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Christian Duhourcau
131 critiques
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5,0
Publiée le 23 décembre 2025
Un classique de l'histoire du cinéma avec John Wayne en héros d'un western irlandais. Mais en 1952, on est loin de la lutte des femmes d'aujourd'hui pour l'égalité des droits avec les hommes !
The Quiet Man passionne parce qu’il transpose des thématiques chères au western, genre de prédilection de John Ford et, par extension, de son acolyte John Wayne, dans un autre genre, celui de la comédie romantique, en tout point opposé au premier. Car ce qui compte est autant la conquête amoureuse que la reconquête d’une terre familiale, les deux apparaissant indissociables dès les premières séquences du film : la volonté manifestée par Sean Thornton de retrouver ses racines, donc de se tourner vers le passé, suppose celle de composer un héritage à transmettre ; aussi le récit ne cesse-t-il de se préoccuper de spoiler: sommes d’argent, de chapeau féminin à récupérer tel un trophée après une cavalcade, de pièces de mobilier que l’on rapporte par charrette ou que l’on part réclamer à grands coups de poing.
Comme dans le western, l’extérieur projette les conflits intimes que les espaces fermés contiennent et verbalisent, en l’occurrence ici les deux maisons opposées – celle du frère, celle de Sean qu’il faut reconstruire de fond en comble – et le pub du coin où se décantent les crises et les solidarités. Il s’agit alors, pour notre protagoniste américain, de se familiariser avec les coutumes irlandaises qui redéfinissent la symbolique des gestes et des lieux en vertu de la place de chacun, en l’occurrence ici maritale : la séquence de marche précédant l’affrontement, durant laquelle Mary Kate est trimballée de force sur huit kilomètres par son époux, relève ainsi d’une tradition locale que respecte Sean, seule façon pour lui d’atteindre un équilibre conjugal. Là résident l’ambiguïté et la fragilité des personnages, dans leur dépendance à une force supérieure qui exerce sur eux un pouvoir et dont ils tirent leur identité – thématique chère au cinéaste. Le choix du Technicolor associé à la photographie magnifique de Winton C. Hoch change chaque plan en un tableau magnifiquement composé, dont le lyrisme est décuplé par la partition musicale de Victor Young.
L'homme tranquille. C'est un film tourné par John Ford. Il tourne ce film comme un western, mais l'histoire se passe en Irlande gaelique. L'Irlande entre 1850 à 1900, avec des trains à vapeurs mais pas de voitures avec des moteurs à explosions. C'est tourné en 1952. Le cinéma de l'époque, avec des scènes humoristiques de l'époque et des comportements d'irlandais d'époque. Maureen O'Hara, la rousse irlandaise, le vrai stéréotype. John Wayne, le cowboy gentleman parfais. .
Quel merveilleux film sur l’Irlande et ses coutumes !! Quelle beauté des paysages , quel enchantement largement attisé par les acteurs aussi beaux que bons !! Et quel humour !! Du grand John Ford.
Un peu déçu pour ce film qui est très connu comme étant le retour aux sources irlandaises en 1952 de stars du cinéma américain. Il y a une histoire mais cela se limite un peu à une querelle assez machiste, une romance sympa mais un peu anodine et quelques beuveries. Les paysages sont là mais les irlandais apparaissent un peu caricaturés dans cette mode américaine des débuts des années 50. Une romance mais surtout un défilé de ce qui ressemble à des clichés même si souvent de bon goût. Le peu d'expressivité de John Wayne n'aide pas non plus à donner de la profondeur à cette chronique dont le titre n'est pas non plus bien explicite.
Une histoire d'amour sur fond d'Irlande traditionnaliste, entre un ancien boxeur américain qui revient au pays de ses ancêtres et une jeune femme au caractère bien trempé, prisonnière elle aussi de ses principes et sous la coupe de son frère, gros propriétaire terrien, alcoolique, fruste tyrannique, avide et bagarreur. Bon, les paysages sont jolis, les personnages attachants, mais la romance est niaise, la façon de tourner surannée, mais le ton qui oscille entre gravité, comique, burlesque et comédie musicale donne un petit charme désuet à ce film 'de Jon Ford avec un John Wayne dans un rôle inhabituel uns Scarlett O'hara en femme aimant et têtue est attachante Au total, film d'une autre époque qui n'a pas très bien vieilli et se laisse malgré tout regarder sans effort
Je suis tombée sur ce film, et j'ai halluciné : des voix insupportables, des dialogues grotesques, un scénario insipide, des décors surannés, des baisers fougueux sous l'orage .. j'ai regardé jusqu'au bout pour tester ma résistance et découvrir ce qui a rendu la critique dithyrambique.. non, je n'ai pas senti les messages sous-jacents, un film niais et caricatural !
A travers ce film, John Ford montre bien ce qu'il a conservé d'attachement à sa terre d'origine. Loin des imposants canyon de l'Ouest américain et des guerres indiennes, l'Irlande, ses figures et ses paysages, suggère la vie simple et paisible. Peuplée de personnages pittoresques et fantaisistes, l'Irlande que redécouvre Sean Thornton (John Wayne) reflète une société avenante et chaleureuse, fondée sur des valeurs très humaines. Traumatisé par un accident survenu pendant son existence américaine, Thornton se retire ici pour s'y confronter aux valeurs du travail, de l'amour et de l'amitié. Ce retour aux sources est pour cet homme tranquille, une retraite et un idéal de plénitude. Et, en effet, les rapports humains et les panoramas verdoyants de l'Irlande induisent de la sérénité et une certaine philosophie de la vie. Toutefois, ce côté charmant de la tradition et du terroir irlandais, associé à l'humour désuet de John Ford et à un sentimentalisme fleur bleue, s'il détermine l'originalité du film, produit un récit un récit trop mièvre pour qu'on s'y attache. Ces péripéties villageoises, hormis peut-être la fameuse et longuespoiler: bagarre entre Thornton et son beau-frère, grâce à laquelle le premier reconquiert autoritairement l'estime de son épouse, sont anodines et pour tout dire faiblardes.
Un boxeur à la retraite retourne à son Irlande natale mais s’attire l’animosité d’un notable local en acquérant un cottage que ce dernier convoitait tout en tombant sous le charme de sa sœur. Cette romance vue sous la caméra de John Ford filmant de sublimes paysages irlandais peine à décoller et demeure un poil trop longue mais la réalisation aux accents bucoliques est très plaisante tandis que le casting au charme suranné offre de bons moments avec le couple que forme un John Wayne sympathique dans un rôle plus introspectif lui permettant de changer de registre et Maureen O’Hara dont la rousseur endiablée étincelle l’écran. Un des plus grands succès du cinéaste livrant une œuvre certes inégale mais aussi chaleureuse et respirant la bonne humeur.
C'est une bouffée d'oxygène dans un monde de brutes, un film haut en couleur bien naturellement, un film construit tellement simplement, avec une histoire tout aussi simple, mais dirigé d'une main de maître, il a obtenu l'oscar du meilleur film, ce n'est pas pour rien. Quel plaisir de retrouver tous ces habitués à John Ford, toutes ces gueules acteurs, de Ward Bond, à Victor McLaglen, et le truculent Barry Fitzgerald, c'est ça la magie du cinéma de John Ford, créer des seconds rôles qui ont tous une importances non négligé. Ensuite il y a Wayne, dans un domaine où, on a pas l'habitude de le voir, la comédie, et il s'en sort à merveille, à ses côtés, l'éblouissante Maureen O'Hara, que le technicolor met encore plus en avant, quelle actrice, quel tempérament. Et il y a la manière dont Ford Filme l'Irlande, mélancolique, le placement de la caméra n'est jamais anodin, chaque plan est une carte postale, chaque plan sublime de pays, sublime ces habitants, sublime le cinéma. L'un des très grands films de John Ford, un plaisir à l'état pur.
Un film devenu un véritable classique du cinéma. John Ford, grand spécialiste du western, s'éloigne du genre pour filmer cette histoire qui se déroule en Irlande. Il réunit deux acteurs très charismatiques : John Wayne et Maureen O'hara. Ils forment un couple volcanique qui doit faire face à la vindicte du frère de la jolie rousse. John Wayne est comme toujours impeccable, avec sa démarche chaloupée et son côté macho. Maureen O'hara est toute aussi excellent donnant vie à cette femme au caractère fort qui ne s'en laisse pas compter. On notera aussi l'excellente interprétation de Victor Ma Laglen qui incarne un riche propriétaire, frère du personnage de Maureen O'hara, et adversaire absolu de John Wayne. La bagarre entre Wayne et Mac Laglen reste un moment d'anthologie. Le film a un charme désuet vraiment plaisant.
Le début du film insiste sur la beauté et la culture irlandaise, on sent que Ford veut imprimer la rétine avec quelques symboles comme la croix gaélique ou le charme d'un cottage idéalisé, jusqu'aux couleurs chatoyantes des vertes prairies et surtout jusqu'à l'éblouissante apparition de l'irlandaise d'épinal, Maureen O'Hara et sa chevelure couleur rouge qui vole au vent. Mais on constate vite que John Ford a bien d'autre chose à dire qu'une simple carte postale. D'abord il a évoluer dans ses opinions politiques et est devenue plus prudents vis à vis de la guerre d'indépendance ce pourquoi le film s'arrête à quelques allusions finement placées pour se focaliser sur une romance qui s'avère bien plus subtile qu'il n'y paraît. En effet, tout se centralise sur la lutte intestine et conjugale autour de la dot. Sous couvert de jouer le seigneur pas intéressé par l'argent il conspue son épouse Mary Kate/O'Hara qui y voit, elle, un moyen de garder une certaine forme d'indépendance et donc une possibilité éventuelle de pouvoir reprendre sa liberté (on ne sait jamais !). C'est sûr cette mésentente que le récit tient et s'offre mine de rien une réflexion féministe maligne et pertinente. John Ford signe une comédie pétillante, véritable hymne à l'Irlande qui pêche peut-être par une Irlande trop parfaite, trop fantasmée alors que l'île était alors pauvre et déchirée par les tragédies. Un bon moment. Site : Selenie.fr
Une comédie romantique pittoresque et attachante qui sent bon les traditions et la fierté irlandaises, portée par le couple plein de charme formé par John Wayne et la capricieuse mais délicieuse Maureen O'Hara. 3,25
Porté par un beau couple de cinéma (quoi que leur coup de foudre relève du dessin animé!) ce récit de traditions que l'amour voudrait battre en brèche marque son temps, le rendant vieilli, d'autant que la mise en scène ainsi que la musique participent de cette désuétude. Heureusement l'humour apporte un second degré salvateur tandis que la galerie de personnages bien troussés allège la solennité de cette Irlande rigoriste. Un drame sentimental d'une autre époque. Suranné.