There Will Be Blood
Note moyenne
4,1
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1 524 critiques spectateurs

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lepointdevue
lepointdevue

8 abonnés 192 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 janvier 2025
Un film monumental. Je l’ai trop repoussé, et je regrette pas de l’avoir vu.
Ewen Blake
Ewen Blake

189 abonnés 1 301 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 janvier 2025
spoiler: C'est l'histoire d'un cinéaste qui fait rentrer un marchand et un prêtre au Texas. A la fin c'est le cinéma qui gagne

- Cette critique contient des spoilers -

Un chef d'œuvre sans doute. La scène d'ouverture dans le silence et l'obscurité d'un puit nous promet exactement ce qui nous attends. Une expérience sombre, âpre et cruelle.

Le film est porté par Daniel Day Lewis et Paul Dano, allégories respectives du capitalisme et de la chrétienté auxquels la scène finale va donner un vainqueur par KO (littéralement).

Les deux acteurs sont habités, les plans iconiques sont légions (la chute du derrick) et les révélations prennent parfois sens après leur occurrence (la mise à feu du lit du faux-frère) ou après le visionnage.

L'œuvre dégage une puissance, une force assez incroyable.

Tout ceci étant dit je le regarderai pas tous les ans
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 décembre 2024
"There Will Be Blood" est une fresque magistrale sur la montée et la chute de Daniel Plainview, un prospecteur obsédé par la quête de richesse, interprété avec une intensité phénoménale par Daniel Day-Lewis. Chaque scène est un tableau où la beauté austère de la mise en scène dialogue avec la noirceur des âmes. Cette quête du pétrole est un chef-d’œuvre absolu, mêlant virtuosité technique, profondeur thématique et performances inoubliables.
Wenger
Wenger

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 décembre 2024
Un grand film sur les Etats-Unis, comme souvent Paul Thomas Anderson adapte son style à son sujet, et il brille là dans un hymne à la folie et la grandeur de l'Amérique.
Souleymane Jules
Souleymane Jules

21 abonnés 33 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 octobre 2024
There Will Be Blood est un film très original et qui ne manque pas de teneur. L'écriture du film est polie sur des séquences longues, mais pas très dérangeante, parce que Thomas Anderson l'a voulu. 2h de claque cinématographique, on ne ressent pas le temps passer, bien qu'il ait par moment une lenteur dans la narration. Daniel Day-Lewis sublime le film dans sa splendeur, il surjoue à souhait et fond dans la peau de son personnage parfaitement.
Marlon M.
Marlon M.

54 abonnés 510 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 septembre 2024
Un film en demi teinte... Je juge d'une part la qualité des acteurs, et l'histoire plutôt bonne. Cependant, le film souffre de trop nombreuses longueurs...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 septembre 2024
Domaine dont il est devenu expert, PTA joue sur la dualité des images : ce que le plan montre et ce qu'il laisse entendre en filigrane. Dans There Will Be Blood, il questionne l'historicité du capitalisme : l'idée que les humains auraient d'abord cherché à exploiter, "dans le respect", les ressources de la nature, avant de succomber à des dérives cupides.

Or, dès la séquence d'introduction dépourvue de dialogues, s'opère déjà deux violences : celle avec laquelle Daniel creuse la roche pour obtenir le minerai, et celle avec laquelle il chute dans le trou. Le matériau n'est pas trouvé par terre, tel un fruit tombé d'un arbre ; les sols ont été excavés à dessein.

Partant de postulat, tout est dit : la capitalisme est mortifère par essence. Les matériaux bruts, dont il a besoin pour perpétuer, sont extraits de leur milieu naturel. C'est le cas avec les minerais dans les mines, mais aussi avec le pétrole, liquide fossile aux vertus capitalistes miraculeuses. Curieux quand on rend état de son origine, de sa viscosité, de sa puanteur et des conditions dans lesquelles il est récupéré. PTA montre plusieurs scènes d'extraction. Toutes s'accompagnent de blessures ou de morts : celles des ouvriers filmés en masse, de dos, tels des silhouettes sans histoire ni intérêt.

Daniel passe spoiler: d'auto-entrepreneur précaire, obligé de forer lui-même, à riche propriétaire
. Comme ses concurrents, il s'adonne à des calculs de boutiquiers pour bénéficier d'un maximum de plus-value. Il n'a aucun scrupule à mésestimer la valeur des terres de paysans pauvres dans le but de les racheter et d'y extraire le pétrole enfoui. Son fils adoptif n'est qu'un faire-valoir attendrissant, un justificatif bidon d'entreprise familial spoiler: dont il ne rechigne pas à se débarrasser quand celui-ci lui fait défaut
.

Daniel le dit lui-même : il n'aime pas les gens, il veut les voir échouer. À ce titre, cela le place en misanthrope rapace, prêt à sacrifier toutes ses ressources, même humaines, pour faire fructifier ses affaires et arranger ses négociations. À ceci près qu'il rencontre une opposition en la personne de Paul, fervent défenseur de l'Église.

Se joue alors toute l'ambivalence de leur relation, chacun pointant du doigt l'autre comme fautif, alors que tous deux ont besoin d'un coupable pour survivre. La capitalisme aime se donner bonne conscience en s'accordant les faveurs religieuses, et en faisant semblant de servir le progrès social ; la religion, quant à elle, se nourrit du désespoir créé par le capitalisme, de la précarité et de l’aliénation au travail pour rassembler de nouveaux fidèles, autant éclairés par leur foi qu'aveuglés par l'obscurantisme.

Seuls quelques longueurs et excès performatifs de Day-Lewis et Dano viennent nuire au film qui, sur le fond et la forme, est magistral.
Michael78420
Michael78420

63 abonnés 1 903 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 janvier 2025
Un bon film que je n'ai pas apprécié. Trop long à mon goût. La psychologie de Daniel Plainview (Daniel Day-Lewis) m'échappe complètement. L'univers du pétrole ne m'inspire rien. L'église de la troisième révélation est pour moi un mystère. La violence de certaines scènes est dérangeante. En revanche Daniel Day-Lewis est exceptionnel, les décors et costumes de ce début de XXe siècle sont superbes et les prises de vue sont magnifiques. À noter ce cartouche à la fin du film, en forme de pied-de-nez à son sujet évidemment carboné : "100% of carbon emissions offset with NativeEnergy." Que l'on peut traduire par "100% des émissions carbone compensées avec NativeEnergy." Vu les centaines de milliers de barils de pétrole produits par le héros, voilà une compensation bienvenue ! À réserver aux amateurs de drames construits autour de personnages torturés.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 741 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 juin 2024
Un Grand Film ! There Will Be Blood est un drame historique puissant, lors de l exploitation pétrolière américaine, représentant cette soif d argent et de pouvoir par l extraordinaire Daniel Day Lewis ! Pas étonnant qu'il est remporté un oscar pour ce film, tellement il est métamorphosé ! Un personnage à la fois compliqué et déterminé. Paul Dano mérite également, autant d'attention ! Côté technique, la photographie est sublime, représentant bien, la "beauté" des paysages. Realisation impeccable de la part de Paul Thomas Anderson, qui en plus d'être un très bon metteur en scène, est aussi un très bon scenariste ! Grand film des années 2000
anacarde
anacarde

4 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 mai 2024
Ce film est détestable sur tous les plans. Il n'y a rien à retenir, que des personnages désagrables, aucun fond. Jusqu'à la fin on s'attend à un retournement, un éveil, mais non, la ligne directrice est d'une plattitude absolue et ne bouge pas d'un iota, tombant toujours plus bas, toujours plus bas, jusqu'au bouquet final qui clôt la dégueulasserie basse et sans fond de toutes cette poubelle audiovisuelle... . Quelle dommage, le cadre, le thème, il y avait pourtant de quoi faire quelque chose d'intéressant... Dans mon top 10 des films les plus nuls qu'il m'ait été de voir, et c'est pourquoi je laisse une critique allociné, en raison de la note incroyablement élevée de cette horreur. Il ne faut pas exagérer !

Aurait-on dû s'extasier devant la profondeur psychologie de cette réalisation, tombant au plus sombre qu'il puisse être ? Mais quelle profondeur psychologique ? Il n'y a strictement aucune nuance apportée. C'est terriblement caricaturale. Aucune aspérité de ce que peut présenter l'âme humaine n'est travaillée. On dirait plutôt que se trouve là le délire, tripe d'une jouissance morbide de son créateur, toujours plus poussée, à nature terriblement obscène. Ces choses là, ce sont des travers de soi que l'on garde pour soi et sur lesquels on s'efforce de travailler, on n'en fait pas un spectacle pour le monde. C'est un film qui peut "abîmer" si on est trop sensible... . Berk berk berk berk.

Et puis le film n'est essentiellement axé "que" sur ça, rien d'autre n'est travaillé. Et donc le scénario, comme le reste, est plat, linéaire et inintéressant. Si vous ne partagez pas la jouissance morbide de l'auteur et ne vous excitez pas en même temps que lui autour de ce qu'il fait de l'histoire et de ses personnages, fuyez.
Kirob
Kirob

45 abonnés 254 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 avril 2024
"There will be blood" est un bon film, les plans caméras sont super, les personnages et l'acting sont grandioses (Paul Dano et Daniel Day-Lewis ont réalisés de très grandes performances), le scénario est bon, et l'ambiance du film est assez classique mais toujours très efficace ! Je me suis cependant un peu égaré durant le film, et je n'ai pas réussi à tout suivre comme il faut, ce qui m'arrive rarement. Daniel est un personnage intéressant, et j'apprécie les personnages comme celui-ci, réagissant excessivement, et possédant un grain de folie : c'est un point fort du film ! De plus, la scène finale est géniale, et on peut voir la folie de ce personnage face à Paul...le sang coule.
Fryzer
Fryzer

18 abonnés 388 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 avril 2024
Incredible cette œuvre de Paul Thomas Anderson, je suis conquis. Le récit nous fait suivre l’ascension de Daniel Plainview qui va devenir tellement avide de pouvoir et d’argent dû à sa quête de s’enrichir avec le pétrole qu’il va en perdre la tête. Daniel Day-Lewis est vraiment parfait, c’est sûrement une des meilleures interprétations que j’ai vu dans l’univers cinématographique, il n’a rien à dire, il fait clairement peur et a été incroyable dans la direction du personnage. Paul Dano est tout aussi convaincant, tellement sous côté cet homme, toujours des rôles excellents dans n’importe quel œuvre, c’est toujours un plaisir de voir son nom sur un casting, merci PTA pour les travaux. Une vraie maîtrise de mise en scène, aucune longueur ou baisse de rythme, des performances aussi bouleversantes, une BO marquante par sa tension, c’était excellent.
Micka G
Micka G

2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 avril 2024
Film d'un ennui sans nom. C'est long, long, très long. Il ne se passe rien. Le néant. Je me suis endormi. Le réveil ? Un cauchemar ! J'ai même quitté la salle avant ! Fuyez pauvres fous !
Judelu
Judelu

1 abonné 117 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 avril 2024
Daniel Day Lewis's porte ce film avec sa prestation hors norme, en face nous avons un Paul Dano encore timide par sa jeunesse de l'époque, mais il livre une prestation qui n'as pas à le faire rougir. Très beau casting, scénario sympa (tiré d'un livre) et musiques de fond qui nous plonge dans le stress et la tension à travers toutes ces scènes intenses!
J'ai note que lors des 14 premières minutes, il n'y a aucunes paroles, seulement la musique et notre ressenti.
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 décembre 2024
There Will Be Blood (2007), écrit et réalisé par Paul Thomas Anderson, est une œuvre majeure du cinéma contemporain. Ce film nous plonge dans l’ascension d’un homme, Daniel Plainview, un prospecteur d’argent devenu magnat du pétrole, interprété par Daniel Day-Lewis avec une intensité impressionnante. Entre l’exploration de l’avidité humaine et les conflits spirituels, le récit est à la fois captivant et troublant, bien qu’il ne soit pas exempt de failles.

L’histoire se déroule à une époque de transition, lorsque l’Amérique bascule vers une modernité marquée par l’exploitation sans relâche de ses ressources naturelles. Daniel Plainview incarne parfaitement cette soif de conquête : un homme à l’ambition débordante, prêt à écraser quiconque se dresse sur son chemin. Son parcours est un miroir de l’émergence du capitalisme moderne, avec ses promesses de richesse mais aussi ses destructions.

Paul Thomas Anderson livre un scénario structuré, bien que parfois trop lent dans sa narration. Les dialogues, bien qu’épars, résonnent comme des coups de marteau, chacun chargé de sous-entendus. L’histoire s’efforce de maintenir un équilibre entre l’intime et l’épique, bien que certains passages s’étirent un peu trop, diluant par moments l’impact émotionnel du récit.

Daniel Day-Lewis, dans le rôle de Daniel Plainview, livre une performance magistrale qui porte le film de bout en bout. Sa présence à l’écran est si puissante qu’elle occulte parfois les autres personnages, rendant son ascension et sa chute d’autant plus poignantes. Il ne joue pas seulement Plainview, il devient ce personnage complexe, à la fois fascinant et repoussant. Sa voix rauque, son regard glacial et ses accès de rage contrôlée captivent, même dans les moments où le scénario faiblit.

Face à lui, Paul Dano incarne Eli Sunday, un prédicateur ambitieux et charismatique. Bien que sa performance soit solide, elle peine parfois à égaler celle de Day-Lewis. Les affrontements entre Plainview et Eli, bien que mémorables, manquent parfois de nuance, sombrant dans une opposition un peu caricaturale entre capitalisme et religion.

Le travail visuel de Robert Elswit, récompensé par un Oscar, est l’un des points forts du film. Les vastes paysages désertiques, les installations pétrolières rudimentaires, et les scènes de feu et de destruction sont filmés avec un sens aigu du détail et une esthétique brute. Chaque plan semble chargé de sens, comme une toile vivante qui raconte autant l’histoire que les dialogues.

La bande originale de Jonny Greenwood, avec ses cordes dissonantes et ses rythmes anxiogènes, renforce l’atmosphère oppressante du film. Si elle ne plaira pas à tous, elle ajoute une dimension expérimentale qui distingue There Will Be Blood des épopées classiques.

Le film excelle dans sa capacité à explorer des thèmes universels : l’ambition, la solitude, et la tension entre foi et matérialisme. Plainview est un personnage obsédé par le succès, mais incapable de ressentir le bonheur. À mesure qu’il accumule richesse et pouvoir, il s’enfonce dans un isolement autodestructeur. Le contraste avec Eli, dont la foi vacille face à son désir de contrôle, met en lumière l’hypocrisie humaine et les illusions qui soutiennent nos ambitions.

Cependant, certains thèmes, notamment ceux liés à la religion, auraient pu être traités avec davantage de subtilité. L’approche parfois frontale d’Anderson réduit la complexité de ces questions à des confrontations bruyantes qui frôlent l’exagération.

Le final, qui voit Plainview sombrer dans la folie et la violence, est à la fois mémorable et dérangeant. La fameuse scène dans la piste de bowling, bien qu’iconique, peut laisser certains spectateurs perplexes par son ton théâtral et presque grotesque. Elle illustre parfaitement la déchéance de Plainview, mais elle manque d’équilibre par rapport au reste du film, donnant une impression d’excès.

There Will Be Blood est une fresque fascinante qui capture l’essence d’une époque et les contradictions de l’ambition humaine. Cependant, elle n’est pas dénuée de défauts. Le rythme inégal, certains excès dans la mise en scène, et des affrontements parfois caricaturaux affaiblissent légèrement l’ensemble. Cela dit, les forces du film – la performance exceptionnelle de Day-Lewis, la richesse visuelle, et la profondeur thématique – l’emportent largement sur ses faiblesses.

En définitive, There Will Be Blood est une œuvre incontournable, marquée par des moments de grandeur, mais qui ne parvient pas toujours à atteindre son ambition démesurée. C’est un film qui reste dans l’esprit bien après son visionnage, une exploration complexe de l’avidité, de la foi, et de la nature humaine, avec ses forces et ses imperfections.
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