Je ne suis pas fan du tout des films chorals, et même Klapisch ne me fera pas changer d'avis. En France, Chabrol nous a déjà pondu des dizaines de films tous plus chiants les uns que les autres, Berri aussi, et d'autres encore... Un peu déçu que Klapisch s'y soit mis aussi, même si son film n'est pas dénué de qualités. Globalement, le film peut se découper en trois : une histoire regroupant Dupontel (inexistant, pour le coup), Lellouche (qui a toujours autant de finesse qu'un ours des Rocheuses), Soualem (habitué aux petits rôles) et Ferrier... et qui n'a pas grand intérêt, et dont on se fout à vrai dire pas mal. Une autre histoire avec un Duris très sobre (trop ?) et une Binoche... qui fait son boulot, sans plus, mais qui évite miraculeusement le patho. Et une dernière, avec Cluzet et Luchini, qui est la plus réussie du film, notamment grâce à ses interprètes (Luchini est de loin le meilleur comédien de ce film), avec les meilleurs moments (les discours de Luchini, le rêve en 3D de Cluzet...) Ce qui manque cruellement à ce film, c'est une cohésion. C'est un défaut commun à tous les films chorals, mais ici, Klapisch s'attarde dix minutes sur Duris, puis dix minutes sur Luchini, etc... le tout entrecoupé de scènes qui n'ont rien à voir (l'immigré camerounais, la boulangère raciste - même si Karin Viard joue très bien son petit rôle). Et ça manque donc de rythme, un comble chez Klapisch. On se consolera avec la bande originale, toujours excellente.