1094 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
196 critiques spectateurs
5
24 critiques
4
44 critiques
3
16 critiques
2
40 critiques
1
36 critiques
0
36 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Arthurlamouche
14 abonnés
688 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 31 janvier 2008
A l'heure de la Star Academy, Angel est plus que jamais de nôtre temps, bien que daté début 20ème siècle. De l'anonymat total, Angel devient célèbre dans toute l'Angleterre car elle a ce "pouvoir" de décrire les choses alors même qu'elle ne les a jamais vues, goutées ou entendues. Passé ce cap, on attend de François Ozon qu'il injecte une petite touche personelle pour ne pas se cantonner à quelque chose de déjà vu sur les films d'époque. Malheureusement notre attente est vaine car rien ne vient et au fil du film, on devine facilement la fin. De plus, même si Romola Gairai est très douée, le fait qu'elle soit doublée par Ludivine Sagnier nous empêche de la découvrir totalement car on a l'impression de voir l'actrice française tout le long du film.
Ozon arrive à nous faire rêver avec des décors et des costumes vraiment splendides. Le charme de Romola Garai a tendance a étouffer Esmé (Fassbender) qui n'a aucun charisme. Le tout est un très beau film qui manque un peu d'âme et un peu trop superficiel.
Le mélo romanesque à son paroxisme. Un film totalement kitsch et qui l'assume. On pense beaucoup à Autant en emporte le vent. Sous une enveloppe rose bonbon sucré, le portrait acide, froid et cruel d'une jeune fille romanesque et rêveuse qui orchestre sa vie comme celles des héroines de ses romans à l'eau de rose. Si l'histoire peut la faire paraître souvent antipathique, on a quand même du mal à la détester. Elle joue en permanence, et sous le masque on sent une fragilité, une peur de l'abandon et par dessus tout l'amour fou qu'elle voue à son mari. Charmante et manipulatrice, elle prend tout le monde dans ses filets, organisant autour d'elle une cour de fidèles qu'elle détruira les uns à la suite des autres. Quelques très belles scènes qui, je l'avoue, m'ont tiré les larmes : la demande en mariage sous la pluie, la mort de la mère, son agonie dans les bras de Nora...De film en film depuis Sitcom, Ozon étonne toujours, changeant de style à chaque fois et nous offrant des films très différents les uns des autres. On adhère ou pas, moi j'adhère et si cet opus là est très différent du dernier Le temps qui reste, on retrouve sa patte et son style. Sa mise en scène, ici, est magnifique, riche et précise. Elle rappelle un peu celle de 8 Femmes. Tous les détails sont extrémement travaillés. On voit que rien n'a été laissé au hasard. Les costumes, les décors, les coiffures et maquillages sont très soignés. La musique, pouvant parfois sembler être un peu envahisante, est tout de même magnifique. Romola Garai est une vraie révélation, elle crève l'écran...François Ozon a réussi son pari. Ce film, dont il a l'idée depuis plusieurs années, tourné en anglais, avec des acteurs anglais, dans un style kitsch et très romanesque, est, pour moi, une pure merveille. A prendre au second degré ,à voir comme un grand mélo. Laissez vous embarquez et sortez les mouchoirs...!!!
Changement radical de style pour François Ozon qui, après le poignant et ténébreux « Le temps qui reste », sattaque à ladaptation du pink roman dElizabeth Taylor « Angel ». Structurellement orienté vers un cinéma de référence de lâge dor dHollywood, le réalisateur sattache plus à la démonstration et à une manière de faire quà un quelconque discours. Ce qui nest guère étonnant car Taylor et Cartland, même combat Elles rivalisent en nunucherie. Un parallèle constant sétablit entre Scarlett OHara et Angel. Toutes deux partagent une beauté irradiant dun tempérament fort, un côté pimbêche et hystérique. Ozon sen amuse pour nous divertir. Si lon doit différencier ces deux figures romanesques, cest sur le terrain du drame que lon doit sattarder. Angel auréolée de sa splendeur puis de sa décadence nous est livrée à létat brut au plus profond de sa névrotique mythomanie. Elle est toutes les héroïnes et aucune ne même temps, normal puisquelle nexiste pas. Si le film est une réussite esthétique dans lintention kitsch, il se perd un peu par des longueurs et de redites daction. Si la dernière partie est phénoménale, il faut prendre son mal en patience pour y arriver. Toutefois Ozon restera toujours Ozon, et il nous délivre quelques bons moments dont le second degré est son principal atout.
Angel est dabord une rêveuse pleine dimagination qui en croyant fortement en son talent décrivain arrive à réussir. Ses romans qui se vendent très bien lui permettent de réaliser ses rêves de gloire, de richesse et de soffrir un château. Egalement, le succès de ses livres qui la transporte davantage dans son imaginaire, peut lui permettre dordonner sa vie dans une réalité idéalisée. Mais le conte de fée sarrête lorsque des bouleversements comme lamour quelle croit trouver ou la guerre vont obscurcir sa vision angélique de la vie A vrai dire même si le propos du film nest pas mauvais et la personnalité dAngel nest pas aussi antipathique que cela pour ne pas pouvoir sy attacher, le film est décevant pas une mise en scène trop académiques et des décors trop kitch. Toujours question de subjectivité, je nai pas du tout aimé lesthétique des décors et jai trouvé laid les tableaux du mari dAngel qui malgré tout passe dans la postérité alors quAngel termine dans loubli.
Avec Angel, François Ozon prend le risque de nous proposer un film romanesque, assez "kitch", une grande fresque sur une jeune fille qui devient une romancière à succès.
Pourquoi pas ? Reconnaissons que le film n'est pas sans intérêt, il se laisse regarder, et même si certains passages sont un peu plats, on ne décroche pas spécialement du film.
Tout de même, le tout reste un peu vide j'ai trouvé. Le film a des bonnes idées, mais n'arrive pas réellement à les exploiter. On a du mal à se sentir concerné par cette histoire, réellement captivé. Il manque quelque chose qui permet au spectateur d'être plongé là dedans.
Dommage, mais le film reste honnête tout de même, pour ma part. Il faut quand même savoir à quoi on s'attend en regardant ce film !
Un peu long et bien moins réussi que ses autres films (à Francois Ozon). Mais on a le droit à quelques bons moments et, sur la totalité, ce film se révèle plutôt agréable à regarder..
L'heroine est tellement agacante que l'on ne peut vraiment rentrer dans ce film rose bonbon. Ozon passe à coté d'un grand film d'amour déçu et d'une héroine tragique. L'ensemble ne manque pas de charme, le coté kitch de certaines scenes ( voyages à l'etranger avec incrustation grossiere de paysages)est assumé, il manque un réél amour de Ozon pour son heroine qu'il aurait dû pénétrer plutot que de l'observer.
Avec Angel, François Ozon nous emmène dans une fable romantique du début du XXème siècle. Usant sans vergogne d'un kitch superbe, Angel raconte la vie d'une écrivain, égoïste, mégalomane, parfois un peu méchante, et pourtant incroyablement attirante. Romola Garai est clairement la révélation de ce film. Tout à fait à l'aise dans le rôle de cet écrivain à qui la gloire arrive extrêmement vite, elle éblouit par la qualité et la justesse de son jeux. Le reste du casting n'est pas à en reste, en particulier avec Sam Neil, Lucy Russel et Michael Fassbender qui sont tous très agréables dans le film. La photographie vient appuyer cette performance des acteurs. Extrêmement lumineuse, elle nous entraine dans un tourbillon de couleurs, mêlant à merveille la noirceur de l'amour d'Angel (Michael Fassbender) et l'excentricité d'Angel elle-même. Les scènes filmées en studio avec un rouleau d'image défilant en arrière plan rajoute au kitch et à la beauté du film. Le scénario et les dialogues (pour lesquels François Ozon a été aidé par Martin Crimp) vienne rajouter encore à la beauté du film. Simple et très efficace, le scénario et bien construit et d'un rythme soutenu tout au long du film. Les dialogues sont souvent drôles, et la plupart du temps assez caustiques, mais en tous cas particulièrement savoureux. Angel est clairement un des grands film de François Ozon.
Un film d'époque comme tous les autres, si ce n'est en moins bien que les autres. L'héroïne est désagréable, et le traitement est assez neutrement romantique. On se lasse rapidement, et la mise en scène n'est pas là pour attirer le spectateur autrement. Ozon est ici décevant.
On nest jamais tout à fait sûr dêtre devant un mélo, ou une parodie de mélo : aucune émotion ne parvient à se dégager de cette enfilade de scènes sans surprises, juste un peu plus outrées que ne voudrait le genre. Le personnage principal, tout à fait antipathique au début, devient légèrement attendrissant avec les épreuves de la vie quelle subit, mais tout le long du film, elle reste égocentrique, imbue delle même et manquant de sensualité et de générosité. Comme ce nest pas non plus un monstre, elle peine à sinscrire en tant que véritable personnage de cinéma. La photo léchée, les robes extravagantes, la musique sirupeuse et les seconds rôles standards font de ce film une production honnête, sans plus. Tout le contraire de ce quon attend dun film de François Ozon, qui depuis Swinming-pool, na rien fait démoustillant, ni pour les sens, ni pour lesprit.
Ozon frappe fort. Avec ce mélo décomplexé et metafilmique, sous la forme de déclaration d'amour à l'Hollywood de l'âge d'or, l'auteur du bouleversant Le temps qui reste prouve qu'il est bien le seul en France, avec des gens comme Jacques Audiard, Podalydes ou Despleschin, à savoir se renouveler tout en produisant une oeuvre esthétiquement engagée. Angel aurait pu crouler sous le poids des références, or ce n'est pas le cas, tellement le cinéaste s'est approprié son sujet : même si les références au genre (de Autant en emporte le vent aux grands mélos flamboyants de Douglas Sirk) sont prégnantes, jamais il ne cède aux sirènes du copier-coller comme aurait pu le faire (et l'a fait !) Steven Soderbergh pour le film noir; il s'inscrit, tant sur la forme que sur le fond, dans la lignée des maîtres hollywoodiens des années 50 et inscrit sa vision dans une "esbroufe mélodramatique" aux portraits et descriptions dégoulinants de figures picturales, aux antipodes de ce qu'a pu faire Sofia Coppola sur Marie-Antoinette. Ici, rien n'est laissé au hasard. Si Ozon assume le statut de mélodrame, il se permet de mettre en scène une anti-héros comme il les affectionne(typiquement ozonienne, tel Romain dans Le temps qui reste ou encore le personnage de Stephane Freiss dans 5x2), d'où un certain décalage, nous permettant de mieux apprécier la lecture au seconde degré et laissant la possibilité au cinéaste de mieux se concentrer sur sa mise en scène (d'une maîtrise tout bonnement éblouissante). Là où l'on peut mesurer l'ampleur de la réussite de Ozon réside dans sa capacité à émouvoir de la destinée de quelqu'un de finalement détestable. En celà, la prestation de Romola Garai est inouie de justesse, pour un rôle vraiment "casse-cou". De par sa grâce naturelle, l'étendue de sa "palette dramatique" et la manière dont elle irradie(et crève)l'écran, elle constitue la grande révélation de l'année, une petite perle telle qu'il en existe tous les quarts de siècle...à suivre sur mon blog
Avec « Angel », Ozon se fait plaisir et rend hommage aux grands mélos des années 50. Il réaffirme son goût du kitsch, déjà exprimé dans « Huit Femmes ». Mais là, il se lâche pour de bon : il fait le choix plutôt gonflé de faire un grand film à costumes, à contre courant des productions actuelles. La démarche séduit car révèle une réelle indépendance artistique chez le réalisateur. Un choix si singulier, à première vue, ne peut que réjouir. Seulement, « Angel » laisse un peu perplexe : le réalisateur fait un film d’époque « à la manière de », joue avec les clichés propres au genre, mais sans laisser sa touche personnelle. On est alors davantage dans l’imitation ; on en sort un peu déconcerté, cherchant à comprendre la démarche du réalisateur. Le traitement est classique, mais l’ironie est omniprésente, ce qui donne un côté plutôt savoureux au film : certaines scènes sont d’ailleurs assez drôles. Cependant le film n’est pas pour autant parodique, Ozon est loin de sa moquer de son sujet. D’ailleurs, « Angel » évolue de façon assez sombre, et au dénouement assez pessimiste (on est tous tôt ou tard rattrapé par la réalité). Romola Garai est irrésistible en Angel: à la fois séduisante, arriviste et égoïste, l'actrice la rend drôle mais jamais ridicule. Le réalisateur fait un vrai mélo, mais c’est son regard distant, amusé qui donne de l’intérêt au film, autant qu’il déconcerte le spectateur. De plus, Ozon brouille les cartes, entremêlant idéal et réalité : certaines scènes paraissent totalement fantasmées par l’héroïne (le baiser sous la pluie, bien filmé d’ailleurs). Le romanesque assumée du film prend alors sens : le ‘Paradise’ devient un refuge, un lieu où les idéaux s’expriment et la réalité n’existe pas. En résumé, Ozon séduit par ses choix radicaux et assumés, mais on reste malgré tout un peu réservé face à ce film, ne sachant pas vraiment comment l’appréhender.