On connait désormais depuis plusieurs années l'univers singulier et très personnel de Wes Anderson. Celui-ci nous a d'ailleurs offert quelques franches réussites (La Famille Tenenbaum, A bord du Darjeeling Limited) et d'autres oeuvres nettement plus discutables (La Vie aquatique notamment.) « Fantastic Mr. Fox » avait absolument tout pour faire partie de la première catégorie, il fait hélas partie de la seconde. Oh il n'y a pourtant pas à aller bien loin pour lui trouver des qualités à ce film d'animation : des couleurs très réussies, quelques scènes réellement bien senties et des personnages globalement sympathiques... Mais après? On attend une heure et demie durant que le film vienne à démarrer réellement ce qui ne sera finalement jamais le cas. Loin de s'amuser follement et de jubiler de plaisir devant un scénario en définitif bien peu original et assez plat, on se surprend même à s'ennuyer quelque peu, le rythme trépidant que cherche à donner Wes Anderson à son aventure s'avérant assez peu convaincant. Loin d'être dénué de talent donc, ce « Fantastic Mr. Fox » n'en demeure pas moins une cruelle déception, réservant, certes, quelques bons moments, mais bien insuffisants toutefois pour nous satisfaire sincèrement.
Fantastic tout simplement ! Le travail réalisé est fabuleux, et au delà de la forme, le film en lui même est franchement trop marrant (en VO, j'espère que la traduction FR n'a pas zappé les jeux de mots omniprésents), les personnages sont charismatiques à souhait, ça va a 100 a l'heure, avec en vedette fantastic mr. Fox qui déménage! Wouwuhhh, ktchktch !
Ce film d'animation permet un moment d'évasion dans un univers tout à fait loufoque et burlesque. Mr. Fox a énormément de classe et ses compagnons sont tous plus attachants les uns que les autres. Adapté du roman de Roald Dahl, que je n'ai pas lu, Fantastic Mr. Fox est un chef d'oeuvre du genre. L'animation est extrêmement fluide et ce malgré la technique. Les personnages font plus vrai que nature, mi humain, mi animaux sauvages. De plus, la Version Originale, servie par les voix de George Clooney et Meryl Streep, est absolument parfaite. On dirait que les acteurs jouent leurs rôles comme s'ils étaient eux-mêmes devant la caméra.
C'est sûr que la prouesse technique est présente. Mais tout le monde n'adhère pas à ce conte à la fois enfantin dans l'esprit, mais adulte dans certaines images. En faites, je n'ais pas du tout accroché à l'univers visuel et l'ambiance. L'histoire, tant qu'à elle, est simple, mais pas "magique", on est pas transporté.
Film d'animation original et très peu académique. Visuellement très réussi, d'un comique certain (malheureusement, je l'ai vu trop tardivement pour découvrir la version en B.O. et savoir si la traduction française perd en humour, même si on en perçoit quelques exemples sur des jeux de mots intraduisibles). Je n'ai pas lu le livre dont il est inspiré, mais le scénario n'arrive toutefois pas vraiment à sortir d'une imagination de pur délire instantané et se révèle manquer de profondeur et de cohérence.
Wes Anderson signant un film d'animation est une surprise et une excellente surprise. O ny retrouve son humour décalé et son thème récurrent de la difficulté de s'affirmer au sein d'une famille. Excellent pour petits et grands.
Conte ayant bercé son enfance, l’adaptation de l’histoire du fantastique maître renard a constitué un projet enthousiaste et de longue haleine pour Wes Anderson. Le réalisateur, fasciné depuis le début de sa carrière par l’étroitesse des liens du sang a vu dans cette fable une nouvelle occasion d’exercer son propos sur la famille. L’originalité cette fois (après un voyage dans la vie aquatique ou à bord du Darjeeling Limited) est de nous plonger dans les terriers d’une famille de renards confrontée à des voisins humains à l’humanité plutôt limitée à l’égard des adorables petites bêtes. "Mr. Fox". Une véritable trademark que ce nom pour ce renard mondain, journaliste à la fameuse Gazette locale. Valorisé par sa silhouette élégante, fine et élancée, et d’emblée présenté comme un fin renard, astucieux et plein de surprises dans une séquence d’évasion savoureuse, le sympathique Mr. Fox se révèle vite être un truand rangé, mais qui, en éternel truand, rempile pour un dernier casse, plan de maître à la réussite "annoncée". Un personnage typé comme George Clooney en a déjà joué (en chair et en os – Danny Ocean) auquel il confère sa mythique nespresso attitude en prêtant à l’animal sauvage sa voix suave. Un choix plutôt rusé pour Mr. Fox qui regorge, tout comme son interprète, de gimmicks - authentiques marques de fabrique mises au service d’une personnalité haute en couleur et follement séduisante. Il est celui qui sort son épingle du jeu au cœur d’une galerie de personnages irrévérencieux dont l’humour d’une sublime finesse et la beauté forcent l’attachement… Le parti-pris d’Anderson de travailler la stop-motion de manière artisanale, insufflant aux personnages un caractère palpable, vivant, leur petits poils comme soufflés par le vent, donne au film une qualité technique dont la volontaire "imperfection" assure l’authenticité et la subtilité. C’est ce genre de détail qui nous touche, nous émeut dans la fabrication d’un film à une époque où Pixar contreplaque sur écran géant une image haute définition et qui ne suscite la moindre émotion. Wes Anderson aime et respecte le cinéma. Et la musique : sa bande originale est une nouvelle playlist du meilleur goût, des musiques de Georges Delerue extraites des films de Truffaut à celles des Beach Boys, en passant par les Rolling Stones. "Cinéaste familial" une fois encore confirmé, Wes Anderson délivre sa philosophie sur les liens familiaux qui fait de la différence et du décalage des êtres les uns par rapport aux autres quelque chose justement de très beau et voire même de carrément fantastique. Assisté au scénario de Noah Baumbach - également fin psychologue des relations humaines avec "Les Berkman se séparent" - et soutenu par sa famille de cinéma (Jason Schartzman, Bill Murray, Owen Wilson, Adrien Brody), il signe un nouveau chef d’œuvre aux motivations et aux partis-pris forts, très personnels et passionnés. Un conte d’automne survolté et intelligent, enchanteur et fantastique.
J'ai beaucoup aimé ce dessin animé, qui a l'air sans prétention, mais qui est vraiment vraiment drôle et plein de double langage. On suit les renards et on se prend le parti des bêtes contre les êtres humains : le bon, la brute et le truand mènent la vie dure aux renards. A côté de ce scénario, qui se déroule pour notre plus grand plaisir, une réflexion (modeste) sur la différence... et sur son acceptation. Renard-fils est de ces êtres différents, qui sent bien le regard de ses parents, de ses pairs. La musique permet d'entrer dans une "course poursuite" ; les dialogues, tellement drôles, permettent d'en ressortir. A voir!
Wes Anderson a réussi son passage vers le grand public, en proposant une histoire bien rythmée et un humour plus explicite que dans ses précédents films. En revanche, je regrette un peu le fait que les personnages ne soient pas autant développés que dans ses autres films, peut être que le film est trop court. Un Wes Anderson honnête, peut être un peu light. J'ai quand même passé un très bon moment, tout en écoutant de très bonnes musiques !