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annatar003
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4,0
Publiée le 11 avril 2012
Classique immortel de 7ème art qui montre que le muet a encore sa place dans la monde d'aujourd'hui, "L'Aurore" est sans aucun doute l'une des références des romances de l'ancien monde. Surprenant long-métrage qui rassemble un duo de comédiens dont les noms ne résonnent plus que dans les oreilles des plus cultivés d'entre nous, "Sunrise" offre des scènes d'une beauté surprenante. Effectivement, après une brève demi-heure d'angoisse et de suspens, Friedrich-Wilhelm Murnau et Willaim Fox se décident à jouer la carte du flirte qui nous invite à découvrir la renaissance d'un couple. Avec un savoir-faire et une virtuosité étonnante pour l'époque, les deux réalisateurs s'amusent avec des fondus et des gags qui malheureusement ont logiquement perdu de leur effet avec les décennies. Fort heureusement, de "L'Aurore" seul ne subsiste que la force de ce duo inspiré composé du brillant George O'Brien et de l'attachante Janet Gaynor. Force du long-métrage qui permet au spectateur de se retrouver dans la majorité des scènes, les deux acteurs jouent à merveille un script classiquement beau et magique.
Magnifique poème cinématographique intemporel où se développent les valeurs universelles de l'amour, de la culpabilité, ou du pardon. Le film évolue sans aucun temps mort de poétique en romanesque, de dramatique en burlesque (scènes chez le coiffeur et le photographe). La mise en scène est d’une impressionnante précision, la photographie est de toute beauté, avec des cadrages et des plans remarquablement composés, et un travail des ombres et des lumières admirablement maîtrisé. Chef d’œuvre
Les critiques encensent ce film muet comme le chef d'oeuvre de Murnau voire même le plus beau film du monde selon Truffaut. Il est vrai que les personnages sont très humains malgré la gravité de celui de l'acteur O'Brien, et le jeu de Janet Gaynor ne nous laisse pas indifférent. Les nombreux effets spéciaux en fondus ne sont pas insérés au hasard et inspirent quelque chose de poétique, l'esthétique est purement allemande. Et la musique y est pour beaucoup. Pour parler de la puissance sentimentale que donne le film, il est difficile de déchaîner chaque émotion humaine dans un film muet. Le drame est malgré tout brisé par trois moments comiques ( chez le coiffeur, le photographe et à la fête foraine ) qui équilibrent l'esprit du film et qui raisonnent du fait que le couple se réconcilie après la création de son second “mariage et vivent une nouvelle vie. Donc ne vous fiez pas à l'idée que l'Aurore est un film 100% larmoyant. Mais Murnau a réussi sa mise en scène.
Chef d'oeuvre de Murnau et du cinéma muet, l'Aurore raconte l'histoire d'un homme (George O'Brien) qui, sous l'influence malsaine de son amante, décide de noyer sa femme (Janet Gaynor) lors d'une balade en barque. Mais le moment fatidique se précisant, il ne peut se résoudre à agir. Malgré tout, le mal est en partie fait. Sa femme, effrayée, s'enfuit dans la ville ; rejoint par son mari, désireux de se faire pardonner. La crainte finira par laisser place à l'aurore d'un amour nouveau.
Malgré quelques longueurs et quelques faiblesses scénaristiques, ce film romantique d'un autre temps se laisse très facilement regarder. On se laisse facilement envoûter par cette histoire simple, mais belle ; et par la performance incroyable du duo de tête. Tout d'abord, la transformation physique de George O'Brien tout au long du film laisse pantois. Ensuite, le réalisme des sentiments est exceptionnel. On croirait réellement voir de l'amour sur le visage de ce couple qui se retrouve dans le malheur. C'est un réel envoûtement qui s'opère.
Et c'est cet envoutement, que l'on retrouve souvent dans les grands films muets d'antan, qui me fascine. Je trouve cela exceptionnel qu'un réalisateur, que des acteurs arrivent à nous donner le sourire, à nous faire monter les larmes aux yeux sans avoir besoin de placer la moindre parole. C'est incroyable, c'est talentueux, c'est à voir. Et puis, je ne peux m'empêcher d'y penser à chaque fois que je regarde un très vieux film (en l'occurrence 85 ans) mais voir tout ces artistes déambuler à l'écran et me dire qu'ils sont tous décédés ; ça me donne toujours un pincement au coeur. Comme quoi le cinéma mérite bien son qualificatif de 7ème art. Un art immortel.
Avec "L'aurore", l'allemand Murnau signe sa toute première production américaine. Ce très beau film, qui fait incontestablement partie des classiques du 7ème art à voir pour tout cinéphile qui se respecte ne serait-ce que par pure curiosité, n'est cependant pas le meilleur de son auteur à mon humble avis. Il reste toutefois d'excellente facture, ce qui en dit long sur la qualité de la filmographie de ce grand cinéaste. Le maitre du mouvement expressionniste qu'il est signe ici un drame psychologique aux allures de romance torturée, dans laquelle un époux volage quitte sa campagne natale pour rejoindre sa femme trompée en ville et se faire pardonner. "L'aurore" débute dans les ambiances que Murnau affectionne : noire, avec beaucoup de zones d'ombres à l'écran, ce qui renforce les clairs-obscures de la photographie. Puis le film s'oriente progressivement vers une romance lorsque le couple en crise rejoint la grande ville et tente de se reconquérir. La mégalopole joue alors un rôle important, synonyme de progrès, d'avenir, de renouveau, à l'image de ce qu'il se passe entre les deux protagonistes centraux. On y voit même une grosse touche d'humour et de burlesque à certains moments (la scène de la statuette chez le photographe, ou celle du petit cochon à la foire), loin des atmosphères sombres, tortueuses et à la lisière du fantastique des chefs-d’œuvre "Faust" et "Nosferatu" précédemment mis en scène. A la frontière de basculer de le tragique le plus total sans pourtant jamais perdre l'équilibre de son propos initial qui est une ode à l'évolution, "L'aurore" peut se voir comme un conte initiatique pour le pardon et la rédemption aux yeux de ce qui nous aime. Retrouvez toutes mes critiques sur ma page Facebook (https://www.facebook.com/ChroniqueMecanique) ainsi que sur mon blog ciné (http://soldatguignol.blogs.allocine.fr/). Merci ! Chronique Mécanique.
Un film touché par la grâce, dont chaque plan, chaque image relève d'une maitrise si stupéfiante que l'on a le sentiment de toucher un degré de perfection absolue. "L'aurore" est une date majeure dans l'histoire du cinéma, un sommet artistique et un seuil pour ce qui n'était alors, somme toute, qu'un divertissement pour les masses,et qui devient, par la magie d'un seul film, un art à part entière, à l'égal de la peinture ou de la littérature. "L'aurore", c'est le cinéma qui, une quarantaine d'années aprés sa naissance, finit sa gestation pour atteindre sa maturité aprés des décennies de tatonnements, d'innovations et de recherches. A partir de ce film là, des améliorations seront certes apportées qui génèreront des progrés techniques, néanmoins, plus rien jamais ne sera fondamentalement inventé. "L'aurore" est un monument qui a fait passer le cinéma à l'age adulte.
L'Aurore de Maurnau, ou tout simplement l'essence pure du cinéma où la pertinence et la valeur philosophico-artistique n'a d'égal que l'émotion tacite qu'elle suscite. Un vrai bijou, un vrai cadeau, un brin de nostalgie pour les cinéphiles adeptes du muet.
L'Aurore, sorti en 1927, est le premier film de l'histoire à être récompensé par l'Oscar de la meilleure actrice. Il a également reçu les Oscars de la meilleure photographie et celui de la meilleure production artistique (s'agissant de la première Cérémonie de l'histoire, ce fut la seule fois où cette récompense a été utilisée, L'Aurore est donc le seul film à avoir gagné l'Oscar de la meilleure production artistique). A savoir qu'il a aussi été nominé pour la meilleure direction artistique. Un peu de culture pour dire que le premier film à avoir gagné l'Oscar du meilleur film est Les Ailes. Autrement, L'Aurore est un petit bijou comme on en voit si rarement. L'actrice, vraiment belle et exprimant des mimiques inoubliables, j'ajouterai que la fin est de toute beauté, une fin qui m'a donné la chair de poule et les larmes aux yeux. Il n'y a que très peu de défauts, qui plus est, mineurs. Un classique que l'on devrait montrer dans toute école de cinéma. Ce n'est pas pour rien que ce film est classé 6ème meilleur sur Allociné....
L'aurore est un film romantique d'un autre temps qui aura je pense du mal à émouvoir aujourd'hui.
Mais il est aussi considéré par des professionnels du cinéma comme un des plus grands films de tous les temps et cela depuis des générations et je ne peux que leurs donner raison après avoir vu le film.
Tout d'abord, la photographie est sublime pour l'époque ainsi que la mise en scène.
L'histoire est magnifique et touchante elle est parmi les plus belles du cinéma.
Et développe des valeurs universelles comme l'amour, la pardon, la culpabilité.
Film vu sur grand écran avec musique joué en direct, cela n'a pu qu'accentuer mon sentiment vis à vis de ce film, à savoir qu'il s'agit de l'un de mes films préféré. Les acteurs crèvent l'écran (scène de la barque et les émotions qui traverse le visage de George O'Brien), la technique est parfaite, on ne s’ennuie pas une seconde, on rit, on pourrait presque pleurer, bref une perle du cinéma muet et du 7ème art en général.
Grâce à de splendides effets d'ombres et de lumières, Murnau rend encore plus belle cette histoire d'amour qu'elle ne l'est déjà grâce à son scénario particulièrement émouvant et à son interprétation parfaite. La synthèse parfaite de ces trois éléments sur chacune des scènes fait sans doute mériter à ce chef d'œuvre le statut de plus beau film de l'histoire du cinéma. Mais en plus de la romance fusionnelle entre les deux personnages, la beauté poignante de cette référence cinématographique vient de sans doute l’approche pleine de tendresse du thème toujours tragique qu’est celui de la mort et de celle faite de la différence entre vie rurale et vie urbaine, deux sujets dont universalité et l’intemporalité se transmettent au film.
SUNRISE ! Monument de poésie, de lyrisme, l'Aurore est un chef d'œuvre absolu, l'un des plus beaux films du monde, doublée d'une claque visuelle d'ampleur. À chialer de beauté.
Une seule question se pose à la fin de ce pur chef d’œuvre: Y a-t-il quelconque existence d'une plus extraordinaire histoire d'amour que ce "Sunrise" ? Si oui qu'on me le dise. Inutile de trop s'étaler sur ce mélodrame conjugal des plus simplistes sur le plan scénaristique transformé en poésie passionnée par la beauté de la mise en scène de Murnau tant les critiques élogieuses en parlent bien mieux que moi. "Sunrise" est un véritable bijou de mise en scène, chaque plan et travellings d'une grâce et d'une finesse sans équivalence avive chaque propos que l'auteur montre quelque soit le registre dramatique ou "optimiste" comme cette scène avec le sanglier qui boit du vin complètement retourné ou cette mise en contraste de la femme fatale vêtue de noire et de l'épouse évangélique blonde. L'allemand utilise avec brio aussi le trompe l’œil et ainsi par la même occasion propulse le genre muet au devant de la scène cinématographique. George O'Brien & Janet Gaynor sont prodigieux , comme la musique postsynchronisée d'Hugo Riesenfeld.Assurément,cette chanson de deux Humains est immortalisée à tout jamais au Cinéma.
Avec une histoire finalement assez simple Murnau réalise une œuvre forte qui passe naturellement de scènes intensément dramatiques à des instants de comédie pure. Pour la mise en scène Murnau utilise un grand nombre de procédés du petit plan séquence au début du film à des mini-flashbacks très modernes pour l’époque. Comme pour tout film muet la musique à un rôle plus que majeur, la version que j’ai vu de l’Aurore contenait une très belle bande originale interprétée par l’Olympic Chamber Orchestra. En tout cas cette œuvre est ce que l’on peut appeler un beau film.
à la fois sombre comme la nuit et lumineux comme la ville, l'Aurore raconte une histoire d'amour qui passe par tous les états. De l'envie de meurtre en passant par l'incertitude et par l'amour fou, tout ça en accompagnant le récit d'idées efficaces et bien placées comme la sur-impression, les plans séquences ou les intertitres qui "coulent" pour illustrer la noyade. Des idées nouvelles pour l'époque qui font encore leur effet aujourd'hui puisqu'elles collent parfaitement au récit et à la symbolique du film. La ville est un monde qui grouille de vie et qui fait naître l'amour et la joie de vivre, tandis que la campagne a emporté le couple vers un ennuie conséquent. La romance racontée par Murnau est trépidante et forte en émotion, cependant il y a une partie du film que j'ai trouvé inutile. Celle de la fête foraine qui s'attarde à nous montrer un gag avec un cochon, tout ça pour montrer que la ville permet de s'amuser, mais j'ai trouvé ça trop long et lassant. Ce seul moment ne m'a pas plu, le reste est parfait.