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4,0
Publiée le 13 mai 2026
Avec Les Promesses de l’ombre, David Cronenberg transforme le polar mafieux en une dissection clinique de la violence, du corps et des mécanismes d’appartenance identitaire. La mise en scène froide et méthodique instaure une tension constante, où chaque geste semble chargé d’une menace sourde et irréversible. Viggo Mortensen livre une performance exceptionnelle de retenue et d’ambiguïté, culminant dans l’impressionnante scène du hammam, d’une brutalité aussi réaliste que symbolique. Derrière son intrigue criminelle, le film explore surtout la transmission de la barbarie et la difficulté d’échapper à des structures sociales fondées sur la domination et le secret. Malgré une conclusion légèrement plus conventionnelle que le reste du récit, l’ensemble conserve une maîtrise formelle remarquable.
Bon casting et une histoire qui tient la route. Mais pas assez immersif et assez lent parfois. J'ai eu du mal à vraiment m'intéresser au film. Le rythme était peut-être inégal donc j'ai décroché à certains moments. Le dénouement est assez expéditif.
Eastern Promises est un film complexe, rempli de rebondissements. On arrive bien à entrer dans l’œuvre, avec des sujets intéressants. Le film reste toutefois assez froid : j’ai eu du mal à partager les émotions des personnages et je suis resté assez détaché des événements.
Un film de mafia à la fois limpide et dense, où chaque scène compte. La violence, stylisée et théâtrale, reste toujours lisible, portée par des personnages très marqués.
Au-delà du crime organisé, le film explore avec intelligence la filiation, l’identité et l’héritage. Un récit sombre, maîtrisé et profondément marquant.
Un Cronenberg sans fantastique mais avec beaucoup de sang, sur la préservation de l'innocence face à la barbarie. Viggo Mortensen et Armin Mueller-Stahl composent des personnages ambigus.
Contrairement à son habitude, David Cronenberg signe un long-métrage dont le contenu scénaristique reste très conventionnel. Sorti en 2007, ce thriller policier nous plonge au cœur de la mafia russe installée à Londres. Même si l’histoire est bien rythmée, avec notamment une scène de violence particulièrement éprouvante en raison de son réalisme stylisé, l’ensemble se complait dans une intrigue sans enjeu. A l’exception de la prestation remarquable de Viggo Mortensen, les autres personnages demeurent cantonnés dans des rôles mineurs (Naomi Watts), voire caricaturaux (Vincent Cassel). Cette absence d’envergure psychologique résonne un peu comme un revers de la part du réalisateur canadien. Bref, un film convenable qui nous conduit à la frontière entre le Bien et le Mal.
David Cronenberg livre ici un thriller sombre et brutal, dont la violence, contenue, infuse tout au long d’un récit mis en avant par une excellente réalisation, à la fois feutrée et brute. Le film est auréolé d’une belle distribution, avec notamment le toujours aussi brillant Vigo Mortensen.
Un thriller intense porté par des performances remarquables, notamment celles de Viggo Mortensen et Naomi Watts. L’intrigue sombre et captivante explore les thèmes de la loyauté et de la trahison avec une tension constante. Une réalisation maîtrisée qui tient en haleine du début à la fin.
Un très bon scénario, original, pour ce film. Mais dommage que la fin ait été confiée au stagiaire… Bateau ! Il ne manquait plus que spoiler: le chauffeur au jardin, à cultiver des patates …
A Londres, une sage-femme découvre découvre, dans les affaires d'une adolescente russe décédée en couches, son journal intime. Le film de David Cronenberg est une incursion dans la mafia russe et ses rituels qui a quelque chose d'intimiste au sens où elle ne déborde guère du restaurant londonien du parrain Semyon (Armin Mueller-Stahl, tout en sobriété et autorité) et du trio que ce dernier forme avec son fils inconséquent et sans carrure (Vincent Cassel) et son chauffeur-factotum NikolaÏ (Viggo Mortensen), costume-cravate, taciturne et inquiétant. Ce dernier est le personnage central du film, sur l'ambiguité duquel -une allure de tueur féroce mais un semblant d'humanité dans le regard- repose une part mystérieuse de l'intrigue. Emaillée de séquencesspoiler: violentes et sanglantes , cette chronique mafieuse, antithèse du style frénétique scorsesien, avance lentement, bâtissant une histoire dramatique, à la fois inattendue et logique, et plus soucieuse d'ébaucher des caractères que de proposer un contenu, une action spectaculaires et denses.
Un film noir sur la mafia russe à Londres, c'est original, bien joué (sauf Vincent Cassel qui surjoue), belle scène de combat dans le hammam qui permet d'admirer la plastique de Viggo Mortensen, nu comme un vers. Sinon l'histoire est cousue de fil blanc
Un petit produit bien calibré se regardant sans trop de difficultés mais qui n'a ni étincelle, ni éclat. Une histoire potentiellement intéressante mais d'un côté, le mélo que vit la brave sage-femme et de l'autre, la mafia russe qui tente de gérer ses problèmes internes. Et ce sera à peu près tout ce que l'on aura. Viggo Mortensen y est très bon, c'est un fait, mais il est bien le seul. Naomi Watts, promenant son adorable frimousse y est reléguée au second plan, alors que c'est par elle que tout est déclenché. Vincent Cassel... on a simplement envie de croire à une mauvaise blague. Les autres, quant à eux, récitent leur partition de manière bien scolaire. Franchement, même si j'ai toujours eu des réserves ("Dead zone" et "Videodrome" exceptés), j'ai une nette préférence pour les Cronenberg des années 70 et 80 (ceux des années 90, sauf "eXistenZ" me sont inconnus), ils avaient du caractère et de la personnalité. Là où des films comme "History of violence" ou ces "Promesses de l'ombre" sont aussi lisses visuellement que dans le propos.
bah c'est ce que j'aurai aimé voir dans History of Violence... Les personnages sont vraiment complexe, et sont intéressent a suivre... Pas un chef d'œuvre non plus le film n'est pas assez "impactant" il manque un truc qui te mette une méga claque, mais vraiment excellent film
Porté par la mise en scène ciselée de Cronenberg, et le jeu brillant de ses acteurs et actrice, Les Promesses de l'ombre parvient à tenir une ambiance lourde, pesante, et nous emporte avec le destin de ses personnages tourmentés.