C'est vrai qu'il ne casse pas de briques (ohoho) ce petit thriller anglais n'ayant pas eu les honneurs d'une sortie française. Malgré tout, j'avoue y avoir pris un certain plaisir, et ce pour plusieurs raisons. D'abord le contexte, plutôt bien retranscrit et doublé d'une reconstitution solide des 60's, période toujours très « classe ». Ensuite, le scénario a beau avoir un air de déjà vu, celui-ci reste plutôt bien ficelé et entouré d'un minimum de mystère, si bien que l'on suit les différents rebondissements sans ennui. Enfin, la relation unissant les deux protagonistes, teintée de respect mutuel tout en gardant une certaine complexité, entre méfiance et complicité que l'on ressent d'ailleurs jusque dans les dernières minutes. A ce titre, si Demi Moore n'est pas la plus grande actrice d'Hollywood, il faut reconnaître qu'elle passe bien à l'écran et possède beaucoup de charme, sans parler d'un physique évidemment ô combien avantageux... Après, « Le Casse du siècle » n'a rien non plus d'inoubliable et comporte quelques curiosités (Lambert Wilson en inspecteur britannique à l'accent par ailleurs impeccable), mais on se satisfait d'avoir vu ce que l'on était venu chercher : un divertissement agréable et plutôt élégant. Honnête.
Un film de casse classique mais pas désagréable que Le Casse du siècle, qui certes n’est pas le meilleur dans son genre, mais peut quand même compter sur des atouts. Bien sur son duo d’acteurs principaux, avec Michael Caine et Demi Moore. Cette dernière prouve que lorsqu’elle sait choisir ses rôles elle est une actrice de grande qualité et sous-estimée. Elle s’empare avec beaucoup de finesse de son personnage, et livre une prestation fort agréable, sans lourdeur. Caine bien entendu reste pareil à lui-même. Sa réputation est faite comme on dit, et lui aussi, sans se forcer, offre une prestation maitrisée. On le sent néanmoins un peu plus tiède que Demi Moore, un peu plus dilettante, mais enfin, il reste bien convaincant. Pour le reste c’est secondaire puisque les acteurs apparaissent peu, mais on notera quand même la présence sympathique de notre Lambert Wilson national. Le scénario est porté surtout par le travail sur les personnages. Curieusement le casse est peu montré, et n’a rien de très fabuleux. Dans le genre si on cherche un film de casse, un vrai on pourra préférer nettement Braquage à l’anglaise. Le film ici se concentre sur ses personnages, sur leurs motivations, sur leur état d’esprit, sur leur relation entre eux… Il ne faudra donc pas attendre beaucoup d’action, et Le Casse du siècle souffrira forcément de cette dimension un peu « expédié » du casse, de l’enquête qui s’ensuit… Je dirai que Radford a fait un choix intéressant, mais qui a clairement des conséquences sur certains aspects du film. Sur la forme le métrage reste très classique. Propre, mais très classique. Décors solides, belle photographie, mise en scène un peu molle mais pas déplaisante, le film a une esthétique soignée, mais on ne pourra guère nier qu’il a un aspect assez académique, et que l’ambiance peine à vraiment s’installer. Il y a de bons morceaux (égouts…) mais globalement Le Casse du siècle est à l’image de son titre, sans grande truculence et sans grande volonté de surprendre. C’est un peu plus pointu sur le plan musical, mais sans plus non plus. En conclusion Le Casse du siècle est un film qui marquera surtout des points pour ses acteurs, et pour sa manière un peu différente d’aborder le film de casse ou de braquage. Ça se laisse voir sans déplaisir, mais ce n’est pas non plus hautement mémorable. 3.
Un vrai bijou ce film ! Il y a du Hitchcock, de l'humour british, une interprétation formidable de Demi Moor et Michael Caine, la reconstitution de la City. Pourquoi ce film est il passé inaperçu ? Sans doute parce que ce réalisateur est bourré de talents.
Tout en finesse ! Prouesse inattendue de Michael Radford, réalisateur de cette palpitante intrigue intelligemment scénarisée. Michael Caine est étonant et tient pour moi un des plus grand rôle du cinéma des années 90, analytiquement étonnant pour ce casse du siècle, qui peut prétendre aussi être celui du cinéma. Demi Moore est juste, le résultat est excellent!
Un film du genre relativement classique en tout point. Des acteurs à la hauteur de ce que l'on leur demande. Et un pitch permettant au spectateur de ne pas s'ennuyer, en nous réservant plusieurs bonnes petites péripéties. En soit, sa parait un peu déjà vu... Du piochage à droite, à gauche. Enfin comme souvent dans les films. Il n'y a maintenant plus grand chose de vraiment inédit, surtout sur ce thème. Passé inaperçu en salle, ce film aurait quand même pu trouver son public et faire quelques milliers d'entrées. Même si cela n'aurait pas été le film du mois. Vu ce que l'on peut nous présenter parfois, il est de qualité. Alliant polar/drame... Cela nous passe un petit moment pas inoubliable, mais tout à fait regardable. LE visuel et les plans étant majoritairement bien mis. Pourquoi pas. LE film est passé inaperçu dans les salles, mais existe en VOD, DVD.... donc si vous avez un peu de temps ou vous voulez un peu "d'action" sans trop réfléchir.
Un très très bon film, bien réalisé et bien scénarisé. Dialogues précis impeccablement interprété par Michael CAINE. Enfin une histoire et surtout une approche peu banal pour un film de casse ; car au final on ne cherche pas à savoir qui ou quand ils vont se faire coincer mais bel et bien où est le butin, ce qui en soit est assez fort. Un film à voir.
Une trés bonne surprise et aussi un étonnement: ce film n'est pas sorti au cinéma? C'est à se demander ce qui motivent les choix des distributeurs parfois. Certes on reprochera une histoire convenue, un dénouement convenu mais l'ambiance fait qu'on suit le film avec plaisir. Michael Caine éclabousse le film de son talent alors que Moore assure le minimum syndical mais apporte en même temps une grande présence physique. Bref une histoire de casse pas plus ridicule qu'une autre et qui mérite au moins une vision.
Je dois être une des rares personnes à avoir vu ce film au cinéma... En effet, j'avais eu la chance (sic) de voir en avant-première ce film qui n'est finalement jamais sorti ! Et pour cause, qu'est ce que c'est mauvais ! Un scénario peu intéressant, ne décollant jamais vraiment, et dont les seuls moment intéressants sont gâchés par une Demi Moore exécrables ( tout comme le maquillage censé la vieillir ! ) ou par une réalisation trop fade... Pour couronner le tout, Michael Caine est loin de son niveau et Lambert Wilson pas crédible pour un sous... Comme quoi, les avant-premières, ce n'est pas toujours bénéfique...
À Londres M. Hobbs (Michael Caine) travaille de nuit comme homme d'entretien depuis environ 16 ans chez London Diamond Corps. Hobbs attend de prendre sa revanche pendant des années et il cherche de l'aide auprès de Laura Quinn (Demi Moore) qui est cadre dans cette entreprise, pour l'aider à voler des diamants de la "maison"...Les performances sont excellentes, il y a un bon rythme et une bonne tension entre Michael Cain et Demi Moore. La réalisation est très stylée (comme d'habitude avec Michael Radford) donnant une superbe image qui met en valeur les décors et les acteurs. Ce n'est pas plein d'action mais ce n'est pas sensé l'être non plus. Je pense que ce film est parfait, une histoire très intelligente, intéressante, intrigante et pas previsible, avec des performances exceptionnelles de Moore et Caine !!!
En 2007, le grand Michael Caine présent sur les écrans de cinéma depuis 1956 avec déjà 104 longs métrages à son actif semble avoir retrouvé un second souffle après une décennie 1990 très peu prolifique. Désormais arrivé à un âge respectable, l’acteur britannique au registre très étendu s’accommode parfaitement de ses cheveux blancs, trouvant désormais des emplois qui ne le placent pas toujours en haut de l’affiche comme lorsqu’il officier auprès de son nouveau réalisateur fétiche Christopher Nolan qui en a fait le majordome distingué de Bruce Wayne alias Batman. Résultat près de 50 films de 2000 à 2023 ! Pas mal pour un homme étant passé durant la même période de 68 à 91 ans ! Désormais avoir Sir Michael Caine dans son casting ajoute une touche british vintage de classe appréciée à des productions qui ne sont peut-être plus aussi brillantes qu’autrefois. En 2007 donc, l’acteur rejoint son compatriote Michael Radford, réalisateur du « Facteur » (1994) et du trop méconnu « Dancing at the Blue Iguana » (2000), pour un film de casse dont il connaît parfaitement les règles du genre pour en avoir enchaîné quelques-uns (« Un hold-up extraordinaire » de Ronald Neame en 1966, « L’or se barre » de Peter Collinson en 1968, « Banco à Las Vegas » d’Ivan Passer en 1977 ou encore « Double Arnaque » de Michael Winner en 1990). Lui sera adjoint pour l’occasion une partenaire de charme avec Demi Moore toujours en relance de sa carrière et qui avait déjà interprété la fille de Caine en 1984 dans « La faute à Rio » de Stanley Donen. À partir d’un scénario original d’Edward Anderson, l’intrigue emmène le spectateur dans les couloirs feutrés et spacieux du siège londonien du plus gros négociant de bijoux d’Europe. Là, travaille un vieil homme d’allure bonhomme qui le soir après la fermeture effectue le ménage des locaux spoiler: et plus spécifiquement celui du couloir menant à la salle du coffre. De son côté Demi Moore est une cadre dirigeante qui a du mal à s’élever jusqu’aux plus hauts échelons du conseil de surveillance. Affable au possible, le vieil homme qui voit et entend tout va informer la jeune femme de l’avenir que lui réserve le PDG de la grande réserve traitant essentiellement avec l’Afrique du Sud. Dès lors ces deux-là qui ont sans doute quelques comptes à régler avec la société qui les emploie vont fomenter un coup exceptionnel . Formidablement agencée, oscillant entre et ironie grinçante l’intrigue ingénieuse est tout-à-fait roborative grâce à deux acteurs en parfaite symbiose et un réalisateur efficient sachant orchestrer le suspense en alternance avec les saillies cocasses. On peut donc se laisser porter par ce « Casse du siècle » auquel rien de notable ne peut être reproché. Michael Caine montre ici qu’il en a encore sous le pied. La suite on l’a dit ne viendra pas infirmer cette impression