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SansCrierArt
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4,0
Publiée le 9 mars 2008
"L'Heure d'été" est la chronique d'une famille face au deuil. Une réflexion sur la transmission, sur la fidélité à la mémoire des morts, la perte de l’héritage familial, la décomposition de la famille. Ainsi, à travers l'histoire très concrête de cette succession, Assayas nous interroge sur le temps qui passe, et le contrat qui unit temps passé, présent et avenir. Sur le passé qui paralyse, sur la place donnée à nos racines à l'heure de la mondalisation mais aussi sur la sacralisation de l'art.
Assayas effleure. Sa caméra délicate témoigne sans vraiment juger. Ainsi, le film ne prend pas partie entre Charles Berling, nostalgique et contemplatif - commentateur de la Vie, qui veut pouvoir conserver et protéger les objets qui ont fait son passé et le duo Juliette Binoche-Jérémie Rénier qui se servent des vestiges du passé et s'en débarrassent pour avancer plus vite et mieux.
L'Heure d'été est un joli film que j'oublierai sans doute très vite mais qui a su capter mon intérêt pendant 1h40. Un joli moment sans lendemain, c'est déjà beaucoup.
A signaler la présence de Dominique Reymond, actrice remarquable qui ne cesse, dans ses discrètes compositions, d'éclairer de son immense talent les comédiens vedettes.
Très beau film, très bien écrit sur la famille, les relations frères soeurs, la succession, le patrimoine, la mondialisation. Les acteurs sont tous très bien. On a la chance de pouvoir voir le point de vue de trois générations par rapport à son histoire, sa vie, son passé. C'est vraiment très bien.
Film magnifique, gràce aux dialogues d'une grande justesse et aux acteurs habités. La mise en scène est fluide et les choix musicaux sont très appropriés. Dommage que la dernière scène ne me convainc pas, sinon nous aurions eu un très grand film totalement bouleversant, qui par certains aspect pouvait rappeler l'immense "Un dimanche à la campagne" de Tavernier.
C'est une vraie catastrophe, un navet, un petit film prétentieux comme savent l'être les plus mauvaises production françaises. On s'ennuie du début à la fin, c'est long, c'est lent, c'est chiant, c'est mauvais...bref c'est archi nul (et 3 fois trop long)
L'heure d'été, l'heure des partages et des souvenirs, du grand air et des esprits qui se figent, dans l'élan posé de la verdure, heure proche de la mort où rayonne un dernier sourire, où s'échangent au vent les rimes folles d'un âge qui perdure au-delà de tous les prodiges.
Dans le mouvement continu de la vie intrépide se déchirent les âmes nues d'un quotidien bête et aride.
Beau souvenir qui nous fait vivre, relance le soleil, les tableaux, les vases peints pour nous rappeler le temps où nous étions ivre, d'amour, de bonheur et de plaisirs enfantins.
Au zéphyr délicat d'un beau matin, renaît les cendres de notre mère, perdue dans les ronces du destin qui l'a rendue si vieille et éphémère.
Il n'y a de trajet que celui de vous transmettre, enfants d'un drame que vous ignorez, l'héritage pour vous permettre de vivre avec la marque véritable d'un passé déchu mais irremplaçable.
Aujourd'hui est le temps où il faut se faire, se construire seuls comme si on nous avait abandonnés, le temps horrible et sans vie de l'heure d'hiver, où seuls dans un petit salon sans lumière, nous nous rappelons un à un les bons moments passés, fugaces ombres errantes qui nous condamnent à délirer.
Je t'admire, jeune fille aux cheveux bruns, dont l'éclat rayonne de mille feux dans le si vaste et beau jardin de mon enfance privée de mots joyeux, à ton tour ma fille d'étaler ton voile doré dans l'aube sublime et admirée que de ton visage tu pilles.
Par milles fragments douloureux, ma mère revient vers moi. Je ne sais pas si je dois ouvrir ou fermer les yeux, ou bien me retourner vers toi. ou peut-être laisser la place au souvenir pour qu'il s'imprime, qu'à la place des volets blanchis je vois le rire, les yeux qui pétillent plutôt que l'infranchissable abîme.
Dieu merci, la vie n'est pas aussi fade que dans ce film ! En effet, malgré la présence de Juliette Binoche et de Charles Berling, ce film excelle dans l'art de l'ennui absolu. Une mère meurt. Elle avait une liaison. Les enfants ne peuvent plus s'occuper de sa maison. Voilà les péripéties. Elles sont plutôt bien maigres non ? Et bien, ça ne lui suffit pas au metteur en scène, qui en rajoute des couches de scènes soporifiques... Plat, creux, agaçant... Idéal pour les insomniaques, mais tout de même, une sieste à 5 euros, c'est cher payé.
Vu le film sur Arte Réflexion sur la succession, la transmission du patrimoine à-travers les générations Bien aimé, malgré un rythme assez lent. Cette famille est plutôt attachante, on apprécie les lieux, cette belle maison un peu décrépie, la servante dévouée, la génération active surbookée, la jeunesse et son mode de vie ...
On pourrait juste croire que c'est un documentaire sur cette chronique familial tellement que sa parait réel et que nous spectateur sommes ancrée chez cette famille.
N'étant pas fan d'Assayas jsuis d'autant plus enthousiaste. Mise en scène remarquable, enfin débarrassée des maniérismes d'avant, des mythologies un peu parasitantes. Scénario très bien construit et écrit. Déploiement impeccable. Ouverture superbe, et son pendant : la séquence de clôture. Repérage et les décors fabuleux. Critique très fine, sans complaisance du déracinement de nos générations (le frangin péteux qui part en Chine, ses enfants sans plus aucun contact avec la langue et la culture française, c'est tellement plus effrayant que les aventures d'Asia Argento à Honk Kong dans l'opus précédent) "Frédéric" en comparaison pourrait paraître réac, mais non. Belle scène au musée d'Orsay avec Dominique Reymond. Idem la scène du vase d'Héloïse. Critiques spectateurs incongrues sur le milieu social de la famille. Faudrait seulement parler des milieux populaires au cinéma ? C'est quoi cette ségrégation ? La dictature du pseudo prolétaire cinélâtre...
Magnifique analyse sur nos différences devant la perte d'un proche... comme on peut s'émouvoir de petits rien. Très beau film avec d'excellents acteurs. Les décors sont recherchés et magnifiques. La musique n'est pas assez discrète - ce sera mon seul tout petit reproche.
Film détestable au plus au point. Des personnages et surtout des acteurs suffisants, ridicules, en particulier les deux belle-filles et edith scob, qui fort heureusement n'occupe l'écran qu'au début du film!! Tout sauf une actrice ! Dieu merci, on ne lui propose quasiment jamais de rôle. Le reste du film est un concentré de prétentieux, de bobos, la cloque au bec dans la quasi totalité des scènes (à l'heure de la lutte contre le tabagisme), même en cuisine pour découper le gigot! Bref, un "film" à éviter absolument, à moins d'être un faux intellectuel de la gauche caviard !
Film correct que je n'avais pas prévu d'aller voir mais la salle où passait "Bienvenue chez les Cht'is" affichait complet. Il s'agit d'une oeuvre sans relief particulier mais qui se laisse voir. Bien sûr, on peut y reconnaître des situations ou des réactions que chacun a déjà vécues mais l'argument de base est un peu mince (la gestion de l'héritage d'une mère par ses enfants). La réflexion sur notre époque et notre relation au patrimoine, à la famille, au passé est très pertinente. La réalisation est anodine et l'ensemble aurait pu constituer un bon téléfilm. Un bon point pour l'interprétation très juste particulièrement celle de Juliette Binoche et de Charles Berling. Jérémie Rénier, lui, n'a pas grand-chose à jouer mais apparaît plus séduisant que jamais...
Au repas des navets crus en salade, c'était original et très agréables à manger! Le navet qui suivi fut plus dur à digérer... Le thème du film était particulièrement attirant dans la réalité de ce que l'on est amené à forcément rencontrer, mais la manière dont le film est traité et mené, est d'une platitude, sans relief, sans émotions vrais, tout y est plaqué... La famille se retrouve presque comme des étrangers, avec froideur, sans rebond, rien, du néan, l'on suggère des situations, des souvenirs sans réels émois. Entre autre séquence sans queue ni tête, ils se retrouvent tous après le décés de leur mère comme l'on pourrait se retrouver à une réunion boulot... Si vous tenez à vous ennuyer mortellement alors courez-y, jusqu'au bout l'on attend, un goût d'été qui ne vient jamais et qui vous laisse très froid, j'aurai dû partir avant!