Toute cette mécanique est accompagnée de décors issus de l’imagination de Jack Fisk qui a déjà collaboré avec Malick (‘La balade sauvage’), Lynch ou De Palma; la reconstitution historique est grandiose à tel point qu’on se demande comment Anderson a fait avec un budget plutôt restreint (pour un film de cette envergure) de 25 millions, on s’y croirait. Bien entendu, on ne tombe dans le banal western revisité mais dans un style à part entre le film épique et le drame historique. C’est avec cette démarcation que le réalisateur fait la différence. C’est quand le drame arrive que tout change. Outre le fait qu’il relate l’exploitation du pétrole qui prend son essor au début du 20e siècle, ce chef d’œuvre se veut aussi une méditation sur des thèmes très vastes et même métaphysiques : Culte religieux et argent? (Quand on voit les sommes astronomiques gagnées par le Vatican, on comprend que c’est toujours d’actualité) La fin justifie-t-elle les moyens et tous les moyens? Jusqu’à quel point peut-on invoquer la folie pour seule motivation? La dimension mystérieuse du film se clôt sur une fin ouverte à tous les points de vue mais on peut émettre quelques hypothèses. ‘Jai fini’ ou ‘I’m finished’ a été analysé comme un dilemme pour le spectateur entre comprendre le fait qu’il soit condamné et le fait que le domestique puisse s’occuper du reste de l’acte commis. Il n’en est rien, cette phrase prouve la désinvolture que Daniel Plainview émet dans l’acte de tuer (la gravité n’est pas vécue lourdement pour lui), au départ par nécessité puis finalement par satisfaction personnelle. Chef d’œuvre donc réellement parfait mais malheureusement méconnu. L’ensemble se révèle bien équilibré, sans fausses notes et particulièrement bien réalisé. A voir absolument !
Certains acteurs arrivent à faire d'un bon film un très bon film ! C'est le cas de Daniel Day-Lewis, acteur d'une justesse et d'une précision inégalables. Ce film exploite de façon objective la vie d'un homme en montrant comment la hardiesse (travailler le pétrole est dangereux à l'époque) peut tout détruite et le conduire aux portes de la folie. En découle d'ailleurs une belle réflexion sur la famille, la religion (et surtout leurs limites...). On est captivés durant les 2h30 que durent le film ! Le réalisme des décors et le jeu de Daniel D-L y sont pour quelque chose ! A voir !
Un monumental chef d'œuvre dont la moindre scène suinte le machiavélisme et la paranoïa religieuse jusqu'à créer une ambiance aussi noire que le pétrole dont il est question. Dans ce film, aucun plan, aucune réplique, musique ou décor n'est utilisé à des fins superflues ou dans un but de remplissage. Rien n'est laissé au hasard, tout est employé au service de l'Art. Jamais un duo n'avait été aussi virtuose et dérangeant que celui formé par Paul Dano et Daniel Day-Lewis. Le premier est une jeune star montante au charisme indéniable. Le second est un génie à la réputation déjà bien établie et qui obtient avec ce film le deuxième Oscar de sa carrière. Paul Thomas Anderson signe donc avec There Will Be Blood (adapté d'un roman de Upton Sinclair) un puissant drame psychologique et lance un regard assassin (d'un point de vue critique) sur la cupidité des hommes et la déchéance de la société humaine.
15/20 : " There will be blood " fait monter la tension lentement, doucement, durant 2h40, pour aboutir à un final explosif de cynisme et de violence. Daniel Day-Lewis est monumental (encore une fois), et Paul Dano, qui lui fait face dans ce duel pour le pouvoir, bien que jeune, lui tient tête jusqu'au bout. Peut être un peu long mais incontournable.
J'ai vu un film... qui envoute, qui emporte, qui emplit de force... La réalisation, tout en lenteur, prend le temps de poser la puissante de Daniel Day Lewis... On ne peut pas ne pas être sous le charme de son jeu, où l'on est emplit d'admiration pour un personnage qui est bien loin d'être sympathique... La réalisation est absolument exceptionnelle... A voir absolument.
Un film qui pouvait sembler intéressant, malheureusement seule la psychologie du personnage principal est digne d'intérêt et ne suffit pas relever l'énorme dose d'ennui que l'on reçoit en plein dans le cran en visionnant le film. Le pire reste très certainement l'ignoble bruit de fond présent les trois quarts du film, bruit de fond ? Oui, je n'appelle pas ça de la musique, censé créer une ambiance profonde, ce bourdonnement constant est plus agaçant qu'un grincement de dents. Je ne parle même pas de la présence de cette église " de la troisième révélation" pour ne pas dire évangélique représenté par cet acteur à la prestation complétement immonde. Bref, le seul point positif que j'ai réussi à en retire (tant il m'a fallu une grande volonté pour le regarder jusqu'au bout) est tout de même la performance de l'acteur principal (qui vaut ma notation d'une étoile), qui durant les dernières trente minutes peut s'épanouir pleinement.
film prenant et intense, du début a la fin on est embarqué dans la vie de ce personnage complexe qui passe de la misère à la réussite et qui perd de son humanité au fil et a mesure de son ascension.