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Alexis D.
122 abonnés
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3,5
Publiée le 11 avril 2020
Superbe plastiquement, "Bright Star" n’en demeure pas moins froid sur le plan émotionnel. L'histoire se déroule spoiler: à Londres, en 1818. Un jeune poète anglais de 23 ans, John Keats, et sa voisine Fanny Brawne entament une liaison amoureuse secrète. Pourtant, les premiers contacts entre les deux jeunes gens sont assez froids. John trouve que Fanny est une jeune fille élégante mais trop effrontée, et elle-même n’est pas du tout impressionnée par la littérature. C’est la maladie du jeune frère de John qui va les rapprocher. Keats est touché par les efforts que déploie Fanny pour les aider, et il accepte de lui enseigner la poésie. Lorsque la mère de Fanny et le meilleur ami de Keats, Brown, réalisent l’attachement que se portent les deux jeunes gens, il est trop tard pour les arrêter. Emportés par l’intensité de leurs sentiments, les deux amoureux sont irrémédiablement liés et découvrent sensations et sentiments inconnus. "J’ai l’impression de me dissoudre", écrira Keats. Ensemble, ils partagent chaque jour davantage une obsédante passion romantique qui résiste aux obstacles de plus en plus nombreux. La maladie de Keats va pourtant tout remettre en cause ... Depuis "La leçon de piano", Palme d’Or en 1993, nous savons que Jane Campion est douée pour la création d’ambiance et la reconstitution d’époque. Dans "Bright Star", qui retrace la malheureuse histoire d’amour du poète John Keats avec sa voisine, la cinéaste nous fait une fois de plus partager son goût du détail. Les costumes du XIXème siècle sont magnifiques, de l’employée de maison à l’aristocrate, de l’adolescent à la jeune fille en fleur. De même les décors sont parfaits; le spectateur situe immédiatement les origines sociales relativement aisées de l’héroïne et de sa famille. Le scénario, quant à lui, tient parfaitement la route. Tous les éléments annonciateurs du drame à venir sont distillés au fil du récit. Les relations entre les personnages se construisent progressivement et l’on comprend bien les sentiments, dès le départ équivoques, des principaux protagonistes. Quant aux acteurs, ils sont bons et bien filmés, tellement bien que leurs visages restent lisses en permanence; qu’ils sourient ou se fâchent, leurs figures restent impeccables. On remarquera particulièrement l’interprétation de Kerry Fox ("Intimité" de Patrice Chéreau), en mère de l’héroïne, plus touchante (un peu plus vraie) que les deux amoureux; son personnage étant plus dans la demi-mesure et faisant plus de concessions. Bref, "Bright Star" se tient. Mais... Où est le problème me direz-vous ? S’il n’y a rien à redire d’un point de vue technique et esthétique, l’émotion est absente. Le nouveau long-métrage de Jane Campion est une jolie fable sur l’amour unique et absolu, intense. Alors où sont la passion, la fougue, le désespoir ? L’époque demandait certes une certaine pondération des sentiments extérieurs et n’autorisait pas les effusions extraordinaires (pas en public en tout cas). "Bright Star" évoque avant tout un amour violent, voir destructeur, ne supportant pas la distance et la séparation. Or, à l’exception de quelques larmes discrètement versées dans un coin de mouchoir, on ne peut vraiment pas dire que les sentiments soient très prégnants. Pourtant, les poèmes de John Keats à l’attention de sa bien-aimée expriment avec force de conviction la violence de ses sentiments à son égard. La mise en scène très propre se retrouve ainsi en décalage avec le propos. "Bright Star" a ainsi le mérite de faire découvrir la poésie de John Keats aux spectateurs qui ne la connaîtraient pas. Pour cet artiste qui donnait des cours de poésie afin de partager et transmettre sa passion à autrui, l’idée est belle; son esprit est donc bien présent. Pour ce qui est de la délicatesse et de la force de ses émotions dans ses vers, on repassera...
Jolies costumes, jolie photo mais quel ennui ! Acteurs pas toujours crédibles et mise en scène soignée mais sans doute un peu trop. J'ai eu du mal à finir le film.
Étonnamment la réalisatrice fait le choix d une mise en scène datée mais vu le propos et son scénario le sert totalement. Les comédiens sont bons et l esthétisme romantique est superbe .
Excellent film plein de douceur, de poésie et de passion ! Nul besoin de connaître les poèmes de Keats pour profiter du film, qui peut d'ailleurs être une excellente initiation à la lecture de son oeuvre ! M. Keats et Mlle Broawne sont extrêmement touchants et les acteurs qui les jouent donnent une profondeur et une sincérité impressionnantes à leurs personnages. Le rythme est lent, mais on ne s'ennuie pas. La musique n'est pas envahissante et laisse place à la beauté des mots. Les jeux de lumière sont bien maîtrisés et donnent une certaine force à l'oeuvre ! Jane Campion a vraiment réalisé un beau film ! A voir pour les fans de Keats, d'histoires d'amour tristes à l'anglaise et de Jane Campion !
grosse déception ! Pourtant amatrice de ce genre de film d'époque et ultra romantique, je me suis ennuyée comme jamais ! Je ne sais pas bien à quel niveau ça cloche, les acteurs étaient impécables (motion spéciale à Abbie Cornish que je retrouve à l'écran pour la 4ème fois et qui me bluffe à chaque fois), de très jolies séquences visuelles, de la poésie romantique.... mais rien à faire j'accroche pas du tout. Dommage.
Olalalala... Comme j'ai été déçu par ce film. Tellement fade. C'est long, très long, mes paupières sont tombées à maintes reprises... Il ne se passe absolument rien, l'action avance à la vitesse d'escargot. Heureusement la fin remue un peu le calme plat du film. La performance des acteurs est évidente; les deux acteurs principaux sont très forts et heureusement d'ailleurs, çà permet d'avoir un point de concentration dans le film. Je sais pas si c'est dû à la réalisation ou à l'histoire, mais un un énorme vide, remplie de sentiments qui m'ont parus transparents et sans véritable sens. Tant pis, mais j'ai quand même bien aimé les acteurs...
De beaux décors, une belle musique, des images léchées ... Mais trop de longueurs qui peuvent lasser. Dommage pour cette histoire d'une autre époque qui semble avoir pris quelques libertés avec la réalité. Qu'importe ... j'ai bien aimé, même si ce film me parait difficile à conseiller.
Jane Campion réalise un film d'un classicisme extrême et d'une beauté visuelle hors du commun, une histoire d'amour bouleversante et d'un romantisme échévelé. Les deux interprètes sont aussi frémissants que bouleversants. On peut crier au cliché, à l'académisme mais la délicatesse et la subtilité de la mise en scène ne peut que laisser pantois. Une oeuvre délicate loin de l'érotisme ténnébreux de La leçon de piano et d'In the cut, Campion joue avec les codes du mélodrame mais sensualise chaque faits et gestes de ses personnages. Grandiose dans son refus de tout artifice , une oeuvre maniérée mais belle. Faut-il avoir l'âme romantique.
Le film parait dans un premier temps assez long, avant que l'on se fasse prendre par l'histoire, simple mais touchante. Les acteurs, très bons, finissent de rendre "Bright Star" agréable.
Un film qui s'essoufle vite par manque de rythme et sur-représentation romantique, laissant peu de place à la suggestion. On s'ennuie donc rapidemment hélas passé la demi heure malgré de superbes plans ce qui réhausse véritablement le niveau du film. Si l'on veut voir un très beau film sur la poésie, il faut voir "le cercle des poètes disparus" nettement plus subtil. Ainsi, la forme du film est appréciable (musique, plans...) mais le fond est une sempiternelle histoire d'amour trop prévisible. Pas vraiment le genre que j'aime.
Bright Star est une histoire d'amour pleine de poésie. Magnifiquement bien construit, photographiquement beau & également bien joué ; ce film nous berce dans ses grands bras jusqu'à la fin, où on se sent complètement mélancholique. On aimerait presque vivre ça, en vrai.
Jane Campion nous conte une histoire d'amour d'une simplicité désarmante. L'intérêt se situe ailleurs : une atmosphère bien particulière, un XIXème siècle explosant de couleurs avec des plans qui sont autant de tableaux et qui transposent par l'image la poésie romantique, l'état de l'Art à cette époque et les préoccupations et fascinations des protagonistes. Je pense que l'intérêt du film est certainement ciselé lorsque la langue de Shakespeare n'a plus aucun secret pour le spectateur. Le film intéressera d'une part ceux qui aiment les belles histoires d'amour et d'autre part ceux qui aiment plonger dans une ambiance confinée du passé. Et étant donné la haute tenue de l'ensemble on peut rajouter un intérêt certain pour les vrais cinéphiles.
Jane Campion sait mettre en scène et pourtant le résultat sonne terriblement vide. Ça en devient quelconque, pas mauvais ou ennuyeux pour autant. Je me demande simplement si ça en valait la peine.