Deux drag queens et une transsexuelle traversent l’Outback australien à bord d’un bus, tout en effectuant des shows à la sauce disco kitsch dans des clubs. « The Adventures of Priscilla, Queen of the Desert » fait partie de ces comédies australiennes qui ont eu un succès international au début des années 90, et c’est peut-être même la plus célèbre. Ce succès provient d’une part de son regard certes parfois caricatural, mais surtout bienveillant, sur la communauté des travestis et transsexuels. Mais surtout, de son mélange d’audaces et de bons sentiments. On retient en premier lieu les prestations délurées de son trio d’acteurs, encore plus drôles à posteriori ! Car si à l’époque, il était déjà surprenant de voir le très viril et classe Terence Stamp camper une transsexuelle tourmentée, on y découvre également deux acteurs qui ont fait leur bout de chemin à Hollywood depuis : Hugo Weaving et Guy Pearce. Désormais habitués aux personnages sérieux, il est très amusant de les voir ici affublés de costumes improbables, se taquiner avec des répliques cinglantes dans un accent australien prononcé, et incarner des drag queens qui ont une vraie profondeur. Au-delà de ses acteurs, le film offre une odyssée touchante et surtout jolie, avec de superbes paysages locaux. Et bien sûr, une galerie de costumes incroyables, mise en valeur dans quelques scènes étonnantes. Aussi déluré que gentillet, « Priscilla » donne encore la pêche des années après sa sortie.
En 1994, Stephan Elliott signe un road-movie sur-vitaminé à la fois drôle et émouvant. A bord d’un bus baptisé « Priscilla », trois amis gays traversent l’Australie pour se rendre au cœur du désert, à Alice Spring, produire leur spectacle de drag queens. Si de prime abord le ton semble léger, cette comédie musicale offre un message sincère sur la différence et la tolérance. Les paysages grandioses de l’Outback sont parfaitement magnifiés par la caméra du réalisateur. Le côté kitsch des costumes et des chorégraphies associé à une bande-son de grande qualité nous plonge dans un univers rarement évoqué au cinéma. Quant à la distribution, elle est excellente. Au côté de Terence Stamp, on découvre le talent de jeunes acteurs dont Hugo Weaving (« Matrix », « Seigneur des anneaux », etc.) et Guy Pearce (« Memento », etc.). Bref, un vrai régal pour les yeux, les oreilles et le moral.
J'ai pas accroché, le film de Stephan Elliott est trop facile. On évite aucun des clichés sur les homosexuels/transsexuels, tout y est : le rose, le bonbon, les paillettes, les discours très sexuels, l'humour particulier. Difficile d'accrocher à cela. Se présentant comme un road movie, Priscilla tourne vite en rond, en raison d'un manque flagrant de scénario qui plus est, est ultra kitsch. Le trio d'acteur n'aide pas vraiment à rendre le film plaisant. Mais ce qui le sauve de la noyade, ce sont les 2/3 gags drôles et bien trouvés. Heureusement qu'ils sont là, sinon c'est le néant.
LE film que l'on ressort au moins une fois par an.... Des acteurs EXTRAORDINAIRES : que dire de Terence Stamp, Hugo Weaving et Guy Pearce. Des moments hilarants, inoubliables, les répliques de Bernadette (ne l'appelez pas "Ralph..."), les instants de poésie dans le désert australien en cie des aborigènes, les collections insolites de Felicia (grand amateur du groupe Abba...), en résumé un film culte.
Un film léger traitant de sujets peu abordés dans le cinéma grand public, à voir pour passer un bon moment et changer d'univers sans toutefois l'approfondir ni s'en imprégner réellement.
Tout d'abord, saluons Stephan Elliott pour sa détermination à transposer sur le grand écran le travestissement de façon originale et à aborder la transexualité avec la justesse que demande un divertissement grand public. Démocratiser cette façon de vie avec ironie est d'ailleurs judicieusement choisie. En effet, ce road-movie est aussi l'occasion de nous rappeler que nul n'est indifférent aux personnages de Felicia, Mitzi et Bernadette, que l'on soit citadin ou "reculé" de la dernière heure. Les numéros offerts par les comédiens sont formidablement orchestrés. Les costumes tout comme les décors sont très inspirés. Toutefois, cette balade qui dans un premier temps est assez excentrique et plaisante s'enfonce par la suite dans une unité de message qui lui est dommageable. Un peu comme un conte qui a pour rôle de nous pointer du doigt en nous montrant tel que nous sommes, avec des figures de rhétoriques qui ont pour but de nous ramener dans le droit chemin de la tolérance. C'est-à-dire que notre position initiale sur les travestis est souvent celle de la répugnance, que nous repoussons par divers moyens d'expression, que ce soit physique ou intellectuel. Le film fait d'ailleurs cette distinction dans les deux parties. La première concerne celle du "reculé" dénué de toute ouverture culturelle. Il se trouve être une brute qui ne peut se défouler contre cette espèce qui lui est inconnu que par la violence physique, signe d'une virilité masculine en retard sur la société d'aujourd'hui; la deuxième lors de la scène du casino où les "citadins" connaissent ce que sont ces personnages, expriment leurs inintérêts ou leurs dégoûts par des applaudissements quasi inexistants. Toutefois, il y a le bon vieux campagnard issu de la première démonstration qui nous montre le chemin de ce que nous nous devons d'être. Tout comme la femme Mitzi qui habitte en ville pour l'acceptation du côté citadin. Néanmoins, bien qu'il soit limité, l'audace nous emporte avec sympathie.
Ce n'est pas la comédie franchement drôle et dégantée à laquelle on peut s’attendre, vu la réputation plutôt flatteuse du film. Parfois on rigole, mais pas souvent, et la dernière partie est carrément niaise. Mais surtout, le casting n’est pas bon du tout. Les scènes de spectacles sont calamiteuses tant les acteurs sont raides comme des piquets. Je ne vois donc rien de remarquable à ce film, sinon le joli message de tolérance qu'il véhicule.
Road Movie culte auquel je n'ai trouvé aucun intérêt. Il verse un peu dans la comédie et un peu dans un ton plus sérieux de façon à ce qu'on arrive à rentrer dans aucun des deux styles. Par conséquent je n'ai pas ri une seule fois et la cause de ces bons hommes à vouloir vivre femmes ne m'a pas du tout toucher. J'aurais pu trouver le film sympa, mais même pas. Leur histoire m'a ennuyé, puisque rien n'est vraiment bien traité. Le mec a une femme, on s'en fou, le mec a un gosse, idem on s'en fou. Ça finit à la "va vite" avec une petite chanson de ABBA et fin. En plus j'ai jamais aimé ABBA et le musique disco en général mais vu que le film ne tourne qu'autour de ça, ça a rendu le visionnage encore plus chiant. Je mets quand même deux étoiles pour le jeu des acteurs et pour leur prestation en plein désert, ça doit pas être facile de tourner dans la poussière autralienne avec des talons aiguilles.
Alors 2 défauts : le scénario tourne parfois en rond et une BO reprenant des standards des années 70-80 qui donne juste l'impression d'être là pour dynamiser l'ensemble... Mais 3 qualités qui font que le film mérite d'être vu : le trio Terence Stamp-Hugo Weaving-Guy Pearce est formidable, d'autant plus formidable en plus quand on connait la carrière antérieure et à venir aussi du premier et celles à venir tout court des deux autres, un des plus beaux exemples que souvent le contre-emploi donne de très bonnes choses ; ensuite les personnages où on va au-delà des stéréotypes pour nous présenter des véritables êtres de chair et de sang qui deviennent très vite attachants ; et pour finir les costumes hyper-kitsch-colorés-barjes-du jamais vu quoi très justement récompensés par un Oscar... Ah oui, un petit quatrième, avec quelques répliques excellentes (sortant surtout de la bouche du personnage de Terence Stamp !!!). Un plaidoyer léger, optimiste mais lucide, tendre pour la tolérance.
Voir Hugo Weaving et Guy Pearce au générique m'a surpris ; comme beaucoup je pense. Le film est drôle, gai et sans à priori (on sait à quoi s'attendre); il fait aussi parfois référence à Abba. Il y a des scènes inoubliables et des répliques qui font mouche. Le trio d'acteurs est incroyable, méconnaissable . Un road movie vraiment vraiment spécial qui peut dérouter ; faut être tolérant et ouvert à ce genre de personnages hauts en couleur sinon c'est mort.
Le film déborde peut-être de paillettes ou de déguisements excentriques mais il déverse sur le spectateur une formidable dose d’humanité. L’amitié, la force de vivre la différence. Se battre évidemment et choisir d’être ce que l’on veut être. Et tout cela en musique.