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L'homme le plus classe du monde
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3,5
Publiée le 12 mai 2013
Paris, Romain Duris et des second rôles qui s'entrecroisent. Ce n'est pas avec ce film que Klapisch va nous surprendre. Mais devant une telle flopée de bons acteurs, "Paris" se laisse tranquillement regarder.
Je crois que j'aurais du écouter les conseils d'allociné et zapper ce film. 2h10 c'est long quand il ne se passe rien. Au départ assez sympa, même le personnage de Fabrice Luchini devient lui aussi sans intérêt dans sa pathétique "romance" avec une étudiante. De bons acteurs tout de même pour sauver ce film du naufrage (Gilles Lelouche, Juliette Binoche et Karin Viard bien drôle dans son rôle de boulangère !)
Klapisch fait une déclaration à la capitale comme l'a pu le faire Jeunet et ça donne un film très intéressant. Normalement les films chorales sont très légers niveau scénario mais celui-ci arrive à ne pas devenir lassant. Les dialogues sont juste savoureux, le montage est très bien fait. Le casting, cinq étoiles, joue juste, porté par des très bon Duris et Luchini puis secondé par des Viard, Cluzet, Laurent et Dupontel pour ne citer qu'eux. Bref, drôle et émouvant qui nous rappelle qu'on a qu'une vie.
Un casting de choix et de très bons acteurs qui au final ne servent à pas grand chose tellement l'histoire est ennuyeuse et sans intérêt. On se demande à quoi sert ce film où Romain Duris est le personnage central à partir duquel tourne les histoires d'autre personnage, assez banales. Cédric Klapich nous avait habituer à mieux avec l'Auberge Espagnol et même les Poupées Russes. A regarder que pour les très bons acteurs comme Karine Viard ou Juliette Binoche.
Comédie dramatique très bien, un film touchant, de très bon acteurs. J'ai trouvé qu'il y avait de bonnes musiques, ce sont aussi des musiques touchantes qui correspondent bien avec le film. Scénario intéressant. Beau film !
Un très beau film choral que nous signe Klapisch, en mettant en scène superbement ces histoires, qui rendent toutes hommage à la vie. Cette vie qui va, qui vient, pour tous ou pour chacun, mais qui est bien là, qui n'a de cesse d'évoluer. Egalement, et surtout, un hommage à Paris, qui se fait le parfait théâtre de cette joie de vivre, quand bien même les apparences voudraient nous montrer l'inverse
Excellent Klapish. Bonne morale, à savoir: "profiter de la vie tant qu'elle nous tient". Bande son très intéressante et appropriée au contexte. Longueur persistante juste comme il le faut. Un grand cru du cinéma français.
Un bon film de Cédric Klapisch avec un Romain Duris convaincant. Une belle histoire,pleine d'humanité et de vie. Karin Viard est méconnaissable en boulangère raciste. 15/20
Le 3/5 est,j'avoue, du majoritairement au titre du film:"Paris".En effet,Klapisch a voulu déclarer sa flemme à la plus belle métropole du monde par un film choral assez bancal.Il a su capter parfaitement l'atmosphère de la capital même si cela se limite malheureusement à un certain type de lieu et d'univers(genre St-Germain côté bobo).Au niveau scénaristique,çà vole pas très haut car ce n'est qu'un mélange cheap de "Chacun cherche son chat" et "Un air de famille",sauf que le cinéaste a essayer d’imbriquer un message social de supermarché à travers les histoires caricaturales de Khadija et Benoit.Pourtant,derrière ces intrigues réchauffées grossièrement liées entre elles,se cachent de petites pépites grâce au personnages joués avec grande justesse par Fabrice Luchini(en cinquantenaire légèrement autiste mais très touchant) et Romain Duris(un cancéreux perdant goût à la vie et observant mélancoliquement les parisiens du haut de son balcon).Si Jacques Audiard aurait filmé Paris,il en aurait fait une œuvre autrement plus grande...
Cédric Klapsich revient pour ce qu'il sait faire de mieux, le film choral, le film à personnages multiples. Il a cette capacité à installer une atmosphère immédiatement agréable qui fait que l'on s’intéresse tout de suite à ces différentes histoires qui s’entremêlent. Grâce à son casting quatre étoiles, à ses acteurs de grand talent, on s'attache immédiatement à ces tranches de vie toutes différentes mais toutes captivantes. L'histoire passe donc d'un personnage à un autre : un jeune homme malade, sa sœur qui va le soutenir, des vendeurs sur le marché, un prof de fac qui tombe amoureux d'une de ses élèves, son frère architecte... pour un résultat fluide et jamais ennuyeux. Contrairement à ses précédentes réalisations notamment l'Auberge Espagnole, Cedric Klapisch laisse de coté l'humour et se concentre plus sur le drame, le drame de la maladie , le drame de la désillusion amoureuse, le drame de la perte d'un proche, le drame de la déception d'un espoir brisé. On pourrait reprocher que certains personnages soient clairement relégués au second plan comme l'africain qui va tenter d'arriver en France ou celui de Francois Cluzet mais cela ne gène aucunement le déroulement du film. Une réussite !
Un casting trois étoiles avec un savant mélange d'habitués de la troupe Klapisch (Duris, Luchini, Soualem) et de petits nouveaux (Binoche, Dupontel, Cluzet, Laurent), un retour au pays dans le Paris de Doisneau, voilà qui laissait espérer un nouveau film populaire de qualité comme "Un Air de Famille" ou "L'Auberge espagnole". Malheureusement, Cedric Klapisch rate son "Paris", et au lieu d'un Altman (il cite "Short Cuts" comme source d'inspiration), il nous sert plutôt un Lelouch de la mauvaise période.
Le problème du film choral, c'est que pour éviter le piège du film à sketchs, il faut un fil rouge convaincant et une unité de ton suffisante pour permettre des transitions en douceur. Or, ici, il n'y a ni l'un ni l'autre. L'histoire principale rappellera quelque chose à ceux qui ont vu "Le temps qui reste", de François Ozon : un homme encore jeune apprend qu'il risque de mourir, et il pose alors un regard nouveau sur ce qui l'environne. La gouaille insolente qu'ont mis en exergue Klapisch, Audiard ou Gatlif semble ici éteinte, et Romain Duris joue ce personnage dans le registre du pathos, là où Melville Poupaud faisait passer l'émotion dans la retenue et le silence.
L'autre écueil que n'a pas su éviter Klapisch se situe dans la disparité artificielle des groupes de personnages qui transforme définitivement "Paris" en une suite décousue de séquences, et dont le zapping permanent finit par perdre le spectateur. Il y a donc des histoires et/ou des personnages qui fonctionnent, comme celui d'Elise, remarquablement incarné par Juliette Binoche, qui en se dévouant pour son frère retrouve un sens à son existence en roue libre, ou celui de Roland sur qui tombe la chappe de la dépression alors qu'il est touché par le démon de midi.
D'autres intrigues ne prennent absolument pas, comme celle de la bande du marché, caricaturale et pesante, à l'image de la scène du restaurant où Gilles Lellouche fait faire la brouette à Julie Ferrier contre sa volonté, ou celle des mannequins qui viennent s'encanailler à Rungis ; Albert Dupontel semble perdu dans ce personnage à l'eau de rose, avec juste une réplique à la hauteur de son talent : à la bombe qui lui dit en découvrant Rungis "C'est fascinant, tous ces fruits, pour moi qui fais mes courses sur internet", il lâche : "Ce qui est fascinant, c'est de faire ses courses sur internet..."
Dans ce patchwork inégal, il y a heureusement quelques bons moments : le personnage de la boulangère xénophobe et moralisatrice jouée par une Karin Viard formidablement odieuse, le streap-tease de Juliette Binoche sur "Sway-Quien sera" chanté par Rosemary Clooney, la première séance de Luchini chez son psy joué par Maurice Bénichou, et surtout le rêve de François Cluzet traumatisé par ce que vient de lui dire son frère, et qui se retrouve en pyjama et en casque de chantier dans l'animation en 3 D qu'il a créée pour vendre ses immeubles.
C'est cette distance amusée, celle qui faisait apparaître un deuxième Duris jouant du pipeau quand il baratinait son banquier dans "Les Poupées russes", qui manque à ce film trop compassé, à limite du prétentieux. A trop vouloir dire (la crise de la quarantaine, les sans-papiers, les SDF, les non-dits familiaux...), Cédric Klapisch a perdu son sens de la narration et dilué son savoir-faire dans une construction artificielle qui traîne en longueur.
Le risque d'un film choral est toujours le même ; son inégalité et c''est ici le cas mais le talent de Cedric Klapish font que celles-ci sont gommées car il nous brosse le portrait de plusieurs personnes avec beaucoup de coeur et d'amour et c'est bien la l'essentiel .