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Carne
110 abonnés
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4,0
Publiée le 24 février 2008
Un premier film agréable au déroulement sans surprises mais dont les prestations de Vincent Elbaz en ancien rocker engagé dépressif, de la malicieuse Elodie Bouchez (rarement elle a été aussi craquante) et de la petite révélation Daisy Broom ajoutent un charme monstrueux à cette adaptation du roman Teen Spirit de la sulfureuse Virginie Despentes. On rigole beaucoup (notamment grâce aux dialogues qui sont souvent bien vus) mais un zeste d’émotions supplémentaire aurait été nécessaire pour que ce petit film attachant convainque à 100% mais je ne peux qu’avouer que l’ambiance rock du métrage m’a complètement emballé, tout comme la peinture de la crise d’adolescence qui, à défaut d’être véritablement subtil, reste plutôt juste et amusante. Pas un chef d’œuvre mais un super bon moment à passer en compagnie de se père tardif et de sa fille en pleine crise.
elbaz excellent, un usage de la vox off qui rend justice au roman d'origine. un film qui malgré certaines "fausses" audaces, se laisse voir avec plaisir, voir même avec réflexion si on est bien réveiller. cool.
En 2007, Olivier de Plas signe une petite comédie sur les tourments que provoque la découverte d’une paternité sur le tard. Un trentenaire raté (Vincent Elbaz) apprend de la part de son ancienne compagne (Léa Drucker) qu’il est le père d’une jeune adolescente. C’est l’occasion d’oublier ses galères et de devenir responsable. Ce scénario sans originalité reste pourtant agréable à suivre en raison de la bonne humeur qui s’en dégage. Il n’y a aucun coup d’éclat, mais le ton très rock’n’roll de cette relation père-fille suffit à engendrer quelques situations drôles. Élodie Bouchez, dans un rôle tout aussi rafraichissant, vient compléter une distribution parfaite. Bref, un divertissement léger sur la responsabilité d’une éducation et les conflits de génération.
J'en esperais rien et finalement c'est pas un super film mais ce n'est pas mauvais non plus qq moments agréables, réaliste, pas tres long on passe un bon moment
Bizarrement c'est très agréable à regarder, en particulier parce qu'il y a une bonne atmosphère sincère dans le jeu des acteurs, sauf la fillette. Ca ne reste pas dans les mémoires, mais c'est bien au-dessus d'un téléfilm sur le même sujet.
LE PERIL JEUNE. Sous la forme d'un telefilm, au scenario archi connu, Olivier De Plas déçoit. Son adpatation du roman de Virginie Despentes est beaucoup trop facile et surtout trop gentil.
Rien de bien glorieux, mais rien de décevant non plus. Telle père telle fille raconte un histoire simple et jolie, suffisamment bien jouée et dosée en émotion. A voir.
Film fastoche par excellence, « Tel père, tel fille » a toutefois le mérite d'être ce que les comédies françaises ne sont pas habituellement : drôle. Enfin, un peu. Pour être très honnête ce sont vraiment les vingt dernières minutes qui nous empêchent d'être un peu plus indulgent avec le film tant ces dernières s'avèrent résolument plates et ô combien prévisibles d'un point de vue moral. Et c'est au fond bien dommage car même si la mise en scène d'Olivier de Plas (rarement réalisateur aura aussi bien porté son nom) est proche de l'inexistant, le plaisir de revoir Vincent Elbaz dans son éternel rôle d'ado attardé et une Elodie Bouchez radieuse est réel surtout que le travail sur l'écriture est pour une fois digne de ce nom. Ainsi on se surprend à être régulièrement amusé et même presque touché par ces petites aventures père-fille certes ni vraiment originales ni novatrices, mais toutefois suffisamment rythmées et agréable pour tenir à peu près la distance du début à la fin... A vous de voir si le jeu en vaut la chandelle.
Une comédie sans prétention, qui est juste là pour se divertir. Un Vincent Elbaz plutôt bon dans son rôle de rocker has-been looser, mais un film pas non plus passionnant.
Il est vrai que Tel père, telle fille tranche un peu avec les autres romans de Virginie Despentes tels que Baise-moi ou Les jolies choses. Un petit peu plus optimiste peut-être. Là, on a une star du rock déchue qui apprend du jour au lendemain qu'il a une fille qui rentre de plein pied dans le monde de l'adolescence avec les tracas qui vont avec. Il devra donc gérer cette puberté sa vie sentimentale, professionnelle toutes aussi compliquées. Pour son premier long-métrage, Olivier de Plas a pu bénéficier pour l'écriture du scénario de l'aide d'un autre réalisateur : Bernard Jeanjean, auteur de deux études de moeurs : J'me sens pas belle et j'veux pas que tu t'en ailles. D'où la justesse de certaines situations mettant en scène la jeune Daisy Broom tête à claque à souhait. Le film étant assez bref (1h20), il se suit sans déplaisir malgré certaines situations sentant forcément le réchauffé (le père éternel ado déboussolé au départ, l'ex femme dépressive, la gamine rebelle qui fugue). Mais les comédiens sont sympathiques et talentueux alors après tout...
La rebelle attitude collée à son pantalon en cuir, ex-rocker en perpétuelle instance de come-back passé pro dans l’exercice du squat, Bruno fait moins le malin quand il se découvre une fille de 13 ans, née de sa période “Sexe, drogue et rock’n roll”. À moins que cet événement soit, pour lui, l’occasion de mûrir une bonne fois pour toutes. D’accord, cette dernière phrase sent bon le cliché, mais elle s’accorde on ne peut mieux avec le long métrage, tellement pourvu en clichés qu’on le croirait filmé avec un Polaroïd. De la rencontre pleine d’apprehénsions et de silences gênés, à l’osmose finale, en passant par les incontournables prises de bec, le parcours est aussi balisé que les situations sont convenues, et le film évite de peu les tréfonds de la nullité, grâce à une ou deux scènes, et quelques répliques amusantes. Adaptée du “Teen Spirit” de Virginie Despentes, la première réalisation d’Olivier de Plas ne vaut donc pas pour son scénario. Pas plus que pour sa mise en scène : platement filmé, “Tel père, telle fille” atteint même le degré zéro de la direction d’acteurs, tant l’intégralité du casting joue mal, donnant l’impression de lire ses dialogues à même le livre, avec une conviction aux abonnés absents et, à sa tête, Vincent Elbaz qui réinvente le hors sujet . Est-ce parce que Johnny Depp a affirmé s’être inspiré des rock-stars pour créer son Jack Sparrow qu’Elbaz s’est senti obligé de plagier son pirate pour jouer les rock-stars ? Avec ses bagues, ses bracelets et sa démarche titubante, il fait penser à tout sauf à un rocker, exactement comme le film qui, se voulant dans la lignée des comédies françaises sur les trentenaires, type “Ma vie en l’air”, ne ressemble finalement à pas grand chose, tant presque tout y sonne faux. De la part d’un film situé dans l’univers du rock, ça à au moins le mérite d’être drôle.