L'Homme tranquille
Note moyenne
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76 critiques spectateurs

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onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

85 abonnés 1 510 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 février 2024
C'est une bouffée d'oxygène dans un monde de brutes, un film haut en couleur bien naturellement, un film construit tellement simplement, avec une histoire tout aussi simple, mais dirigé d'une main de maître, il a obtenu l'oscar du meilleur film, ce n'est pas pour rien.
Quel plaisir de retrouver tous ces habitués à John Ford, toutes ces gueules acteurs, de Ward Bond, à Victor McLaglen, et le truculent Barry Fitzgerald, c'est ça la magie du cinéma de John Ford, créer des seconds rôles qui ont tous une importances non négligé.
Ensuite il y a Wayne, dans un domaine où, on a pas l'habitude de le voir, la comédie, et il s'en sort à merveille, à ses côtés, l'éblouissante Maureen O'Hara, que le technicolor met encore plus en avant, quelle actrice, quel tempérament.
Et il y a la manière dont Ford Filme l'Irlande, mélancolique, le placement de la caméra n'est jamais anodin, chaque plan est une carte postale, chaque plan sublime de pays, sublime ces habitants, sublime le cinéma.
L'un des très grands films de John Ford, un plaisir à l'état pur.
Cinéphiles 44

1 678 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 avril 2018
Un ancien boxeur américain vient vivre dans son Irlande natale avec le souhait de racheter la maison que ses parents possédaient autrefois. Il se heurtera très rapidement à l’animosité de Red Will Danaher qui souhaite aussi acheter la parcelle. Comme si la relation entre eux ne débutait pas assez mal, l’ancien boxeur tombe amoureux de Mary et souhaite l’épouser. Le problème étant que Mary est la sœur de Red. John Wayne est ici L’homme tranquille. Le titre fait penser à une petite opérette et nous sommes effectivement loin des complexes Raisins de la colère, La Prisonnière du désert ou encore Qu’elle était verte ma vallée et Rio Grande du même réalisateur, John Ford. C’est ici l’ironie et la légèreté qui résonnent dans cette querelle irlandaise qui lui vaudra tout de même l’Oscar du Meilleur Réalisateur. Un poil sexiste, L’homme tranquille parvient néanmoins à trouver la juste mesure entre humour et drame.
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TTNOUGAT

703 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 avril 2011
C'est un film un peu particulier où tout est excessif, que les amateurs de John Ford aiment pour son éclat et son climat, mais qui déclenche plus les sourires que les grandes émotions. Il ressemble un peu à ''la taverne de l'Irlandais'' qui se fera 20 ans plus tard. Sous ses apparences douces, il recèle une vraie profondeur sur le respect des valeurs personnelles de chacun. Les deux personnages principaux sont aussi sincères l'un que l'autre mais ne peuvent se comprendre d'emblée. La complicité arrivera lors de l'ouverture de la porte du four plus que lors de la vraie nuit de Noces qui pourtant précédait. En dehors de quelques fulgurances comme la rentrée de Mary Kate, en robe bleu et rouge,cheveux au vent, violemment tirée par Sean dans le champ de la caméra ou de la séquence dans le cimetière, il y a quelques outrances . Les prêtres catholiques cachant leurs cols blancs lors du passage de l'évêque anglican, le centenaire qui tel Lazare ressuscite au son de la bagarre,les deux parties de pêche de Ward Bond,le train qui malgré ses 4 heures de retard reste en gare,me gênent un peu mais c'est le choix du réalisateur et il faut faire avec. Les flash bacs sur le combat de Sean sont eux carrément hideux au point que je me demande parfois s'ils n'ont pas été imposés à Ford. L'Irlande, elle, est vraiment superbe et une petite visite sur les lieux s'imposerait (Cong).Nous ne sommes pas dans la perfection de ''la prisonnière du désert '' ou d'autres de ses films.Ford nous a tant gâté, mais pour ceux qui aiment son cinéma ou le cinéma ; ce film est comme un bouquet de fleur sur une table lors d'une fête de famille.
Pascal
Pascal

256 abonnés 2 476 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 septembre 2022
De nouveau Ford aborde le thème de l'intégration d'un individu à une communauté, ici sur fond d'histoire amoureuse.

C'est aussi un hommage à ses origines familiailes Irlandaises et un projet qui mis une quinzaine d'années à voir le jour, les studios refusant de le financer ne croyant pas à
son succès potentiel qui aura pourtant lieu
( c'est un des plus importants succès commercial de la filmographie de John Ford).

L'individu existe t il indépendamment de son appartenance à un groupe et dans quelle mesure ? C'est sans doute un des thèmes principaux abordé par ce film magnifique.

L'image est exceptionnelle, composée de couleurs chatoyantes. Le vert, symbole de l'Irlande, le rouge ( le roux) comme la chevelure de Maureen o'hara qui dégage une formidable sensualité et une beauté brute, explosive. L'actrice représente à mes yeux le charme majeur d'un opus du realisateur que j'apprécie tout particulièrement.

La scène de la bagarre homériqueà la fin du film, entre Wayne et Mac Laglen, marque tout spectateur qui a vu " l'homme tranquille ".

La tranquillité n'existera finalement pour lui, qu'après une longue suite d'épreuves, violentes les unes comme les autres, à l'instar de ce qui fonde la communauté ( c'est d'ailleurs le cas de toutes communautés).à laquelle il tente d'appartenir ( ici par amour).
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 août 2012
Un film au charme délicieusement désuet. Des couleurs vives des Landes et d'un petit village irlandais. Un couple mythique du cinéma (O'Hara est lumineuse). Une pincée d'humour et quelques coups de poing dans un John Ford atypique.
NicoMyers
NicoMyers

71 abonnés 302 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2008
Le film débute comme ce qui pourrait être une suite de Qu’elle était verte ma vallée (bien que ce dernier ce déroule au Pays de Galle): un Américain retourne sur la terre de son enfance, l’Irlande. Des premières scènes teintées de nostalgie, dans lesquelles Ford magnifie les paysages comme il sait toujours le faire. Puis, rapidement, le film devient un film d’amour, entre Sean et Mary Kate, tout d’abord optimiste et entraînant, puis plus cruel quand le couple ne s’entend plus, à cause d’une simple différence de point de vue et de culture. En effet, Marie Kate est très attaché symboliquement à son argent, plus par valeur, alors que Sean lui répète qu’il ne l’a pas épousé pour cela. Néanmoins rassurez-vous, L’Homme tranquille est l’un des films de Ford les plus euphorisants, et rapidement la comédie revient, pour un final quasi-burlesque !
C’est justement ce qu’on peut regretter dans L’homme tranquille, son côté trop optimiste et parfois mièvre (surtout vers la fin), qui a plutôt vieilli ; de plus, il se déroule en Irlande, et le contexte politique est écarté, ou n’est abordé que dans une phrase ou deux, présentant une Irlande de contes de fées. Néanmoins, la qualité de la mise en scène, la richesse des personnages et des scènes mémorables (comme celles de l’arrivée de Sean au village, du baiser la porte ouverte laissant le vent souffler dans les cheveux de Mary Kate, du flash-back du match de boxe ou du cimetière un soir d’orage) font qu’on ne peut que retenir du bon de ce film. Chaque plan est une carte postale d'une nature idyllique, d'un paradis perdu puis retrouvé. La poésie de ce film, très présente, et son lyrisme, suffisent à faire oublier que les films de ce genre sont peut-être trop optimistes et naïfs pour des spectateurs d’aujourd’hui.
Ma note : 8.5/10
Plume231

4 413 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 décembre 2010
Une des oeuvres les plus attachantes de John Ford qui filme ses racines irlandaises avec une chaleur et une sincérité qui ne peuvent qu'emporter l'adhésion. Il est d'ores et déjà difficile de résister à la splendeur de ses magnifiques paysages verdoyants dans lesquels on pourrait se promener indéfiniment sans la moindre lassitude et rendus encore plus attrayants par un superbe technicolor. Si je chipote un peu je pourrais déplorer l'utilisation, avec parcimonie heureusement, de la transparence et du studio. Mais c'est un petit détail négatif parmi un raz-de-marée d'autres qui sont très positifs. En particulier pour ce qui est de l'interprétation, John Wayne impose son immense présence sans le moindre mal. Barry Fitzgerald et Victor McLaglen s'en donnent à coeur joie dans des rôles très truculents. Mais celle que l'on retient le plus est la merveilleuse Maureen O'Hara au sommet de sa beauté et de son talent dans son rôle d'irlandaise avec son petit caractère mais à ce point adorable qu'on l'épouserait sans hésiter sur le champ. Il y a quelques belles scènes à ne surtout pas oublier dans tout cela (et d'ailleurs même si on le voulait ce serait impossible!) comme la course de chevaux au bord de la mer ou le premier baiser dans la maison battue par les vents. Que dire de plus sinon que ce film est un véritable enchantement pour n'importe quel type de spectateur.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mars 2008
Entre les verts pâturages d’Irlande et dans les éclairages ensoleillés qui perlent la chevelure de Maureen O’Hara de ses rayons, «The Quiet Man» (USA, 1952) confronte enfin le cinéma de John Ford à ses inspirations gaéliques. L’intrigue, plutôt simpliste, comme parfois chez Ford, renferme la recherche de la quiétude, la quête du Paradis perdu. Une histoire d’amour unis le film et organise toute son intrigue. Structuré sur le modèle schématique de la légende romantique, John Wayne, interprétant un homme mur, tombe amoureux d’une jeune bergère (Maurren O’Hara). Tout le film opère à rendre possible le plein accomplissement de leur idylle. La double valeur du cinéma de Ford, cette essentielle altération de l’humour et du solennel, prend là une importance encore plus puissante, non pas pour rendre le film outrageux mais pour opposer ces deux sentiments. La comédie incarnée par Cormac McLaglen se confronte au héros mélancolique Wayne. Mais jusqu’ici nous n’avons pas rendu compte de la grandeur du film. Le cinéma de Ford se compose majoritairement de la mélancolie du cinéaste. La douce pensée du passé perdu a toujours préféré à la monotonie du présent, la chaleur du passé, la puissance de son souvenir. Or «The Quiet Man», et la quête de repos qu’il mène tend vers un lendemain meilleur, vers un Paradis terrestre reconquis. Sur ce point, le film s’apparente davantage au glorieux «Young Mr. Lincoln» qu’au crépusculaire «How green was my valley». D’autant plus que le charme ébouillant de ses personnages et les tonalités somptueuses du Technicolor rendent encore plus grisant l’aventure. Et, vertu idoine à Ford, le bonheur de l’individu, de Wayne, ne peut s’accomplir sans l’apport total de la communauté. La communauté et son union, voyez la scène finale de bataille dans le village, sont nécessaires au bien-être de l’individu. «The Quiet Man» a de génial qu’il unit élégamment la comédie que Ford se plaisait à exercer et la mélancolie qui le caractérise tant.
Thibault F.
Thibault F.

83 abonnés 824 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 juin 2014
Je suis extrêmement surpris par l'effet que me procure ce film à l'heure où j'écris cette critique. Chamboulé, drôle et émouvant, cette oeuvre de John Ford qui délaisse l'aspect western même si quelques brides sont encore présentes pour prendre possession de l'aspect dramatique et comique; 2 genres particulièrement difficiles à maîtriser dans le 7ème art. Pourtant, c'est une véritable réussite avec des acteurs aux talents indéniables (Wayne, O'Hara, Bond...) avec une multiplication des second rôles tous excellents les uns que les autres. Malgré un panel conséquent de personnages, on ne s'y perd pas, chacun ayant sa propre personnalité qui le différencie des autres. Un très bon point sur le scénario, classique mais qui est traité avec finesse et passion permettant d'émouvoir le spectateur sur une longue durée. Enfin, je terminerais sur les décors irlandais, magnifiques soulevant une certaine poésie, un cadre enchanteur au film. Une totale réussite, à voir et à revoir !
Breton
Breton

12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 mai 2023
C'est toujours avec une certaine nostalgie teintée de bonheur que je revoie ce film.


De la tendresse et de l'humour
ferdinand75

727 abonnés 4 495 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 décembre 2025
Un film qui parait un peu désuet aujourd’hui, une bluette romantique qui a pris un coup de vieux, mais la réalisation est magistrale , les extérieurs en Irlande , la reconstitution des petits cottages, du boccage verdoyant, des personnages si typiques .
Le petit village avec le prêtre catholique et le révérend protestant , et bien sûr le pub avec les réunions collectives et les pintes de bières brunes qui coulent à flot .
Quelques scènes cultes, comme des bagarres célèbres entre Wayne et son beau-frère mais surtout celle ou Wayne ramène de force sa femme à la maison sur 6kms, énorme et scène qui ne serait plus possible aujourd’hui..
L’histoire d’amour est un peu tirée par les cheveux, avec cette jeune femme qui veut absolument avoir sa dote et ne considérera pas son mariage valide sans cette dote. Bien sûr Wayne est à son meilleur, dans ce rôle si différent de sa production de cowboys, en beau charmeur au cœur tendre , mais surtout Maureen O’Hara qui tient là un rôle hors norme, à la fois physique, sportif mais tout en délicatesse féminine.
Pari gagné aussi pour John Ford , avec ce grand succès publique, qu’aucun studio n’avait voulu financer pendant des années.
Alasky

456 abonnés 4 638 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 avril 2026
Les images sont sublimes, chaleureuses, et les paysages sont magnifiques, très pittoresques. On est transportés dans une Irlande conservatrice, traditionnelle. Ce film est est un petit bijou de couleurs revigorantes (merci au Technicolor!) et John Ford nous offre ici de beaux moments de cinéma, grâce au très séduisant couple à l'affiche. Cependant je pense que le film a trop vieilli pour encore arriver à trouver un public aujourd'hui.
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 191 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 décembre 2025
Une histoire d'amour sur fond d'Irlande traditionnaliste, entre un ancien boxeur américain qui revient au pays de ses ancêtres et une jeune femme au caractère bien trempé, prisonnière elle aussi de ses principes et sous la coupe de son frère, gros propriétaire terrien, alcoolique, fruste tyrannique, avide et bagarreur.
Bon, les paysages sont jolis, les personnages attachants, mais la romance est niaise, la façon de tourner surannée, mais le ton qui oscille entre gravité, comique, burlesque et comédie musicale donne un petit charme désuet à ce film 'de Jon Ford avec un John Wayne dans un rôle inhabituel uns Scarlett O'hara en femme aimant et têtue est attachante
Au total, film d'une autre époque qui n'a pas très bien vieilli et se laisse malgré tout regarder sans effort
brianpatrick
brianpatrick

118 abonnés 1 870 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2025
L'homme tranquille. C'est un film tourné par John Ford. Il tourne ce film comme un western, mais l'histoire se passe en Irlande gaelique. L'Irlande entre 1850 à 1900, avec des trains à vapeurs mais pas de voitures avec des moteurs à explosions. C'est tourné en 1952. Le cinéma de l'époque, avec des scènes humoristiques de l'époque et des comportements d'irlandais d'époque. Maureen O'Hara, la rousse irlandaise, le vrai stéréotype. John Wayne, le cowboy gentleman parfais.
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Jean-luc G
Jean-luc G

89 abonnés 901 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 janvier 2026
Avec ce Ford mineur, nous voici dans une visite nostalgique à l'Irlande, all inclusive, avec le happy end attendu entre Wayne et la rousse O'hara, après des chants traditionnels et une bagarre mémorable.
Les toutristes américains adorent retrouver une partie de leurs origines et viennent en pèlerinage à Cong, où fut tourné en partie ce film.
Ford filme tranquille avec des prises de vues en studio manquant de réalisme confrontées avec l'extérieur charmant de l'Irlande. A regarder une pinte de guiness à la main au coin du feu!
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