Un très bon polar français. Court, l'histoire est bien montée et s'enchaîne vite à un très bon rythme qui nous laisse pas le temps de nous ennuyer. Un Jean Dujardin très bon acteur dans ce rôle tragique, il peut vraiment faire n'importe quoi. Bref un très bon film à voir et revoir. Bon intrique, bon casting, bonne chute.
Un pédophile qui ressemble au cliché cinématographique du pédophile, une morale douteuse... Tout le reste, c'est du policier à la TF1. Grosse déception ! J'attendais une réflexion intéressante sur la justice mais au lieu de ça, j'ai du discours de comptoir : "faut les tuer les pédophiles". Dire que pendant un moment j'ai cru que le film allait surprendre en critiquant justement le fait qu'on a tendance à vouloir rapidement sanctionner le présumé pédophile quitte parfois à bâcler l'enquête...
Si le propos du film est inacceptable, espérons que la médiocrité de la réalisation et le manque de crédibilité du scénario le déservent. Les personnages sont caricaturaux, notamment les personnages féminins qui sont particulièrement pauvres (femmes faibles, fragiles psychologiquement...mysogyne le scénariste?).Certaines scènes n'ont aucun intérêt et font gagner du temps sur un film pourtant court. On s'ennuie et on y croit pas une minute. Le final est grotesque. A éviter!
Même si la réalisation est scolaire et le scénar assez peu crédible, un polar efficace et pas déplaisant à regarder, grâce à l’interprétation d’un bon Laurent Lucas qui parvient à semer le doute...
Un drame judiciaire qui peut poser des questions. Bien que le rebondissement de la contre enquête soit devinable et que certains aspects (première arrestation, les procés) pouvant paraître expédiés, l'essentiel est alors ailleurs. on se laisse emporter par l'acharnement de ce policier meurtri campé avec justesse par J. Dujardin.
Encore un film descendu par les critiques presse et que les spectateurs ont apprécié. Pour ma part, j'ai trouvé deux qualités essentielles. Un super scénario à l'américaine (c'est issu en grande partie d'une nouvelle d'un auteur américain de polars) et une prestation très convaincante de Jean Dujardin, dans un registre inhabituel pour lui. De ce fait, le spectacle emporte l'adhésion, et on se dit que les scénaristes français manquent un peu trop souvent d'imagination .
Un film policier âpre et sombre, traitant de la douleur de perdre un enfant, et de vengeance. La courte durée du film, 1h20, permet d’entretenir un bon rythme de l’histoire, mais de ce fait celle-ci est malheureusement bâclée, et les personnages manquent clairement de profondeur. Reste la bonne prestation offerte par Jean Dujardin. Un honnête film policier mais bien trop prévisible.
Alors que la fille d'un capitaine de police vient d'être assassinée, ses collègues arrêtent rapidement un suspect, jugé et emprisonné dans la foulée. Un déroulement trop expédié au yeux du héros, déterminé à trouver le vrai coupable du meurtre de sa fille. "Contre-enquête" a surtout fait parler de lui pour le rôle tenu par Jean Dujardin, à l'époque largement habitué aux comédies déjantées. Sans livrer une superbe prestation dramatique, l'acteur se montre convaincant en père meurtri qui mène une enquête tout en voyant sa vie de disloquer. Si certains interprètes sont un peu poussifs, on apprécie Laurent Lucas, très sobre en "coupable" ambigu. La réalisation tient la route, jouant beaucoup sur des tons grisâtres, mais l'on regrette une intrigue un peu prévisible, malgré quelques bonnes idées. Par ailleurs, l'ensemble est un peu court (1h20). Appréciable toutefois.
Contre-Enquête n’est régi que par une recherche frénétique du retournement de situation à l’américaine, refuse l’ambiguïté de ses personnages au profit de spoiler: l’application bête et méchante d’une axiologie représentant Daniel Eckmann sous les traits d’un psychopathe intelligent, sorte d’avatar du fameux Hannibal Lecter, et Richard Malinowski tel un père et flic désaxé jouant avec son bourreau comme ce dernier a peut-être joué avec son enfant. Le paradoxe du long métrage tient alors au resserrement de l’intrigue et de la focalisation sur l’antagoniste, laissant Jean Dujardin enchaîner les poses sans jamais lui offrir l’espace et le temps pourtant nécessaires à la descente aux enfers endurée. Ne sachant qui filmer, le réalisateur sabote ainsi son polar sans le vouloir et passe à côté de son sujet, réduit en clausule à la complaisance dans une noirceur humaine qui ne naît ni de l’égarement ni de la folie, seulement d’un scénario désireux de frapper fort et de surprendre son spectateur. Ou comment réduire un fait divers à sa dimension spectaculaire et récréative.