Je prends rarement autant de plaisir à voir un film que quand il conte une histoire à fort potentiel romanesque dans un contexte d'époque et aussi quand il se déroule en Angleterre. Donc ce n'est nullement par incompatibilité de genre qu'est dû le fait que je n'ai pas apprécié ce film. Mais c'est tout simplement à cause d'un manque de passion, d'enfièvrement dans la façon par laquelle est racontée et mise en scène l'histoire d'amour de cette jeune femme avec un poète que je ne connaissais jusqu'ici que de nom, John Keats. A la place, on a le droit à une réalisation bien sage, bien proprette et quasiment sans le moindre intérêt. C'est totalement déplorable du fait que c'est à la personne derrière la caméra que l'on doit le chef d'oeuvre cinématographique romantique (dans le sens littéraire du terme!) par excellence : "La Leçon de Piano". On peut toujours sauver le sujet d'origine et le jeu des comédiens même s'ils sont bien évidemment totalement desservis par la mise en scène. Sans avoir été tenté de tomber dans les bras de Morphée et pour employer un euphémisme, je ne peux pas dire que j'ai regardé ce film avec une grande passion.
La réalisatrice du chef d'oeuvre "La leçon de piano" prouve qu'elle la meilleure conteuse d'histoire romantique. A partir d'une histoire vraie elle offre un film qui est moins une histoire d'amour passionnée qu'un superbe hommage à la poésie. Les acteurs sont superbes, les décors et les costumes magnifiques ; et n'en déplaise à un certain "titiparis" qui a mis zéro pointé il s'agit bien des costumes d'époques et si il trouve ces costumes contemporains je n'aimerais pas m'habiller comme lui !... Non le problème ne se trouve pas dans la reconstitution ou dans le casting mais dans la réalité des faits et des caractères. Dans les faits il y a des erreurs de chronologie, par exemple à la mort de son frère il ne connaissait pas encore Fanny Brawn... Dans le caractère c'est plus difficile mais il semble assez difficile de croire à une relation parfois si adolescente, par contre nous savons que Keats était un jaloux maladif et à part une petite scène le film n'en parle guère. C'est donc un superbe film romatique, hommage à la passion et à la poésie mais pas spécialement fidèle à la réalité des faits... Préparez les mouchoirs car question émotion le film touche au coeur.
Je dirai que c'est plutôt un bon film, certains passages ne sont pas forcément des plus intéressant, mais d'autres sont magnifiques, c'est à l'eau de rose tout ce que tu veux, mais moi ça m'a touché, le début ça ne m'intéressait pas trop, puis lorsque la liaison commence à apparaitre, les personnages s'approfondir, la beauté envahir l'écran, les plans en extérieurs sont magnifiques… Tout comme la scène des papillons… C'est une histoire d'amour simple qui fonctionne parfaitement…
LA LECON DE POESIE. Les aventures de John Keats et de son étoile illuminée. Le romantisme connu de Jane Campion et le charme du couple Whishaw/ Cornish.
Bright Star est un film de romance réussi de Jane Campion.
Le scénario est travaillé et le sujet traité est intéressant. Il y a de bons dialogues et globalement, l’histoire est émouvante et touchante. Traitant magnifiquement bien son sujet, la réalisatrice réussit immédiatement à nous plonger dans le film. La mise en scène est rigoureuse et travaillée. Les costumes, les décors, les paysages et les images sont magnifiques et on ressent de la poésie dans le long-métrage. Néanmoins, il y a des longueurs et le rythme aurait mérité d’être un peu plus dynamisé (ce dernier point fera tord au film). Du côté de la distribution, les acteurs comme Abbie Cornishe et Ben Whishaw sont convaincants et touchants dans leurs rôles.
Bref, c’est un film romantique émouvant et même si je pense qu’il ne plaira pas à tout le monde, j’ai passé un très bon moment.
Dieu que c'est ennuyant ! Si la sauce insipide de Bright Star ne prend pas, c'est parce que sa prétendue poésie passe moins par l'image que par l'oeuvre écrite de Keats. L'impression pâlichonne d'écouter le film de Jane Campion plutôt que de le contempler... Qui plus est, ce long métrage s'affirme au fil du visionnage comme une parfaite mièvrerie dénaturant les sentiments amoureux des personnages. C'est lent, ronflant, plan-plan, ridicule dans sa représentation des élans romantiques et finalement presque vulgaire à force d'insistance. Reste la lumière, douce, carressante, qui peine pourtant à sublimer le cadre, cadre d'une banalité déconcertante. Les éclats de Bright Star sont donc trop rares pour que le spectateur que je suis puisse parler d'oeuvre somptueuse ou de sommet poétique. Si Quentin Tarantino avait réalisé ce film, il l'aurait sans nul doute intitulé Tue-Romance. Blagues à part, Jane Campion nous a pondu le film le plus soporifique de ce début d'année. Une bluette insignifiante et laborieuse.
Grand film de Jane Campion ! Même meilleur que La Leçon de Piano à mes yeux. Les acteurs sont brillant, et nous entraînent complètement dans leur histoire d'amour. On en sort émus et différents.
nul ! quel gachis, et quelle pretention. Aucun interet…Ni les comediens, ni l'histoire, ni la lumiere… une histoire attendue, convenue… Pourquoi les critiques encensent-ils des daubes pareilles ?
Un moment d'ennui fameux , qui restera gravé dans ma mémoire et celle de ma petite amie. On était pourtant certains que ça allait nous plaire , belle histoire , belle BA , le film est absolument soporifique , aucune émotion de passe , ça n'a rien de dramatique , on a l'impression de revoir les mêmes scènes plusieurs fois (lorsque mademoiselle jenemerappelplusdunom pleure toutes les 10 mins).
Film qui se situe au début du siècle romantique, Bright Star dépeint une histoire d'amour peu commune entre un talentueux poète qui a du mal à vivre de sa passion, et une styliste-couturière ambitieuse et effrontée. Tout semble les séparer, mais ils vont pourtant connaître une formidable histoire d'amour, qu'on prendra un plaisir non dissimulé à suivre, au gré de leur ballades au milieu des prairies anglaises ( formidablement rendues par une photographie simple et habile). Alors oui, l'intensité de l'amour peut sembler exagéré et niais par moment. Mais n'est-il pas salvateur de se savoir encore partie d'un monde où sensibilité et émotions peuvent encore, parfois, miraculeusement prendre le dessus sur les considérations matérielles et sociales? C'est plutôt pour la grande force du film, que d'insister sur le caractère exceptionnel de la relation; elle dépasse le fusionnel et vient titiller la folie, la démence, la dégradation physique. John Keates, magnifiquement interprété par Ben Wishaw, nous comble avec ses vers puissants et lyriques, si savamment distillées tout au long du film. Même si le reste du casting m'a quelque peu gêné, ce film aura été pour moi une bouffée d'oxygène, à défaut de marquer par une virtuosité cinématographique, qui, il est vrai, est aux abonnés absents.