"Persepolis" est un film d'animation intelligent, engagé, terriblement irrévérencieux, mais par dessus tout courageux. Oser critiquer avec tant de férocité et d'humour la révolution islamique en Iran, et donc par ricochet le régime iranien actuel, cela relève du génie et d'un vrai courage politique. L'intensité dramatique est présente tout le long du film, qui démontre et démonte tout le système répressif du régime qui prévaut dans ce pays depuis 1979.
Un dessin mou qui semble ordonner "contemple moi, aime moi, par pitié". Une histoire historique que semble gémir "pleure sil te plait, une larme au moins" et une mollesse ambiante qui semble implorer "ne t'endors pas, je vais me rattraper". Et moi, je parle pas aux films que je connais pas !
Evoquant le quotidien d'une jeune Iranienne a l’époque de la chute du Chah ,cette très belle chronique poétique nous conte avant tout l'histoire universelle d'un exil. Reprenant le scénario des 4 BD homonymes et largement autobiographiques ,la cinéaste s'appuie sur de magnifiques graphismes d'une étonnante simplicité pour dépeindre sa vision a hauteur d'enfant des évènements.Persepolis mêle le rire aux larmes, sans faire l'impasse sur les ravages de la dictature islamiste avec son lot d'intolérances et d'arrestations. Drôle et poignante, éducative et captivante ,cette plongée au coeur d'une double révolution (historique comme hormonale) se révèle agréable a suivre , l’extrême soin apporté au casting voix renforcant un peu l'immersion dans cette histoire pourtant a priori tres peu "bankable".
Juste magnifique ! Quand on voit ce film, on ne peut pas s'empêcher de penser aux évenements de cet hiver... Et on se rend compte à quel point le challenge qu'ils ont a relevé est important... En tout cas; bravo ! pour moi, ce dessin animé a tout d'un grand film !
16 171 abonnés
13 133 critiques
Suivre son activité
1,5
Publiée le 5 juin 2011
Grâce à "Persepolis", les livres puis le film de Marjane Satrapi et de son comparse Vincent Paronnaud, on sait tout de l'enfance et de l'adolescence de Marjane Satrapi, auteur, dessinatrice et maintenant cinèaste, d'origine iranienne! Malheureusement le vocabulaire familier voir vulgaire de ce film d'animation apprend des grossieretès au plus petit enfant regardant ce film bien surfait et finalement très dècevant! Les graphismes en noir et blanc ne sont guère èblouissants pour la rètine et les voix des acteurs (Catherine Deneuve, Danielle Darrieux ou Chiara Mastroianni), trop identifiables, font perdre une belle part de son authenticitè! De l'ironie, de l'insolence de la part d'une rèalisatrice engagèe mais certaines scènes de "Persepolis" laissent vraiment de glace notamment le passage a la vie adulte de Marji...
Au début le graphisme, assez sommaire, choque un peu ; mais on s'y habitue vite pour finalement suivre cette histoire, très bien racontée, avec intérêt.
Un très beau film d'animation autobiographique de Marjane Satrapi, qui retrace son enfance en Iran, ses quelques années passées en Autriche, son retour en Iran et enfin son arrivée en France. Son histoire est semée d'embûches, certaines liées à l'histoire de son pays, d'autres à son histoire personnelle, et elle parvient à les retranscrire avec une franchise et une dignité touchantes. Mais elle laisse également place à l'humour : drame et comédie se confondent dans "Persepolis" à la perfection. Graphiquement intéressant, ce film est une vraie réussite.
Marjane Satrapi nous livre avec humour et émotion son histoire personnelle, bouleversée par les évènements politiques en Iran dans les années 70-80. Petite fille, elle compare avec ses copines qui, dans leur famille, a passé le plus de temps en prison. Puis, ce sont les années d'exil en Autriche, seule dans un monde où elle ne parvient pas à se faire une place, elle, l'ado paumée reniant ses origines. Le retour en Iran, bien des années plus tard, lui permettra de se reconstruire pour devenir une femme solide et forte d'une expérience unique. Son récit, parfois drôle, souvent bouleversant, est aussi un hommage à sa famille aimante et tolérante, ainsi qu'au peuple iranien, dont l'image collective est trop souvent associée à une bande de fanatiques religieux. En cela, Persepolis rappelle que la liberté est un bien précieux. Un film fort, et visuellement magnifique !
Magnifique conte sur l'histoire de l'Iran après la chute du dernier Shah, du point de vue d'une jeune fille aux allures rebelles. Le film balance entre scène d'humour et de drame avec brio, l'animation est original et poétique, c'est une grande réussite.
Excellent film, un peu dans la veine de Valse avec Bachir que j'avais également trouvé succulent. En plus de nous en apprendre plus sur l'histoire de l'Iran et ainsi faire tomber pas mal de préjugés sur ce pays et sa culture, le film regorge d'humour, d'émotion, de poésie. La réalisatrice Marjane Satrapi a signé ici un sacré petit bijou autobiographique, passionnant et esthétiquement réussi. Le noir et blanc, parsemé de temps en temps de scènes en couleurs, met en valeur la beauté du sujet traité et on s'attache très rapidement à cette jeune femme et son passé, notamment sa grand-mère très drôle. Vraiment un film très poétique sur la liberté, l'adolescence, le différence, qui dénonce autant les malheurs qu'elle a pu subir dans son pays d'origine que les préjugés qu'on a en Europe vis-à-vis de ce pays. C'est à la fois incisif et fin, agréable à regarder et instructif. Que demander de plus ?
Fin, intelligent, humain, profond sans jamais être moraliste ou manichéen, Persepolis offre un rayon de soleil en noir et blanc et redonne espoir en terrassant les préjugés.
L'approche est intéressante, témoigner de la révolution islamique en Iran du point de vue de la contestation silencieuse. Mais ça reste très peu joli à regarder, assez ennuyeux, et relativement plat. Puis la moralité de l'histoire qui consiste à vivre la dictature islamique sous la plus docile soumission publique, et la plus grande manifestation d'intégrité en privé à l'abri de tout regard, en proposant l'exil comme seule issue, c'est pas très original. Comparaison : pendant l'occupation Allemande en France, il y avait la résistance (les héros), les collabos (les traitres), et les autres (les lâches), ici c'est pareil, c'est l'histoire des autres, pas très glorieux en somme.