L'Invasion des profanateurs
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Dawasta
Dawasta

77 abonnés 635 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 décembre 2017
Cette version des "Body Snatchers" signée Philip Kaufman est très ancrée dans les 70’s. L’ambiance et les effets spéciaux font beaucoup penser à "The Thing" de Carpenter, sorti peu de temps après. Le casting est bon et les personnages sont suffisamment développés pour qu’on se soucie de leur sort (contrairement à la version de Ferrara). Cette adaptation/remake/suite apporte aussi son lot de nouveautés ( spoiler: dont le fameux cri
) et va un peu plus loin dans le gore que le film de Siegel sorti 20 ans plus tôt.
La première partie du film, celle sur la découverte du phénomène, est la plus intéressante. La paranoïa y est presque palpable, on est en plein cauchemar éveillé. La suite perd malheureusement de son intensité car ce n’est plus que la fuite de nos héros.
Mais s’il a vieilli visuellement, ce "Body Snatchers" n’est cependant pas désagréable à suivre, c’est même la meilleure version que j’ai vu. (Pas mal)
Renaud  de Montbas
Renaud de Montbas

37 abonnés 683 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juin 2021
Je suis sur que "l'invasion des profanateurs" a causé quelques frissons d'épouvante lors de sa sortie mais c'était en 1978 ! Reste le statut de film culte, l'histoire qui fait un peu penser aux envahisseurs de David Vincent,(omniprésents dans la série avec leur petit doigt rigide (là ce sont des hommes plantes)) et des tetes d'affiche 5 etoiles : Donal Sutherland, Jefj Goldblum et Robert Duvall (on note meme une apparition de Don Siegel, réalisateur fetiche de Clint Eastwood en chauffeur de taxi). Les effets spéciaux sont... d'epoque. A voir une fois ! Bravo pour la dernière minute ;-) 3/5
SB88
SB88

35 abonnés 1 575 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 avril 2025
Il y a de l’idée mais il manque une fin cohérente et satisfaisante. L’ensemble du film traîne trop sur la découverte du phénomène extraterrestre
2,6/5
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 novembre 2013
Ce remake de "Invasion of the Body Snatchers" de 1978 reprend pratiquement le même scénario que son modèle de 1956, en transposant l'action à San Francisco. A savoir, des créatures venues de l'espace parviennent à remplacer les humains par des copies sans émotions, et à grande vitesse. Malgré le fait que les intrigues soient proches (et que celui qui a déjà vu l'original peut en conséquence prévoir à l'avance la plupart du film...), cette version est loin d'être inintéressante. D'abord, parce qu'elle apporte des idées bienvenues. Notamment, le remplacement des humains est ici plus crédible que la transformation instantanée de la version des 50's. Ensuite, parce que l'ambiance du film est très différente. Avec ses effets réussis parfois proche du gore, ses images nocturnes dérangeantes, sa paranoïa façon 70's, le film baigne dans une atmosphère horrifique efficace (bien que l'exposition soit un peu lente). Enfin, le message n'est plus anticommuniste, mais aborde les manipulations étatiques. Signalons également que Donald Sutherland est impeccable dans le rôle principal. Face à lui, on notera un caméo de Kevin McCarthy, un Jeff Goldblum tout jeune, et Leonard "Spock" Nimoy dans un rôle trouble. De la SF/horreur de qualité.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 novembre 2020
"L'invasion des profanateurs" (The body snatchers), le roman de Jack Finney paru en 1955 fait régulièrement l'objet d'adaptations cinématographiques depuis la première proposée par Don Siegel en 1958. Le thème universel du double développé par le roman, trouve une résonnance dans chaque époque un peu à la manière de "L'étrange cas du docteur Jekyll et de M Hyde" de Robert Louis Stevenson. Quand le projet lui arrive entre les mains, Philip Kaufman est encore un réalisateur en devenir qui à plus de quarante ans, n'a pas réellement un horizon dégagé face à lui suite aux échecs commerciaux de ses quatre premiers films. Avec l'aide de W.D Richter, il remanie légèrement le roman pour lui donner un aspect urbain plus à même selon lui de crédibiliser et donc de rendre plus insidieuse et angoissante la prise de possession des corps humains par des extra-terrestres. Ce parti-pris contraire à celui de Don Siegel qui laissait planer un temps le mystère sur l'origine du changement de comportement des habitants d'une petite bourgade de Californie, place d'entrée le spectateur face à la question lancinante qui se posera constamment aux héros du film: "Qui ai-je en face de moi ?". Question douloureuse que l'on peut être quelquefois amené à se poser face à son propre reflet. En littérature, Guy de Maupassant avait ouvert le sujet de la plus brillante des manières dans "Le Horla". Ici le problème est plus vaste et concret car l'invasion est galopante. Il s'agit donc pour un petit groupe d'amis de préserver son intégrité face à un phénomène paraissant irréversible. Le déni est tout d'abord l'attitude de Matthew Bennell (Donald Sutherland) inspecteur des services d'hygiène face à sa charmante collègue laborantine (Brooke Adams) qui lui avoue effrayée, ne plus reconnaître son mari (Art Hindle), persuadée qu'il est devenu quelqu'un d'autre. Mais le ver est dans le fruit et le scepticisme de Matthew va très rapidement être pris à revers par l'attitude bizarre des gens qu'il croise après sa journée de travail. Vient ensuite la paranoïa quand chacun devient suspect, puis la fuite quand la certitude est acquise que les autres sont les plus nombreux. Philip Kaufman gère particulièrement bien les enchaînements entre les différentes étapes, parsemant son récit d'impressions visuelles, tout d'abord anodines (regards fixes de personnages en arrière-plan, relations étranges entre certains passants qui semblent affairés par une tâche commune) qui prennent toute leur signification peu de temps après alors que la contamination gagne. Le recours aux effets spéciaux limité est plutôt bienvenu car ceux-ci assez peu convaincants auraient tendance à dédramatiser le propos. C'est donc aux acteurs que revient la lourde tâche de diffuser le climat d'angoisse inhérent au sujet. A ce jeu-là Donald Sutherland, Veronica Cartwright et Leonard Nimoy sont parfaits, laissant à Brooke Adams le soin d'apporter l'atout charme que constitue sa fragile et mutine beauté (inoubliables roulements de pupilles face à un Donald Sutherland subjugué). A l'époque de la sortie du film de Don Siegel, en pleine Guerre froide, la métaphore anti-communiste était évidente bien que Jack Finney a toujours nié que telle était sa volonté quand il a écrit le livre. Il est vrai que l'homme se sentant un peu seul sur la Terre, l'idée qu'il pourrait à jamais disparaître est une donnée constante de son imagination. Qu'il se rassure, personne d'autre que lui-même ne se chargera aussi bien de sa destruction. C'est sans doute ce que pensait Kaufman dont la conclusion est particulièrement pessimiste. Vaste débat. On notera que Philip Kaufman non dénué d'humour a multiplié les clins d'œil. Au premier film tiré du roman tout d'abord, en confiant de petits rôles à Don Siegel et Kevin McCarthy. A "L'exorciste" (1973) de William Friedkin ensuite qui venait de révolutionner le genre horrifique, en habillant Robert Duvall d'une soutane lors d'une très courte apparition en début de film où sans doute mutant désorienté, il joue de la balançoire dans un jardin public pour enfants.
MaCultureGeek

1 161 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mai 2019
J'ai longtemps considéré cette version de Body Snatchers comme le stade ultime des films de la saga; il aura suffit d'un revisionnage pour comprendre que l'original reste, comme pour beaucoup d'autres cas, le meilleur volet de la franchise. Moins condensé mais plus maîtrisé, le film de Don Siegel avait le talent de savoir sur quel objectif se focaliser, et suivait sa ligne directrice sans grand écart.

C'est le principal problème de cette version de Philip Kaufman : certes très efficace, elle tente de trop en faire en trop peu. Ce qui passe en livre ne passe pas en film : décrire un contexte en présentant des personnages, mieux développer des thèmes tels que l'absence de sommeil impactant sur la perception et le ressenti des protagonistes, il est impossible de respecter tout cela en film si l'on y ajoute, en suivant toujours cette idée de plus destructeur, un triangle amoureux qui s'avoue peu à peu, ainsi qu'une pléthore de personnages secondaires qu'il faut, en plus d'amener, insérer convenablement dans le récit.

Ainsi, on se retrouve avec un Jeff Goldblum qui en fait des caisses pour se faire voir et Leonard Nimoy en psychiatre trop peu développé pour qu'on ne se doute pas qu'il est Body Snatcher, finalement si peu intéressant qu'on ne se soucie même pas de voir la théorie du traître se confirmer. Complice d'autres personnages secondaires essentiels mais toujours aussi peu caractérisés (le mari de Brooke Adams est un sommet de clichés), il ne sert en fait qu'à faire avancer l'intrigue et, paradoxalement, en cause la retombée précoce.

Au moment où le tout devait s'élever, atteindre des sommets de surprise et de tension, de nombreuses questions restent en suspens, brisant l'homogénéité du tout. On ne reviendra pas sur l'excellent travail de Kaufman : d'autres l'auront fait avant moi, en plus technique et plus approfondi, accentuant très sûrement sur la dureté de ses dix dernières minutes, d'un pessimisme fantastique. Le soucis vient du fait que le film pousse si loin son cynisme qu'il en paie lui-même les frais.

C'est au travers de son évidente critique de cette nouvelle société des années 70 remplaçant l'Amérique classique des années 50-60 que L'Invasion des profanateurs se plante royalement; le problème vient de la forme, non du fond (fort honnête). Si l'on admet que ces Body Snatchers, aliens à l'invasion enfin discrète, ne ressentent aucune expression, il apparaît surprenant que Nimoy témoigne, tout du long, de réactions purement humaines.

D'autant plus qu'il n'y a pas de mix possible : en devenant l'un d'entre eux, de ces nouveaux humains uniformes, tu perds tout élan vital, toute sensation, toute émotion. De ce monde monolithique ressort donc cet imposteur de Spock, qu'on pourrait, et ce serait plus logique, considérer comme un humain sous couverture. C'est là le problème de la machine expressive de nombreux films de science-fiction : l'art cinématographique se construisant très difficilement sur des visages inexpressifs (pour un cinéma grand public, cela va de soi), la forme ne peut plus respecter le fond si elle veut intéresser son public.

On retrouve aussi cette idée dans le traitement du sommeil : s'il fallait, pour intéresser le public, forcément incruster une histoire d'amour entre l'excellent Donald Sutherland et Brooke Adams (au regard parfait pour la conclusion du film), il paraissait évident que le thème principal du film, soit un combat perdu d'avance, passerait quelque peu à la trappe. Et si la mise en scène permet de réduire les pots cassés, il paraît évident que l'écriture ne sait plus trop ce qu'il faut développer, au point de plus s'attacher à montrer ses personnages secondaires en détresse et Sutherland en figure d'autorité héroïque qu'à faire naître la tension de la peur de s'endormir (une mise à jour qu'apportera le très réussi Griffes de la nuit).

Tout partait si bien que L'Invasion des profanateurs donne l'impression, au sortir du visionnage, d'être un film fractionné auquel il faudrait ajouter une demi heure supplémentaire (c'est un minimum) pour qu'il soit construit convenablement. A trop vouloir traiter de thématiques différentes (cependant toutes très intéressantes), il les survole pratiquement toutes et se limite à être un très bon divertissement, référence d'un genre pour sa mise en scène, plus pour son écriture. Contrat à moitié rempli, que son dernier plan rendra étonnement amer (dans le bon sens du terme).
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mai 2022
Cette seconde adaptation du roman "L'Invasion des profanateurs de sépultures", réalisée cette fois par Philip Kaufman et sortie en 1978, est très bonne ! Tout comme la précédente d'ailleurs, sortie dans les années cinquante, que j'avais également beaucoup appréciée. Néanmoins, encore une fois, je n'ai pas lu le roman homonyme et je ne pourrai donc pas le comparer au film. Et c'est d'ailleurs intéressant de constater ici, par rapport à la précédente adaptation, que nous retrouvons le fond et le même schéma narratif mais que la forme diffère. Ainsi, je ne sais pas laquelle des deux versions est la plus proche du roman. Mais enfin bref, nous retrouvons ici Elizabeth qui se confie à Matthew concernant le comportement étrange de son mari. Elle est en effet persuadée que ce n'est pas vraiment lui et que ce phénomène se propage de plus en plus à travers la ville. Nous retrouvons ainsi un personnage qui est confronté à des choses étranges, choses auxquelles il n'est d'abord que peu réceptif, puis, une fois confronté au problème, il va être obligé de se rendre à l'évidence. Nous retrouvons ainsi cette montée progressive en puissance que j'appréciai déjà beaucoup dans la première adaptation, qui est ici plus longue car le film est plus long, tout simplement. Par rapport à la précédente version, il prend en effet plus de temps pour mettre en place le contexte, les problématiques etc., notamment déjà avec cette magnifique scène d'introduction nous expliquant en images comment sont venus ces voleurs de corps, en rajoutant par la même occasion cette histoire de fleurs qui n'était pas présente dans le premier film. La fin change également radicalement par rapport au premier film, en étant tout d'abord beaucoup plus pessimiste, puis en étant très angoissante, spoiler: surtout lorsque Matthew se met à crier, crie par ailleurs rajouter dans cette version qui est réellement angoissant
. En dehors de cela, nous retrouvons sensiblement la même chose avec des effets spéciaux bien-sûr beaucoup plus élaborés, notamment les corps de ces profanateurs qui sont très bien faits. Concernant les acteurs, nous retrouvons principalement Donald Sutherland, Brooke Adams, Jeff Goldblum et Veronica Cartwright qui jouent très bien ! "L'Invasion des profanateurs" est donc un très bon film, tout simplement !
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juin 2023
« L’invasion des profanateurs », version Kaufman, adopte une stratégie narrative qui peut paraitre surprenante et qui se révèle contre toute attente largement payante, à savoir le choix de porter une démarche explicative du phénomène surnaturel tout en ne cédant pas à l’effroi qu’il procure. Le prologue donne le ton en montrant très précisément le trajet de cette entité venue de l’espace qui va se déposer sur les végétaux pour accoucher d’une espèce parasite et influençable. Par la suite, le phénomène de duplicité des corps couplé à une absence d’émotions – en somme, un corps privé d’âme – sera lui aussi expliqué à la fois par les personnages et par les images dévoilant progressivement ce processus de remplacement des êtres humains par les extraterrestres. Le risque d’opter pour un scénario aussi limpide est justement d’anéantir la part de mystère qui mettrait le spectateur dans une zone inconfortable ; or, c’est parce que Kaufman assume la dimension littéralement tragique de son récit, elle-même relayée par une mise en scène qui met en évidence la paranoïa et l’horreur de l’action, que la peur se développe. À ce titre, toute la première partie du film insiste brillamment sur le caractère indéfini des personnages dans le cadre en laissant la question ouverte sur leur humanité ou leur « étrangeté », dans une mise en scène qui n’est pas sans rappeler les films de complot de ces années 70. Une fois révélé le système de duplication corporel, très cronenbergien dans sa facture plastique, le film est légèrement moins passionnant car plus vite tourné vers l’action et un suspense moins opérant dans la mesure où l’on comprend vite que l’issue ne saurait être favorable aux personnages principaux. Il n’en demeure pas moins que Kaufman trouve le bon ton – mélange d’empathie et d’objectivité froide – pour filmer jusqu’à un dernier plan glaçant la fuite désespérée de personnages tentant de sauver ce qu’ils peuvent de leur humanité. Entre efficacité rythmique et virtuosité scénique, le film trouve ainsi un équilibre qui captive de bout en bout.
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 octobre 2014
Cette deuxième adaptation du roman de Jack Finney parvient à créer la paranoïa, notamment dans une première partie excellente où l'on doute de chaque personnage. Philip Kaufman utilise beaucoup les plans débullés et ça fonctionne.
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 mars 2018
Il fallait oser ouvrir le film avec un prêtre (une apparition furtive incarnée par Robert Duvall) qui fait de la balançoire avec des enfants...mais on ne s'étonnera finalement pas de cette scène une fois le sujet découvert ; celui-ci mettant en avant les comportements étranges des individus suite à l'apparition d'un virus d'extraterrestre manifesté sous la forme d'une fleur. Le problème étant qu'une fois le délire compris, le film se mettra à stagner sur une écriture bête et facile, même s'il tentera de se rattraper sur sa scène finale. "L'invasion des profanateurs" est un film de science-fiction (remake du film de 1956) qui sera loin de se hisser dans les sommets de ce registre, malgré son concept honorable. En effet, l'écriture générale et la réalisation n'auront rien de fascinant, bien au contraire.
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 avril 2025
Tous les quinze à vingt ans, le sujet des bodysnatchers revient sur les écrans américains. Après le film inaugural qui avait fait date, la version des années 70 (à la fois suite et remake) dégaine un casting impressionnant et une atmosphère oppressante très entretenue par une image froide et une bande-son stressante à souhait. La démonstration est plutôt efficace même si elle n'atteint pas la qualité du premier du nom, peut-être aussi évoque-t-elle trop les grands films d'horreur de la décennie et semble-t-elle ne pas pouvoir s'en démarquer suffisamment. Du bon produit mais pas assez "original" pour faire la différence.
Vador Mir

304 abonnés 999 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 juin 2022
Très efficace dans le genre, même si ça a un peu vieilli. Bon scénario et du suspens. presque un classique
Paul B
Paul B

89 abonnés 1 506 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2024
Original voire bizarre, mais un film d'épouvante qui vieillit bien convenons que c'est rare et c'est fort plaisant. Les acteurs s'en sortent bien, le scénario est original et le dénouement inattendu.
À voir.
moonboots
moonboots

73 abonnés 1 322 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 février 2014
il y a de bonnes idées, voire de bonnes séquences, mais le résultat est assez poussif malheureusement, proche de la série Z
Jahro
Jahro

67 abonnés 684 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mars 2018
Les seventies sont une période charnière pour la SF hollywoodienne, qui passe des classiques tout en atmosphère au nerf de la nouvelle génération emmenée par Spielberg, Lucas ou autre Ridley Scott. L’apport de Philip Kaufman s’inscrit parfaitement dans ce passage de relai. Dans ce vrai-faux remake d’un vieux Don Siegel, il emmène sa caméra dans des travellings variés, fixant des prises de vues alambiquées, jouant de la lumière et de ses cadrages, tandis qu’en fond raisonne une musique dérangeante faite de free jazz, de boucles synthétiques et d’accords dissonants. Devant, on profite d’un très bon casting emmené par Donald Sutherland, entouré des habitués du genre Jeff Goldblum, Brooke Adams et le vénérable Spock Leonard Nimoy. Jusqu’ici tout va bien. Seulement voilà, le scénario, adapté de Jack Finney, auteur contemporain d’Asimov et de Matheson, rappelle instantanément ses origines : une invasion d’extraterrestres, un climat de conspiration, des héros impuissants, et surtout, cette lenteur étouffante, caractéristique des noir et blanc d’antan, bien en peine pour rivaliser avec les Star wars, Jaws et même Superman sortis presque en même temps. Il faut bien l’avouer, il y a un côté poussiéreux qui nimbe ce jalon passé, et il vaut mieux avoir fait une école de ciné pour apprécier tout ce qu’il incarne. Erudits patients, voilà qui est pour vous.
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