Il n'y a pas a dire : voilà du beau travail. Quelque soit le corps de métier évoqué. Dans l'ordre : le scénario est simple, intelligent, bien écrit, fluide. Une histoire simple de famille racontée de façon simple. Le temps qui passe inéluctable, certains s'en vont, d'autres sont en plein dans la vie, à 100 à l'heure, et d'autres arrivent, encore insouciant. Et malgré tout donc, la vie continue. Avec un côté un rien nostalgique et mélancolique, un côté plein d'espoir aussi, par petites touches, l'histoire de cette famille nous est brossée avec tact, délicatesse et tendresse. La mise en scène est au diapason. Elle est discrète, ne juge personne, ne met personne en avant, elle s'intéresse aux personnages tout en faisant qu'on s'y intéresse aussi et réussie à nous faire adhérer à l'ensemble du début à la fin. L'interprétation ne pouvait qu'être à la hauteur, et elle l'est largement. Juliette Binoche est comme à chaque fois lumineuse, différente que dans Paris, son rôle est tout en nuance, d'un naturel désarmant. Les deux frères joués par Charles Berling et Jérémie Rénier sont bien complémentaires, ils sont tous les deux très bons. Après Didine on retrouve avec plaisir Edith Scob, encore parfaite ici, dommage que son rôle soit si court. Enfin la technique est parfaite, surtout la photo et la lumière, magnifiques. Ce nouveau film de Olivier Assayas est tout bonnement magnifique. Un sans faute sur toute la ligne.
Un film relativement inssipide qui se laisse regarder grâce à une bonne réalisation. Mais faute d'un scénario qui fait décoller cette histoire d'héritage, on reste de marbre !
Dernière sortie de Olivier Assayas qui change de registre et abandonne le thriller pour un film français d'une narration classique. La thématique abordée concerne le questionnement et les problèmes liés à l'héritage dans une famille contemporaine. Frédéric(Charles Berling), Adrienne(Juliette Binoche) et Jérémie(Jérémie Renier) sont les trois enfants d'une femme nommée Hélène(Edith Scob). L'habitude familliale est de faire un repas dans la demeure campagnarde appartenant à la mère. Cette maison est remplie d'oeuvres d'art de valeur. Après sa mort, le traitement de l'héritage est inévitable. Il faut en discuter en famille et trouver la solution qui convient le mieux, garder ou vendre. Il se positionne deux points de vue, Frédéric préfèrerait garder la maison intacte car elle a une grande valeur sentimentale pour lui alors que les deux autres enfants veulent vendre. L'un pense à sa carrière en Chine et l'autre à sa réussite dans l'art à New York. Ils ne pensent même pas à leur mère mais plutôt à l'argent qu'ils pourraient en retirer. Il sont individualistes comme beaucoup, c'est la mentalité de notre époque. Assayas a voulu montrer que la mondialisation, bien que sur certains points bénéfiques, a éparpillé la famille et a favorisé un égocentrisme, une cupidité, une envie de réussite sociale plus forte que tout. Assayas décrit une atmosphère bourgeoise où tout est pensé par rapport à l'argent. J'ai l'impression que le réalisateur a voulu se placer derrière le personnage de Charles Berling car c'est celui qui est le plus profondément traité. Il est nostalgique et déçu que sa famille se radicalisent pour pouvoir faire ce qu'ils veulent, pour leurs besoins personnels. Les mentalités libéralistes entraînent la pollution, l'effet de serre mais aussi un non-humanisme, un narcissisme où chacun doit réussir sa vie sans se soucier des autres. Un film riche où il est difficile de tout aborder en une critique. Une belle acuité dans la description de notre époque. Un chef d'oeuvre
Le meilleur de la soi-disant "exception française". Une sublime demeure à Valmondois, jardin vallonné, bordé de vergers, au loin, la forêt; des enfants bien élevés qui jouent entre cousins; une vieille dame, Hélène, infiniment distinguée, d'aspect et d'esprit (non, Edith Scob, dans la vraie vie, vous n'êtes pas une vieille dame!); et une maison-musée, avec des petits tableaux de Corot et des meubles de Majorelle, car l'oncle dont la mémoire est l'objet d'un véritable culte a été un peintre impressionniste. Lorsque la gardienne de la mémoire disparaît, pour ses trois enfants, il faut décider du sort de la maison. Frédéric (Charles Berling, très juste comme toujours), est le pivot du film. C'est le fils aîné, et pour lui tout est simple: la demeure, il faut la garder en état, le temps doit continuer, linéaire, éternel. Il n'en est pas de même pour Adrienne (Juliette Binoche) qui vit aux Etats-Unis et Jérémie (Jérémie Renier) qui s'installe au Japon avec sa famille. Ils ont besoin d'argent. Il faut vendre, avec une dation au musée d'Orsay. Frédéric vit à la fois ce déchirement et la découverte de la sexualité de sa mère car il comprend qu'entre elle et le grand homme, il y a eu bien autre chose qu'une tendresse filiale. Ce qu'Assayas nous raconte, c'est l'histoire des objets. Ceux qui disent "moi, les objets, ça ne m'intéresse pas, je ne m'intéresse qu'à l'humain" n'ont rien compris. Car les objets, ils sont enrichis de l'attachement qu'on a eu pour eux. Les petits Corot, bien franchement, ils étaient plutôt tartes, mais ils étaient beaux du regard qu'Hélène posait sur eux. Le magnifique bureau de Majorelle, enfoui sous les paperasses, voilà que lorsqu'il est exposé, bien mis en valeur au musée d'Orsay, il devient insignifiant. Quant au vase de Braquemont, sans son bouquet de jardin, ce n'est plus qu'un truc en verre un peu ridicule avec ses grosses pustules.... Voilà, c'est tout, et c'est magnifique, et merci à Assayas de nous avoir donné ce bonheur là.
2 * et demi serait plus approprié mais avec un léger bonus. On reste un peu sur sa faim car l'histoire, même si elle est bien traitée, aurait mérité un peu plus de développement car le scénario y prêtait. Les deux acteurs masculins principaux sont épatants et le ton général est juste. Dans le droit fil d'une bonne tradition d'auteurs français à laquelle O. Assayas apporte sa petite touche. A voir !
typiquement français.... un nombrilisme sociétal sans intérêt , où l'on apprend rien d'intéressant ... des fadaises pseudo- psychologiques comme à chaque décès des anciens de famille.... La france adore ces simili -psychodrames de série Z qui font pleurer dans les chaumières sans risque de bouleversement . on fait dire à charles berling , à propos de la "succession" : " il faut être tous d'accord et que ça plaise à tout le monde " ! ; un phrasé de bobos et un monde de bisounours..... , alors que d'habitude , comme le dit un autre commentateur , il s'agit d'une empoignade de vautours- orchestrée par le notaire ... Un" film" qui aurait du mal à s'exporter.....
C'est du pur cinéma français... il ne se passe rien d'interessant. L'histoire d'un heritage d'une famille bourgeoise. Si les film est tourné puis monté, c'est qu'il y a des gens pour aller voire ce genre de film. J'ai du mal a comprendre le gout de certaine personne. Les acteur sont bon jouant de manière très realiste.
de même que la rivière qui prend sa source dans la montagne coule inexorablement vers la mer, ce film coule selon un scénario sans aucune surprise : on attend qu'il se passe qcq chose d'un peu original et il n'y a que le vide avec des bobos qui ont de superbes carrières , sillonnant le monde grâce à leur talent et les éloignnat de la maison familiale qu'il faut donc vendre; les critiques ont mis 3 à 4 étoiles, ce n'est pas compréhensible
de passage a lyon, je l ai vu en avant premiere en presence de l equipe du film....et je me suis ennuyé car je pensais assiter à une rivalité d "heritage"...c est pire!!....on s ennuie ferme!!
C'est fin et subtil, intelligent et rythmé, cette énième histoire de famille se laisse voir avec beaucoup de plaisir. C'est réussi notamment grâce à la présence de très bons acteurs. Vraiment un bon moment
Un film de famille magnifique et délicat sur la question de l'héritage. C'est superbement interprété et finement réalisé. Une belle découverte pour moi grâce à la rediffusion récente sur Arte.
Que dire ? si on aime les acteurs c'est un film honnête, si on s'accorde à entendre et regarder une histoire c'est plutôt mal parti. Je rejoins une autre critique interrogative : dans quel monde vivent les réalisateurs pour écrire des scénarios où chaque protagonsite est soit directeur d'entreprise, économiste, bureaucrate, chirurgien ou avocat même mieux artiste qui peint et qui vit de sa peinture vivant dans un loft en plein coeur de Montmartre, ces trois derniers ne sont pas dans le film, les premiers oui, et il y en assez de donner à manger aux mêmes. Heureusement que Manuel Poirier pense aux familles moyennes - Peut-être que le message de Assayas est là finalement : les gens riches se moquent de leurs souvenirs seuls leurs propres intérêts les stimulent, chacun pour soi et ainsi va la vie ! ce message est réussi, puisque la maison se vendra et on ne reverra pas les protagonistes. Aucune émotion, sauf pour Berling, Binoche donne la sensation d'improviser à chaque réplique ce qui par moment ennuyait encore plus, Rénier que j'apprécie au demeurant n'est pas très à l'aise dans le rôle du petit frère blindé de tunes qui vit à Shangaï, le couple mal assorti, Bonneton a l'air de ne pas comprendre à quoi elle sert... Bref! un film long, lent, ennuyeux qui, comme leur maison, ne laissera pas un grand souvenir.
L'heure d’Été brosse le portrait d'une famille bourgeoise confrontée au deuil de sa figure matriarcale. Autour d'une demeure familiale où chaque membre à vécu une part de son enfance, et des questions de succession, Olivier Assayas dresse un tableau assez juste sur l'évolution des liens au sein d'une fratrie. Un film français certes, assez traditionnel, mais qui parvient, grâce à la justesse de son casting et à un thème universel à susciter un certain intérêt.