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Charlotte28
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3,5
Publiée le 5 juillet 2022
Mêlant l'humour distancié ou le regard sarcastique de l'héroïne à un dessin bicolore représentatif de la noirceur du contexte politique, ce récit d'apprentissage dramatique se distingue par sa tonalité singulière ainsi que son esthétique qui prennent le pas sur une quelconque implication émotionnelle, la faute peut-être à la froideur de la voix profonde de Chiara Mastroianni. Une mise en scène réussie cependant de la trajectoire d'une jeune fille banale dans une situation chaotique. Intéressant.
Beeeurk ! Je conçois qu'il peut etre adoré mais Ce film parle d'un thème qui ne m'interesse pas, un graphique de dessin animé pourri, un humour qui ne me fait meme pas rire, tant pis, j'en ai profité pour dormir un peu, c'est le gars qui faisait le ménage qui m'as reveillé quand c'était fini !
Un dessin animé particulièrement singulier. Retraçant la vie d’une petite fille iranienne à l’époque de la révolution de 1978 jusqu’à son départ définitif du pays. Il a été fait le choix d’un noir et blanc qui rend à merveille à l’écran et ceux malgré la simplicité de l’animation qui l’a rend encore plus belle. Avec en toile de fond, une vision bien tranché de la vie politique en Iran et de l’usage de la religion, montrant avec une étonnante facilité sans tomber dans le cliché toute la tragédie de la situation dans le pays. Une vraie réussite.
Des dialogues crus, un film qui nous informe sur la situation en Iran, et plus particulièrement sur celle des femmes... Bref, rien ne manque, et surtout pas l'humour, pour faire de Persepolis un vrai joyau!
Aidée de Vincent Paronnaud, Marjane Satrapi nous raconte son parcours à travers un film d'animation, non pas extrêmement réaliste, mais empli de poésie. Le choix de l'animation apporte une saine distanciation et permet à l'auteur de faire preuve de légèreté et d’auto-dérision sans tomber dans une caricature vulgaire. Commençant en Iran, le film est formidable lorsqu'il aborde la révolution et la guerre à travers les yeux d'une petite fille. Loin d'édulcorer des événements dramatiques, Satrapi nous montre les moments d'humanité qui continuent au milieu des tragédies. Cette petite fille va grandir et ses opinions et points de vue vont évoluer. Elle va partir en Europe, et là son parcours devient un peu moins intéressant. Au milieu des déboires amoureux, on y perçoit tout de même les difficultés d'intégration et le déracinement. L'héroïne va souffrir de l'importance du regard de l'autre et son sentiment de n'être plus nulle part chez elle est palpable. Loin de l'exercice nombriliste que peut être l'autobiographie, "Persepolis" est un film salutaire.
Une plongée passionnante dans l'Iran des années 80 jusqu'au début des années 2000 à travers les yeux de la cinéaste et personnage principal, Marja Satrapi. L'animation en "trait de crayon" nous permet de rentrer dans le domaine du conte plus que du documentaire malgré la véracité des événements et d'accepter donc le film comme une narration prise dans un contexte socio-politique réel plus qu'un documentaire teinté de récit autobiographique.
De fait, ce qui frappe surtout au delà des événements racontés, c'est la force de caractère de Satrapi et la couleur des personnages qui l'entourent, qu'ils soient de sa famille ou des gens rencontrés au cours de sa vie. J'ai véritablement été plongé dans le film grâce à une narration tenue et concise ainsi qu'un rythme soutenu, effectuant le parfait dosage entre intimité, fresque nationale et parcours initiatique.
La qualité des dessins se prête au propos et le film semble donc aborder la juste distante avec son sujet pour toucher le spectateur sans pour autant le gaver de mélodrame et d'apitoiement. Il s'agit avant tout d'un film de rébellion personnelle plus que de rébellion collective qui discours finalement autant sur la condition de la femme au sens général que sur la condition de l'Iran. C'est pourquoi il trouve un résonnement dans nos sociétés occidentales, malgré l'évidente différence avec la situation du pays en question.
Quoi qu'il en soit, Perspepolis est donc un excellent film qui permet d'en apprendre plus sur ce pays de manière ludique tout en délivrant un récit initiatique passionnant, très drôle (l'humour du film est extrêmement bien maîtrisé) et bien réalisé.
Absolument affreux visuellement , contrairement à valse avec béchir (dont je ne raffole pas , loin de la même), persepolis envoi son petit message bien pensant , idéal pour obtenir de bonnes critiques . Peu audacieux à une heure ou les brulôts d' une toute autre virulence se multiplient , manquant singulièrement d'humour , persepolis est une imposture .
Avec Persepolis, le destin de l’Iran se mêle à celui d’une petite fille devenue adolescente puis femme, à savoir Marjane Satrapi qui recourt à l’autofiction pour mieux raconter de l’intérieur les bouleversements politiques et idéologiques alors à l’œuvre. La réalisatrice adapte sa propre bande dessinée et superpose trois échelles : celle de son pays, celle de sa famille et celle de son intimité difficilement sondable, occasionnant une dynamisme bienvenu et propose un dialogue original parce que mené à bâtons rompus. La discontinuité narrative – quoique l’ensemble privilégie la chronologie –, la liberté de tons et de registres, le sens de la répartie donnent vie à un vaste et complexe réseau tour à tour comique et tragique, constamment juste, qui offre autant de portes d’entrée à des spectateurs de tous âges confondus. L’inventivité de l’animation désamorce quelque peu le didactisme du propos par des libertés formelles d’ordre poétique à même d’apporter densité et complexité : ou comment le monde se voit réinventé plan après plan, scène après scène, en opposition au dogmatisme islamiste tourné, lui, du côté du figement des corps et des valeurs, par un noir et blanc qui détient – et l’expression sera peut-être naïve – toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Un pamphlet percutant.
Une oeuvre magnifique. L'enfance de Marjane Satrapi dans un Iran tristement restrictif. Certaines répliques font vraiment délirer et quelques scènes donne la larme à l'oeil. Une réussite indéniable.
Entre dessin animé humoristique et historique, "Persepolis" est une franche réussite. Visuellement simple, on s'attache aisément aux personnages, grâce à une narration exemplaire et un comique à toute épreuve. Intéressant et bien réalisé, il manque pourtant à ce film la touche des grands maîtres.
Comme beaucoup, j'avais découvert et apprécié dans Libération la bande dessinée de Marjane Satrapi, avec ses à-plats noirs et blancs et une narration qui évoquait "Maus" d'Art Speigelman, et c'est donc avec curiosité mais aussi une certaine inquiétude que je suis allé voir le film : de même qu'un bon livre ne fait pas forcément un bon film, une bonne BD ne débouche pas automatiquement sur un bon dessin animé.
Très vite, cette inquiétude s'est envolée. Non seulement on retrouve les principales péripéties et le ton si particulier de la BD, mais en plus la réalisation apporte ce qui est propre au cinéma, à savoir le mouvement et le rythme. Tout en restant d'une facture très classique (aucun recours à la 3D), le film utilise une large palette graphique : des couleurs pastels pour situer le moment de la narration (l'arrivée à Orly), un noir et blanc passant du high key au low key selon les humeurs de la narratrice lorsqu'elle raconte les événements de sa vie, et des formes très stylisées dans des teintes mordorées pour les récits imbriqués, magnifiés par l'imagination de la fillette, et tirant parfois vers les miniatures persanes. C'est cette diversité et ce mouvement qui manquaient tant à "Renaissance", le dessin animé de Christian Volckman.
Les auteurs sont allés chercher leur inspiration autant du côté des arts plastiques (l'horreur de Marjane devant la maison des voisins pulverisée par une bombe se figeant dans Le Cri de Munch), que du côté du cinéma, que ce soit l'expressionnisme allemand du point de vue visuel, que la référence revendiquée aux "Affranchis" de Scorcese pour l'énergie du montage et l'utilisation de la voix off.
Mais ce qui fait sans doute la réussite du film, c'est le mélange permanent de l'humour et de l'émotion, du dérisoire et de la morale. Emportés par la formidable vitalité de la gamine, on rit à la voir apostropher Dieu (secondé à un moment par Marx, elle n'est pas la petite-fille et la nièce de communistes pour rien), organiser une expédition punitive contre un pauvre binoclard fils d'un agent de la savak, ou s'enthousiasmer pour les Bee Gees ou Iron Maiden et manifester un incommensurable mépris pour Abba. Plus grande, elle conserve cette part d'enfance qui se manifeste par son interprétation toute personnelle d'"Eye of the Tiger" ou quand elle exécute dans son souvenir Markus qu'elle a découvert au lit avec une blonde.
Marjane Satrapi a su entraîner avec elle un casting voix de luxe : Catherine Deneuve et Chiara Mastroianni dans un nouveau duo mère-fille, et deux remarquables actrices pour la grand-mère : Danielle Darrieux dans la version française, et Gena Rowlands dans la version américaine. Il fallait ça pour porter cet admirable personnage, si droite dans ses valeurs et si truculente dans ses propos (elle accueille sa petite-fille qui à tellement grandi à son retour d'Autriche par un tonitruand "Tu vas bientôt pouvoir attraper les couilles du seigneur!").
Description impitoyable de la bêtise du régime des mollahs (le professeur des Beaux-Arts présente dans son cours sur Boticelli des diapos où les corps de la "Naissance de Vénus" sont camouflés, ou les dessins d'anatomie se font à partir d'un modèle entièrement dissimulé par son tchador), "Persépolis" parle aussi de plein d'autres choses, comme la douleur de l'exil, la culpabilité du survivant, la résistance quotidienne à l'oppression. Riche graphiquement, narrativement et émotionnellement, il a représenté la diversité culturelle française à Cannes, et ce n'est pas un hasard ni une injustice si, plus que les très franco-français "Les Chansons d'Amour" et "Une vieille Maîtresse", ce sont "Persepolis" et le franco-américain "Le Scaphandre et le Papillon" qui en sont repartis primés.
Film de propagande infâme. Mou, ultra-politisé dans une vision de grande bourgeoise américanisée (mais qui a souffert hein), anti-religieux (anti-chrétien et anti-musulman au profit de la cigarette libératrice comme on le voit dès le début du film), vulgaire (ça se sent obligé d'insulter à tout-va pour singer les hommes), misandre, Persepolis nous fait la totale sans aucune subtilité. Pas étonnant qu'il ait été à ce point encensé par la presse française. Reste pour le positif une esthétique très réussie et une belle bande-son (malgré un doublage souvent médiocre).
L'histoire contemporaine iranienne vue à travers les yeux d'une petite fille. Cette enfant, puis cette adolescente, c'est la réalisatrice Marjane Satrapi, adaptant sa propre bande-dessinée autobiographique. En 2007, "Persepolis" sortit en effet sur les écrans, précédé d'un énorme succès critique et également de nominations aux oscars. À travers ce pari, Satrapi montre surtout qu'elle n'est pas seulement une dessinatrice de talent, mais également une cinéaste à suivre. La première partie du film s'avère réellement captivante, dévoilant une esthétique remarquable, pourvue d'images marquantes, et également un côté cru dans l'énonciation narrative assez bienvenu. Inventif, "Persepolis" pose bien les jalons du destin de sa protagoniste dans son rapport à l'occidentalisation du monde. Cependant, cette litanie de prouesses visuelles et parfois cyniques trouvera ses limites dans la dernière partie de l'oeuvre, où la cinéaste se fixe désormais sur des étapes biographiques d'un moindre intérêt, trainant en outre son propos dans de regrettables longueurs. Par ailleurs, la tache de Satrapi n'échappe pas au piège attendu du manichéisme voyant le peuple éternellement bon face aux impitoyables autorités. À prendre moins comme dénonciation du chaos de ce pays que la reconstitution d'une jeunesse individuelle mouvementée.
Cela faisait un petit moment que je voulais voir ce film, mais je n'avais jamais eu l'occasion, jusqu'à aujourd'hui. Avec Persepolis j'ai appris certaines chose à propos de la révolution de l'Iran. L'histoire est poignante avec certaines scènes marrantes qui détend l'atmosphère du film assez pesant. Le fait aussi que le film soit en noir et blanc, donne une certaine beauté aux personnages et aux décors.