Chére Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud Votre film est magnifique que je l'ai vu 14 fois au ciné. Je l'ai même en DVD. Je vous remercie du fond du coeur pour m'avoir fait voir l'Iran d'un autre côté Merci, Elisabeth
Je lisais beaucoup de critiques positives à l'égard de ce film, et j'ai hésité avant de me le regarder. Je n'ai aucun regret.
Ce film est intelligent, il nous éclaire sur une partie de l'histoire de l'Iran très mal connue en Occident, et qui a une étrange résonnance suite aux manifestations que connait actuellement le pays.
Ce film est didactique, il traite de sujets sérieux sans jamais se prendre au sérieux. ce film est comme la vie, il mêle harmonieusement mélancolie, joie, tristesse, joie et rigolades. Le ton est toujours juste et on n'est jamais dans l'excès, les dessins servent aussi très bienn, le film, ils sont simples, mais on n'aurait pu trouver mieux pour faire passer le fond et le message du film qui est un véritable hymne à la vie et à la liberté.
Allez le voir, vous pssseriez à côté de quelque autrement.
Un bon moment ludique et intelligent.On y apprend des choses sur l'Iran tout en s'attachant aux personnages via un graphisme enfantin et aux repliques cash.
Un scenario qui vous attache a l'écran du début a la fin, on en oublierai presque que c'est un dessin animé tellement on suit avec attention le periple de Marjane durant sa jeunesse. Humoristique, violent, vulgère, triste ... ce melange de guerre et de joie de vivre nous montre vraiment le côté invivable d'une famille iranienne dans une théocratie. Chef d'oeuvre.
Marjane Sartrapi réalise ici, avec l’aide de Vincent Paronnaud, son autobiographie. Après avoir élaborés quatre tomes de sa BD Persepolis (véritable best-seller dans le monde entier), elle poursuit son aventure fulgurante en transposant son œuvre au cinéma, dans une version noir & blanc et en animation ! On suit alors les mésaventures de Marjane à Téhéran, à la fin des années 70. Alors âgée de 8ans, on découvre une petite fille étonnante, pleine de fougue et à la langue bien pendue. L’Iran, un pays en pleine révolution (qui provoquera la chute du Chah), c’est à partir de ce moment là que l’on va suivre son enfance « difficile » (face à la guerre), son exil en Autriche puis en France. Une jeunesse pas comme les autre, originale et qui pourtant, se révèle tendre et drôle. Entourée par une famille aimante, sa grand-mère (doublé par Danielle Darrieux), sa mère (Catherine Deneuve) et son père (Simon Abkarian). Marjane aurait du avoir une enfance comme les autres si elle n’avait pas évoluée, vécue dans un pays en perpétuel bouleversement, où les règles sont plus strictes que l’on ne peut l’imaginer, où la liberté de soi est bafouée, la censure, le voile, la religion, tout lui est imposé, difficile pour la jeune fille de pouvoir à partir de cela, pouvoir s’épanouir en toute tranquillité. C’est pour cela qu’elle quittera son pays natal, sa famille et ses amis, pour l’Autriche. Marjane Sartrapi & Vincent Paronnaud réalisent à eux deux un film d’animation d’une qualité graphique renversante. Sans réels effets techniques, ils réussissent pourtant à créer une atmosphère particulière au film où la 3D fait place à la 2D, ajoutant à cela, un sublime mélange d’humour noir et de moqueries enfantines. Une réalisation d’une qualité évidente, qui lui aura valu le Prix du Jury, lors du 60ème Festival de Cannes 2007. Après avoir assisté à une telle réussite cinématographique, on ne peut être que déçu de constater qu’aujourd’hui, ce film puisse être censuré par le gouvernement Iranien.
Un dessin mou qui semble ordonner "contemple moi, aime moi, par pitié". Une histoire historique que semble gémir "pleure sil te plait, une larme au moins" et une mollesse ambiante qui semble implorer "ne t'endors pas, je vais me rattraper". Et moi, je parle pas aux films que je connais pas !
Un superbe récit autobiographique et un très beau travail d’animation. La guerre, la terreur dans le prisme de l’enfance. Ça donne une vision simple et éclairante d’une dictature quotidienne aussi étouffante qu’absurde. Le plus déchirant avec les derniers évènements c’est de savoir que la chape est devenue plus mortifère que jamais.
Eduquer avec un dessin animé c'est possible. La réalisatrice permet à tous d'en savoir plus sur la guerre en Iran. La leçon est l'importance d'apprendre par soi-même et l'indépendance de défendre ce en quoi on croit. En suivant Marjane, on voit aussi la place de la femme dans la culture islamique: dure à assumer et à défendre.
Persepolis fait partie de ces bijoux d'animation (et de ces bijoux tout courts) qui nous font passer un vrai grand moment de cinéma. Au delà d'une animation sommaire mais par ailleurs d'une inventivité et d'une poésie rare, l'histoire de Marjane Satrapi arrive à se faire aussi drole parfois que tragique et émouvante à d'autres. La sincérité que dégage les personnages et les dialogues plus brillants les uns que les autres ne font que renforcer cette impression d'excellence que dégage cette oeuvre presque unique en son genre. De plus, l'ensemble est extrêmement bien doublée, la palme pour Danielle Darrieux, irrésistible grand-mère. Bref, incontestablement l'un des tout meilleurs films depuis le début de l'année 2007. Immanquable et magique.
Ce film d'animation, s'il est correct voire bon, est très largement surnoté. Cela s'explique probablement, outre l'atonie actuelle du cinéma, par le fait que tous les fanas de la BD sont allés voir le film et faussent ainsi l'appréciation générale. La note de la presse n'a que peu d'importance quand on sait le grand n'importe quoi qui règne dans le domaine. Je préviens les futurs spectateurs non affidés de la BD, vous risquez d'être un peu déçus. Non que cela soit mauvais, je l'ai dit... on rit franchement à certains moments, hélas trop rares. Le scénario se tient, le tout est parsemée de drôlerie et de bons mots, mais les dessins sont pauvres, l'humour et la morale trop téléphonés, et le film n'a en réalité rien d'original. Sans parler du fait qu'on s'ennuie à de nombreuses reprises. On passe un bon moment, sans plus, avec peut-être le regret que l'émotion ne parvienne pas réellement à passer, compressée entre gravité des évènements et légèreté du propos. On assiste en résumé à la vie intéressante d'une personne pas si intéressante que ça. Ne fallait-il pas alterner entre drôlerie et gravité, plutôt que s'échigner à faire sourire de tout?