2567 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
357 critiques spectateurs
5
78 critiques
4
109 critiques
3
46 critiques
2
62 critiques
1
38 critiques
0
24 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Agnes L.
231 abonnés
2 032 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 5 décembre 2021
Biopic très romantique où Jane Campion, nous plonge dans les affres des amoureux qui voudraient vivre ensemble mais ne le peuvent pour des raisons financières puis de maladie. Le film peut sembler long seulement, c'est le style de cette réalisatrice qui aime explorer les émotions humaines.
Le plus beau film d'amour depuis Lady Chatterley. Après des expériences personnelles, intéressantes mais partiellement ratées (In the Cut, Portrait de Femme), Jame Campion retrouve la grâce et la sensualité de La Leçon de Pianon et d'Un Ange à ma table Porté par des interprètes admirables, surtout par la prodigieuse Abbie Cornisch, Bright Star retrouve le ton de la poésie des poèmes sombres de John Keats (idéalement campé par Ben Whishaw), sur un rythme languissant mais jamais ennuyeux, ponctué de plans de nature magnifiques et d'une musique aérienne en rythme avec les poèmes de Keats. On ressort de ce film ému, triste mais heureux, conscient de l'importance de l'amour et des mots dans un monde tellement désincarné. Un chef d'oeuvre injustement oublié par les Golden Globes
Relatant la passion dévorante de John Keats, poète romantique désargenté du début du XIXè siècle, pour sa voisine, il semblerait que ce "Bright Star" soit surtout affaire de sensibilité... Jane Campion nous y montre qu'elle a bien compris que le courant romantique se caractérise surtout par l'harmonie entre l'homme et la nature. Elle filme ainsi beaucoup de très jolis plans où le poète cherche l'inspiration dans un champ, au sommet d'un arbre ou au bord de la mer. Comme tout héros romantique, son travail, son humeur et même sa santé semblent liés à son environnement. Les vers de John Keats distillés avec intelligence tout au long du film sont magnifiques et c'est un bonheur de découvrir l'oeuvre et le destin cet auteur méconnu en France mais considéré outre-Manche comme l'égal de Shakespeare au panthéon des plus grands poètes de l'Histoire. Malheureusement, et je n'ai pas vraiment d'explication rationnelle à apporter, on reste assez extérieur à cette histoire d'amour sans inspiration. Trop convenue, trop mélodramatique, trop facile... L'histoire d'amitié entre Keats et Brown (faite d'admiration, de jalousie, de trahison), annexe ici, semblait bien plus complexe et aurait probablement fait un bien meilleur sujet. On ressort du film avec la certitude que la splendeur et la complexité du romantisme littéraire n'a pas d'équivalent cinématographique.
Splendide de beauté. Une romance intense et triste. La force des sentiments est telle que nous sommes emportés par le courant entrainant ce cet amour passionné. Côté image, rien à redire là non plus. La beauté d'Abbie Cornish est saisissante, tandis que le regard Ben Winshaw est troublant.
Le romantisme a l'état pur, sans honte et sans retenue... Les acteurs sont touchants et la mise en scène magnifique. Un coup de coeur aussi pour Toots, la petite soeur et pour la scène de la fin. Un bel hommage à l'oeuvre de Keats.
Un film en tous points remarquable, un film d'un romantisme raffiné où la poésie est bien évidemment le centre. Poésie des mots, mais aussi des paysages, et de certaines situations (voir la scène avec les papillons). Alors, peut-être que certains resteront froids devant cette passion qui n'éclate vraiment jamais... mais quelle émotion, quelle finesse!
Comment Jane Campion, si douée, a-t-elle pu laisser échapper son sujet de la sorte ? L'histoire du poète romantique John Keats, sa romance avec la jeune Fanny, on avait là l'archétype du sujet pour Miss Jane. Toute la poésie qu'elle met dans son cinéma, elle avait là l'occasion de la mettre en image mieux que jamais, mais c'est peut être en s'attaquant à un sujet trop proche de son cinéma sentimentaliste qu'elle dénature sa façon de faire, sa méthode si particulière qui avait brillamment réussie auparavant. en effet, si Bright Star n'est pas un mauvais moment, qu'il multiplie les moments de douceur, de fantaisie, alignent quelques scène d'une beauté rare, le film est dépourvu de tout engouement, de toute passion, même la magnifique actrice ne parvient à magnifier son personnage lors des moments d'émotions qui devaient être intense. Non jamais on ne retrouve la force si puissante de La Leçon de Piano, qui m'avais bouleversé, là Bright Star m'a un peu laissé de marbre, malgré qu'il soit intrinsèquement beau et coloré.
Du plus bel ouvrage : au commencement, c'est comme si l'on s'approchait très près de Vermeer entrain de peindre sa dentellière, mais déjà, vous comprenez très vite que même en accédant au détail, en le portant à la lumière naturelle d'une fenêtre, vous ne saurez jamais pourquoi cela vous pique aux larmes avec une telle grâce, une élégance aussi rare, comment une telle intensité peut passer là, discrètement, sans manquer pour autant de caractère (on est chez Jane CAMPION). Il transmigre en clandestin dans la beauté, ne demandant qu'à se dévoiler, s'exprimer, et il se révèle comme un parfum, se libère dans un voilage qui se gonfle au vent ; le silence soudain de deux mains qui se saisissent ; deux lits qu'on rapproche d'une cloison ; le passage des saisons au travers d'une vitre ; le battement d'ailes de papillons dans une chambre en été, la lecture de lettres attendues fiévreusement des semaines et des semaines ; l'émotion visible de Mister BROWN, la jolie frimousse et les boucles rousses de Toots ; Samuel... Samuel... ses expressions... ses déplacements, ses postures, chaque geste, chaque plan comme autant de portrait de jeune homme, beaux comme des peintures vivantes de Chardin, avec son violon, ses grands habits, sa petite sœur, suivant leur grande sœur comme deux petits canards suivent leur mère, deux anges gardiens veillant sur un amour pur et naissant, mais où tout est question de vie et de mort. Et bien sûr Fanny et "Mister Keats" … « d’où le val, ses pentes fleuries, la crue cristalline du ruisseau, paraissant un empan ; que pour toi je veille dans les nefs d’arbres où le daim, de rapides bonds, l’abeille des bois déloge des digitales à clochettes. Je suivrai volontiers ces scènes avec toi, mais l’aimable entretien d’un esprit innocent dont les mots sont l’image de pensées délicates est la joie de mon âme, et ce doit être sûrement la plus intense jouissance pour l’homme quand deux esprits jumeaux dans tes refuges [ceux de la solitude] fuient.» John KEATS.
Ce film est un vibrant hommage à John Keats et sa poésie. Je redoutais la mise à l'écran de la poésie de Keats, et je dois avouer que le résultat dépasse toutes mes espérances. Les acteurs sont brillants, touchants, les images sont d'une rare beauté (aucun plan n'est laissé au hasard), et la poésie de Keats vient sublimer le tout. Un chef-d'oeuvre, un film d'une rare intensité émotionnelle, un film qui possède une âme véritable. Un conseil, allez le voir en VO, car la poésie de John Keats est bien plus touchante dans sa langue d'origine. Cependant, si vous n'accrochez pas réellement à la poésie, je vous conseille de faire demi-tour, car sans la poésie, il reste en effet un beau film un peu long et sans âme. Mais personnellement, je pense que ce film est exceptionnel.
On avait déjà bien apprécié "La leçon de piano", et encore une fois, on est pas déçu. Un film poétique, qui remet le romantisme à la mode. En plus de ça, on en apprend sur J.Keats, un poète "peu" connu qui pourtant mériterai de l'être bien plus.
C'est tres tres rare que la caméra capte l"essence poétique et ses variations, de plus d"un amour imposssible et resté à l"etat de potentiel Jane Campion a su tirer une qunitessence qui sort de la miévrerie de tant de récits qui se veulent exhaltants Bravo et merci Madame de nous avoir rendu Keats si proche !!!
Bright Star est un film hors des modes.Un film sur l'amour fou et la poésie.Plastiquement très beau,admirablement bien joué Bright Star est un film lumineux.
Les acteurs donnent pleinement vie à ce film, tant les deux acteurs principaux que les seconds rôles (auxquels Jane Campion donne une importance cruciale). Il faut accepter la simplicité de cet amour pour apprécier le film davantage : deux jeunes gens de 18 et 23 ans qui aiment pour la première fois. L'omniprésence des deux jeunes frères et soeurs de l'héroïne ajoute beaucoup au film. Jane Campion ne se lasse pas de nous montrer les boucles rousses de la petite Toots ou la gravité attentive de Samuel. Ils complexifient notre regard sur Fanny qui prend tour à tour l'image d'une grande enfant (l'aînée) et d'une future mère. La description exacte d'une jeune femme amoureuse de 18 ans. Un film magnifique dans les douceurs de l'amour et face à la douleur la plus extrème (merveilleusement filmée et jouée).