Alors oui effectivement, si tu as pas deux boites de stimulants où autre vitamines avec je sais qu'elle substance sous la main, il est forcé que tu tombes très vite dans l'ennui le plus total. Parce que filmer du vide, pourquoi pas. Klapisch sais faire, Blier aussi, mais pas Bonnell. Quand Devos sourit au passage, c'est tout de suite plus glamour, et je suis plutôt fan.
Pfffff quelle tristesse et quel ennui ce film , un film qui raconte la vie comme de milliers de gens , banale sans fioriture , dans un petit village ou rien ne se passe , enfin comme dans le film , Même pas regardable pour passer une soirée pour ne pas s'ennuyer
On s'ennuie à mourir dans ce film nullisimesque et extrêmement mal joué. A la limite ce serait une comédie caricaturant le pire du cinéma français que ca serait drôle, mais là c'est juste terriblement déprimant.
Le 3ème film de Jérome Bonnel, mon premier film vu de lui est loin d'être le dernier. Ce jeune réalisateur qui a écrit tout les scénarios de ses courts et longs métrages possède une façon de raconter les histoires (et de l'écrire) magnifique.
Tout d'abord, quelque chose que j'apprécie énormément c'est la priorité à l'image. Le dialoques sont présents à la fois drôles, touchants, violents dans leurs force (pas dans leur contenu ou très peu) mais ils ne sont au final presque que secondaires. Des plans longs où s'installe le silence n'en sont pas pour autant gênant ou agaçant (grâce à l'image encore une fois).
On pourrait présenter ce film comme une multitude de petites saynettes ou tous les peronnages se croisent, échangent sans pour autant qu'on est l'impression que leur destin soient liés. D'aileurs la notions de solitude est magnifiquement transmisse sans qu'elle soit une seule fois énoncé.
Pour être honnête... La suite de la critique sur http://kevinnicolas.blogs.allocine.fr/
Un bon film avec des personnages complexes, bien interprétés par des acteurs attachants. Chaque scène crée l'intérêt. Jérôme Bonnell a le don de faire vivre ses personnages.
J'attends quelqu'un est un film où l'on se sent "bien", dépourvu d'artifices et de tous faux pas. Les personnages ainsi que les situations dans lesquelles ils se trouvent sont justes et sincères. Qu'ils nous ressemblent ou non, on ne peut que se sentir proches d'eux. A voir!
Jérôme Bonell construit sa petite mozaïque, additionne les histoires de ces gens qui se croisent, qui s'effleurent, qui s'évitent ou qui s'aiment, et il le fait avec une telle humanité et une telle finesse qu'il n'y a pas grand chose à rajouter. Tant de justesse, on en redemande.
Dune très grande délicatesse et dune sensibilité prenante, le film présente des personnages à la vie banale en apparence, mais ayant tous des petites histoires, émouvantes, sordides, mélancoliques, drôles, sans cesse en équilibre entre le pathos et lennui, mais sans jamais céder ni à lun, ni à lautre. Bien sûr, comme le dit le titre, ils attendent tous quelquun, ou quelque chose qui fera leur vie plus belle sans savoir vraiment quoi ou qui, mais ils nen oublient pas de donner des couleurs à leurs espoirs. Jérôme Bonnell compose sa petite musique personnelle, faite de temps dattente, dinstants suspendus où lon ressent une grande tendresse envers les personnages, même jusque dans leurs travers. Les acteurs leur donnent une réalité immédiate, Darroussin nous gratifiant de quelques très belles scènes de solitude, à pleurer et rire en même temps. Le réalisateur semble avoir laissé une grande liberté à ses interprètes, privilégiant les plans séquences doù surgissent parfois une grâce absolue ou une intimité presque gênante, des regards mille fois plus parlants quun long dialogue On ny cherchera pas de poursuites en voiture, ou de révélations bouleversantes sur le passé des personnages (quoique ), mais il y a incontestablement un charme qui se dégage de lensemble, comme une douceur du mal de vivre.
Tout comme dans "Le chignon d'Olga" ou "Les yeux clairs", Jérôme Bonnell a ce talent incroyable de savoir filmer l'indicible. Ces personnages se lancent dans une ronde magnifique et poignante de non-dits dans laquelle chacun cherche ce que l'autre a déjà mais sans jamais oser le signifier. On pense souvent aux photos de Doisneau dans cette élégance de montrer les gestes justes de la vie sans que l'on sente à aucun moment un quelconque calcul de la part du réalisateur. Un cinéma du tout petit rien mais dont la chanson finit par nous émouvoir et nous toucher au plus juste, notamment ce personnage de la dame aux petits chiens dont on ne sait rien et dont le dernier geste du film en dit bien plus long que dans de grands discours démonstratifs. Les acteurs dont Jérôme Bonnell aime à répéter qu'il les laisse donner ce qu'ils veulent sont prodigieux de justesse, donnent une émouvante humanité et une sensibilité troublante à leurs personnages. François Truffaut disait que le cinéma, ce n'est pas la vie. Il faut féliciter Jérôme Bonnell de savoir donner autant de vie à son cinéma.
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2,5
Publiée le 16 avril 2021
Après " Les Yeux clairs" (prix Jean-Vigo en 2005), Jèrôme Bonnell nous revient avec "J'attends quelqu'un". On sent à travers l'oeuvre, un style personnel! Comme toujours, Bonnell ne spectacularise pas le sujet et sa camèra est totalement libre! Au centre de l'histoire, un cafè dans lequel tout le monde se connaît sans se connaître! La vie circule entre tous ses personnages, mais toujours en attente de quelque chose! Le rapport curieux qu'entretient Jean-Pierre Darroussin avec une prostituèe (Florence Loiret-Caille, belle et paumèe) mèrite de retenir l'attention! Cela suffit à rendre ce film français attrayant! Malheureusement ce qui aurait dû être hèsitant ne rèvèle finalement que la banalitè même si tout cela se dissimule sous un manteau de tendresse! Juste, sincère mais quelque peu inabouti! Sinon le tube « I just called to say I love you » par Stevie Wonder marche toujours aussi bien...
comment peut on décider les acteurs à tourner dans un film dont le scénario tient en une page ? (et encore) c'est navrant, l'histoire est creuse à un point qu'on ne peut soupçonner, c'est un enchainement de scènes sans intérêt...indigent est encore faible pour décrire ce que j'ai vu, car n'importe qui peut faire la même chose, je suis navré qu'émmanuelle Devos se soit compromise dans un tel néant. Les mots me manquent ! aberrant....
On dirait un vieux film des années 70 par son calme, sa tranquillité, sa lenteur, ses dialogues et le look des personnages mais la qualité d’image du film nous ramène à la réalité. Ce film très critique est regardable. Je le déconseille aux moins de 7 ans. 3/5
Comédie dramatique un peu terne où l’on retrouve Darroussin dans son registre habituel du pauvre gars bien sympa à qui on a envie d’offrir tout l’amour du monde tellement il trimballe d’humanité sur sa bonne tête de chien battu. Sauf qu’ici en patron de bistrot à la ramasse il est un peu porté sur la fesse et les mains baladeuses. Tout lui est bon que ce soit sa petite employée qu’il essaie de ploter dans la cuisine ou sa belle sœur à qui il roule une pelle alors qu’il est un peu bourré. Au final il n’est pas si sympa que ça notre Daroussin dans ce film. Enfin n’exagérons pas. Le reste est un peu ennuyeux et on a du mal à s’intéresser à l’histoire d’Eric Caravaca revenu au pays pour une affaire mystérieuse qu’on tente de nous cacher jusqu’au 2/3 du film. Idem pour la relation entre Darroussin et la jeune prostituée qu’il rêve en cachette d’épouser. Pas très emballant. Dans le genre « Les inséparables » avec Catherine Frot avait une bien meilleure tenue. La presse spécialisée s’est à mon sens emballée un peu vite en criant au chef d’œuvre.