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1,0
Publiée le 12 mars 2021
Le film est centré sur une jeune femme nommée Katrina (Barclay) et comme l'ouragan ce petit monstre sème le chaos en tourbillonnant dans toute la région en causant des ravages. Katrina a réalisé le peu d'ambition qu'elle avait très tôt dans le film. Son visage dans les journaux et sa silhouette à la télévision est un statut de célébrité grâce à des actes horribles que quelqu'un comme Charles Manson pourrait avoir fait. Mais ce qui est le plus troublant c'est l'odeur évidente du film Tueurs nés dans cette histoire. La façon dont elle utilise la perspective déformée de la télévision avec le coupable qui parle devant une caméra dans une fausse interview. Je déteste cette convention et je déteste la façon dont les gens qui la font se sentent intelligents parce qu'ils brisent le quatrième mur et que c'est tellement peu original dans le cinéma grand public. Car vous ne trompez personne et surtout pas ce public...
Mère célibataire et encore adolescente, Katrina n’aime que son frère ainé, qui croupit à perpétuité en prison pour un meurtre sauvage. Sa vie n’est qu’un paroxysme de dépravation vicieuse et féminine sous toutes ses formes : paresse, consumérisme, esthétisme, profit, séduction, prostitution, manipulation, culpabilisation, mensonges, toxicomanie, assistanat, insolence, simulation, froideur, parasitage, escroquerie, cupidité, corruption, vol, victimisation, tous les moyens lui sont permis, étant donnée son excellence en manigance et son corps pulpeux. Par faiblesse parce qu’il est son unique parent, son père l’entretient comme une enfant gâtée, mais quand il finit par refuser de continuer et même d’envisager de lui confisquer la garde de son bébé chahuté partout, elle fomente son meurtre qui lui permettra de refaire sa vie ailleurs avec l’argent de la maison dont elle héritera. Camera sur l’épaule, sans une once d’effet théâtral hollywoodien, comme dans le cinéma australien décidément souvent de qualité, le film fait froid dans le dos en nous plongeant dans l’intimité de tous les personnages, et gifle impitoyablement la morale et les idéaux. Il nous fait vivre le machiavélisme inouï et le pouvoir le plus vil qu’une jeune femme sait exploiter sans vergogne par tous ses attributs de fille, de femme, de gamine, de mère, de maitresse et de star publique pour parvenir à ses fins.
A quoi bon un film glauque qui ne provoque ni plaisir ni intérêt ? On regarde le début comme une curiosité, puis vient l'ennui, le désintérêt et la lassitude et cela malgré les trésors d'énergie dépensée par l'actrice principale (Emilly Barclay). On ne s'accroche à rien, il n'y a aucune tension et l'auteur à l'air de nous expliquer que le sexe va de pair avec la délinquance, (postulat absurde). A noter la première apparition à l'écran de Mia Wasikowska, déjà bien fade.
Ce film peut séduire certains mais pour moi, c'est le symbole même de la misère morale, intellectuelle, matérielle. Misère, misère. Que ces gesticulations, gros mots, injures, grossièreté. Que de manipulation surfaite et grotesque dans une psychologie de bas étage.
La chronique vulgaire et racoleuse d'une vamp sans états d'âme. Le personnage principal est incroyablement antipathique, définit par des beuglements incessants et une capacité d'insultes ahurissante. Le film ne raconte rien d'autre: une pouffe agressive, manipulatrice et arriviste. Et pourtant on est loin du "Prête à tout" de Gus Van Sant. C'est fou comme ce film est vide de sens. Une approche de la vie des ploucs en Australie ? Alors le point de vue est aussi intéressant qu'un article de faits divers issu du "Parisien".
"Le feu sous la peau" est un thriller psychologique à la réalisation soignée. Il est interessant car il traite du sujet de la psychopathie sous toutes ses facettes. On nous dresse tout d'abord le portrait d'une jeune mère, qui semble être déjantée, pour finalement s'appercevoir qu'il s'agit d'une manipulatrice perverse qui contrôle tout; son entourage, ses paroles, et même ses actes. Là où le film réussit un tour de force c'est dans la transition entre ces deux caractéristiques de la personnalité de "kate", qui se fait naturellement. Bref un film plus intelligent qu'il n'y parait et qui cache une vraie réflexion derrière sous aspect barjo.
Un très bon film qui rappelle les oeuvres de Larry Clark, avec toutefois une touche d'humour bienvenue... Emily Barclay excelle dans l'incarnation d'un personnage tellement ignoble qu'il parait presque un peu trop chargé.
Bonne surprise que ce petit film indépendant qui sonne comme un gros coup de poing dans la face. Une actrice rock'n'roll superbe, complètement perverse, manipulatrice, frapadingue, mais au combien réaliste dans l'approche psychologique. Un film aux contours glauques mais terriblement bien foutu.
j'ai bien aimé ce coté ultra peste de la fille, elle joue trés bien son role de fille déjantée et manipulatrice. Malgrés une histoire pas démentielle, c'est un film tout a fait regardable
Attiré par le sex-appeal de la très attractive et sexy Emily Barclay, je me suis plongé dans ce film... et j'ai bu la tasse. Bon, ce n'est pas un navet, mais un film particulièrement sans saveur: l'histoire est bien construite mais il y a trop de personnages secondaires, dont aucun n'est vraiment creusé au point qu'on puisse en établir la personnalité, la mise en scène oscillant entre reportage et film ne passe pas très bien, et le personnage principal n'est ni détestable ni touchant. On reste donc froid devant ce film sans saveur, et tiède devant la belle actrice, dont on ne voit pas assez souvent (hélas) les charmes, alors que pour une fois, cela aurait été utile au film.
Cette tentative indé-rock à la Tarantino échoue presque sur toute la ligne, si ce n'est la présence ébouriffante d'Emily Barclay, force de la nature. Malheureusement, le film pêche par un manque cruelle d'ambition artistique et narrative, n'enfonçant que des portes ouvertes. Ce chaos qui nous est promis dans le titre de la version originale n'est qu'un pétard mouillé. Que c'est triste.