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Kouto
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4,0
Publiée le 15 septembre 2025
Une évocation délicate des dernières années de la vie du poète John Keats mort à 25 ans. La réalisatrice Jane Campion signe une œuvre pleine de grâce, dont le rythme lancinant est bercé par la beauté envoutante des vers du poète. C'est pour autant l'interprétation tout en retenue de Ben Whishaw et d'Abbie Cornish campant respectivement l'auteur et la femme dont il est éprise qui permette au long-métrage d'effleurer une émotion fugace mais bel prégnante.
Jane Campion, cinéaste unique, La leçon de piano donna une autre aura au film dramatique classique. Campion n’avait jamais réussi à vraiment convaincre de manière aussi forte que sur ce film (et ses précédents). Bright Star change un tant soit peu la donne. Bercé d’un lyrisme omni présent par son thème et sa réalisation le film se veut d’une poésie rare. Fin et riche de mise en scène, le moindre plan semble pensé, d’une métaphore grande et puissante. Des gestes, des mots, des effleurements, des objets, tout sert de catalyseur dans le film pour souligner l’amour naissant voir l’érotisme sous-jacent d’une époque ou rien « côté on » n’était permis. Mais là est la limite du film. Malgré une interprétation des plus fines sur un casting soigné (superbes Abbie Cornish et Ben Wishaw) le film valse trop souvent par ses effets soulignés, surlignés. On apprécie énormément les moments de poésie que Jane Campion donne à voir et nous transmet, sa mise en scène pensée et réfléchit ; mais héla à force de trop montrer on en oublie de laisser le spectateur rêver, choisir, deviner ; tout est clé en main, c’est d’une beauté fulgurante certes mais une beauté délimitée par les ressorts de réalisation, aussi subtils soient-ils, que Campion utilise. Reste en point d’orgue, cette immense passion qui lie Keats à sa muse dont on ne sait au final qui inspire et qui attire l’autre. Le poète créer et sa muse se substitue à lui ou l’inverse…Là Campion nous laisse le choix de penser, rêver.
Les inconditionnels de l’œuvre de John Keats éprouveront quelques frissons du fait que plusieurs citations de ses poèmes seront faites. Mais cette histoire d’amour chaste et tragiquement raté au final de la vie de Keats fera sombrer dans le sommeil le plus profond les cinéphiles allergiques à la totale inaction. L’un des films les moins réussis de Jane Campion.
Alors de la littérature anglaise du 19ème, c’est bien dans ce film d’une lenteur à la mise en scène colorée vive florale violette, composé de poésie anglaise romantique avec une écrivaine style Jane Austen, une illustre femme de lettre qui sonne à la porte de la réalisatrice, Jane Campion l’Australie On est conquis tout doucement sans effort particulier à faire le ménage dans cette bibliothèque du manoir, laissons-nous emporter devant la contemplation royale du siècle, une contrariété maladive pour ce jeune poète fragile santé déclinante.
Au fur et à mesure des légères intenses passions cultivées, chère voisine peine perdue dans l’espoir brisé, les mots ne sont plus de ce monde, écoutons ces larmes amoureuses gardés, la vie parfaite est frêle que la nature reprend le dessus, s’en est une belle réalisation australienne. Avec Mary Shelley, Jane Austen, des dames prérogatives rôles dans la société anglaise, sont très étudiés par son océan vaste, la culture des femmes lettrées anglo-saxonnes est un prestige et son cas d’école, la musique dans un film est indissociable.
Très peu sonorisé mais ça arrive au bon moment, du piano et violon pour l’harmonie baume au cœur chagrin d’amour, à cette époque de l’année, c’était éclairée à la bougie, de la cheminée où se consume le feu de bois afin d'écrire ses sentiments tendresses. Sinon, ce serait un tableau peinture immobile que l’on regarderait pendant 1h59 sans intérêt, allons au musée plutôt, comme la jeune fille à la perle laitière humble servante hollandaise derrière l’histoire merveilleuse chef-d’œuvre américain, bourgeoisie et noblesse telles les lettres alphabétiques, des rimes poétiques.
Rarement un film n'aura était aussi beau dans tous les domaines. Que ce soit la photographie, les personnages, les dialogues... tout est beau. Merci à Jane Campion de mettre en scène cette histoire d'amour sans pour autant tout montrer. C'est finement filmé, finement joué et les dialogues sont tellement agréables... Bref c'est un bien joli film.
Photo et décors exemplaires : le spectateur est au plus près des lieux. Mais l'argument est difficile l'amour discret de 2 personnages et la mort de l'un deux le poète. Les acteurs montrent une extrême sensibilité qui émeut et les personnages secondaires (l'ami, la sœur, la mère) sont très attachants. Un seul regret toutefois est que Jane Campion ne soit pas vraiment parvenu à mettre en lumière la poésie, difficile, de Keats
Jane Campion, à qui l'on doit l'inoubliable Palme d'Or : La Leçon de piano (1993), nous reviens après six années d'absence, avec un énième film en costumes, se situant cette fois-ci, dans l'Angleterre du XIXème siècle où elle s'inspire du poète romantique anglais John Keats (1795/1821) décédé à l'âge de 25 ans. Bright Star (2009) a beau être un très beau film (beauté des décors intérieurs comme extérieurs, magnifiques costumes, etc), si le film accuse quelques longueurs pour le moins assommantes, malgré cela, la mise en scène est soignée et les interprètes principaux font un sans faute, que ce soit Ben Whishaw (révélé par le superbe Le Parfum : Histoire d'un meurtrier - 2006) ou Abbie Cornish, jeune actrice Australienne, découverte il y a seulement deux ans.
Bon, c’est sûr, c’est joli, c’est mignon… Mais c’est guimauveux comme jamais. C’est même difficile d’en dire plus tant le nouveau film de Jane Campion est cohérent avec lui-même. Ceux qui voudront de l’histoire à l’eau de rose (ici le mot « torrent » correspondrait mieux) seront servis, et fort joliment d’ailleurs, car les arts de plastiques et du discours sont ici forts élégamment menés. Mais pour les autres, l’ennui aura désormais un nom à porter : celui de ce "Bright Star"…
J'avais beaucoup aimé la Jane Campion du début, avec "Un ange à ma table" et "Sweetie". Je fais partie de ceux qui ont aimé sa palme d'or, "la leçon de piano". Puis j'ai perdu sa trace et je l'ai retrouvée au dernier festival de Cannes, où "Bright Star" était dans la compétition officielle. En 1818, l'histoire d'amour entre le jeune poète romantique John Keats et sa voisine Fanny Brawne. Un amour que n'apprécient ni Charles Armitage Brown, un ami poète de John, ni la famille de Fanny, car la poésie a rarement enrichi son homme ! Oui, le film est beau, mais oh combien est-il lisse ! L'amour y est froid, on reste à la surface des choses, on ne ressent presque rien, ce qui, vu le sujet, est quand même un sacré tour de force.
Film très moyen, sur un scénario pas très épais, avec des acteurs qui ont du mal à nous intéresser à leurs peines de coeur. Les paysages et la reconstitution historique sont de bonne qualité mais cela ne suffit pas à faire un chef d'oeuvre! L'image et la construction sont si parfaitement classiques et prévisibles que plus d'un spectateur pique du nez pendant la projection..
La première heure est remarquable, exposant avec talent la vie de Keats, jeune poète génial et rongé par la maladie. L’atmosphère romantique est soigneusement rendue à travers des images remarquablement esthétiques et la montée des sentiments est étudiée avec beaucoup de justesse. Mais au fur et à mesure qu’on se rapproche du terme et de la fin de la vie du héros, le rythme devient lent et le discours devient plus lâche. La fin est totalement convenue et c’est bien dommage tant le début est prometteur. L’interprétation est de qualité avec notamment la lumineuse Abbie Cornish dans le rôle de Fanny Brawne, l’amoureuse passionnée du jeune homme. J’ai toujours un petit malaise devant les films de Jane Campion, comme une impression de raté alors que le chef d’œuvre n’est jamais loin… Que manque-t-il ? Peut-être justement une rigueur dans la construction et une tenue dans le propos qui - à mon avis - finit toujours par s’éparpiller dans des méandres mélodramatiques malvenus. À suivre…
Esthétiquement c'est magnifique, musicalement également, l'histoire est plutôt bien écrite bien mise en scène mais c'est parfois trop silencieux, trop longuet et assez ennuyeux. On perd à certains moments le fil car on s'égare. L'ensemble est un beau film avec un rôle principal féminin absolument sublime !!
Un très beau film dans la lignée des grandes œuvres de Jane Campion qui poursuit ici son exploration de l'Angleterre du XIXe siècle. Cette fois-ci, la réalisatrice s'attaque à un épisode de la vie mouvementée de John Keats, le grand poète anglais, décédé prématurément de la tuberculose : son amour tumultueux avec Fanny Brawne, les quelques mois qui précédèrent sa disparition. Au final, Jane Campion, qui sait mieux que personne dénicher des talents d'avenir tisse une œuvre forte et sensible, sans jamais tomber pour autant dans le mélodramatique. Bright Star, peut-être plus réussi encore que "La Leçon de piano" n'a, hélas, pas connu le succès qu'il méritait à sa sortie dans les salles. Tant pis. On ne se lasse pas de ce cinéma fait de petites touches sensibles et de grands élans du cœur.
Je ne connaissais pas le cinéma de Jane Campion, rien à dire sur la réalisation qui est très belle ni sur le thème de cette romance mais je trouve l’introduction de ce scénario maladroite. Elle n’a pas pris le temps de nous expliquer ce que ces poètes viennent faire dans cette maison ni comment nos deux tourtereaux vont tomber amoureux. Si c’est un biopic, il y a peu de citations de ce poète et la fin manque d’émotion, bref, pas terrible…