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Un visiteur
1,0
Publiée le 2 juillet 2012
Deux has been hollywoodiens se tapent dans le dos en se racontant des bonnes vieilles histoires du bon vieux temps. Voilà en gros le résumé de ce film, bien pensant, plat, et inutile.
Chouette, deux stars qui n'ont jamais eu l'occasion de jouer ensemble, on s'en réjouit d'avance, deux monstres sacrés, on peut le dire ! Las ! la réjouissance est aussi brève que la déception est grande dans cette espèce de pièce de théâtre dramatico-burlesque où deux pauvres vieux attendent leur trépas programmé.
Deux personnages dont l'écriture éculée ne fait que ressortir encore davantage les poncifs pontifiants sur le sens de la vie et au-delà... On s'ennuie bien vite dans ce cloaque psychologique d'une naïveté confondante. Où est cette damnée télécommande, zappe-moi ça, mon gars ! je veux pas mourir idiot.
Nul ! Digne d'un téléfilm ! Aucune émotion, tout est surjoué, spoiler: le contenu de la bucket list est nul ! Donne l'impression qu'avant de mourir, si on n'a pas sauté en parachute ou fait le tour du monde la vie ne vaudrait pas la peine d'être vécu !! Heureusement qu'on a pas besoin d'un ami de trois jours milliardaire pour profiter de chaque instant de la vie !
Seul le sourire de Morgan Freeman donne un peu de vie à tout ce vide
Le paradoxe de The Bucket List tient à ce qu’il trouve sa justesse hors de la fameuse liste, ou plutôt à mesure qu’elle se compose ou qu’elle se révise ; en cela, la première et la dernière partie du film touchent au cœur par une amitié improbable qui, toutefois, advient en elle-même, spontanément – là réside le talent de Rob Reiner, dans sa capacité à feindre la spontanéité des relations humaines. L’amitié entre Carter et Edward est synergétique, issue du concours de deux corps, de deux individus, de deux sensibilités opposées qui, en se découvrant l’un l’autre, mettent à distance leurs propres dysfonctionnements internes : la suspension du temps advient moins lors des actions loufoque entreprises aux quatre coins de la planète que dans une simple conversation, la banalité constituant le luxe des personnes en bonne santé. En voulant éviter le misérabilisme, le long métrage déjoue un temps toute dimension spectaculaire inhérente à spoiler: la fin de vie, durant laquelle les mourants doivent réconforter leurs proches et ainsi renoncer à ce droit essentiel à l’ordinaire . Cette conjuration s’interrompt quand adviennent spoiler: les courses, sauts dans le vide et autres voyages , condamnant le récit à se faire promoteur immobilier et la réalisation à s’improviser publicité. On retiendra The Bucket List pour l’alchimie perceptible entre les deux comédiens principaux et pour la chaleur humaine qu’ils dégagent, dénominateur commun du petit cinéma de Rob Reiner.
Opposer Nicholson & Freeman, c’était tout juste bon à faire une bonne affiche, tout comme le synopsis est tout juste bon à ramasser des clichés comme une toile d’araignée les moucherons : carpe diem, vivre sa vie à fond, blablabla. Sauf que.
Vu une première fois quand j’avais la moitié de mon âge actuel, j’avais trouvé Sans plus attendre marquant & il est resté pendant une décennie un coup de cœur d’arrière-plan, un souvenir assez vivace que je ne me remémorais tout bêtement jamais. Retrouvé par hasard & revisionné par curiosité, je le redécouvre dans sa courte entièreté.
Autemps pour le minimalisme donc : écrit en deux semaines, The Bucket List n’est certes pas un film qui remue ciel & terre même s’il traverse les deux tour à tour, mais il a la puissance d’un petit coup de génie. Pourtant il est mis en scène avec une humilité adorable qui consiste seulement à conforter les deux acteurs dans leurs habitudes. Leur compétence fait le reste, les rendant faciles à comprendre & le film facile à aimer.
À y réfléchir, les personnages secondaires de Beverly Todd & Sean Hayes sont même très convenus : la femme aimante, prête à supporter plus qu’il n’en faut, & l’assistant ultraperformant rigolo n’apportent rien aux mondes respectifs très plats des deux hommes, mais Reiner pose une question simple : “qu’est-ce que le film a besoin qu’on lui apporte ?” A-t-il besoin d’autre chose que le cadre qui lui sert de berceau & les coups de pouce scénaristiques rudimentaires qui font avancer l’histoire ?
Défilé de visages, de gros plans sur des microexpressions dont seuls Freeman & Nicholson sont capables, The Bucket List se contente de beaucoup voyager pour que la beauté de l’image se substitue de temps en temps à l’idéalisme de dialogues qui vireraient sinon très vite à la candeur dispensable. C’est une œuvre légère & fragile dont on n’attend absolument pas qu’elle s’attaque à des relations conflictuelles, ni à un tournage en globe-trotter (Tanzanie, Inde, Égypte, France…) & surtout pas autour du thème de la mort ; quand elle le fait, c’est avec une incroyable inconséquence, pour la bonne raison que, dans l’univers magique de Reiner où des hommes se battent pour leur vie, il n’y a plus rien d’autre pour quoi se battre.
Dans la production américaine actuelle quasi exclusivement tournée vers les ados boutonneux, ce film fait un peu figure d'ovni et de bouffée d'air pur. Non pas qu'il soit très original, mais mettre deux septuagénaires en vedettes sur un sujet pas vraiment gai, sort un peu de l'ordinaire, un peu seulement. Malgré sa belle filmographie et les beaux moments qu'il a pu nous faire offrir par le passé, Rob Reiner ne s'est pas trop foulé sur ce dernier film. Son précédent La rumeur court arrive même à être plus original et mieux fait. Car ici le metteur en scène se contente de filmer et d'admirer un peu trop les deux monstres sacrés qui sont devant sa caméra. Ces deux là sont égaux à eux mêmes : Nicholson cabotine à souhait comme il sait si bien le faire et sans doute plus que d'habitude, presque une caricature de lui-même, tout comme Freeman, simple et sobre comme il en a tout autant l'habitude. Le scénario est lui-aussi comme on pouvait s'y attendre, convenu, dégoulinant de bons sentiments et de morale, bourré de clichés (ah la France et son accordéon et sa Edith Piaf !), tire-larmes au possible, mais avec quand même quelques bonnes répliques. La mise en scène est donc on ne peut plus classique, le minimum syndicale, plate, lisse, sans relief, nous offrant un beau tour du monde de cartes postales tout à fait inutile. La seule raison à peu près valable de voir ce film est la présence de ces deux très grands acteurs, même s'ils ont été meilleurs ailleurs. Pour les voir avant qu'il ne soit trop tard et sans plus attendre...
Chouette comédie douce-amer. Des scènes drôles et sympathiques, un beau tour du monde avec un duo génial Nicholson/Freeman. Petite réflexion sur la mort et la réussite d'une vie (grâce à plusieurs bon dialogues). La fin est évidemment assez touchante.
Les : - Jack Nicholson et Morgan Freeman réunis et qui ont du bien délirer sur le tournage !!^^ - Une autre façon de voir la vie. - Une histoire très touchante et émouvante je trouve ... (snifsnif ^^)
Les - : - Ben pour ceux qui aime pas les drames et que tout le monde ne connait pas genre 'Million Dollar Baby' ou 'Collision'... n'allait pas voir ce film, vous allez vous faire chiez ... En tout cas, je le conseille aux cinéphiles, dites moi ce que vous en pensez ladies and gentlemen... meme si vous l'avez pas vu ...
Un film assez émouvant, mais vu le sujet il aurait vraiment fallu que ce soit très mauvais pour ne pas arracher une larme aux âmes un peu sensibles. Certaines choses sont assez originales, d'autres ne le sont pas du tout. En tout cas, pas besoin de regarder ce film sans plus attendre...
On en a tous rêvé, un jour au l'autre ! On a également tous fait une liste de ce que nous souhaitions faire auparavant. Mais pour la plupart d'entre nous, cette liste n'avait aucune valeur entre nos mains, si nous ne pouvions pas comprendre certaines choses essentielles. Expliquer le pourquoi du problème à un certain stade n'entrainerait pas de conséquences immédiates physiques, ce qui est impossible. Mais l'esprit, une fois adhéré, s'éprend particulièrement d'une décision qui vise le bien-être ! La conscience de la réalité engendre donc l'envie de la vivre, en son temps. Morgan Freeman et Jack Nicholson dans une aventure pleins d'émotions et de sensations dans la réalisation de buts enfants, nous livrent un message sur la prise de conscience de la valeur d'une vie ! Cependant, rares sont les moments qui m'ont accroché à ce scénario gourmand, on ne pouvait pas tant demander et je le comprends !
Sans plus attendre un est poème, simpliste mais attendrissant, niait mais amusant. Ce n'est pas le film coup de poing, ni celui qui plein de philosophie, apte à mettre le spectateur chaos par des leçons de vie, évidentes mais que l'on ignore trop souvent. Sans plus attendre porte malheureusement sa panoplie de mauvais choix et met un temps pesant à enfin se lancer. Le film manque de profondeur et le choix des scènes est regrettable. Finalement, l'ode a la vie que l'on espérait devient un film tristement basique, qui relève son niveau avec le charisme de ses deux acteurs principaux et leur qualité de jeu, les rendant si attachant et qui, au terme, donne cette fameuse note de mélancolie au film. J'avais été séduit par l'idée et par le duo d’interprète, malheureusement la réalisation manque d'originalité et de véritable message, sinon celui que l'on connait déjà : La vie est un cadeau.