"We think too much and feel too little". Ce bout de citation de Chaplin pourrait être mis en lien avec ce chef d'oeuvre. Ici, nous ressentons des émotions plus fortes que dans n'importe quel autre film. Comment ne pas pleurer, lorsque Janet Gaynor (extraordinaire) rentre bouleversée dans un restaurant, avec en OFF cette musique sublime? Comment ne pas frissonner lorsque le couple assiste à un mariage, et que George O'Brien craque littéralement? Comment ne pas sourire, lorsque le cochon se saoule, ou lorsque les personnages dansent?
Murnau, marqué par l’expressionnisme de son pays d'origine, signe ici l'un des premiers films sonores, tout en nous rappelant que les paroles sont souvent insignifiantes, qu'un regard, un geste, un sourire, peuvent tout dire. Le cinéaste nous offre de magnifiques plan-séquences, et transfigure le réel pour notre plus grand plaisir.
La conclusion parfaite est peut-être celle de Catherine Soullard: " Tout concourt à faire de ce film un poème symphonique envoûtant, au ton à la fois lyrique et tenu, un chant d'amour à la vie 'parfois amère, parfois douce', un enchantement inépuisable."
Je ne veux pas remettre en cause le statut de L'Aurore mais son titre de "plus beau film de l'histoire du cinéma" me laisse un tantinet dubitatif car sans vouloir me vanter j'ai vu plusieurs films muets (dont plusieurs parmi les plus célèbres) et sans me qualifier spécialiste du genre je dirais que L'aurore est bien loin de certains Chaplin, Linder ou Lang. Pour moi c'est du snobisme pur et simple
Un chef d'oeuvre intemporel, universel, une chanson d'amour chantée par deux merveilleux acteurs, et contée par un fabuleux réalisateur, que, je dois avouer , je connais très peu, L'Aurore étant le seul film que j'ai vu de Murnau. Et ette histoire d'amour tantot tendre, joyeuse, tantot tragique et frolant le desespoir nous emeut au plus profond de nous meme, cette histoire qui traverse les décénies sans prendre une ride, cette incomprehension, cette barriere entre la ville et la campagne, ce pardon, cette sincerité, cette innocence et la melodie bienheureuse, parfois tragique mais tout le temps sublime qui se degagent font de ce film un veritable Joyau du Cinéma, avec un grand J. Merci Mr Murnau
J'ai préféré "Le dernier des hommes". Mais on ne peut pas le nier: "L'aurore" est un film incroyable ! Le rendu est vraiment beau, les expressions toujours aussi travaillées, les artifices cinématographiques parfaitement maîtrisés! Non vraiment il est grandiose: je garderai en tête ce travelling dans la salle de bal et le fantasme de l'acteur se voyant tuer sa femme ! A ne pas voir, mais à admirer.
Ecrire ma critique (50 caractères minimum)e sais bien que Murnau est une référence du cinéma muet mais mettre 4 ou 5 étroiles à ce film me parait absolument fantaisiste, le voir aussi haut dans le classement aussi .... mais bon.... chacun ses goûts
Murnau signe ici une véritable poésie. Dotée d'une réalisation absolument fabuleuse, chaque plan étant une petite merveille, on se laisse bercer par une histoire d'amour tantôt romancée, tantôt tragique, tantôt comique, tantôt "suspensée". Relayée par une photographie des plus remarquables, le film ne souffre d'aucun défaut, Murnau se permettant même des prises de risque dans ses travellings et effets spéciaux, ainsi que des inter-titres mouvants, conférant à ce film une douceur inéluctable.
En un mot : Magnifique. Je connaissais ce film depuis très longtemps, je connaissais Murnau depuis tout petit, mais je n'avais jamais eu l'occasion de le découvrir. Murnau a su tirer d'une histoire simple un film d'une puissance absolue. Hormis l'aspect technique avec des mouvements de camera étonnants pour l'époque, Murnau a su imprimer dans son récit différentes étapes distinctes ou on passe du mélodrame à la tragédie, de la tragédie au romantisme et après un passage proche de la comédie, au drame à nouveau, le tout dans une douce fluidité. Il nous embarque dans son histoire en passant par toutes les émotions, la gravité, le rire, les pleurs et la joie béate. Je l'ai vu il y a déjà une heure, j'en ai encore les larmes aux yeux . Mon seul désir, et Murnau le mérite, c'est de le faire découvrir à mes proches. Cette oeuvre mérite tout, sauf de tomber dans l'oubli.
Poème visuel d’une grâce inouïe, L'Aurore transforme un mélodrame conjugal en expérience sensorielle presque onirique. Avec une liberté formelle stupéfiante, F. W. Murnau mêle expressionnisme et lyrisme pour créer un monde où les décors, la lumière et les mouvements de caméra traduisent directement les états de l’âme. La trajectoire du couple, incarné par George O'Brien et Janet Gaynor, devient alors une véritable odyssée émotionnelle, oscillant entre tentation, faute et rédemption. Chaque plan semble animé par une pulsation intérieure, comme si le film respirait au rythme du cœur de ses personnages. De cette fusion entre invention plastique et intensité sentimentale naît l’un des sommets absolus du cinéma muet, toujours capable d’émouvoir avec une pureté désarmante.
Je sais pas vraiment quelle note mettre vu que je ne suis pas cinéphile (et encore moins côtés début du ciné), et je viens de voir ce film en 2020. Ben c'est... muet mais en même temps vachement parlant, finalement la disproportion entre le temps sans paroles et avec discours (écrits) est correcte et entrainante, les textes font passer ce qu'il faut et donnent des impulsions bien dosées. C'est vachement simplet, est ce que c'est propre à l'époque ? Quand même des fois ça va loin... mais bon c'était y'a quasi 100 ans... genre pendant la foire y'a des scènes... oh my god :) Quoi que le cochon qui picole 2-3 gouttes ça fait plaisir à voir ! c'est tellement con le coup de la nappe blanche qui bouge "toute seule" aux yeux du cuistot "en état d'ébriété" ça peut également faire sourire au vue de l'ambiance.
Y'a un ptit côté impitoyable quand même : "kill ta femme, vend les murs et on y va", c'est d'époque ça aussi ou ... ? :)
Les ptis effets fondus sont sympas, ptite touche rétro appréciable aujourd'hui en somme. C'est pas si longuet que ça, on a l'esprit qui va vaciller un peu ailleurs mais c'est dur de perdre le fil, ça s'enchaîne tout de même. J'ai mis du temps avant de ressentir des ébauches d'émotions par rapport au couple (après les phases de culpabilité et de pardon), mais j'ai bien ressentit la fureur de l'homme envers la séductrice citadine (c'est bien dit ?) à la fin, donc on peut finir par s'y prendre à s'en méprendre (c'est bien dit ?).
La scène du baiser et de l'embouteillage, c'est fort ! xD
Des fois les musiques deviennent un petit peu pesantes mais ça passe :)
Franchement ça avait l'air vachement sympa la foire à l'époque. Vous avez vu chez le barbier y z'ont les mêmes systèmes que dans les restos chinois avec les serviettes. C'est dit ;)
J'imagine que pour l'époque, les techniques cinématographiques employées étaient l'équivalent d'un effet G. Lucas ?, du style les plans où un personnage va entre les voitures, ou bien un autre qui apparaît à moitié (l'homme qui imagine sa "tentatrice" le poussant à agir).
Ce film muet est d’une éblouissante qualité. Les décors sont magnifiques. L’alliance du tragique, du dramatique et du burlesque donne un merveilleux conte.
Truffaut évoquait "ceux qui osent parler de cinéma sans avoir vu l'Aurore". Dans ce chef-d'oeuvre époustouflant, parfait en tous points, l'art de Murnau culmine à des sommets quasiment jamais atteints. Le jeu d'acteurs, la mise en scène, les décors, cette caméra sans cesse en mouvement... tout ici sert divinement cette histoire universelle et atemporelle. L'Aurore est de ces quelques films qui sont beaux à faire frissonner, à la fois par l'émotion humaine et par l'émotion artistique qu'ils suscitent. Le plus grand film de Murnau, et l'un des plus grands films de tous les temps.
L'Aurore est synonyme de beauté ... la réalisation est sensationnelle, chaque plans sont une merveille pour les yeux et les interprétations du couple donne encore plus de force à cet œuvre qui semble infini. Le scenario simple est très bien exploité par Murnau qui donne l'impression d'être passionné par ce qui fait et c'est peu dire. Un des plus belles histoire d'amour au cinéma et probablement le film le plus poétique au monde.