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matt240490
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3,0
Publiée le 4 septembre 2012
Production française sortie sur les écrans courant 2007, Contre-Enquête raconte comment un père vit le viol et l'assassinat de sa fille et tente alors de retrouver le coupable. S'arrêtant sur un twist final à la limite du cliffhanger, le métrage nous sert sur un plateau un Jean Dujardin inspiré pour ce rôle et une ambiance sombre et douloureuse, à laquelle le spectateur participe, pour connaître le fin mot de l'histoire. Une réalisation simple et sans prétantion qui remplit bien son rôle.
Un polar très dur avec un scénario impeccable et surtout un Jean Dujardin impressionnant. Un grand film noir, le genre de film qu'on ne peut pas oublier.
Un policier voit sa jeune fille disparaitre à la suite d'un enlèvement. Il s'agit d'un film noir basé sur les personnalités des personnages, et il faut dire que Laurent Lucas en particulier nous épate. Jean Dujardin se révèle crédible dans un rôle dramatique. C'est surtout l'atmosphère et l'histoire tordue à souhait qui fait l'originalité du film. A voir
Un excellent polar, avec son lot de suspense, de rebondissements, et des acteurs au diapason. Le sujet de départ, à savoir la perte d'un enfant, fais réfléchir au sentiment d'injustice que cela procure, et la fin nous montre jusqu'où l'on est capable d'aller, et cela sans remords. Excellent film.
Un bon petit polar basé sur une histoire de vengeance plutôt bien ficelée avec à la fin un retournement très bien vu quand on croit que le flic joué par Dujardin s’est fait avoir par le tueur. Dujardin contrairement à José Garcia qui pour jouer les rôles dramatiques a besoin d’utiliser tout l’apanage du ténébreux (regard sombre, œil torve, et silences qui en disent long sur le backgorund du héros) reste complètement naturel et se contente de vivre les situations comme il les vivrait s’il était directement concerné. La simplicité c’est la force des plus grands; rappelez-vous Gabin.
Film policier, exploration psychologique ? Tour à tour les deux. Deux aspects qui sont menés de main de maître tant par le scénario que par l'interprétation. Les aspects judiciaires de l'intrigue aurait sans doute pu (ou dû) être développés davantage.
Un film symptomatique du besoin des acteurs dits comiques de se payer une respectabilité avec un rôle tragique, façon Coluche et son "Tchao Pantin". Ici, c’est Jean Dujardin (encore étiqueté "Un gars Une fille" et "Brice de Nice") qui se colle à l’exercice en campant un flic dépressif enquêtant sur l’assassinat de sa fille. Look fatigué et mine ténébreuse de circonstance, Dujardin réussit sans problème à convaincre dans ce rôle dramatique et répond ainsi de la plus belle des façons à ses détracteurs qui le cantonnaient jusque là à ses prestations télévisuelles. Il se voit cependant un peu éclipsé par la prestation glaçante de Laurent Lucas qui parvient à coller un sacré doute au spectateur quant à sa culpabilité et qui se révèle dans un final surprenant, tant au plan scénaristique qu’au plan morale (certains y verront sûrement une ode à la justice personnelle). A ce titre, ce n’est pas tant la réponse quant à la culpabilité du suspect qui surprendra mais plutôt la révélation des plans du héros. Pour le reste, il est regrettable que le réalisateur Frank Mancuso n’ait pas songé à développer davantage des 2nds rôles (Agnès Blanchot, Jacques Frantz, Aurélien Recoing ou encore Jean-Pierre Cassel ont hérité de rôles bien pauvres) et surtout à dynamiser un peu sa mise en scène avec un montage plus nerveuse et une BO plus présente. Le sujet était pourtant propice à de grandes séquences bouleversantes. On a malheureusement trop souvent l’impression d’assister à une succession d’interrogatoires, entrecoupés par les moments d’incompréhension de l’entourage de Malinowski sur le bien-fondé de sa contre-enquête. Ce qui empêche le film de prétendre au statut de grande œuvre crépusculaire auquel son pitch semblait pourtant le destiner. "Contre-enquête" reste un film intéressant qui pêche par manque de style et d’élaboration.
L'une des bonnes surprises dans les films policiers français du début d'année 2007 avec « Le Serpent ». Un scénario qui réserve son lot de surprises et qui sait imbriquer les histoires pour mieux manipuler son monde. En plus, l'histoire est condensée en 1h25, ce qui donne du rythme au film. Jean Dujardin et Laurent Lucas sont impeccables. Les scènes de vie de couple après la disparition de l'enfant sont très bien rendues. Un film intéressant à voir et davantage pour son contenu psychologique que pour l'enquête proprement dite.
Le lynchage des critiques de profession à l’encontre du film de Franck Mancuso, laisse pantois tout cinéphile normalement constitué. Comment expliquer un tel acharnement pour une structure narrative ramassée mais fine, une mise en scène sans artifice mais efficace, des prestations d’acteurs sobres mais parfaitement et constamment justes ? Est-ce la morale de l’histoire qui a choqué les maîtres-censeurs ? Pourquoi l’aurait-elle puisqu’en fin de compte le bon n’est pas si bon et ne gagne pas vraiment, et le méchant ne s’en tire pas non plus. Certains petits détails peu crédibles au niveau du scénario ? Ce motif serait bien peu valable tant ces craquements dans la machine de l’intrigue sont insignifiants. D’autant que ces mêmes critiques ont acclamé à tout rompre des scénarios pourtant miteux. La stupidité de certains est même allée jusqu’à condamner le côté prévisible de l’intrigue. Elle l’est certes un peu. Mais jusqu’à un certain point. Celui du rebondissement, lui, surprenant. Si la critique est désespérante, ce premier film est très prometteur.
Ce genre de choses, on croit que ça narrive quaux autres. Encore plus lorsquon est un membre de la Crim habitué aux faits les plus divers, comme le Capitaine Malinowski. Aussi, le jour où sa propre fille est violée et assassinée, cest le monde autour de lui qui seffondre. Devenu plus proche de sa bouteille de whisky que de sa femme, il accueille avec soulagement larrestation du principal suspect, qui passe rapidement aux aveux, avant dêtre condamné à 30 ans de prison. Sauf que, de se cellule, Daniel Eckmann va clamer son innocence, et, via des lettres adressées au policier, faire prendre conscience à ce dernier que le vrai meurtrier court peut-être toujours. Une contre-enquête simpose donc, orchestrée par Franck Mancuso, ex-membre de la Police Judiciaire, qui se lance derrière la caméra, après avoir co-écrit le scénario de 36, quai des orfèvres, et soriente tout naturellement vers le polar. Un genre qui lui permet de mettre son expérience policière au service de la vraisemblance et de lauthenticité, très prisées dans le cinéma français actuel. Il nest donc pas surprenant de voir Contre-enquête marquer des points grâce au réalisme des situations décrites. Un réalisme relayé par une mise en scène sobre et sans esbrouffe, mais pas dénuée doriginalité pour autant. Car, soucieux de se démarquer des codes habituels du polar, le néo-réalisateur situe son histoire en plein été, donnant ainsi un soupçon de luminosité à une intrigue sordide. Faisant preuve de la même originalité dans le casting, il fait de Jean Dujardin un flic meutri. Et, aux antipodes de Brice de Nice ou OSS 117, celui-ci confirme ce quil laissait entrevoir dans Le Convoyeur : un vrai talent de comédien. Du coup, il est dommage que Franck Mancuso use de tant dellipses pour préserver sa révélation finale (suprenante ceci dit). À trop nous cacher de choses, il nous laisse parfois trop à distance de sa Contre-enquête, qui n'en reste pas moins un coup d'essai plaisant.
Petit thriller dramatique à l'envergure un peu faiblarde, Contre-enquête est surtout l'occasion pour Jean Dujardin de nous prouver qu'il peut évoluer dans des rôles autres que comiques. Il s'en sort bien il faut l'avouer, mais cela ne suffit pas à rehausser d'énormes lacunes de structure et de suspense. Le film se heurte à un début pénible, de par ses ellipses faciles et son manque d'explications (comment le présumé tueur a été arrêté ?). Les personnages ne sont pas tous aussi bien interprétés (le jeu du meurtrier ne convainc pas) et la fin, même si surprenante et bien foutue, semble un peu tiré par les cheveux. On finit par se demander quelle est la véritable conclusion de ce film et ce que l'on doit en retirer.