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Laurent d
21 abonnés
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1,0
Publiée le 7 mai 2008
Miguel Courtois s'était déjà interressé à la lutte contre l'ETA avec l'exellent el lobo ou Patrick bruel jouait le role du chef de l'eta . Gal est dans la meme veine . Ce scandale sur la lutte anti eta radicale initiée en sous main par l'etat espagnol a été un enorme scandale . Traiter ce sujet est d'un point de vue historique extremement interressant pourvu qu'on s'interresse à lhistoire espagnol. Sur un cannevas qui n'est pas sans rapeller les hommes du président, miguel courtois ,nous livre un film un brin decevant . Meme si les acteurs n'ont rien à se reprocher , certains aspects de leur personnage ne sont qu'efleuré et meriterait d'etre d'avantage mis en valeur (relation entre les deux journalistes). Mais surtout, ce qui peche , c'est la mise en scene . le fil conducteur n'est pas toujours tres clair, la multiplicité des personnages n'arrange pas les choses . au final , on a l'impression d'etre devant un bon téléfilm alors que l'on aurait aimé etre devant un super thriller politique de la veine de JKF ou des hommes du president .
Un film plus tourné sur la forme documentaire que policier, l'intrigue en devient parfois ennuyeuse tout comme le rythme. Le gros défaut du film est aussi son manque de rigueur narrative qui perd le spectateur toutes les dix minutes avec des sauts dans le temps insaisissables et sortis de nulle part. Heureusement le sujet est très intéressant et les acteurs justes.
"GAL", acronyme du Groupe Antiterroriste de Libération, est à ranger plus ou moins aux côtés du diptyque Mesrine. Datant de 2006, et s’appuyant sur des faits réels qui ont secoué le pays basque entre 1983 et 1992, ce film est un bon thriller documentaire rondement mené par Miguel Courtois. La réalisation est appliquée, et détient à peu de choses près le même rythme que "Mesrine l’instinct de mort", lequel sortira deux ans plus tard. L’intrigue est très intéressante et captive assez facilement, si toutefois vous le regardez au calme car l’intrigue est somme toute assez complexe, comme tout sujet ténébreux et inavouable qui implique le milieu politique. Pour autant, on se perd un peu dans les flashbacks et c’est là que mon premier bémol arrive (une demi-étoile enlevée). L’histoire est tellement alambiquée qu’elle parait au final survolée, tout comme le stress des journalistes qui sont confrontés à diverses pressions et menaces, et ici vient mon deuxième bémol, enlevant encore une demi-étoile. Partant d’une note moyenne de 2,5, il ne nous reste plus grand-chose. Qu’à cela ne tienne, José Garcia s’en sort très bien dans un rôle on ne peut plus sérieux, bien loin des rôles de clown lourdingue qu’on lui connaît. On regagne donc une demi-étoile, plus encore une autre puisque je donne une mention spéciale à Jordi Mollá, excellent dans son rôle de sous commissaire corrompu par les hautes instances qui auront fait de lui ni plus ni moins un fusible, mais un fusible qui refuse avec entêtement de péter. La musique composée par Francesc Gener est magnifique et accompagne admirablement le film, et apporte encore une demi-étoile à ma notation. Tout en montrant la dure réalité du terrorisme, la réalisation est sérieuse et sans cache-misère, les temps morts ayant ainsi été bannis et rendus inexistants (et hop, une demi-étoile de plus). La photographie est parfois intéressante, notamment quand elle s’attarde sur l’expression des visages, et l’image ne souffre pas d’effets spéciaux jetés en pâture, faisant de cette œuvre un film très humain. On a juste droit à une séquence de pyrotechnie, ce qui est simplement suffisant au vu de la mouture du film. Le réalisateur a donc su ne pas tomber dans les pièges que tendait le sujet, et c’est là que viendra ma dernière demi-étoile, arrivant ainsi à quatre. Si le film avait été plus approfondi, avec des flashbacks mieux maîtrisés, je pense que ce film, malheureusement méconnu, aurait eu un retentissement commercial et médiatique bien plus important. De plus, j’ai eu grand plaisir de voir des lieux que je connais, comme le Fort de Socoa qui garde fièrement la baie de St-Jean-de-Luz, sites que j’ai eu l’occasion de visiter. A noter : la présence surprenante dans ce film espagnol Bernard Le Coq, le grand cuisinier d’Une famille formidable, mais à la prestation ici que je qualifierai de ni bonne ni mauvaise.
L'histoire d'un couple improbable de journalistes qui vont chercher la petite bête à l'ETA et au GAL, ce qui est dangereux en Espagne. On va commencer par ce qui fâche. Ce n'est pas parce que Besson veut donner un coup de pouce à tous les jeunes sortis de l'école (ils sont moins chers) qu'il faut les accepter avant leur diplôme de fin d'année. Par exemple, avec un plan totalement flou (répété) de 10 secondes sur un visage. Une caméra aussi énervante que les soupes hollywoodienne à force de tremblements dans un cinquième des scènes. Une version française assez minable, et un bruitage qui ne l'est pas moins (essayez de trouver une différence aux déclics des innombrables appareils photos). Sans parler des mélanges des genres au niveau esthétique ou le flash-back systématique comme seul système pour faire passer l'indigeste suspense à l'envers. Je finirais pas l'emphase particulièrement étonnante dans les (belles) scènes de la fin, comme si tout d'un coup le réalisateur avait compris qu'il voulait faire un film existentialiste et plus un documentaire déguisé. Bref, tout n'est pas encore parfaitement au point, mais comme l'histoire est vraie et qu'elle montre que dans ce monde, personne n'est parfait, l'intérêt du film, malgré son petit côté série TV ou série B ne souffre pas. Les acteurs font de leur mieux, et c'est vrai que la crédibilité du casting n'est pas évidente (Lecoq en président !), ça se laisse regarder. Et écouter puisque la bande son est travaillée à la fois seventies et actuelle. Tout est bien croqué, le côté poisseux de l'ensemble, tout en restant volontairement « lumineux », est divertissant. Et comme rendre passionnant une histoire écrite par d'autres sur un sujet assez anecdotique (par rapport au Watergate par exemple) n'est pas si facile, ce GAL s'en sort avec les honneurs.
Passionné par son sujet, Miguel Courtois nous sert deux films sur l’E.T.A. Autant le premier « El Lobo » était passionnant que le second « G.A.L » est soporifique. Manifestement, Courtois, voulant se montrer impartial, a tenté de nous faire le portrait, aussi précis que possible, des deux organisations opposées. Le scénario de El Lobo présentant l’E.T.A. s’étale sur plusieurs années de manière suffisamment linéaire pour que le spectateur ait de clairs repères dans le temps. La structure narrative de « GAL » est plus éclatée, et plus difficile. En outre, contrairement à « El Lobo » où tous les ressorts dramatiques sont limpides, ceux de « G.A.L. » sont à plusieurs égards brouillons. Quel est le rôle des services secrets français mentionnés pourtant durant certains dialogues ? De plus, dans « G.A.L. », la psychologie des personnages est moins bien affûtée que dans « El Lobo ». On ne perçoit guère les motivations profondes des « méchants » qui semblent n’être que des clichés. Le fait même d’avoir tenté de traiter sur un pied d’égalité en nocivité le Gal et l’ETA vient sans doute d’un louable souci d’objectivité, mais au bout du compte, il relève de l’imposture intellectuelle. Même absolument condamnables, les 4 à 5 années d’enlèvements arbitraires et parfois d’assassinats du Gal sont objectivement anecdotiques en comparaison des 50 ans de pratiques criminelles systématiques de l’Eta. D’ailleurs, c’est l’existence même de l’Eta, qui a donné naissance au G.A.L. et non l’inverse. La naissance du G.A.L. vient plus de l’intransigeance, l’irréalisme de l’E.T.A., de l’incapacité et l’incompétence du gouvernement à lui trouver réponse efficace et démocratique aux velléités séparatistes, que de la nature criminogène de ce gouvernement comme le laisse entendre « G.A.L. ».
Le film décrit très bien l'univers autour duquel se sont déroulé les évenements et traite habillement le sujet. Mais un bémol de taille : jamais le film ne réussit à créer un climat de tension et de peur qui devait exister à l'époque, et cela est bien dommage car on a de tps en tps plus souvent l'impression d'être devant un documentaire qu'un thriller.
Voilà un sujet dont je ne connaissais pas l'existence, et je suis surpris des mauvaises notes que peuvent avoir ce film, qui pour ma part m'a captivé de bout en bout. En plus, il nous montre ce monde pourri de la politique, monde que je déteste au plus haut point. A voir, pour ne pas rester ignorant.
Passé inaperçu au cinéma, j'ai eu de la chance de tomber sur le film sur Canal. Très réaliste, de ce que je connais de la situtation, une mise en scène rythmée et qui ne nous laisse pas respirer, comme l'ETA à l'époque. A la fois sombre mais avec un peu d'espoir et de très bonnes performances des acteurs. Une très bonne surprise, à voir!
Faut arriver à suivre mais au delà de ça c'est un film extrèmement bien fait, où l'on ne décroche pas, où l'on apprend beaucoup de chose, surtout lorsque l'on ne connait pas l'histoire de l'espagne. José Garcia est très bien, c'est très bien filmé, et c'est intéressant de voir comment l'homme a l'idée de combattre le terrorisme, une petite resonance à ce qui peut se passer aujourd'hui.
Un bon film,bon pour la mémoire collective afin de ne pas oublier (ou apprendre tout simplement) ce qui a pu se passer chez nos voisins espagnols. En réalité je mettrais deux étoiles et demi parce que je trouve la partie "romance" complétement inutile et inintéressante. Bravo à tous les acteurs et tout particulièrement à Jordi Molla (Ariza).