Naissance des pieuvres
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306 critiques spectateurs

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Fabien S.

687 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2022
Un très bon film de Céline Sciamma sur l'évocation des premiers désirs de deux jeunes femmes avec Adèle Haenel.
Cricriiiiiiii
Cricriiiiiiii

93 abonnés 909 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 janvier 2020
Comme toujours, Céline Sciamma démontre toute sa sensibilité avec ce premier long-métrage dans lequel elle insufflait déjà sa patte, faisant la part belle aux regards et aux silences. Malheureusement l'intrigue ne prend pas et on se retrouve à subir un scénario finalement très haché, une histoire d'amour à la progression dramatique trop laborieuse pour espérer emporter l'adhésion.
Caine78

7 771 abonnés 7 400 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2012
Quel coup de maître! Pour son premier film, Céline Sciamma signe avec « Naissance des pieuvres » une oeuvre passionnante, sensuelle et incroyablement riche, le tout sans jamais être démonstrative. Il est d'ailleurs rare qu'en moins d'une heure et demie on se régale autant d'un point de vue visuel que sensoriel, la réalisatrice sachant y faire pour nous offrir une expérience saisissante dont on sort subjugué. Quelle intensité dans la relation étrange qui unit ses deux héroïnes, les sentiments complexes qu'elles ont l'une pour l'autre, la manière dont Sciamma les montre à la fois très éloignées et très proches... Vue dans des conditions loin d'être optimales, « Naissance des pieuvres » ne m'a pas empêché de tomber sous le charme d'une cinéaste aussi créative qu'intelligente, parfait croisement entre une incroyable beauté formelle et un discours d'une infinie subtilité : vivement la suite.
Maqroll
Maqroll

203 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juin 2009
On a posé de bien grands mots sur ce film : "lesbiennes", "pédophiles"... et que sais-je encore ? Alors que c'est juste une petite œuvre sur les premiers émois, à un âge où ces grands mots n’ont même pas de sens, où seuls comptent le grain de la peau et la fêlure de la voix... Et c’est assez juste sans être génial. La mise en scène est bien venue, la photo n’est pas laide, le jeu des comédiens pas convenu... Vraiment, ça se laisse regarder... et même un peu plus que ça, n’en déplaise aux « fantasmeurs » de tout poil !
heathledgerdu62
heathledgerdu62

173 abonnés 1 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juin 2015
Malgré la présence d'une actrice de la série Soda, le thème des lesbiens est bien abordé. La découverte du corps et de la sexualité est bien montrée. Un beau film sur la sexualité entre filles bien avant la vie d'Adèle. Ce film a beaucoup de récompenses au festival de Cannes et aux Césars.
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2013
Excellent premier film d'une belle et subtile sensibilité grâce à une réalisation épurée: peu de dialogue, une musique rare mais bien placée, pas d'effet incohérent, des jeunes acteurs crédibles. L'univers saisit le spectateur mais le laisse souvent dans le flou, parfois dans l'incompréhension. Une réalisatrice à suivre incontestablement.
Nicolas L.
Nicolas L.

118 abonnés 2 085 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 novembre 2018
Un film sur les vertiges amoureux adolescent. Dans le fond un sujet classique avec parfois quelques longueurs. Dans la forme un traitement original intemporel qui du coup ne laisse pas ce film indifférent.
Carne
Carne

109 abonnés 1 116 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mars 2008
A partir d’une idée de départ plutôt simple, Céline Sciamma en tire le meilleur grâce à une mise en scène admirable de justesse privilégiant les regards et les gestes de jeunes actrices épatantes plutôt que de s'enliser dans des dialogues interminables et, en prime, transcende la beauté de son œuvre à l’aide d’une bande originale obsédante se mariant avec brio à l’émotion que dégage chaque séquence.
Un film presque clinique au sujet délicat qui, pourtant, nous emporte pour nous faire vivre des instants de vie magnifiques (celui dans la boîte de nuit par exemple) et aboutissant en un final poétiquement ravageur.
La Naissance Des Pieuvres (titre symbolique ô combien splendide) ? Certainement. La naissance d’une cinéaste ? Certainement aussi.
Un quasi coups de maître !
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 octobre 2012
Drôle de titre que "Naissance des Pieuvres" ; comme le film se déroule dans le milieu de la natation synchronisée, entre bassin et vestiaires, on peut croire que les pieuvres, se sont ces mouvements ultra-physiques des jambes (le rétropédalage) que font les nageuses sous l'eau, et qui s'opposent à la grâce de ceux qu'elles font à l'air libre. Quand Marie plonge la tête sous l'eau, nous découvrons ces mouvements quasi mécaniques, et il y a une dimension fantastique, renforcée par la musique légèrement angoisante de Para-One, à base de synthés d'un autre âge.

Mais la véritable explication est autre, donnée par Céline Sciamma : "Pour moi, la pieuvre est ce monstre qui grandit dans notre ventre quand nous tombons amoureux, cet animal maritime qui lâche son encre en nous. C’est ce qui arrive à mes personnages dans le film, trois adolescentes, Marie, Anne et Floriane. Et justement, la pieuvre a pour particularité d’avoir trois cœurs." (ce qui est rigoureusement exact d'un point de vue anatomique.)
Car le sujet de ce film, c'est la naissance de l'amour à l'âge de l'adolescence, et du côté des filles. Les garçons ne sont là que comme partenaires éphémères, réels ou fantasmés, et puisque nous sommes à la piscine, ce sont surtout les membres de l'équipe de water-polo, reconnaissables à l'étrange coutume qui les pousse à se mettre leurs maillots de bains sur la tête lors des fêtes.

Peu de garçons, donc, et aucun adulte, un peu comme dans "Elephant". Les trois filles entrent et sortent de chez elles par la porte-fenêtre de leur chambre (avantage des lotissements très middle-class américaine de Cergy), et jamais nous ne croisons leurs parents, l'exceptionnelle liberté dont elles jouissent étant surtout scénaristique : Céline Sciamma a expliqué qu'il était important que les spectateurs n'aient rien d'autres pour s'identifier que les trois filles. De même, elle a voulu souligner l'intemporalité de l'histoire, avec le décor de ville nouvelle sans âge, des vêtements hors des modes et aucun téléphone portable, ce qui est une première depuis des années pour un film contemporain.

Les trois filles représentent donc trois catégories précises : Anne est la bonne copine un peu boulotte et très enfantine, le souffre-douleur idéal ; elle est croyante, se signe avant de nager et enterre son soutien-gorge dans le jardin du garçon désiré. Floriane est la belle gosse qui a choisi le créneau salope pour faire enrager les autres filles, mais qui n'arrive pas à franchir le pas ; Céline Sciamma raconte qu'elle avait "vraiment envie de parler du drame vécue par les belles filles. Le cinéma en général célèbre la beauté des filles, et j'avais envie d'y participer, mais il semble qu'il y a là un vrai sujet, et que le cinéma est un instrument idéal pour en parler."

Et puis il y a Marie, qui est physiquement une ébauche préadolescente de Floriane (ce que nous montre l'affiche), et qui est à la fois le regard du spectateur sur toute l'histoire. J'ai eu un peu peur au début devant le jeu archétypal de Pauline Acquart qui l'incarne, tout en lippe boudeuse et en regard sombre, mais heureusement au fur et à mesure qu'elle sent naître la pieuvre en elle, elle gagne en nuances et en crédibilité.

Le choix du milieu de la natation synchronisée donne au film une colonne vértébrale, narrative et plastique. Comme Marie, Céline Sciamma a assisté adolescente à un gala. "Il m'avait fait une très forte impression, mais je n'arrivais pas vraiment à discerner pourquoi. J'étais persuadée que j'avais raté ma vie et que j'aurais dû faire ça. Au bout de quelques jours, je me suis aperçue que j'avais été impressionnée par des filles qui, au même âge que moi, étaient déjà dans la concrétisation et dans la prouesse. Et moi je n'étais, au mieux, qu'une promesse." La piscine est aussi un lieu hautement cinématographique (même si c'est un cauchemar technique d'y tourner, j'ai déjà donné), et la réalisatrice évoque elle même cet autre film sur l'adolescence, "Deep End" de Jerzy Skolimoski.

Il faut souligner la grande maîtrise des codes de couleur : le bleu de la piscine domine le film, bleu qu'on retrouve dans la lumière de l'aube des retours d'escapades ou de la fête finale, et il s'oppose au rouge de la boîte où Floriane entraîne Marie pour qu'elle soit le témoin de son déflorage.

Il y a bien des maladresses dans ce premier film, et surtout ce premier film d'une scénariste, avec des choix de cadre, de mouvement ou de montage très intellectualisés, qui fait qu'on les regarde en se disant : "Tiens, elle a voulu nous dire ça". Mais ces maladresses sont aussi à l'unisson de celles de ses héroïnes et si elles peuvent parfois faire écran, jamais elles n'agacent.

http://www.critiquesclunysiennes.com
Manu711
Manu711

79 abonnés 850 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mars 2015
Ce film a quelque chose de foutrement intelligent sur ce qu'il raconte de l'adolescence, de la construction de l'identité, etc. A côté de ça, et lorsque l'on connaît à présent la relation qu'entretiennent actuellement Céline Sciamma et Adèle Haenel, on a l'impression que ce film dégage quelque chose de malsain. Mais c'est là aussi que se forme le charme de cette œuvre subjuguée d'une mise en scène plutôt originale: ce sont les mystères qu'entourent ce film qui sont intéressants et en font sa force.
Clingo
Clingo

79 abonnés 128 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2012
J'avais très envie de voir ce film, et il est vraiment réussi ( pour une premier film en plus ). D'ailleurs c'est intéressant de voir quelques maladresses dans Naissance des Pieuvres, aussi bien au niveau de l'attitude des filles dont le peu d'expérience de la vie est une bonne explication, que dans l'écriture même de Céline Sciamma par exemple. Naissance des Pieuvres est une expérience globale de dépucelage, et constater les quelques " erreurs " de la réalisatrice doit se faire avec indulgence, on se dit que ça sera mieux la prochaine fois. Par ailleurs, il y a une tendresse de la part de l'auteur envers ses personnages, et une subtilité dans sa manière générale de décrire la période difficile que représente l'adolescence. Il y a surtout trois bonnes actrices, et particulièrement Pauline Acquart, sorte de Scarlett Johansson ( période début 2000's ), dont la retenue crée ceci de paradoxal qu'elle explose à l'écran. Naissance des Pieuvres est donc aussi la naissance d'une actrice en même temps que celui d'un univers et d'une réalisatrice extrêmement prometteuse.
titiro
titiro

65 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 décembre 2012
Un film pas simple à faire et pas trop mal réussi. Il manque un petit quelque chose dans la mise en scène pour en faire une œuvre réellement marquante. Pour une première œuvre, c'est du costaud quand même. Très très encourageant.
benzinemag.net
benzinemag.net

41 abonnés 257 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 septembre 2007
Si le sujet des filles adolescents entre elles et la naissance de la sexualité a déjà été traité de nombreuses fois au cinéma, en revanche le décor ici choisi apporte vraiment toute sa personnalité au film. La piscine, les vestiaires, l’eau, les chorégraphie de la natation synchronisée, tout ça est parfaitement bien traité, bien filmé, sans excès, et si vous ajoutez à cela la superbe partition musicale de Para One, vous aurez un des films les plus intéressants de cette rentrée fin d’été 2007.
aaber
aaber

39 abonnés 400 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2007
Autrement meilleur que "Et toi, t'es sur qui ?"du mois de juin dernier ! Une atmosphère trouble et chlorée, sensuelle et dévorante, frissonnante et brûlante ! Les actrices sont tout bonnement formidables, avec une mention spéciale à la "rondelette", peut-être la plus mature des trois, faux-semblants mis de côté ! Attention au chlore, Joyce, ça pique les yeux !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 août 2007
Naissance des Pieuvres est un film très touchant, qui fait preuve de sincérité et de conviction, mais effectivement, sa portée est trop limitée. Ca fait un peu trop exercice de style, surtout vers la fin, joliment visuelle mais vide, qui ne résoud presque rien (le symbole de l'eau qui 'nettoie' est même un peu lourd). Le fait d'avoir complètement concentré son regard sur les trois filles, abandonnant tout regard sur les origines sociales et familiales, rend le film froid par moments, le vide de toute portée sociale pour en faire une allégorie. Cette démarche, plutôt classique au final dans le cinéma français, rappelle assez le cinéma des Dardenne ou de Bruno Dumont (en mieux toutefois, moins misérabiliste et plus attachant). Les trois jeunes comédiennes s'en sortent toutefois sans heurts, et arrivent à donner des interprétations convaincantes sur des rôles au final peu écrits, limités. On est assez loin, aussi bien dans le fond que la forme, du magnifique Fucking Amal, qui accordait autant d'importance au regard des autres, la dureté des collégiens, période souvent cauchemardesque faite de brimades envers tous ceux qui sont 'différents' et la volonté de ces derniers de se 'couler dans le moule' afin d'être reconnus. Et le désarroi des parents face à une telle situation. Naissance des Pieuvres manque de tout ça, tout comme il aurait dû développer le rôle de François, plus subtil qu'à l'accoutumée : ce beau gosse semble au final plus fantasmer sur le corps nu vu fugacemment d'Anne (d'ailleurs pas si grosse que ça : elle a à peine du bide ! Ca me tue qu'on l'appelle la grosse) que sur la belle et glaciale Floriane, dont le regard vide et calculateur fait froid dans le dos. A trop vouloir démontrer les tourments de l'adolescence et à exclure le monde autour des filles, Naissance des Pieuvres devient un film vide, mais remarquable néanmoins.
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