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annatar003
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4,0
Publiée le 9 juin 2012
Romance pure et sans artifices quels qu'ils soient, "Bright Star" retrace les dernières années de la vie du célèbre poète britannique John Keats qui rencontre son unique amour en la personne de Fanny Brawne. C'est en s'attaquant à ce sujet rempli de beaux sentiments et d'espoir que Jane Campion se place à nouveau derrière la caméra pour réaliser ce drame romancier aux qualités si rares. Après son unanime succès "La Leçon de piano" vainqueur de la Palme d'Or 1993, la réalisatrice néo-zélandaise retrouve sa mise en scène aux angles délicats et propres qui enveloppent soigneusement le public pour ce voyage dans la périphérie de la Londres du XIXème siècle. Caractérisé par une photographie sublime, qui sera d'ailleurs récompensée aux oscars, où chaque détails est magnifiquement mis en valeur, "Bright Star" se compare à un conte pour adulte qui fait rêver et peur à la fois. Rêver par la beauté des sentiments qui animent le récit et craindre par la même force destructrice de ces-derniers. Choisie pour interpréter le rôle de la muse et l'amante Fanny Brawne, l'exquise Abbie Cornish laisse sans voix. Que ce soit dans son jeu, qui se révèle impressionnant, ou dans les émotions qu'elle dégage, l'actrice australienne se révèle une nouvelle fois prodigieuse sous toutes les coutures. Endossant quant à lui le manteau de M.Keats, Ben Whishaw ne démérite pas non plus en jouant son rôle avec conviction et finesse même s'il ne parvient pas masquer le charisme de sa partenaire. A eux deux il forme un couple particulièrement envoûtant qui remet au goût du jour le romantisme anglais où l'intimité y est caressée le temps d'un instant. C'est malheureusement en nous faisant peut-être trop rêver que "Bright Star" nous laissera parfois sur notre faim. Coupant parfois certaines scènes qui auraient mériter une davantage d'exploitation, Jane Campion joue parfois avec le feu d'autant plus que la certaine répétitivité du scénario n'est pas toujours appréciable.Car bien que le tout soit plutôt harmonieux, le spectateur a souvent le sentiment de faire marche arrière dans une boucle infinie. Par bonheur, le final se dévoile dans sa grandeur tout comme les larmes d'heureux jours éphémères qui réunirent deux âmes éternelles sur une terre de mortels. En résumé, "Bright Star" brille par sa forme et son histoire qui mettent en valeur un casting exceptionnel sur des airs de violon sobre mais beaux qui ne tombent jamais dans l'émotion facile.
Il semble de bon ton, lorsqu'il s'agit de faire un film romantique (non pas "fleur bleue" mais s'attachant à la période romantique) de plonger caméra, corps et âme dans l'hystérie. Pour peindre les amours de John Keats et de Fanny Brawn, Jane Campion choisit l'élégance et la douceur. Cette délicate attention lui permet alors de saisir toutes les subtilités d'un amour passionné, sans jamais sombrer, ni dans la niaiserie, ni dans la caricature. D'une beauté formelle à couper le souffle, faisant vibrer la langue anglaise comme une langoureuse sonate, la réalisatrice néo-zélandaise atteint l'atemporalité avec ce film tout aussi sombre que lumineux. Magnifiquement éclairé, superbement dialogué, Bright star s'impose comme l'un des plus beaux films de l'année. Convoquant tous les ingrédients d'une liaison romantique, de la séduction à la mort, en passant par la séparation, l'échange de lettres, la maladie, la transgression des règles, le film les égrène un à un dans une narration subtile, sensuelle, tout autant terrienne que spirituelle. On pense à l'autre film romantique de ces dernières années, le superbe Lady Chatterley, qui avait choisi le même parti pris pour peindre une histoire d'amour tout aussi profonde. En tête de casting, l'inconnue Abbie Cornish est parfaite. D'une beauté elle aussi atemporelle, tout droit sortie d'un Vermeer, elle habite son personnage avec une détermination éblouissante. Lorsque ses sanglots à la mort de Keats nous tirent les larmes aux yeux, on pense à la pauvre Cotillard dans le grotesque La môme à la mort de Cerdan... comprenant alors ce qu'est (ou n'est pas) le cinéma. A ces côtés, Ben Whishaw prête son allure post-adolescente à ce jeune poète maudit, mort comme tant d'autres en pleine jeunesse. Notons également l'excellent Paul Schneider dans une composition subtile et des seconds rôles de haut niveau. Injustement oublié à Cannes 2009, Bright star devrait retrouver ses lettres de noblesse dans toute bonne dévédéthèque, et rejoindre la petite famille des films que l'on peut voir et revoir sa vie durant.
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4,0
Publiée le 26 janvier 2012
Avec "Bright Star", Jane Campion a visè en plein dans le mille avec cette romance et signe un drame consacrè à la relation entre le poète romantique John Keats et l'unique amour de sa vie, Fanny Brawne! Un amour simple mais fort pour une grande histoire d'amour qui remet à la mode le romantisme anglais où l'intimitè y est caressèe! La photographie est exceptionnelle (qu'il pleuve, neige ou vente, tout y est beau), la composition des plans, les cadrages, les dècors, les costumes (avec un Oscar à la clè), les acteurs (la prometteuse Abbie Cornish, comèdienne australienne et « ètoile brillante » en phase de devenir l'une des grandes actrices contemporaines), tout est splendide et maîtrisè dans ce film teintè de classicisme où Campion a une manière bien à elle de filmer une oeuvre visuelle qui hèsite entre le lyrisme à la David Lean et une beautè à la Nikita Mikhalkov! Le chef d'oeuvre n'est pas loin et l’èmotion au rendez vous avec un lyrisme de tous les instants et des textes admirables! On n’oubliera pas de sitôt cette sèquence sublime où l’hèroïne marche dans la lande et rècite d’une manière dèsespèrèe les vers de celui qu'elle aime plus que tout...
John n'a pas un sou vaillant et vit plus ou moins de la charité de ses amis. Partant, il ne peut envisager d'épouser la charmante Fanny, sa jeune voisine aisée. Bientôt malade (poitrinaire) il part mourir en Italie à seulement 25 ans. Mais il laisse une oeuvre qui fait de lui l'un des plus importants poètes anglais : John, c'est John Keats. Jane Campion met en images sa passion contrariée avec Fanny Brawne pour raisons de convenance....économique, et ses images sont absolument superbes. Cependant on a un peu de mal à s'intéresser à cette touchante histoire d'amour - la mise en scène est un peu à la peine pour se faire le truchement de ce récit de romantisme appliqué (on se croit chez Jane Austen, mais c'est une histoire vraie) et on se surprend même, entre deux moments d'extase esthétique, à étouffer un bâillement....
quelle belle histoire d'amour ! tragique, intense ! de belles images, une réalisation impeccable. Les mots et la poésie ont une place dans ce film, une belle place. Jane campion a réussi un beau film
Certaines images sont d'une beauté fracassante et le couple Abie Cornish / Ben Wishaw fonctionne à merveille. Malheureusement, il manque une certaine poésie, ainsi qu'une touche d'émotion pour embraser le tout.
Peut être un peu trop 'sage' à mon goût, Bright Star m'a cependant intéressée 2 heures durant. Miss Brawne à elle toute seule vaut le coup d'oeil, tant sa prestation est à la fois amusante, passionnée, frivole, pétillante, bref, tout à fait dans le personnage. Là où ça coince, c'est au niveau du Mister Keats.. Peut être un peu trop torturé et pas assez Jaloux.. Peut être pas assez passionné et trop effacé.. Les plans ne révolutionnent pas le genre, les dialogues non plus, les musiques, par contre, sont aussi rares que précieuses. C'est donc un chouette film, mais vraiment trop gentillet et trop peu passionné étant donné le sujet.
Jane Campion nous habitue à faire de très beau film et Bright Star, son nouvel opus n'échappe pas à la règle. Un film beau, poétique relativement bien maitrisé. Une esthétique, des décors et des paysages qui font plaisir à regarder. Les deux acteurs principaux sont bon. Cependant un peu trop de longueur gâche un peu le film mais ne lui enlève néanmoins pas sa qualité.
Amoureux de la poésie, j'avoue avoir été plus que déçu par ce film, malgré en engouement certain dès les premières minutes, les passages d'une beauté clairsemée, les dialogues enjoués et le romanesque est bien trop vite remplacé par une longueur interminable, à croire qu'il fallait comblé les vides pour finir la bande. Pour moi le jeu des deux acteurs (pourtant j'adore le travail de Whishaw) est totalement abominable et parasite grandement le romantisme (incorporel) qui doit découler de ses scènes. De plus, j'ai également fais la grossière erreur de le visionner en VF, ce que je déconseille à toute personne, après une longue digestion, je me déciderai à le regarder en VO et ainsi à (peut-être) réviser mon jugement. Pour finir sur un point positif, l'ambiance visuelle, les costumes et les décors sont d'une grande qualité et permettent une immersion appréciable.
Jane Campion signe avec "Bright Star" un beau film d'époque (très beaux costumes et décors) ayant pour sujet une passion amoureuse impossible autour du poète John Keats. Sur le papier, on pourrait craindre un film contemplatif un peu ennuyeux, ou au contraire, quelque chose de plus mièvre. A l'écran, ça sonne finalement toujours juste, notamment grâce à l'excellent jeu des acteurs (seconds rôles compris), servis par des dialogues bien travaillés. La mise en scène n'est pas guindée comme on aurait pu le craindre, et il faut reconnaître qu'on plonge assez facilement dans la fin de vie tourmentée de John Keats. A voir.
Film superbe avec une mention spéciale aux décors et une photographie sublimée par les petites touches pleines de grâce de la réalisatrice (ces instanténés impressionnistes que la belle affiche symbolise fort bien). Peut-être un peu long. Les acteurs sont justes mais sans plus. A voir sans réserve.
Les amateurs de belles lettres, de poèsie, de dialogues languissants et d’amoureux transis se régaleront avec ce film. Fanny et John se bécotent. Fanny et John lisent des poèmes... Tout ça dans l'Angleterre du 19ème siècle ! Moi j'ai trouvé ce film d'un ennui total. Une étoile pour les décors et les costumes remarquables. A voir dans deux ans, à 22 heures 35 sur ARTE, dans une THEMA sur les amours tumultueuses pendant le règne de Georges III d'Angleterre !