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Un visiteur
5,0
Publiée le 5 janvier 2008
coup de coeur pour ce réalisateur qui nous a fait une magnifique trilogie sur la famille the yards la nuit nous apprtient et little odessa c trois trés trés bon film james gray a réalisé un coup de maître
Little Odessa est un chef d'oeuvre, dans le genre du film noir. Douloureusement puissant et superbe. On assiste à l'inéxorable descente aux enfers de toute une famille, mais dans l'écrin d'une narration sobre, et jamais grandiloquente, empruntant, avec un incroyable talent, aux vieux thèmes intemporels de la tragédie grecque.
Plaqué au fond de son fauteuil, on ne peut décoller ses yeux des pélégrinations des différents personnages, tant la réalisation et la mise en scène mettent si bien en valeur, tout en restant discrètes, ces damnés entrainés vers leur destin. Une telle facilité et un tel naturel, mélés dans le tragique, nous retourne le coeur à coup sur. Et on en redemande.
James Gray est très certainement un génie, génie du récit et génie de réalisme. Un génie aussi, dans la façon de filmer, et de retranscrire, ces très vieux schémas scénaristiques. Bien que n'étant pas foncièrement innovent, James Gray y redéfinit avec excellence une certaine forme de classicisme. Devant tant de virtuosités simples, on ne peut qu'être durablement marqué.
Je suis très énervé.Comment le meilleur réalisateur de sa génération n'a pu fair que 3 films en 13 ANS. C'est Inadmissible.Revenons au film. Un chef d'oeuvre.Rien d'autre.Une fin magistrale.Des acteurs excellent.Une BO énormissime.Voyez le car c'est une grande oeuvre comme The Yards
James Gray. Trois films, trois polars pour un même ton singulier et l'émergence d'un solide auteur dans le cinéma indépendant américain actuel. 1994 résonne comme l'année de ses débuts par l'intermédiaire de "Little Odessa", long-métrage narrant le retour d'un tueur à gages dans le quartier de son enfance pour exécuter un contrat, miné par les sentiments humains qui renaissent en lui. Impossible rédemption pour cette machine à abattre qui détruira le peu qui lui restait : sa famille (dans laquelle se confrontent des crises de types multiples). Ambiance nocturne et symboles religieux pour Gray qui n'hésite pas à donner au film de genre un caractère sacré et une dramaturgie rappelant bien des tragédies classiques. Tim Roth a le visage fermé, donne un vrai relief à un personnage difficile à cerner dans ses intentions dont les explosions de violence, si elles ne sont guère surprenantes apparaissent parfois tout de même bluffantes (superbe scène à propos des liens paternels). "Little Odessa" ne possède pas l'intensité émotionnelle de "The Yards", n'a pas encore cette tension permanente et électrique, annonciatrice de fin du monde tel qu'on était en droit de l'attendre de même que les relations entre les différents protagonistes ne sont finalement pas aussi puissantes que dans le second film de Gray (et qui faisait d'ailleurs toute sa force). L'exercice de style est cependant maîtrisé et n'ennuie à aucun moment. Roth est un fantôme redouté, un traître de retour des années après ses méfaits : le pouvoir qu'il n'a su acquir que par les armes ainsi que sa "descente" à un état humain est le principal sujet d'un film au final imposant, comportant plusieurs bonnes scènes mais qui peine à secouer franchement son spectateur, auquel il manque cette touche qui l'aurait porté à un niveau bien supérieur. A voir.
Un polar très "froid" passé inaperçu dans les salles et pourtant on tient là un petit bijou du film de gangster. L'ambiance est trés sombre dans ce quartier new yorkais surnommé Little Odessa à cause de sa forte population Ukrainiene, on suit donc l'histoire de Joshua Shapira (brillament interprété par Tim Roth), un tueur à gage qui retourne dans son ancien quartier pour un contrat et qui retrouve donc sa famille et son quartier dont il a été bannit. Aidée par une magnifique BO le film traite de la notion du destin à travers donc les personnages joués par l'exellent duo : Tim Roth-Edward Furlong qui sont donc comdamnés à l'inévitable descente aux enfers. Filmé avec brio et justesse, James Gray pour une première tentative réalise un coup de maitre pour cette exellent polar injustemment inconnu.
Si l'on peut sauver quelques belles idées donnant le ton du film ("l'incinérateur", l'utilisation de la musique d'Arvo Pärt sur certaines séquences, la violence crue finale), on reste un peu sur sa faim. Rapellons quand même que James Gray n'a que 25 ans lorsqu'il réalise ce Little Odessa dont on peut au moins saluer la sobriété et l'atmosphère qui s'en dégage. Pour moi, la révélation se fera avec son deuxième film sorti 6 ans plus tard: The Yards.
Film très sombre sur la communauté russe de New York. Il manque certes un peu de rythme mais on ne s'ennuie pas. Les personnages sont décrits avec profondeur. Mention spéciale à Edward Furlong qui, comme dans "American History X", ne peut pas laisser indifférent.
La belle réussite de ce premier film, James Gray, ne la doit pas à un scénario ou une mise en scène très innovants, mais surtout au choix d’une brillante distribution d’acteurs qui font ressortir un maximum d’intensité à chaque scène. L'exploitation culturelle qui est faite de la communauté juive slave de New York est intéressante. Les défauts du film viennent surtout du fait que le ressort principal de l’essentiel de la trame dramatique semble être contenu dans la nature et les motivations des actes passés de Josh. Or ce mystère reste opaque, même à la fin du film, rendant ainsi la scène finale aussi inutile qu’énigmatique. James Gray nous décevra grandement hélas avec son second film The Yard, archi convenu et d’un mortel ennui.
A la rigueur urbain, mais ce polar n’est résolument pas noir et n’a en aucun cas la puissance de réinventer ou de rendre hommage à ce genre. Pénible, point barre.
Cest le premier film de James Gray que je vois et ça promet pour lavenir, ce Little Odessa est superbe. Dailleurs, il présentera cette année son nouveau film « We own the Night », 7 ans après « The Yards » qui a été un véritable échec commercial. James Gray redoute que le film ne marche pas mais vu son premier je pense quil est capable de grande chose. Au niveau du scénario, jai trouvé quand même que cétait un peu classique et pas très développé mais ce nest pas la force du film. La qualité vient de la mise en scène, chaque plan est filmé avec minutie, les sentiments transmis aux spectateurs sont forts. La situation de cette famille Ukrainienne est noire, elle est en crise, ne tient plus debout. Certaines scènes sont choquantes comme létat de la mère mourante, on se met à la place du fils (Edwar Furlong), sa souffrance doit être terrible. De plus, lambiance est lamentable chez lui, un père qui le bat et un frère quil vénère mais qui nest pas du tout un bon exemple. Une des dernières scènes du film où, le fils est prêt à tuer son père quil déteste, est terrible. Ce film est tragique au possible, dune noirceur très concentré et totalement impossible à diluer. La réussite de Little Odessa vient aussi des acteurs sublimes que sont Tim Roth (Reservoirs Dogs) et Edward Furlong (American History X). Dailleurs, ce dernier a encore un rôle de frère fanatique, comme Dereck dans « American History X », cest maintenant Joshua son modèle. On ne voit dailleurs plus tellement Edward Furlong, dommage car il est très bon. Un film qui vaut le coup dêtre vu.
Un tueur à gages est contraint, pour son triste boulot, de revenir dans le quartier new-yorkais de son enfance, où vit la communauté de juifs ukrainiens. Banal. Il retrouve son petit frère, ses anciens potes et son père, qui lavait exclu. Banal. Glauque. Désespérant. Drame familial, drame social, drame du cinéma, qui fait que certains films sont mortellement ennuyeux. Prenez des paumés, intégrez les à une mafia quelconque (rien, ici, de bien spécifique aux juifs dUkraine), racontez leur vie, ou plutôt leur absence de vie, le soir et la nuit de préférence, car le noir tient lieu de force psychologique, arrangez vous pour que les acteurs en fassent le moins possible (la froideur glaciale active le polar) : vous avez des chances dobtenir une récompense dun jury quelque part : ici, Venise, avec un Lion dargent. Pas vu jusquau bout.
un trés beau film trés sobre qui passe du polar au drame avec aisance . L'ambiance est tres réaliste on sent presque le vécu. Tim Roth et Edward Furlong sont vraiment bon ils habitent leurs personnages avec talent. C'est un film qui merite amplement ses bonnes critiques.
Toute la force de Little Odessa est dans la retenue. Retenue dans le scénario qui limite l'action à l'essentiel, retenue dans les dialogues réduits au minimum, retenue dans la réalisation qui ne joue jamais la carte du spectaculaire ou de l'action facile et enfin retenue dans le jeu des acteurs qui parviennent à créer leur personnage avec très peu d'effets et peu de répliques.
Au final il reste un film très sobre à l'ambiance lourde et terriblement efficace.
je suis le premier à écrire une critique de ce film...bizzare pour un film primé au festival de venise...bon ben jai trouvé ce film a la hauteur de ses ambitions ! Un excellent One Man Show de Tim Roth...Edward Furlong (terminator 2) je le trouve bof...les autres acteurs (en particulier le père et la mère) excellent...un film à la Ghost Dog, Aniki, léon, les anges de la nuit, Taxi driver ou même American Psycho ou Hana-Bi: le quotidien d'un homme face à la solitude et aux autre...j'adore tout ces films...bref Little Odessa c'est Taxi Driver chez les Ukrainiens juifs : un film culte.