L'Aurore
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Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 juin 2026
"L’aurore" est bien le chef d’œuvre attesté. Si ça façon d’aborder les rapports entre homme et femme est de son époque, la mise en scène, elle, est d’une extraordinaire modernité. C’est un film sublime, une œuvre majeure.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 mars 2026
Poème visuel d’une grâce inouïe, L'Aurore transforme un mélodrame conjugal en expérience sensorielle presque onirique. Avec une liberté formelle stupéfiante, F. W. Murnau mêle expressionnisme et lyrisme pour créer un monde où les décors, la lumière et les mouvements de caméra traduisent directement les états de l’âme. La trajectoire du couple, incarné par George O'Brien et Janet Gaynor, devient alors une véritable odyssée émotionnelle, oscillant entre tentation, faute et rédemption. Chaque plan semble animé par une pulsation intérieure, comme si le film respirait au rythme du cœur de ses personnages. De cette fusion entre invention plastique et intensité sentimentale naît l’un des sommets absolus du cinéma muet, toujours capable d’émouvoir avec une pureté désarmante.
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 janvier 2026
La dernière image ? Tout le final est ahurissant d'intensité dramatique, de suspense, de puissance émotionnelle. Depuis la folle tempête, dantesque, jusqu'au baiser de fin libérateur. Mais j'adore aussi le début et son ambiance de Film Noir parfaitement brossé. On est alors presque dans un film fantastique (le mari véritablement sous influence, possédé, est alors tout droit sorti d'un grand film d'épouvante). Entre ces deux extrémités bat le coeur d'une comédie romantique (toute la partie urbaine) avec ce génie de la rendre crédible pour un "vieux" couple qu'on croyait perdu pour l'amour... et bien non !

Bref, calmé ! C'est le mot. Je suis calmé par cette divine révélation que tant de genres ont pu naître et cohabiter harmonieusement sur ces rivages hospitaliers : Film noir, Epouvante, Comédie romantique, Film catastrophe (le naufrage) et même film d'aventures : quitter sa campagne, gagner la grande ville et ses carrefours mortels, l'Asphalt jungle. En effet, le lieu sauvage, dangereux, devient paradoxalement la ville pour nos deux tourtereaux en quête de rachat. Mais c'est aussi là (dans ce bain de non sens, d'argent et d'apparences) qu'ils retrouvent leurs valeurs et du sens à leur vie commune.

Tout est si bien amené, pesé, raconté. Bref un incontournable avec des moments qu'on sait déjà revivre devant la caméra d'autres réalisateurs : Hitchcock naturellement mais il y a aussi ce fameux "Kubrick Stare" qui est né ici sur cette barque au moment de commettre l'irréparable (longtemps avant le "Psycho Stare" d'Anthony Perkins).

Fantastique Aurore qui redonne foi en l'humanité et donne envie d'exode urbain et de retour vers nos campagnes.
TATIKINO
TATIKINO

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5,0
Publiée le 22 décembre 2025
On ne devrait parler que des films que l’on aime,
Car dans la projection, c’est la passion qu’on sème.

L’Aurore, dont Truffaut disait qu’il était sans doute « le plus beau film du monde », est une histoire d’amour. Un amour pur au sein de la nature, mis en danger par l’irruption d’une tentatrice, mauvaise femme venue de la ville. Une histoire de passion destructrice et de rédemption, de désir assassin et de pardon. L’Aurore raconte, avec les images du cinéma naissant qui invente son propre langage (on est en 1927), une histoire aussi vieille que le monde, mais qui était jusque là réservée à la littérature. L’Aurore, c’est l’histoire d’un homme rongé par son désir, l’histoire d’une chute et d’un Paradis perdu; Mais L’Aurore, c’est aussi l’histoire d’un metteur en scène de génie qui explore les possibilités offertes par la caméra, installant par là même une grammaire cinématographique complexe. Aaaah ! ce travelling hallucinant lorsque l’homme rejoint la tentatrice dans la nuit, Aaaah ! La scène de la fête foraine dont le montage affolant nous fait sentir le frénésie de la ville, lieu de perdition, Aaaah ! La scène des éléments déchaînés sur le frêle esquif ! Chaque plan est grandiose car Murnau fouille l’ombre et sublime la lumière (venu d’Allemagne, il est un des maîtres de l’Expressionnisme). Génie reconnu par Hollywood (les studios furent très impressionnés par son Nosferatu et son Faust) il obtient carte blanche et un budget illimité. La puissance de cette simple histoire (le sous-titre est « A song of two humans ») tient dans le fait qu’elle est universelle: un homme, une femme, le désir, la jalousie, la trahison, le sacrifice et puis la mort qui rôde. Murnau sonde le coeur et l’âme de ces deux êtres et nous fait sentir l’horreur tapie dans les ténèbres, mais aussi la lumière que ramène l’aurore. Proche en cela des grands drames shakespeariens, entre poésie et fureur, L’Aurore bel et bien est le plus beau film du monde.
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 juin 2025
Film à juste titre considéré comme un des grands chef d'oeuvre de l'histoire du cinéma, Plusieurs niveaux de lecture. Belle histoire d'amour entre un homme et sa femme paysans, contrariée par une fille de la ville tentant de casser ce couple. Des sentiments et des situations extrêmes incluant culpabilité, repentance. Et des moments burlesque dignes des meilleurs Keaton ou Chaplin. Et puis une analyse des rapports dans une ville, obsequieux, meprisants. Malgré des moyens minimums (film muet de 1927) une réalisation inventive remarquable dans le drame et dans la comedie
Vraiment une oeuvre qu'il est nécessaire de voir et revoir lorsqu'on aime le cinéma.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 avril 2025
Cette poignante histoire d'amour s'inscrit moins dans un type de mélodrame romanesque classique que dans une parabole tragique sur le couple, menacé dans sa plénitude par la tentation.
Le projet odieux d'un jeune paysan, séduit par une vamp, spoiler: de noyer sa compagne
pour se trouver libre de partir à la ville avec sa maitresse se fonde sur l'austérité et l'ennui de la campagne opposés à l'effervescence et à la séduction citadines. Murnau dépasse ce schématisme en présentant la ville non pas comme un facteur d'échec pour le couple mais, au contraire, comme le moyen de ressourcer son amour. Le cinéaste va jusqu'à introduire le ton de la comédie pour évoquer le passage dans la ville corruptrice du couple formé par George O'Brien et la jolie Janet Gaynor.
Au-dela de la mise en scène aux accents expressionnistes, l'indicible force du drame et du film muet de Murnau ne tient-elle pas à l'idée simple et tragique que porte chacun des deux personnages? La jeune femme en victime expiatoire de l'amour menacé par une tentatrice, l'homme assailli par le remord et la culpabilité. En ce sens, "L'aurore" est un vrai et beau drame sentimental.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 décembre 2024
A cause d'un mélange de peur et d'ignorance, j'ai longtemps repoussé le moment où je m'attaquerai au cinéma muet, à dire vrai si j'exclus quelques Chaplin diffusés à la télé quand j'étais gamin et dont les souvenirs s'estompent et dont les plus connus et reconnus sont absents, ma seule expérience avec le cinéma muet des années 20 se limitaient jusqu'ici à Metropolis (1927) de Fritz LANG et Le Voleur de Bagdad (1924) de Raoul WALSH mais ces séances étaient particulières puisqu'il s'agissait de cinémix, c'est à dire que le film était diffusé, pendant qu'en live un ou plusieurs musiciens interprétaient une nouvelle bande originale inspirée par les images, ainsi Metropolis revu par le producteur Jeff Mills - qui vient d'ailleurs d'éditer un album de sa bande son du film - et le voleur de Bagdad mis en musique par un duo de producteur toulousain. L'Aurore (1926) est donc ma première véritable confrontation avec ce cinéma et j'ai pris un immense plaisir et je n'ai même pas eu pour se faire à m'efforcer de penser l'œuvre dans son contexte d'époque. Décidemment ma théorie toute personnelle qui dit que si un film ne peut souffrir d'être vu ou découvert longtemps après son exploitation en salle, alors il n'est pas si bon que ça, se confirme bien souvent.


Je ne vais pas m'attarder outre mesure sur une analyse exhaustive du film, je pense que tout a déjà été dit par des personnes bien plus pertinentes et légitimes à le faire que moi, je vais par contre parler de mon ressenti, des émotions qui ont été les miennes en voyant ce monument du septième art, qui je le dis sans ambages est un passage obligé pour tout cinéphile, que vous preniez le temps n'importe pas, mais il faut le voir, tant vous allez d'un coup éclairer et comprendre des pans entiers du cinéma moderne, saisir d'où il puise ses racines.


La première chose qui m'a interpellé est l'extrême modernité de l'ensemble, sans doute avais je une vision biaisée de ce que pouvait être un film bientôt centenaire, mais je dois dire que j'ai été particulièrement surpris par cela. La construction des plans, le montage, la photographie, la mise en scène avec les mouvements de caméra, absolument tout en plus d'être d'une maîtrise folle dont pourrait s'inspirer pas mal de réalisateurs contemporains qui ont tendance à oublier quelque peu les bases de la réalisation, est d'une étonnante acuité et modernité. Sans rire, si on décidait de reprendre le film tel quel en y ajoutant juste une bande sonore pour en faire un film parlant, et éventuellement retoucher le grain usé de la pellicule, le film pourrait avoir été produit aujourd'hui.


La seconde chose qui m'a interpellé vient du jeu des acteurs, je n'avais pas réalisé à quel point la parole et donc ici son absence, pouvait être aussi primordiale dans la réception que l'on fait d'une prestation de comédien. Ici le muet oblige les acteurs, que j'ai trouvé tous brillants, à jouer sur les émotions, les attitudes, les mimiques et autres expressions du visage pour transmettre au spectateur une part importante de l'intrigue.

D'ailleurs j'aurais quelques interrogations auxquelles peut-être certains plus aux faits de ce cinéma pourront répondre. On parle d'expressionisme allemand, mais peut-on encore considérer ce film tourné aux Etats unis comme faisant parti de ce mouvement ? Et l'expression "expressionisme allemand" a t'elle à voir justement avec ce jeu très expressif dicté par le muet ?

En voyant agir ces comédiens, je me suis souvenu avec une certaine émotion, une pointe de nostalgie des paroles d'un professeur de théâtre, qui se trouvait être mon père aujourd'hui disparu, qui durant les répétitions se plaçait systématiquement au fond de la salle et nous intimait d'exagérer notre jeu afin que le spectateur assis au fond profite du même partage des émotions jouées sur scène que celui au premier rang. Je voyais du coup une filiation évidente à mes yeux entre le théâtre et ce cinéma encore balbutiant qui m'a grandement passionnée.


Vous l'aurez compris, j'ai pris beaucoup de plaisir devant cette œuvre si souvent commentée.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 21 août 2024
Voilà longtemps que je voulais voir « L’Aurore » qu’on me criait comme chef-d’oeuvre absolu.
Je ne suis pas déçu.
Je m’attendais à une histoire sombre et plus le film avançait, plus il s’éclaircissait dans ce clair-obscur propre à Murnau.
J’ai apprécié les inserts comme celui du paquebot juxtaposé aux vacanciers sur une plage ; comme celui de la femme brune fatale qui enserre l'homme hanté par la perspective de commettre un meurtre, par sa faiblesse de caractère ; et par sa mise en scène tout court.
Je reconnais que la scène de la ville se traîne un peu, mais n’est-ce pas volontaire ?
N’est-ce pas le temps nécessaire pour accepter le pardon pour l’une, pour effacer la honte pour l’un ?
La ville comme chemin de la rédemption pour l’un, comme pour recoudre une déchirure pour l’une.
Ville qui réactive le souvenir comme ce mariage auquel ils assistent et qui permet de rattraper un amour en perdition.
Ville de tous les plaisirs retrouvés qui permet de réparer une fracture d’échecs et de routine.

« L’Aurore » n’est pas du tout une romance à l’eau de rose ; d’aucuns le jugent comme sans intérêt, d’autres comme surestimé. J’ose un oxymore : ce Murnau U.S nous offre une histoire d’amour dramatique qui se finit bien… ponctuée de quelques notes d’humour.
Maintenant, je ne considère pas « L’Aurore » comme chef-d’oeuvre mais j’ai apprécié ce film muet et soulagé de ne pas avoir été déçu. A trop en attendre, il arrive souvent de ne pas pas partager l’enthousiasme général.

La plus belle histoire d’amour du cinéma muet : « Les lumières de la ville » de Charles Chaplin. Un véritable chef-d’œuvre.
Ça n’engage que moi, évidemment.
evariste75
evariste75

210 abonnés 246 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mars 2024
Chef-d'œuvre absolu de romantisme, que dire de plus ? À revoir et re-revoir très certainement !

Film muet mais sonorisé de Friedrich Wilhelm Murnau,de 1928.

Images poignantes, visages, paysages, scénario très touchant, ce film respire par tous ses pores...

Peut-être aurait-il pu être très légèrement écourté...

J'ai été saisi par l'histoire d'un bout à l'autre, mélange d'humour et de romantisme...

J'ai déjà hâte de le revoir !
L. Lawliet
L. Lawliet

23 abonnés 358 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 juillet 2023
L’Aurore fait parti des films qui nous fascine pour sa beauté de l’art muet et de son expression indissociable.
Réaliser par Friedrich Wilhelm Plumpe, avec qui l’industrie cinématographique devait déjà ces fresques sentimentales qui boulversé l’absolu, notamment Nosferatu le Vampire ou encore Der Letzte Mann, L’Aurore est l’un des premiers films muets à m’avoir submergés au pont d’en découvrir un tas d’autres qui m’auront pas autant marqué que celui-ci.
Tout en expression et traitement de l'image, progression très maîtrisée de l'histoire fortement allégorique et voulue allégorique hors du temps. Le petit moins est l'allure comédie burlesque d'une partie du film où on ne sait plus où l'on nous emmène et malgré l'intérêt qu'il y a à découvrir la vie citadine cela tranche trop à mon sens avec le thème principal du film. Toutefois grâce à sa beauté et sa simplicité à couper le souffle, je ne serai dénigrer ses défauts minimes.
Il n’y a pas une seule ennuie qui nous vient durant ces 1h30 de films glamour.
carbone144
carbone144

115 abonnés 843 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 mars 2023
Très difficile à évaluer. Avec notre regard contemporain et un siècle d'évolution du cinéma depuis ce film, il faut admettre que celui-ci semble particulièrement lent et bourré de longueurs. Si l'on ne prend pas soin d'apprécier les tableaux présentés à l'image, les décors et la lumière, il pourrait sembler carrément insipide et déplaisant. Si certains films de la même période, à deux-trois ans près, sont toujours des chefs-d'œuvre dont on ne se lasse pas de voir (Metropolis, M le maudit, le cuirassé Potemkine, Le mécano de la Générale, Dr Mabuse...), il est clair que l'effet n'est pas du tout le même ici. On vantera la mise en scène, les travellings, l'usage de certains effets sympathiques et des décors somptueux. Je veux bien l'admettre dans la limite de la contextualisation, mais ça ne fait pas tout. L'Histoire, même détaillée, se résume en un ou deux paragraphes (Wikipédia le fait très bien) et s'étend sur une heure et demie. C'est long. Une heure entière pour nous montrer un petit couple content de sortir faire un tour en ville, c'est beaucoup, beaucoup trop long.
QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 758 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 décembre 2022
Souvent classé parmi les meilleurs films de l’histoire du cinéma, L’Aurore vaut surtout pour sa grande qualité esthétique. Comme l’écrit Denis Marion dans un article de l’Encyclopeadia universalis, « au moment où le cinéma cherchait à devenir un art autonome, Murnau (dont on a dit qu’il avait une caméra dans la tête) fut l’un des réalisateurs qui refusèrent les influences de la scène et du livre et qui créèrent de nouveaux moyens d’expression ». Le cinéaste développa son art en Allemagne, en participant effectivement à l’élaboration d’une nouvelle grammaire visuelle, à travers des films comme Nosferatu (1922), Le Dernier des hommes (1924), Faust (1926)… Puis la Fox l’invita à venir tourner aux États-Unis (où il entraîna avec lui plusieurs techniciens allemands). L’Aurore fut ainsi le premier des quatre films qu’il a réalisés outre-Atlantique – ont suivi Les Quatre Diables, L’Intruse et Tabou – avant son décès brutal, sur la route, en 1931.

Visuellement, donc, L’Aurore témoigne d’une inspiration constante. La virtuosité technique est partout, notamment dans la réalisation, toujours fluide grâce à une caméra très mobile. Murnau varie habilement les points de vue, objectifs et subjectifs. Le soin apporté au cadre, à la lumière et aux décors fait de certains plans des tableaux vivants, vibrants. Quelques séquences restent en mémoire pour leur mise en scène : l’arrivée du paysan près du lac et l’apparition de son amante nimbée par la lumière de la lune ; la sortie d’église du couple retrouvé ; les recherches en barque après la tempête finale (dont James Cameron s’est peut-être inspiré pour les scènes d’après-naufrage dans Titanic). Côté montage, on apprécie la science du rythme et le travail de surimpression d’images. Rien n’est gratuit ici ; toutes les idées stylistiques épousent les méandres du récit (adapté d’une nouvelle d’Hermann Sudermann, Le Voyage à Tilsitt) et concourent au réalisme lyrique de l’ensemble. On peut louer aussi, dans ce registre, la retenue des acteurs principaux qui évitent l’hyper-jeu du cinéma muet, notamment Janet Gaynor dont la simplicité et le naturel sont touchants.

En revanche, on peut porter moins d’admiration au fond de l’histoire proprement dit, mélodramatique et moral, tout en rédemption et retournement du destin. Idem pour la structure narrative : si le premier et le dernier tiers du film sont intenses et graves, la partie centrale est plus longuette, moins convaincante dans ses accents légers voire comiques.
13Witus
13Witus

13 abonnés 8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2023
Fantastique, magnifique, énorme, monstrueux, formidable, magistral, ubuesque, infernale, impitoyable, impressionnant, fatidique, grandiose, triomphant, fastueux, brillant, admirable, merveilleux, splendide, mélancolique, beau et tant d'autres.
Bariste
Bariste

5 abonnés 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 août 2022
Un film muet qui nous fait passer par tous les sentiments, la joie, la peur, la tristesse. Et tout ça avec peu d'intertitre, Murnau prouve que le 7 e art peut se contenter d'images !
FaRem

10 571 abonnés 11 448 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 novembre 2021
"Sunrise: A Song of Two Humans" raconte une histoire de manipulation au centre d'un triangle amoureux. Un homme qui vit avec sa femme, qui est également la mère de son enfant, s'éprend d'une citadine qui parvient à la convaincre de se débarrasser de sa femme pour venir s'installer avec elle en ville. L'homme, qui est complètement sous le charme, ressemble à une sorte de zombie et décide de s'exécuter sauf que le passage à l'acte va être plus difficile qu'il ne l'avait imaginé. Film muet de près de cent ans, "Sunrise" a très bien vieilli que ce soit visuellement ou techniquement. C'est un film qui a conservé tout son charme, mais aussi toute sa dramaturgie puisque l'on vit pleinement cette histoire d'amour et cet ascenseur émotionnel. Haine, amour, tristesse, soulagement, le film nous fait vivre beaucoup d'émotions grâce à la mise en scène, aux musiques et aux acteurs qui sont naturellement très expressifs puisqu'ils ne peuvent pas parler. Il y a bien des longueurs, notamment quand ils sont en ville, et des moments propre au burlesque qui sont trop surjoués, mais dans l'ensemble, c'est toujours un bon et beau film qui est à découvrir si vous ne l'avez pas vu.
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