Hunger
Note moyenne
3,7
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371 critiques spectateurs

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ffred

1 995 abonnés 4 298 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 décembre 2008
Caméra d'or et gros succès à Cannes + Michael Fassbender, des bonnes raisons d'aller voir Hunger. Je m'attendais à un grand coup de poing dans le ventre, une grande claque dans la gueule. Rien de tout cela. Le seule chose qui subsiste après la vision de ce film est un profond sentiment d'ennui et de perplexité. C'est froid, aride, sec, sans âme. Le parti pris pour l'IRA est limite géant. Un festival d'excréments et de fluides corporels qui écœure vite. Des scènes chocs, certes, mais vide de toute substance émotionnelle. Des plans très longs plombent le tout graduellement, j'ai totalement déconnecté à la scène de nettoyage du couloir des cellules par un gardien, qui n'en finit pas. La quasi absence de musique et de dialogues, sauf entre le prisonnier et le prêtre (scène de plus de 20 minutes), n'arrange rien à l'affaire. On ne s'attache pas du tout au personnage, on adhère ni à sa cause ni à sa destinée et on assiste à sa lente agonie dans l'indifférence générale. J'attendais la fin avec impatience en faisant le planning de mon week-end à venir. A entendre les gens à la sortie de la salle, je n'étais, apparemment, pas le seul à ne pas avoir aimer. En cherchant bien il y a deux points positifs : les images sont magnifiques et le travail sur la photo très soigné et l'interprétation de Michael Fassbender est très convaincante. On sent qu'il s'est investi corps et âme pour ce personnage pour lequel il a perdu 14 kilos. Un rôle qui devrait lui en valoir beaucoup d'autres, lui que l'on a déjà apprécié dans Angel, 300 ou dans le récent Eden Lake. Mais cela ne suffit pas à relever l'ensemble. En résumé l'une des plus grosses déception de l'année pour moi. Dommage j'aurai aimé aimer.
velocio

1 545 abonnés 3 521 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2008
Remarque liminaire : le réalisateur Steve McQueen n'a que son nom en commun avec l'acteur d'"Au nom de la loi" et de "La grande évasion". Le Steve McQueen de "Hunger" est un anglais de 39 ans, noir, très réputé dans les milieux de l'art contemporain pour ses vidéos expérimentales. "Hunger" est son premier long métrage de cinéma. Présenté à Cannes 2008 dans la sélection "Un Certain Regard", ce film a obtenu la Caméra d'Or, une récompense pour une fois très méritée. Car "Hunger" est ce qu'on appelle un film fort, et il est certain qu'on n'a pas fini d'entendre parler de ce nouveau Steve McQueen ! Un film fort sur un sujet délicat : la mort, en 1981, de Bobby Sands, un militant de l'IRA, à la suite d'une grève de la faim de 65 jours menée pour que les prisonniers membres de l'IRA obtiennent le statut de prisonnier politique de la part du gouvernement Thatcher. La vie de ces prisonniers dans les prisons d'Irlande du Nord est un mélange de moments très physiques (les interrogatoires musclés) et de solitude dans les cellules. Le film ne nous cache rien. Il y a aussi les visites, et l'une d'elle nous vaut un des moments les plus extraordinaires du film : un long plan fixe de 20 minutes pendant lequel un prêtre tente de décourager Bobby Sands de continuer cette grève de la faim, tant pour des raisons morales que religieuses. Même si les matons et leurs méthodes sont montrées de façon très brutales, "Hunger" n'est pas un film manichéen, d'autres scènes montrant que les membres de l'IRA étaient loin d'être des enfants de choeur. Un film qu'il faut voir.
Roub E.

1 316 abonnés 5 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mai 2015
Évocation de la détention de Bobby Sands un activiste de l Ira qui avec plusieurs de ses compagnons va usé bien que privé de liberté de tous les moyens possibles pour se faire reconnaître par l administration pénitentiaire comme un prisonnier politique refusant l étiquette de criminel. Le film qui relate ces faits est extrêmement cru, que se soit dans la violence physique ou bien morale, qu elle soit pratiquée par les gardiens ou bien même que les prisonniers s infligent à eux mêmes. On sent d emblée le final dramatique qui s annonce de part l intransigeance des deux parties qui reviendrait par moment à de l aveuglement. Car si on peut admirer un courage aussi inébranlable il passe aussi pour une sorte de folie; pourquoi aller aussi loin dans ses convictions est ce que le combat n est pas vain. Parfaitement mis en scène, le film bénéficie et souffre en même temps de la performance de Michael Fassbender. Comme beaucoup de performance physique d acteur avec de telles transformations elle a tendance à vampiriser le film et en faire oublier certains aspects alors que le but est au contraire de souligner le propos. Un propos fort pour un film par moment dérangeant mais utile.
7eme critique

626 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 avril 2015
Premier film du réalisateur Steve McQueen (II), et déjà terriblement prometteur ! "Hunger", en plus d'offrir de véritables prouesses sur sa mise en scène, s'attaque au sujet des prisonniers de l'IRA sous un angle d'une force impressionnante. Mais ce n'est pas tout, le film se caractérise également par l'immense prestation de Michael Fassbender, qui incarne son personnage jusqu'au plus profond de ses entrailles. "Hunger" laissera également place à une véritable scène d'anthologie, un face à face impressionnant dans un plan séquence mémorable de plus de 16 minutes. Tout est respecté afin d'offrir une séance de cinéma d'une puissance incommensurable. Un acteur bluffant, une mise en scène maîtrisée, un sujet fort, "Hunger" annonce l'arrivée fracassante d'un cinéaste de génie. Il y aura désormais deux Steve McQueen à retenir dans la grande famille du 7ème art.
norman06

429 abonnés 1 839 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2008
Un choc esthétique. Partant d'un fait judiciaire et politique qui défraya la chronique dans les années Thatcher, le cinéaste signe un film sombre et contemplatif, avec des rares dialogues et des passages magistraux (le plan séquence avec le prêtre, l'agonie christique de Bobby Sands). Un coup d'essai, un coup de maître, quelque part entre Bresson et Kubrick.
vidalger

380 abonnés 1 314 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 décembre 2008
Inutile de nous montrer des cadavres pour dire que la guerre , c'est pas beau, ou de nous montrer du caca et du dégueulis pour nous dire le courage (la folie?)des prisonniers irlandais.J'ai eu plutôt du mal à prendre en sympathie ces animaux en cage, se vautrant dans la plus immonde saleté. Et pourtant, des images, des plans superbes, des acteurs émouvants dans leur regard et leur sobriété. J'attends avec impatience un autre film de ce nouveau Steve Mac Queen. (j'avais préféré Bulitt!, ahaha)
lucyinthesky4
lucyinthesky4

283 abonnés 102 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 24 juillet 2010
=Quel est le sens de cette succession de scènes quasi insupportables qui ne laissent aucun répit au spectateur ? Du sort terrible des prisonniers indépendantistes irlandais de l'époque Thatcher, rien ne nous est épargné : ni les coups, ni les fouilles au corps, ni les vers grouillant sur la bouffe avariée, ni la pisse sur le sol, ni la merde sur les murs, ni les plaies, ni dans une seconde partie la déchéance christique d'un corps en grève de la faim. Tout ceci est par moment particulièrement immonde et repoussant. J'aurais été la première à adhérer totalement au propos du film, qui dénonce les conditions de vie des prisonniers et l'indifférence des politiques, et valorise la beauté de l'engagement et ce même jusqu'à la mort. Malheureusement, et malgré une certaine virtuosité dans la mise en scène (montage au cordeau, cadrages millimétrés, tension permanente), le propos en question est noyé par une imagerie limite racoleuse dans sa volonté de montrer tout, même le plus dégueulasse. Le moins qu'on puisse dire, c'est que suggestion et subtilité sont deux termes absents des préoccupations du cinéaste. Je n'aime pas la façon dont Hunger traite le spectateur, le prenant pour ainsi dire en otage et semblant chercher à lui retirer toute capacité de réflexion ou d'imagination. Est-il nécessaire de nous prendre par les cheveux et de nous plonger la tête au fond de la cuvette pour nous faire comprendre l'horreur de la situation ? Hunger n'a été au final pour moi qu'une succession d'images estampillées choc, au service d'une esthétique sulpicienne extrêmement pénible à la fois ultra réaliste et ultra stylisée. La plus belle séquence, et ceci est assez symptomatique du problème du film selon moi, prend le parti quasi inverse : c'est un long dialogue entre Bobby Sands et un prêtre, filmé avec autant de sobriété que d'intensité. Mais ce n'est qu'une scène, seule et perdue au milieu d'un film difficilement regardable et peu propice à la réflexion.
Kloden
Kloden

149 abonnés 997 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 juin 2014
C'est parce que Hunger est l'un des films qui ont lancé Michael Fassbender et parce que Steve McQueen (II) est l'un des réalisateurs montants que j'ai fini par voir ce premier long-métrage, surtout pas pour son sujet politique, parfaitement du genre à m'ennuyer sévèrement. Heureusement, l'intérêt de Hunger n'est pas là, McQueen refusant tout académisme pour livrer un film sans concession, avant tout film d'auteur et oeuvre d'art. Le glauque est ici saisissant, de par la lenteur (plans longs et fixes, faiblement raccordés d'un point de vue spatial) et la distance froide que respecte la caméra. Une approche clinique qui rend le film très sensoriel, augmentant son impact physique (je me suis surpris à re-manger devant le film, sans doute en forme de compensation), et empêche également une mise en abyme émotionnelle dont le spectateur doit se charger lui-même. Pourtant, cela marche quand même, comme si cette froideur finissait d'elle-même par révolter, l'absence d'empathie stimulant celle du spectateur. Mais si l'aboutissement artistique du film, ainsi que la maîtrise (déjà) de McQueen sautent aux yeux, la lenteur imprimée peur rebuter, finir par faire sortir du film et diminuer son effet. Ça a tenu pour moi, de justesse, mais j'attendrai quand même Shame pour me prononcer définitivement sur ce nouveau Steve McQueen.
Fabrice G
Fabrice G

137 abonnés 389 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 décembre 2008
Il y a des films qui marquent par leur beauté visuelle, d’autres par la densité de leur sujet… « Hunger » marque des points sur les deux tableaux. L’histoire, c’est celle de membres de l’IRA emprisonnés sous l’aire de la dame de fer dans l’Irlande du Nord de 1981 et qui, parce qu’ils refusent de porter la tenue réglementaire des détenus de droit commun, ont fait une grève de l’hygiène avant d’entamer une grève de la faim drastique. On suit ici l’une des figures emblématiques de ce mouvement : Bobby Sands. Caméra d’or au dernier festival de Cannes, « Hunger » est un bijou de mise en scène, chaque plan est magnifique, les plans séquences sont nombreux et souvent lents, permettant d’amplifier la peur et la détermination des personnages et les dialogues sont rares mais toujours indispensables. Mais le film est également ponctué par des petites scènes violemment intenses qui ne peuvent pas laisser indifférent. Le spectateur se laisse alors envahir par une émotion brute devant la violente beauté de certains passages. Le film de Steve McQueen nous prend aux tripes et nous laisse un goût amer dans la bouche. La prestation hallucinante de Michael Fassbinder dans le rôle de Sands est juste inoubliable et devrait lui ouvrir de nombreuses portes. « Hunger » est donc un grand film politique, une œuvre coup de poing qui marque mais qui doit se voir en connaissance de cause car certains passages sont quand même à la limite de l’insoutenable.
zhurricane
zhurricane

98 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 24 janvier 2014
Alors oui ce film est vraiment touchant, oui il parle d'un épisode rare qui nous émeu, oui Michael Fassbender a un rôle extraordinaire pour briller. Mais au final qu'est ce que ce film est barbant et bavard. Je pense à ce plan séquence de plus de 15 minutes ou Michael Fassbender parle à un homme d'Eglise ou je ne sait plus quoi. Oui c'est un dialogue génial, (bien que trop long, mais au final c'est le seul point intéressant du film. Oui on voit la misère de Michael Fassbender, mais on n'arrive pas à ressentir de l'intérêt. Parce que le film dégage de l'impersonnalité, du moins de la froideur.
Flying_Dutch
Flying_Dutch

79 abonnés 770 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mai 2011
filmé avec beaucoup de précision, Hunger choque mais montre à merveille la détermination de Sands, incarné par un Michael Fassbender plus qu'excellent, à combattre les conditions d'emprisonnement déplorable pour les membres de l'IRA. Point culminant du film: une scène de 15 minutes sans interruption entre Michael Fassbender et Liam Cunningham.
annatar003
annatar003

74 abonnés 852 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 novembre 2012
Film percutant et brutal, la première œuvre de Steve McQueen s'immisce dans un sujet sensible avec de réelles convictions qui ne vous laisseront pas indifférent.
Baptisé "Hunger", ce long-métrage froid vous entraîne dans les entrailles d'une prison britannique qui détient plusieurs dizaines de détenus politiques de l'IRA et dont la motivation n'a d'égal que leur robustesse.
On y découvre plusieurs acteurs peu connus entourant un Michael Fassbender qui signe pour l'occasion l'une de ses plus brillantes prestations à ce jour. A l'image de Christian Bale dans "The Machinist", le futur Magneto s'est efforcé de perdre près de 14kg afin de donner une image plus que crédible à sa grève de la faim. Intéressant de part le jeu des acteurs mais également par la réflexion apportée par ses dialogues, notamment durant le scène opposant le Père Dominic Moran à Sands, "Hunger" se voit muni de bon nombre d'ingrédients qui font le succès du cinéma d'auteur. On y regrettera une petite absence de rythme qui fera défaut à certains moments clefs mais qui se verra le plus souvent compensée par une ambiance exceptionnelle de réalisme qui vous laissera K.O.
Flowcoast
Flowcoast

74 abonnés 1 209 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 août 2010
Bof . Toujours aussi ennuyeux , les films dramatiques britanniques ne me branchent toujours pas . Certes la réalisation de S. McQueen est réussi avec des plans séquences longs , mais le film ne ressort rien d'autres que des images dures , de violence sur les prisonniers , de l'insalubrité dans les prisons . En tout cas ,sur le sujet ,ça part vite , puisqu'avec Au nom du père , je comprends à peu près la situation de l'histoire . Il y a tout de même une bonne prestation de Michael Fassbender . Pendant , 1H30 , on entend des cris des coups , et seulement quelques paroles . L'intention dans faire un film muet ? Non , mais heureusement que c'est pas plus long sinon c'est zZz !
Flotibo
Flotibo

74 abonnés 1 441 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 septembre 2012
Avec cette plongée dans le milieu carcéral d'une Irlande déchirée par les conflits, Mc Queen a convaincu la critique et notamment les festivaliers à Cannes. Il faut dire que le film ne laisse pas insensible, ne serait-ce que par la violence dégagée par le sujet. Pour ma part, j'ai trouvé un certain talent de mise en scène mais surtout un très grand Michael Fassbender. Par contre, je me suis quelque peu ennuyé devant ce film tantôt très (trop) bavard et de longues séquences silencieuses notamment au début du film. Ainsi, c'est un sentiment de déséquilibre qui prédomine et qui noircit vraiment le tableau.
NewBoorn
NewBoorn

70 abonnés 576 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 janvier 2016
Incroyablement filmé et interprété comme incroyablement dérangeant, ce "Hunger" qui se veut jusqu'au boutiste pose la question suivante : peut-on vraiment prendre plaisir à visionner une telle souffrance ? Si Steeve Mc Queen mérite tous les louanges propres à sa réalisation, mon avis est assez partagé sur ce point.
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