C'est du foutage de gueule ce film. Il fait preuve d'une hypocrisie incroyable. Sortir sa morale à deux balles pour finalement renier tout ce qu'il dit à la fin, c'est prendre les spectateurs pour des cons. 0/5
Voilà un film qui veut nous faire croire qu'un type qui a bossé pendant 15 ans dans la pub, c'est à dire le milieu le plus pourri, puant et arrogant qui soit, découvre à ce terme qu'il mène une vie de con. Le même film veut nous faire croire à la fin que non, c'est autre chose qui lui a fait se rendre compte de la vacuité de son existence... On croit rêver. On commence donc par une scène dans une agence de pub, scène tellement grotesque que même Les Inconnus n'auraient pas osé la faire. Puis vient la "fameuse" scène du repas, plus grotesque encore, digne du pire théâtre de boulevard, là où le héros règle ses comptes et balance ses vérités à chacun de ses amis (qui du coup ne le sont plus, ben tiens) à coups de "toi, qui es psychiatre" ou "toi, qui es avocat"... On l'aura compris, pour que le spectateur comprenne bien ce qui se passe, la mise en scène a préféré le kilo de plomb au kilo de plumes. Les dialogues, d'une lourdeur incroyable, sont tellement improbables qu'on se pince pour être sûr de ne pas rêver. Ici il faut expliquer, expliquer à nouveau, surligner sans cesse, puis expliquer encore au moment où le spectateur se croyait sorti d'affaire... On respire enfin, un peu, quand le héros, après avoir pris un auto-stoppeur Rmiste (pour sûr, pour faire de l'auto-stop il faut être Rmiste), se retrouve en Irlande, accompagné comme il se doit (quand même) par la musique locale en off (on se croirait dans ces films américains qui nous collent de l'accordéon sur la tour Eiffel dès qu'une scène se déroule à Paris). Que dire d'autre ? Les comédiens ? Ils sont bons mais ne peuvent rien sauver. Dupontel, Croze ou Vaneck font ce qu'ils peuvent mais n'y peuvent rien. De Becker, je gardais le souvenir récent de bandes annonces Herta, et plus ancien de l'hystérique en pute dans L'été meurtrier. Maintenant j'en suis sûr : je vais définitivement le rayer de ma carte.
Un drame intime aussi déroutant et dérangeant dans sa première partie, que profonde et émouvante dans sa seconde même si elle verse un peu dans le pathos, porté par la prestation intense d'Albert Dupontel. 3,25
Après un magnifique "Dialogues avec mon jardinier" Jean Becker récidive sur un film beau à tous les étages avec une autre réflexion su la mort. Les dialogues sont forts parfois (souvent ?!) durs et les scènes d'un réalisme touchant et dérangeant. Malgré qu'on devine la fin trop rapidement la force de l'histoire, la mise en scène toujours aussi proche de ses personnages de Jean Becker et le jeu émouvant et profond de Dupontel nous touche en plein coeur.
LE TEMPS QUI RESTE. Combien de temps encore? Je l'aime tant le temps qui reste. Je veux rire, courir, pleurer, parler et voir et croire et boire, danser, crier, manger, nager, bondir, désobéir, voler, chanter, partir, repartir, souffrir, aimer.
Excellent drame, porté par la prestation sensationnelle d'Albert Dupontel, éprouvant dans sa première partie, touchant dans la seconde. La force du récit et des sentiments qui entourent chaque personnage nous prend au corps, et ne nous lâche plus.
Enfin du vrai cinéma, c'est drôle trés drôle même et extrêmement émouvant.Albert Dupontel mériterait le césar pour sa prestation.Surement un des meilleurs film de Jean Becker.On avait presque oublié que le cinéma était capable de nous procurer ce genre d'émotion quand on voit les navets ambiants.
Dupontel est l’énervé du cinéma français, un peu comme le décalque à l’envers de Jean-Pierre Bacri. Becker ne pouvait rêver meilleur interprète pour ce quadragénaire en rupture qui semble tout au long du film prendre un malin plaisir à reprocher aux autres la vie qu’il a lui-même choisie. Depuis deux films Becker aborde des sujets ayant beaucoup à voir avec la maladie et la mort et il le fait avec une grande délicatesse sans être jamais ennuyeux ou pire sinistre. Au contraire ce sont des hymnes à la vie portés par des comédiens relayant parfaitement le message de l’auteur.La démarche de Dupontel semble stérile et souvent cruelle sans justification réelle. L’arrivée dans le jeu de l’inclassable Pierre Vaneck apporte par petites touches la lumière sur la vérité de cet homme. Le numéro de la scène du repas d’anniversaire est grandiose et a le don de nous mettre mal à l’aise mais c’est le passage tourné en Irlande qui demeure le plus poétique. Le film montre l’atavisme familial qui nous poursuit tous car Dupontel ne choisit pas autre chose que de copier son père dans une démarche qui l’a fait lui-même souffrir dans sa prime jeunesse. Comme le résume fort bien Dupontel à un moment : « les chiens ne font pas des chats ». Enfin le final ne tombe pas dans le pathos larmoyant ce qui n’est pas un des moindres mérite du film. Jean Becker nous montre de film en film qu’à l’instar de son père il est un véritable auteur et pas seulement le nostalgique d’une France disparue comme on a pu le lui reprocher après « L’été meurtrier » ou « Les enfants du marais ».