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Un visiteur
0,5
Publiée le 26 mars 2007
Un grand remerciement pour le réalisateur qui m'a fait comprendre en cinq minutes le vide de son scénario. Merci à France 2 qui a apporté l'argent de la redevance télé alors que cette chaine diffuse 1 seul (vieux) fim par semaine en début de soirée,merci aux contribuables de la région Ile de France qui ont aussi payé avec leurs impôts. Bel exemple de production française où on aspire l'argent public pour montrer des personnages narcissiques qui se lamentent sur le vide de leur existence sans savoir ce qu'ils veulent,à qui rien n'arrive et que l'on quitte après la durée règlementaire de 1H30.Des personnages qui se plaignent et ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Et si c'était çà, maintenant, la France?Emmanuelle Devos boit son verre de vin en plein après-midi. C'est indolent, c'est bien.Et les vignes ne seront pas délocalisées.Avec les personnages qu'on a vus, il y a de ce côté un avenir pour la viticulture à défaut de cinéma. Il faudrait penser, agir, bâtir des scénarios, des projets, et là c'est un autre film.Après son frère jumeau intitulé" Ma place au soleil" arrêtez la série des téléfilms vides.
Moi, jattendais un film ! Finalement, je me suis retrouvé devant le vide sidéral. De ces pellicules qui prétendent capter linfinitésimal, linstant « que lon ne remarque pas mais qui signifie tellement ». Tu parles ! « Jattends quelquun » cest du cinéma minimaliste (terme officiel dont on use dans les salons) qui cache du non-cinéma. Les acteurs font leur boulot et, comme ils sont bons, ils le font bien, mais le scénariste et le metteur en scène (cest le même) sont aux abonnés absents. Cerise sur le gâteau : la mystérieuse femme qui passe dans le champ, histoire de symboliser je ne sais quel destin. Cétait mieux dans « Hellzapoppin » ! Cela dit, mes amis Catherine et Guy ont adoré. Justement parce que le film par petites touches, cest leur truc. Moi aussi, mais quand cela signifie quelque chose, ce qui nest pas le cas ici.
Une étoile pour Darroussin et quelques scènes par ci, par là. Mais quel ennui ! Dans certains films, tout est trop expliqué, là, rien et c'est aussi lourd finalement.
La réplique clef du film : "Salut ! Qu'est ce que tu racontes ? -Ben....je sais pas"
Le Chignon dOlga laissait déjà présager des qualités de réalisateur chez Jérôme Bonnell. Il le confirme avec cette uvre bouleversante, sorte de labyrinthe, de fragments de vies croisées qui nous touchent simultanément. Après avoir été lun des acteurs fétiches de Guédiguian, sêtre fait remarquer auprès dautres réalisateurs majeurs du cinéma français (comme C.Kahn) et avant de passer de lautre côté de la caméra (Le Pressentiment), Jean-Pierre Darroussin nest pas étranger à la réussite du film. Epatant, il sait se renouveler pour nous livrer une nouvelle facette de son talent : ici, en patron de bistrot séparé de son épouse et se partageant la garde dun fils, il na jamais joué autant sur la corde sensible. Louis, son personnage ambivalent, est un être qui se veut fort mais intériorise sa douleur et qui ne saura bientôt plus rien faire face aux larmes de détresse. Emmanuelle Devos et Eric Caravaca, impeccables comme à laccoutumée, incarnent à merveille un couple moderne qui ne fonctionne plus que sur des semblants. Le personnage dEmmanuelle Devos est ici blasé face à un mari hypocondriaque pour qui la peur se substitue au plaisir et notamment aux plaisirs de la chair. Que dire enfin des autres acteurs ? Florence Loiret-Caille (trop rare à lécran) incarne à la perfection, dans son rôle de prostituée, cet espace de proximité physique et sentimental dont Louis a besoin pour continuer dy croire. Sylvain Dieuaide participe pleinement de ce tableau complexe dindividus perdus dans leurs sentiments. La difficulté daimer et de se faire aimer reflète lenjeu de ce film où le hasard prend finalement une place importante dans la destinée de chacun, comme dans cette scène où larrivée dun chien va modifier la vie dAgnès et Jean-Philippe (E.Devos et E.Caravaca). Scénariste de son propre film, Jérôme Bonnell fait donc bien partie de cette nouvelle vague de réalisateurs français qui émergent en beauté dun cinéma hexagonal souvent trop convenu et frileux.
J'attends quelqu'un est un film bien sympathique par son coté atypique concernant le déroulement de son histoire. JP Daroussin est comme d'habitude bien dans son personnage. A voir pour ceux qui ne craigne pas une histoire pas très joyeuse.
Je suis parti au bout de 30 minutes, et encore j'ai résisté, espérant désespérément que quelque chose allait enfin se passer. De qui se moque-t'on ? Vu le prix du ticket de cinéma on est en droit d'espérer mieux que l'équivalent d'un médiocre téléfilm.
Je suis allé voir ce film seul, alors évidemment.. ça m'a touché énormément. Je pense qu'il touchera beaucoup de monde : on y voit un papa qui cherche une fille qu'il veut mériter, une femme qui se cherche dans le miroir de la salle de bain, une autre femme qui ne pourrait plus qu'être publique parce que "la vie c'est comme ça". Un homme-enfant qui ne pleure jamais...en public pour incarner "l'orgueil de Stendhal". Parce que tout simplement humain, un film extrèmement riche. De quoi me faire perdre mon orgueil et pleurer dans la salle.
Bon film mais manque de puissance sur l'évocation des non choix que l'on fait ou que l'on subit dans une vie. J'ai trouvé le film lent alors que le regardais un jour où j'avais la grippe et pas mal de fièvre et que j'étais moi même un peu lent. J'imagine que certains ont dû trouver ça très très lent ^_^
J.Bonnell réalise un film sans prétention nous conviant à partager le mal être de quelques provinciaux ordinaires (le barman esseulé , une prostituée , une jeunesse égarée , un couple à la dérive)...L'interprétation homogène ne saurait masquer la vacuité du scénario ; dans ces conditions , il est difficile de ne pas ressentir un certain ennui lors de la projection de ce film .
Dans une petite salle de Colmar, un peu devant moi, des gens n'attendez pas quelqu'un mais plutôt la fin. C'est de toute évidence un film lent, sans fioritures, qui laisse toute envergure aux acteurs de nous emmener dans leurs petites histoires, leurs états d'âmes. On passe doucement de scènes de vie à d'autres, peu singulières, en entrant dans l'intime un bref instant, mais on en ressort aussi vite.
Pas facile de se dire que l'on s'aime : tel semble être le leitmotiv de ce film choral dans lequel s'entrecroisent des personnages en quête d'amour, de passion, ou tout simplement de reconnaissance. Déjà remarqué avec "le Chignon d'Olga", Jérôme Bonnell, via le croisement de ces petits bouts de vies, nous fait penser au cinéma du regretté Robert Altman lorsqu'il réalisa "Short Cuts". Chacun est ici victime d'actes manqués. Le personnage de Louis incarné à merveille par l'irremplaçable J.P. Daroussin nous touche au plus profond lorsqu'il passe de cette attitude d'être bourru à celui d'un père séparé en proie aux larmes devant le départ de la seule personne qui peut le comprendre : la prostituée enceinte qu'il fréquentait (remarquable Florence Loiret-Caille). Le rapport à la filiation revient encore avec Stéphane (Sylvain Dieuaide, excellent) venu découvrir le visage de sa fille après l'abandon de sa jeune amie étudiante. Que dire également du couple formé par Emmanuelle Devos et Eric Caravaca, couple sans enfant qui hérite par hasard de la garde d'un chien. Ces 2 têtes d'affiche du cinéma français sont à l'unisson de tous ces êtres en mal de vivre, en mal d'amour. Emmanuelle Devos incarne une institutrice modèle qui n'en n'est pas moins une femme en besoin d'affection physique de la part d'un mari hypocondriaque à qui la vie fait peur. Ce chien qui se présente à lui, c'est finalement cet enfant dont il ne veut pas par peur d'en assumer la charge. Enfin, Jérôme Bonnell n'oublie pas d'exprimer le sentiment de désarroi de 2 enfants (Darroussin et Devos encore) face à une mère vieillissante qui peine à les reconnaitre. L'ensemble donne un film tout en sensations et en finesse ou chacun pourra trouver un peu de lui-même. Quand le cinéma d'auteur à la française touche d'aussi près la perfection, on se dit qu'il a encore de belles et longues années devant lui. Ce qui n'est pas pour nous déplaire ... A coup sûr l'un des meilleurs films depuis le début de l'année 2007 !
Alors là...Peut-être mon plus mauvais film de l'année...Pourtant j'aime bien le réalisateur, Jérôme Bonnell, "Les Yeux Clairs" c'était vachement bien...Un film incroyablement mal écrit, déséquilibré, bancal : on suit d'un coté le couple d'Emmanuelle Devos à qui il n'arrive strictement...rien (mais vraiment il faut le voir pour le croire), et de l'autre J.P. Darroussin amoureux d'une fille qu'il paye pour coucher avec, incarnée par la très douée Florence Loiret qui était déjà formidable dans "Une Aventure". Avec ces deux-là, et le lien complexe et non dit qui les unit même s'ils s'en défendent, il y avait de quoi faire un bon film, intelligent et profond. Mais leur histoire est sans cesse perturbée par les déambulations insignifiantes d'E. Devos (qui fait tout ce qu'elle peut, elle n'y est pour rien, c'est juste que son rôle n'est tout simplement pas écrit).
En bon film chorale français à la con, quand ça commence à nous toucher on nous injecte des doses lourdingues de comédie écrite à la truelle (ici les effets comiques sont : un chien qu'on voit d'un bout à l'autre du film et dont on a qu'une envie : qu'il crève, et des carottes...). On ne retient qu'une seule vraie belle scène : la tristesse de Darroussin quand celle qu'il aime s'en va et qu'il lui dit qu'il est content pour elle, ses larmes tout seul dans sa bagnole en rentrant chez lui...Les nôtres sont pour nos 8 euros pour un film à peine du niveau d'un téléfilm.
Nous n'étions que deux dans la salle de cinéma à 22 heures pour regarder ce film, j 'ai tout de suite compris pourquoi...... Dommage car les acteurs sont bons mais le scénario nul....