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manoj94
55 abonnés
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5,0
Publiée le 29 janvier 2010
Voilà ce que j'appelle du grand cinéma ! Tout simplement époustouflant et percutant ! On reste littéralement scotché dans son fauteuil tant il y a d'intensité et de rythme. On en oublie carrément que ce film dure plus de 150 minutes ! Les acteurs sont éblouissants, l'histoire nous tient en haleine du début à la fin, les images se veulent au plus près de la réalité carcérale : bref, 4 étoiles sans problème !
Heu... nul! Mais vraiment nul de chez nul! Je ne comprends pas du tout le grand nombre de critiques élogieuses, avec leurs descriptions pseudo-intellectuelles... J'ai voulu mettre 0, mais apparemment, ce n'est pas possible et la plus basse note est 0,5. Même pas envie d'argumenter sur une nullité pareille car j'ai déjà perdu 155 minutes de ma vie en regardant ce film!
La critique professionnelle criant au chef-d'oeuvre absolu, j'avais l'espoir de faire chorus : hélas non, non ! C'est pas mal fait, et cela se laisse visionner sans déplaisir (encore que le format de deux heures et demie réserve quelques longueurs), mais l'histoire est assez convenue, qui fait appel aux codes et acteurs attendus du genre (le caïd corse et ses séides, matons corrompus compris, d'un côté, les barbus ou l'émergence irrésistible de la criminalité de banlieue qui ravit sa place au milieu de tradition par le premier, de l'autre) avec surenchère dans la violence et le sordide. L'initiation du jeune héros (un bon point pour l'interprète, très à l'aise dans ses baskets de Rastignac de la crapulerie), pour autant, aurait pu démarquer le film de Audiard et en faire un produit unique. Mais de "Prophète"; il n'y a point ici, car l'évocation récurrente par Malik de son ami imaginaire d'un genre particulier, ou quelques belles images de chevreuils, ne suffisent pas à donner le lyrisme nécessaire aux ambitions revendiquées par ce beau titre. Cette fiction qui a la sécheresse et le détachement d'un documentaire (bien peu d'émotion dans tout cela) se regarde comme tel, et risque de s'oublier vite.
Un prophète est à ce jour le meilleur film de Jacques Audiard, jusqu'alors un cinéaste qui m'avait semblé surestimé. Bien que long, Un prophète tient assez la distance grâce cette fois à un scénario très travaillé. La mise en scène est fièvreuse, intense et Audiard dirige au mieux Tahar Rahim, le jeune rebeu, vraie révélation qui donne à son personnage toute son ambiguité, et Niel Arestrup, qui trouve ici son plus grand rôle, à la fois terrifiant et pathétique. Sa dernière scène est superbe quoique un peu déjà vue. Le découpage du film booste la narration et permet au prophète de rebondir et de se remettre à chaque fois en question. Le film fonctionne beaucoup sur les langages qui accentue le pessimisme sans issue de la prison. Très personnel, Audiard ne semble ici ne prendre de références que chez Coppola (voir l'ascencion fulgurante de Michaêl Corléone dans les deux premiers Parrains). Bien qu'il soit un bon meilleur film, on ne doit pas oublier d'émettre des réserves sur sa prévisibilté (surtout les deux derniers tiers ; les quarante cinq premières minutes du film sont les mieux réussies). De plus, Jacques Audiard a toujours ses tics de mise en scène et son empathie envers Malik a quelque chose de douteux et la trajectoire du héros, quoique prévisible, est aussi peu probable. Un bon film sans aucun doute avec de grands moments de grâce (l'agonie du beau frère) mais qui n'atteint pas le niveau du Trou de Jacques Becker et encore moins de la meilleure série depuis 30 ans : Oz, qui relatait l'univers de la prison avec encore moins de complaisance envers ses héros.
2h30 de film et 1h30 d'ennui total, c'est long au bout d'une heure on décroche complètement des dialogues quasi inutile la seule chose positive c'est le jeu de Tahar Rahim et de quelques détenues sinon c'est plat. Le final est vite expédié.
un film sur le milieu carcéral très bien orchestré et très réaliste, même si la réalisation manque de violence à mon goût...Tahar Rahim est convaincant dans son rôle !!!
Un petit film assez sympa sur l'univers carcéral. Sans pour autant tomber dans l'hystérie qu'a suscité la presse, le tout est assez classique. Seul le côté surréaliste peut sembler intéressant, le reste est bien banal.
L'ascension du "prophète" me semble bien exagérée et enjolivée, dans le même genre que Scarface, ce qui ruine quelque peu la vraisemblance du film. Pour le reste, c'est une assez grosse claque! Un film français de cette qualité, c'est déjà tellement rare. Des acteurs à ce niveau, c'est puissant aussi. Buzz mérité!
Un film mythique du genre porté par un casting diversifié et impliqué. Rien à redire de cette oeuvre des plus brillantes de Audiard. On lache pas l’écran tout du long. Même si la similitude n’est pas évidente j’ai retrouvé du “Le Parrain� en ce qui concerne l’atmosphère lourde et pesante d’un individu qui tente d’exister dans sa nouvelle famille, mais à quel prix.
Ce n’est pas un prophète, c’est un larbin de prisonnier au service des corses, la jeunesse fragile ne sait ni lire ni écrire d’emblée en pleine gueule du loup, on l’apprendra par la suite, une virée de case prison au banditisme libertaire, que c’est du pipeau. Ça ne prétend donner une mauvaise image de l’Islam, ses fidèles ne sont pas tous des terroristes. Au menu surprise du scénario, le gang suprême qui domine le milieu carcéral français, les bandits Corsica, ces nationalistes sont des tendres comparés aux chefs de guerre d’ailleurs. Ils ne sont tous aussi négatifs au-delà de cette fiction vue apparemment comme le plus laïque qu’il soit, cela se situe vers la fin des années 90 au début 2000, le passage du franc à l’euro comme symbole. Le réalisateur s’inspire sans complexe, de part l’ambiance musicale, du cinéma américain d’où la tentation du remake, l’exil de son futur projet, j’en reste insensible. Brutalité, rasoir ensanglanté, corruption du sytème étatique abordé avec peu de pertinence voir inexistante, on ne verra rien, quoi de neuf docteur ? Le communautarisme est pesant dans une prison de malade en exemple peu enjolivée.
Audiard s'inspire ici outrancièrement du film "Scarface"; le moins bon, celui de De Palma.D'ailleurs, son univers carcéral est bien plus Américain que Français, malgré la présence franco dano corse de Niels Arelstrup. Le film raconte en effet l'ascension d'un jeune délinquant vers les sommets du grand banditisme, trahison à la clef, comme dans ledit Scarface. Bref, pas très original, d'ailleurs, c'est (mal) filmé caméra à l'épaule, c'est à la mode. Et quand le film se prétend singulier, c'est aussi souvent artificiel: quel sens à ces inserts de texte au milieu du film ou à la préscience du héros? Le pauvre Tahar Rahim, aux césars usurpés (un seul aurait déjà été beaucoup...) n'a guère de charisme. Le fim est sauvé par le génial Niels Arelstrup et une mise en scène tranchante et précise comme une lame de rasoir.
ITINERAIRE D'UN ENFANT GATE. On en fait peut être un peu trop sur Audiard. Certes, son film de prison tient la route, et le duo Rahim/ Arestrup formidable, mais on finit par se lasser de tourner en rond dans la cour pendant plus de 2 heures 30.