Hunger
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371 critiques spectateurs

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sokol
sokol

20 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 décembre 2008
J'ai rarement vu un film plus physique. Les blocs du films, coupés au couteau (mieux, au rasoir !!), ressemblent aux cellules de la prison. Des carrés. Des carrés remplis de merde. Les gens aussi qui habitent ces cellules sont des blocs, des carrés.

Je me suis posé cette question: Est- ce un film naturaliste ? Pas le montage. La mise en scène (et surtout le son !!) oui. Donc, on peut le considérer comme un film naturaliste, mais qui va jusqu'au bout de la démarche physique. On a l'impression que McQueen coupe des morceaux de viande, sans sentimentalisme aucune. Mais c'est justement cette façon d'opérer qui fait disparaitre l'importance du geste car il sacralise le geste lui-même. D'autre part, le fait que cette histoire a eu lieu il y a presque déjà 30 ans, aide à effacer tout sentimentalisme, toute nostalgie qui tenterait à convertir la pisse en larme. Et c'est justement ce que le film veut nous dire: NON, la pisse ne peut devenir larme ! C'est cela qui rend le film hyper efficace.

Donc pas de consolation. On ne pleure pas. Il n'y a nul part de feux pour se chauffer un peu. Même pas pour faire cuire un peu le morceau de viande que le film nous offre. On ne peut la manger ni saignante, ni bleue. Seulement cru. Il reste à mâcher...
Donc, on peut conclure que quelque chose ne va pas vraiment avec ce film (certains l'ont dit ici aussi).

En effet, oui : quelque chose ne va pas. Mais ce qui "ne va pas" ne réside certainement pas dans le film mais dans notre résistance de "petit bourgeois" devant le film. Car on veut que des idées soient échanger, on veut négocier quoi ! Or, il n'y pas à négocier. Même l'échange des idées ne sert plus à rien (le magnifique plan-séquence de 15 minutes). Il n'y a que des forts et des faibles. Des faibles qui ont compris ce que les Straub ont déjà dit : Seul la violence aide là où la violence règne ! (ils ont dit "aide", ils n'ont pas dit "sauve" !).

Ainsi, HUNGER est un film qui réhabilite notre sensibilité envers les mythes.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 novembre 2011
super j'adore je l'ai vu ce soir à 21h30 et j'ai beaucoup aimé ce film bravo steve mcqueen2
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 mars 2019
Le conflit nord-irlandais: voilà un sujet dont tout le monde a entendu parler mais dont on ne sait finalement que très peu de choses. Steve McQueen s’empare donc de ce sujet pour signer son premier film. « Hunger » c’est donc l’histoire vraie de Bobby Sands, républicain irlandais enfermé à la prison de Maze. La visée politique est on ne peut plus clair. McQueen, ça se voit, a eu l’intention de faire un film choc, en nous imposant des séquences qui ne manquent pas d’être percutantes. On ne peut que le féliciter étant donné qu’on en manque de ces séquences chocs. Seulement, on ne peut pas faire abstraction du fait que le cinéaste se préoccupe aussi peu de son sujet de départ. Qu’est-ce qu’on nous dit dans ce film? Que Sands a fait une grève de la faim de 66 jours et qu’il en est mort? On le savait déjà, l’influence de Sands s’étant propagée plus loin que les frontières Britanniques? Que le gouvernement de Margaret Tatcher était intransigeant? On le savait. La Dame de fer a beaucoup fait parler d’elle lorsqu’elle était premier ministre. Qu’est-ce qui a poussé Sands à se révolter? Ça on ne nous le dit pas. Autre exemple: au début du film, on nous dit que les premières émeutes en Irlande ont eu lieu en 1969. Soit, mais pourquoi? Finalement, que ressort-il de « Hunger »? Et bien il n’en ressort rien. A part de la vacuité. Oui, il est vrai que ce film ressemble davantage à un pseudo documentaire historique qu’à une œuvre engagée et contestataire. Sans intérêt.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 avril 2023
Plongée brutale et saisissante dans l’horreur carcérale, à travers le combat destructeur des prisonniers irlandais de l’IRA au début des 80’s pour faire reconnaître leur statut de détenus politiques, dont celui de Bobby Sands, gréviste de la faim, interprété par un Fassbender impressionnant. La fin est insoutenable.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mars 2020
Assurément une interprétation magistrale d'un Michael Fassbender habité. Et une mise en scène parfaitement maîtrisée. Pour le reste, il s'agit surtout d'une lutte idéologique et symbolique, individuelle, pour des convictions de justice et d'égalité, mais toute la dimension politique - et religieuse - se voit ici annihilée. Là où ce choix s'avère dommageable, c'est que l'on comprend les motivations du héros, sa déchéance corporelle impressionne, mais l'émotion n'affleure pas. Terrifiant, oui. Pitoyable, non.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 janvier 2026
Derrière le titre anglais, non traduit à juste titre, se cache de multiples références spécifiques au contexte Irlandais: la grève de la faim des membres de l'IRA en 1981 mais aussi la grande famine du XIXè qui a marqué ce pays jusqu'à aujourd'hui.
Pour un premier film McQueen frappe extrêmement fort. Son propos n'est pas politique ni historique, et n'explique pas comment la tension est montée inexorablement entre deux communautés depuis deux siècles, et qu'un mur bien réel existe encore de nos jours dans West Belfast!
Son choix est de mettre en scène un duel à mort entre deux personnalités incapables de compromis Margaret Thatcher et Bobby Sands. Le scénario ne nous épargne rien de la brutalité sans limites de la prison de Maze, et brièvement les actions de représailles de l'IRA envers les gardiens sont en filigrane dès la première scène.
Le choix de longs plans fixes correspond parfaitement à la vie suspendue dans les cellules, où le temps s'écoule très très lentement et à l'isolement auquel seuls des caractères bien trempés peuvent résister.
spoiler: Au milieu du film émerge un long dialogue entre B. Sands et un prêtre, moment de débat prenant à témoin le spectateur et le laissant peser le pour et le contre de cette grève de la faim. Un face à face incroyable, riche, dialectique, un corps à corps comme sur le ring.

La prestation percutante de Michael Fassbender, amaigri à l'extrême fait penser à celles de Day-Lewis. Elle impose sa force au film, à un tel point que l'on n'a pas envie de replonger dans le quartier H de cette prison. En revanche elle justifie mille fois sa présence dans Kneecap sorti l'an passé, aux côtés de la génération suivante d'unionistes.
DVD1 - janvier 2026
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 15 décembre 2008
Si vos amis vous disent "va voir Hunger c'est un super film choc" surtout ne les écoutez pas. Oubliez aussi les critiques de la presse (les journalistes n'ont sans doute pas vu le film). Bref ce film intello/trash est ennuyeux à mourir du début à la presque fin (j'ai eu peur de l'ennui mortel et suis partie aux trois quarts du film). Les autres spectateurs rouspétaient ou baillaient :)
Ce très long ennui filmique avec images épurées voire complètement dépouillées et dialogues minimalistes est entrecoupé de scènes hyper violentes et trash histoire de réveiller un peu le spectateur rendu amorphe. Violence totalement gratuite et sordide sans aucun recul sans analyse sans interprétation. Aucune réflexion, ce film est une coquille vide ! Et puis clou du spectacle un face à face entre un prisonier et un prêtre en plan fixe (waou super original !!) avec un échange qui se veut choc poignant plein de tension dramatique plein de bref en fait c'est super chiant les dialogues sont convenus, clichés, complètement artificiels et pas du tout touchants. On se dit juste bon sang quand est ce que ça se termine ?????
Et puis quand on s'aperçoit que la scène suivante c'est un gardien qui lave le coouloir pendant plusieurs minutes on a juste envie de s'enfuir en courant, ce que j'ai fait avec ma copine et ce qui fut un énooooooooorme soulagement !
Un sujet sérieux et des bons sentiments ne font pas un bon film combien de fois faudra t-il le répéter ??!
NeoLain

5 888 abonnés 4 743 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mai 2013
Voulais surtout le voir pour Michael Fassbender, je lisais qu'il est sensationnel au niveau de sa prestation dedans et je confirme. Christian Bale dans Machinist vous voyez ? Son corps très maigre du à la perte de poids, et bien Fassbender joue le même tarif. C'est pour cela que la dramatique prend du poids au fur et à mesure que le film avance. A retenir également, un passage d'un plan fixe de plus de 18 minutes entre un prête et lui, une discussion incroyablement mature et qui nous met un peu plus face à la situation et au conflit politique. Bon c'est très centrer sur l'intérieur de la prison avec une première partie très plate même si l'on voit dans quel état est mener la prison.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 janvier 2017
Combats psychologiques entre gardiens et prisonniers. Il y a pas mal de longueurs et une métamorphose impressionnante de l'acteur Michael F. qui perd 14 kg pour le rôle lors de la grève de la faim. Des plans fixes et un combat d'esprit. On ne sait pas bien ce que deviennent tous les personnages malgré l'historique final. Le film nous montre ce qu'il se passe lorsque, enfermé dans une cellule, les prisonniers font la grève de l'hygiène et lorsqu'un homme décide de faire la grève de la faim. Je n'ai pas accroché, le film n'apporte ni émotion ni empathie pour la cause des prisonniers, surtout après l'assassinat d'un gardien.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 août 2015
Pour son premier long métrage, Steve McQueen frappe un grand coup. Des films dont l'action se situe en milieu carcéral, il y en a pléthore mais le cinéaste imprime déjà son style et fait montre de talent afin de sortir son oeuvre du lot. Pari réussi. Si l'histoire (inspirée d'un fait réel) est plutôt simple, tout est dans la mise en scène qui contribue à mettre en place une ambiance étouffante et violente propice au sujet. Cette atmosphère oppressante est accentuée par une économie de dialogues. "Hunger" est donc une très bonne surprise qui ravira les amateurs de films de prisons et les fans de Jim Sheridan dont les points communs sont nombreux. On pense d'ailleur "Au nom du père" en visionnant le film de Steve McQueen.
Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 novembre 2008
Enorme claque visuelle que ce film(?). En effet est-ce réellement un film ou une oeuvre d'art vidéaste magnifiée. Tout est soigné, fort, cru, juste, cadré. Le film est presque un paradoxe, beauté des cadres, des mouvements et de la lumière donne une magnétisation au film. On se sent happé par le sujet et ce que MacQueen tant à nous montrer. Mais le "problème" est là, la beauté des cadres nous fait parfois oublier la dureté du propos. La dénonciation des faits de 81 est belle et bien présente mais on ressort bousculé (point positif) et gêné (point négatif) de 1h40 de film. On comprend le propos, la sincérité de le filmer ainsi mais notre attirance est constamment en dents de scie sur ce film, difficile de l'adorer et de le détester. C'est un exercice de style, proche de l'oeuvre d'art tout en étant un film. Ce n'est pas l'un ou l'autre mais une simple et nouvelle approche visuelle d'un récit. D'autre l'on fait avant, mais c'est rarement aussi réussit et sans un côté démago ou narcissique derrière. Le film respire la sincérité, une sincérité cruelle qui par une forme belle dénonce un fond horrible. Le fait est que ce film créer de toutes façons des réactions qui en font un exercice créatif à voir au cinéma et à se laisser prendre par ce dernier. Ensuite, en ressortant, on ressent. N'est-ce pas au final l'essence même du vrai cinéma, la réponse est peut-être là...
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2016
Bluffant ! Au-delà de l'impeccable reconstitution de l'Irlande des années 70 et 80 secouée par la guerre d'indépendance menée par les nationalistes de l'IRA, Steve McQueen parvient surtout à restituer l'état d'esprit de ces hommes de l'ombre. Le parallèle entre l'ambiance lourde qui baigne le film et la clandestinité des protagonistes est saisissant. Du coup, cet "Hunger" n'en prend que plus d'épaisseur et de poids. Une vraie réussite portée par l'exceptionnel Michael Fassbender.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mars 2022
Caméra d’Or au Festival de Cannes en 2008, ce premier long-métrage du britannique Steve McQueen, jusqu’ici reconnu comme un artiste contemporain de premier plan (il remporta le Turner Prize en 1999), est une œuvre coup de poing à la puissance certaine. Relatant les conditions de vie des prisonniers de l’IRA et de l’INLA dans la prison de Maze en Irlande du Nord au début des années 80, Hunger évoque la grève de l’hygiène puis la grève de la faim menée par plusieurs prisonniers réclamant un statut politique à leur détention, se concentrant finalement sur le parcours du nationaliste irlandais Bobby Sands. Superbement mis en scène, le film nous plonge dans une ambiance très particulière : mis à part une séquence d’échanges nourris d’une vingtaine de minutes entre Sands et un prêtre catholique, le long-métrage est quasiment sans dialogue. Un très bel objet, à la violence psychologique indéniable, qui raconte l’histoire de l’ultime résistance à l’oppression carcérale, celle des corps, du sang, de l’urine, des excréments, des poils et des cheveux.
T-Tiff
T-Tiff

131 abonnés 1 242 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2020
Steve McQueen réalise un véritable tour de force pour son premier long-métrage, "Hunger", évoquant la grève de la faim entreprise par des prisonniers membres de l'IRA en 1981. Le film est assez court, un peu plus d'une heure et demie, et se décompose en réalité en trois sections. La première montre la grève de l'hygiène des prisonniers, notamment deux d'entre eux vivant dans la même cellule. Etrangement, le personnage de Bobby Sands ne fait son apparition que tardivement, interprété par le brillantissime Michael Fassbender, qui deviendra d'ailleurs l'acteur fétiche de Steve McQueen. Le film ne nous épargne rien pour montrer la crasse dans laquelle vivent les prisonniers, n'hésitant pas à être réellement choquant à plusieurs reprises. Après une rapide séquence où on sort de prisons pour assister à un terrible attentat d'un gardien de prison, probablement par un membre de l'IRA, le film se lance dans une longue scène de dialogue entre Bobby Sands et le prêtre interprété par Liam Cunningham, afin de mieux exposer le contexte et les motivations du personnage principal qui décide alors de démarrer une grève de la faim. Si cette longue scène est très bien mise en scène, elle est peut-être insuffisante pour saisir la complexité du conflit irlandais et l'entièreté des motivations du personnage. La dernière section expose, avec une nouvelle fois beaucoup de dureté, la grève de la faim entrepris par Sands, où Steve McQueen montre sa virtuosité pour filmer le corps humain, ici le corps de Fassbender qui se décompose lentement sous nos yeux. Lorsque le générique final de "Hunger" apparaît, nous étions encore abasourdis par le film auquel nous venions d'assister. Seul regret, le contexte aurait pu être un peu plus étoffé.
Sébastien D
Sébastien D

126 abonnés 548 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 juillet 2020
Un pré-shame qui à la place du sexe, utilise la violence et les corps en fin de vie pour choqué et faire parler. C'est très très très très long, alors que la durée est très convenable. Mais il ne se passe tellement rien que le temps semble interminable. Et cette façon de tout faire pour se démarquer, ça en perds la valeur du film. Des longues minutes de silence, pour ensuite 20 minutes de blabla non stop dans la même pièce, pour repartir sur du silence avec des scènes dures. Mais malheureusement, le combat mené par les héros ne m'a pas touché du tout. Sans doute à cause de tous ces artifices insupportables.
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