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    I Don't Want to Sleep Alone
    note moyenne
    3,3
    96 notes dont 23 critiques
    répartition des 23 critiques par note
    9 critiques
    8 critiques
    0 critique
    4 critiques
    1 critique
    1 critique
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    23 critiques spectateurs

    max6m
    max6m

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    4,5
    Publiée le 1 décembre 2010
    J’avais un souvenir persistant de ce film, de l’ordre quasi exclusif du ressenti: des sensations de chaleur, d’humidité, des impressions qui ont fini par me convaincre de le revoir. Ceci fait, j’ai pu apprécier toute sa richesse, de la maîtrise technique à la poésie fulgurante de certaines séquences, en passant par la problématique sociale. Tsaï Ming-Liang a une foi inouïe dans l’image, ce qui lui permet de se passer de dialogues et d’intrigue dramatique. Son génie du cadre, de la profondeur de champ, lui permet de passer énormément de choses dans ses plans, de longs plans fixes d’une indéniable beauté. Dès le 2ème plan, le cinéaste dresse tout le contexte social et économique de son film. On sait déjà qu’il nous parle d’une Malaisie post crise économique asiatique, crise qui a fait naître de nombreux damnés, déclassés, anonymes étrangers: les déchus de la société économique de croissance. On a un beau mot pour parler de cet état d’isolement: la déréliction. Mais Tsaï montre la beauté, la solidarité (les bengalis qui recueillent le SDF) au sein de cet état, qui n’est pas qu’une tare: il peut aussi avoir pour conséquence une redécouverte de la liberté. En fond vient planer la menace de crises climatiques qui perturbent les relations (magnifique scène d’amour en apnée), ce qui ancre définitivement le film dans notre brûlante actualité. Je me contenterai d’en rester à la dimension purement artistique de cette œuvre, d’une incontestable force (parfois dérangeante, comme cette scène de masturbation, néanmoins remarquablement filmée), et d’une beauté qui nous imprègne, qui s’accroche à nous. Le film est suffisamment riche pour se passer de rebondissements scénaristiques; Tsaï nous offre néanmoins une de ces chutes qui conduisent à une relecture globale des indices semés dans le film (les parallèles entre les 2 alités) apportant un nouveau degré d’interprétation. Avant de finir sur un plan remarquable, nous faisant flotter sur les eaux sans fond de la poésie... Chapeau.
    Cluny
    Cluny

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    2,5
    Publiée le 15 octobre 2012
    Le travelling est une question de morale, disait Godard. Depuis longtemps, celle de Tsai Ming-liang lui interdit d'y avoir recours, et c'est tant mieux. Une nouvelle fois, il réalise un film entièrement en plans fixes, avec une science du montage interne au cadre, jouant de la profondeur de champ, des plongées et des divers reflets pour donner, grâce à son sens de la composition, cent fois plus de mouvement que bien des blockbusters parkinsoniens.

    Ca démarre d'ailleurs très fort, avec une alternance de plans serrés et de plans larges, d'action et de contemplation. Un homme sur un lit, avec "La Flûte enchantée" en fond sonore et les imperceptibles variations de la lumière sur son corps inerte, qui m'évoque le plan final de "Gerry", de Gus Van Sant. Puis les tribulations d'une troupe d'immigrés qui traversent Kuala Lumpur la nuit avec leur butin, un matelas king size tout défoncé, croisant une vielle femme qui chante une comptine dans un micro relié à un ampli nasillard, accompagné d'un joueur de ukulele, ou tout du moins de sa version locale.

    Au passage, ils chargent sur le matelas un homme qui vient de s'effondrer, victime d'un tabassage que l'on a deviné. Cet homme, un paria, va lentement se retaper, et lui qui était rejeté de tous, va devenir un objet de désir pour tous les habitants de cette maison, à mi-chemin entre le squat et la pension de famille. Lui ne parle pas, les ouvriers ont une autre langue, la patronne impose sa volonté en quelques gestes, gifle ou caresse, et la serveuse est depuis trop longtemps habituée à la soumission pour avoir accès à la parole : il n'y a donc aucun dialogue, juste des ambiances et des chansons sirupeuses.

    Beau sujet, mais qui en s'ajoutant à la langueur stylistique de TML, ne nous évite pas un ennui aussi moite que le climat malais. Durant les deux premiers tiers du film, on ne voit que des gestes du quotidien, lointaines répliques de Jeanne Dielmann faisant sa vaisselle : la toilette de l'homme-légume, la toilette de l'homme blessé, la lessive, le nettoyage du matelas, l'épouillage du matelas, le sommeil du blessé, le sommeil de son sauveur, le sommeil de tous les autres...

    Heureusement, la dernière partie est un peu plus enlevée, à la fois parce que le blessé reprend du poil de la bête, mais aussi parce qu'un nuage de fumée venant de la forêt indonésienne en feu vient envelopper la ville, tirant le film vers une sorte de fantastique, avec ces personnages dissimulés derrière des masques de fortune, et une scène d'amour entrecoupée de toux asthmatiformes. Mais il y a bien des risques que les spectateurs n'aient pas survécu à cette équipée malaise, et la virtuosité formelle ne suffit pas à dissiper notre propre fog suscité par l'ennui et la distanciation excessive.

    http://www.critiquesclunysiennes.com
    Nelly M.
    Nelly M.

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    4,0
    Publiée le 24 juin 2007
    Tout en ayant aimé "Still life", d'un autre cinéaste asiatique en vogue en ce moment, j'ai raffolé de celui-ci, sorte de voyage assis, sans trop d'effort, car le réalisateur a le don de vous embarquer pour peu que votre cerveau droit soit encore en état de marche. C'est du fantastique plus que de la sordide réalité pour moi, quoique... Bref, je vous le conseille, mais faites une sieste avant pour que vos yeux s'écarquillent sur des images qui durent, avec des illusions d'optique très bien trouvées parfois, un univers vaguement futuriste, une ruine d'immeuble où l'eau peut être limpide ou saumâtre, avec un gros papillon, symbole que les enfants pressentant leur fin dessineraient tous à ce qu'on dit. Mais ce n'est pas triste pour autant, très poétique finalement, le matelas se veut une sorte de tapis volant moderne qui volerait au-dessus des difficultés.
    norman06
    norman06

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    4,0
    Publiée le 1 juillet 2007
    Cette oeuvre épurée et maîtrisée vous envoute dès les premières minutes. Des plans séquences d'une grande beauté et des personnages attachants, en dépit du caractère non explicite des situations. Laissez-vous charmer !
    Fabrice G
    Fabrice G

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    2,5
    Publiée le 1 juillet 2007
    Esthétiquement parfait, je dois avouer que je me suis un poil ennuyé devant "I don't want to sleep alone", que j'ai trouvé un peu trop long.Malgré tout, je dois reconnaître que je me suis laissé hypnotiser par la beauté de certains plans et la sensualité de certaines scènes...
    Moorhuhn
    Moorhuhn

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    2,5
    Publiée le 29 mars 2011
    Mon cinéma proposait une rétrospective et c'était avec crainte mais non sans espoir que je me suis lancé presque à l'aveuglette dans le visionnage de I don't want to sleep alone de Tsai Ming-Liang dont j'avais eu l'occasion de découvrir Les Rebelles du Dieu Néon quelques mois auparavant que j'avais bien aimé mais dont je ne garde absolument aucun souvenir, chose assez rare en ce qui me concerne.
    La mise en scène proposé par le cinéaste est très particulière. Il ne filme qu'en plans fixes, de longs plans-séquences sans le moindre mouvement de caméra et avec une quasi absence de dialogue. Plutôt que de la démonstration, Tsai Ming-Liang fait de l'observation. On sait très peu de choses sur les personnages, on ne nous dit rien et on nous laisse observer. Sur le papier bien sûr le projet est audacieux et cette mise en scène est au final très réfléchie, l'ennui (Ce mot ressortira souvent dans la suite de ma critique) est que ce film n'est composé que de ça durant 2 heures. Alors ici on a typiquement le cas du film où on peut tout aussi bien kiffer sa maman que détester sa race, et pour ma part j'ai vraiment le cul entre deux chaises. Cette oeuvre est à la limite de la beauté sidérante c'est certain, certains plans sont véritablement délicieux pour la rétine mais n'y allons pas par 4 chemins, je me suis fait chié comme un rat mort. Pourtant la contemplation j'aime en général mais là non c'était trop. J'aurais apprécié le film si il ne durait qu'une heure, or bien entendu si il durait une heure de moins "l'histoire" n'aurait pas pu être développée et le propos du film en serait faussé.
    I don't want to sleep alone m'est apparu comme un film très hermétique, à la limite de l'autisme car tout semble fermé, le film est véritablement refermé sur lui-même à mes yeux, je précise bien à mes yeux car il ne m'a fait ni chaud ni froid, je me souviens surtout de l'ennui qu'il m'a causé. Ce film ne m'a pas parlé plus que ça. Il y a des qualités c'est certain. Les acteurs sont remarquables de justesse, les musiques (sur le peu qu'il y a) sont géniales et comme je l'ai dit esthétiquement c'est très beau. Mais ce film m'aurait davantage passionné si il avait quelque chose de bon à raconter. Là ici le propos est d'une banalité sans nom (pour ne pas dire d'une pauvreté sans nom), on observe, on observe, mais on n'observe à vrai dire rien, ce film m'a quand même laissé une sensation de vide, et le vide moi ça m'ennuie. De plus ça s'étire, ça s'étire alors qu'il n'y en a pas forcément besoin. Pourtant il se dégage quelque chose d'assez attendrissant de ce film, on se prend quand même de compassion pour certains personnages car ils véhiculent mine de rien de bonnes choses comme la solidarité et le film est aussi une bonne exposition du malaise social règnant dans le pays à l'époque du tournage. Mais voilà mon ressenti personnel est très mitigé, I don't want to sleep alone c'est la beauté, la mélancolie, la pureté mais c'est aussi l'ennui, la banalité et le vide. Une oeuvre que j'oublierais clairement d'ici peu et c'est bien dommage. Une déception donc pour ce film que j'ai quand même eu la chance de découvrir dans les meilleures conditions et je le conseille néanmoins à ceux aimant le contemplatif (ils seront servis) mais prévoyez le thermos de café, boisson chaude et psychoactive qui sera ici votre précieuse alliée.
    stebbins
    stebbins

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    2,0
    Publiée le 5 décembre 2011
    Quand les paroles laissent place aux silences, cela donne...I don't Want to Sleep Alone. Malgré une beauté plastique et une rigueur formelle peu commune, le dernier Tsai Ming-Liang manque parfois de pertinence. On s'inclinera devant la perfection des cadrages, on s'endormira ( ou presque ) face à la pauvreté et à la banalité du propos. Nettement moins inspiré par ailleurs que sa Saveur de la Pastèque, qui jonglait entre intermèdes musicaux hilarants et scènes sexuelles troublantes. Ici, des matelas ont pris la place des fruits juteux, et les paysages urbains qui font la marque de Tsai Ming-Liang sont au rendez-vous. Problème relevant du domaine de l'agréable: le cinéaste malaisien étire les séquences avec un rythme cruellement austère, et statique qui plus est. Une sorte de cinéma autiste nous est ici présenté...Quoi qu'il en soit, si vous êtes un inconditionnel du cinéma contemplatif, allez voir le dernier film de Tsai Ming-Liang...Au risque de vous apercevoir que vous ne serez probablement pas le seul à vous endormir !
    thewall
    thewall

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    4,0
    Publiée le 10 septembre 2007
    Le cinéaste de "la saveur de la pastèque" revient à ses errances contemplatives après une récréation qui détonne dans son oeuvre très austère. Une fois de plus, des personnages qui ne parlent jamais vont se croiser, se laver et dormir pendant environ deux heures. Même si j'ai finalement aimé cette ambiance de fin du monde où aucun espoir ne semble possible, il faut bien reconnaitre que c'est long et très (très très) chiant. Heureusement que les plans sont tous plus beaux les uns que les autres, magnifiés par une photographie splendide et hypnotique. Si l'on fait l'effort d'aller jusqu'au bout de ce trip langoureux, on peut ressentir une certaine émotion. Le sentiment diffus d'appartenir à un monde finissant, où les êtres humains sont perdus, rongés par leurs désirs inassouvis et par la pollution. Poétique et hypnotique, "I don't want to sleep alone" est un film difficile d'accès, quasiment hermétique, étouffant car refermé sur lui-même.
    La_Mort_Dans_L_Oeil
    La_Mort_Dans_L_Oeil

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    5,0
    Publiée le 15 juillet 2007
    Un film inouï, superbe, génial. On pourra toujours chercher des raisons, invoquer les histoires d'eaux et de moiteur et tout ce qu'on raconte sur les films de Tsai Ming-Liang depuis la sortie du premier qui nous avait tous estomaqué. Il joue vraiment comme Lynch dans une autre catégorie, largement au-dessus du commun des films qu'on nous sert sur les écrans. On prend place et v'lan, hop, on est emporté, happé par un torrent de sensations. Comment réussir ça ?! Jamais on n'avait filmé les matelas comme ça de toute l'histoire du cinéma !!! c'est un classique ! Un film hyper sensuel, charnel, poétique, burlesque comme on n'en avait pas vu depuis le meilleur du cinéma muet, où les chansons populaires et les rares dialogues entendus à la radio font office de cartons explicatifs, un humour ravageur comme les feux d'été. Construction et progression douce, habile et impeccable, labyrinthique, comme les chantiers et les rues de Malaisie, absolument pas maladif, malgré les corps emmaillotés et blêmes, ramenés à la vie par des mains diverses, des massages réitérés sans fins, avides, éclosion au détour d'escaliers et de coin de rues de scènes de masturbations crues waaaouaaah !!! Dommage qu'on l'ait retiré si vite de l'affiche. Un chef d'oeuvre. Pas quatre étoiles, mais cinq.
    ferdinand
    ferdinand

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    4,0
    Publiée le 9 juin 2007
    Cinéma limite, mais toujours aussi fascinant! Des cadrages extraordinaires de perfection, en bref un cinéma admirable, au service d'une histoire pas toujours évidente. Pour ceux qui iront le voir , il est bon de savoir que le lieu du film est Kuala Lumpur, en Malaisie ( jusqu'il y a peu le plus haut gratte-ciel du monde) et que l'atmosphère est régulièrement polluée par des nuées toxiques en provenance de Thaïlande. Film et réalisateur sont de véritables anthitèses du très vanté "Still Life", Ce dernier bavard au possible et filmé n'importe comment avec une caméra numérique. Je préfère de loin Tsai Ming-Liang.
    aaber
    aaber

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    5,0
    Publiée le 28 juin 2007
    Une maîtrise parfaite du cadre, de la photo, de la respiration et du silence. Ce silence qui se fait si rare aujourd'hui, Joyce ! Se laisser emporter, ne pas essayer de tout comprendre, mais en revanche, partager la douleur des protagonistes dûe à la solitude, à la non-expression des sentiments, à la difficulté de communiquer. Etouffant, dérangeant mais totalement indispensable ! Merci M. Tsai Ming-Liang.
    filifilafilo
    filifilafilo

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    5,0
    Publiée le 12 octobre 2007
    Un très beau film sur nos solitudes urbaines, plein de mélancolie mais poussé par l'énergie du désir. Les plans sont très beaux. Les rapports entre les êtres sont à la fois très crus et très vrais, et du coup très touchant.
    Savinien
    Savinien

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    4,0
    Publiée le 30 juillet 2007
    Je viens de voir ce film à la seance de rattapage en ce mois de juillet pluvieux. Le matin à 11h10. Je crois que c'est mieux que le soir car il faut etre en forme je pense pour apprécier ce tres beau travail. J'étais en forme alors j'ai aimé. Toutes les images sont tres maitrisées, l'histoire en fond est superbe et chauqe scène est admirable.
    Newik
    Newik

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    1,0
    Publiée le 27 juin 2007
    'I don't want to sleep alone', ce sont des gens qui ne parlent pas, mais passent leur temps (1h50, en fait) à transporter des matelats, se soigner en silence, parfois à faire un peu froti-frota, trop souvent à dormir. Le tout dans une atmosphère moite et lourde. Vous m'achetez ça ?
    Etrangement, la presse a eue l'air de trouver une grande profondeur à cette oeuvre muette ; il faut croire que je ne suis pas assez intello pour l'apprécier à sa juste valeur, peut-être que le message "même un clodo peut être désiré par les autres" est d'une grande portée, mais lorsque je lis que le film est "plein de surprises", je me marre doucement.
    Je n'ai rien contre le style lent et contemplatif, lorsqu'il y a de belles choses à regarder, et un minimum d'action ou de dialogue. j'ai ainsi plus qu'adoré 'Dead man', 'Le nouveau monde', ou même 'Elephant', mais là, non, désolé, c'est trop mou, c'est trop vide ! Pas complètement nul, juste chiant.
    Au fait, il sort quand le prochain 'Die hard' ?
    Rem B.
    Rem B.

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    4,5
    Publiée le 29 mai 2010
    Un film qui puise sa force dans sa lenteur et dans son réalisme. Tsai Ming-liang à magnifiquement su nous plonger dans son monde. A l'aide de scènes longues au cadrage fixe et de personnages au mutisme poignant on admire pleinement les décors naturels d'une Taïwan meurtris par la crise économique asiatique de 1990 et ses habitants qui vivent en s'entraidant afin d'y faire face.
    Chapeau bas aux acteurs et mention spéciale à Lee Khan-sheng qui interprète le clochard ainsi que le tétraplégique avec une justesse déroutante.
    Un film à voir, une leçon de cinéma.
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