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jcgonzales
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5,0
Publiée le 19 décembre 2009
Je devais aller le voir avec mon fils au ciné mais on a trainé et les critiques le décrivant comme ultra violent ne m'a peut-être pas assez motivé pour faire le déplacement, mais je voulais pourtant le voir...
... jusqu'à ce que Hunger apparaisse en générique ce soir en 3 ème partie de soirée. Cette fois j'étais bien au chaud, en condition et blindé pour me prendre une grosse claque : Résultat escompté !
L'Iralnde, une histoire forte, des hommes engagés dans un combat ultime et paroxistique, une horreur du passée, et l'inévitable...
Alors qu'à l'extérieur les Sex pistols et les Clash avaient imposé un style, on ne voit ici qu'un univers carcéral froid, mutique, ultra violent piloté par une Tatcher au sommet de son intransigeance.
Le rythme et la technique sont vraiment maitrisé, avec un sens de l'esthétique évident malgré le contexte si peu porteur.
Dans la posture, le dernier tiers m'a rappelé Johny got his gun, corps meurtri inéluctablement.
D'un ennui abyssal et d'une totale vanité, ce film ressemble davantage à un documentaire irlando-irlandais. On ne comprend rien, la plupart des scènes ne servent à rien quand d'autres ne sont là que pour choquer. Bref, nullissime : palme d'or du plan le plus pourri du millénaire au fameux gardien nettoyant la pisse dans le couloir, vraiment, du grand cinéma... soupir.
Le film est aussi radical dans sa mise en scène que les personnages dans leur action. Il est bâti de contrastes étonnants : en effet, après une scène crue de violence extrême, on a droit à un long plan fixe de 4 minutes d'un mec balayant un couloir, passionnant ! Après nous avoir imposé une première heure quasi muette, le film nous fait assister à une discussion acharnée entre 2 personnages au débit mitraillette, au cours d'un très long plan-séquence fixe de 20 minutes. Même l'acteur jouant Bobby Sands (très bon Fassbender) a versé dans ce côté "immersion totale", sa carcasse squelettique de gréviste de la faim fait vraiment peur à voir ! Si ce film est exigeant envers lui-même, son sujet et ses acteurs, il demande aussi beaucoup d'efforts de la part du spectateur, le mettant dans une position très inconfortable et laissant une empreinte étrange et pas spécialement agréable. Le sujet du film ne s'y prêtant pas de toutes façons.
Rouvrant une page aussi triste que sombre de l'histoire Irlandaise, Steve McQueen (!!) réalise une œuvre forte et viscérale avec une puissance narrative virant à l'expérience sensorielle ou rarement on a ressenti à ce point l'horreur de l'enfermement ou la détermination sans faille de ses prisonniers jusqu'à ressentir leurs transformations physique dernières étapes de leurs résistances. McQueen qui réalise là son premier film et se pose comme un vrai talent dégageant une vrai science du cadrage et des dialogues orchestrant certaines scènes incroyables comme la discussion en plan séquence entre Sands et le prêtre. On soulignera aussi l'incroyable prestation de Michael Fassbender.
Pour son premier film, Steve McQueen (rien à voir avec l'acteur) fait preuve d'un sens aigü de la mise en scène, là où beaucoup de cinéastes se serait contentés de planter leur caméra un peu au hasard. Son film, divisée en deux parties (d'abord un état des lieux des conditions de détentions, ensuite le combat jusqu'auboutiste de Bobby Sands) est un véritable uppercut, où les coups donnés au personnages font vraiment mal et où l'ont ressent physiquement le chemin de croix de Sands, magistralement campé par Michael Fassbender. On regrettera juste que certains plans s'éternisent inutilement (voir l'entretien avec le prêtre, très très long) mais c'est vraiment peu de chose par rapport à la force de l'ensemble.
ce film est un choc constant, chaque scène est un dégout, pur ou qui vous donne la rage, une rage primitive. Les acteurs sont saisissants de violence, les plans sont beaux. Un film, un coup de poing au ventre, un coup de matraque. Vive l' IRA, et vive le cinéma.
Je me suis fais ch*** pendant tout le film. Heureusement qu'il ne dure qu'1h30 ! C'est d'un ennui mortel. On ne sait pas trop qui est l'acteur principal (avant 1h de film), c'est lent, soporifique,... Bref, je recommande aux amateurs de sieste !!!
le chef d'œuvre de 2008: Hunger, des plans tellement beaux qu'on a du mal à croire que c'est que de la chance (la mouche sur les mains arrivée par hazard sur le plateau), presque pas de paroles, sauf un plan séquence d'un quart d'heure. Un acteur fabuleux, une histoire de prisionniers mal traités au temps de Tatcher qui vous glace le sang. Ma-gni-fique!
Un film exceptionnel, mais dur et très cru. Le dépouillement et les alternations "bruit/silence" rendent cette oeuvre encore plus prenante. Mais gare! Grosse claque assurée!!
UN CHEF D'OEUVRE Vous avez aimé 'le vent se lève' de Ken Loach, Hunger est, sur le même thème, d'une puissance supérieure. Steve Mc Queen ne tombe tout d'abord pas dans le travers du précédent en ne nous livrant pas un film partisan. Pas de héros, uniquement des êtres humains avec leurs contradictions. Le film s'ouvre sur le gardien de prison, plus tard, on verra un flic (un crs anglais plutôt), les tortionnaires, souffrant de solitude et en proi, eux aussi, au désarroi. Que dire de l'enfer vécu par les prisonnier, les scènes les relatant sont d'une violence rare, mais toujours très travaillée, non gratuite et très esthétique. La solitude des personnages et le mal être de tous est perceptible à travers l'absence de dialogue durant près de 50 minutes. C'est à la 50ème minute qu'arrice le premier dialogue qui nous éclaire sur le thème du film. Ce plan fixe et séquence de 10 minutes coupe avec la violence et les cuts du début...Le talent du réalisateur réside dans ces changements de rythme toujours bien sentis. Pour finir les plans serrés fréquents apporte une touche esthétique très réussie. A voir absolument, âmes trop sensibles s'abstenir
un film prenant physiquement,totalement maîtrisé. le long plan séquence du parloir fait déja figure de scène d'anthologie. hunger méritait largement la palme d'or. un grand cinéaste est né!
Décidément ce genre de film sur l'engagement politique (içi gréve de la faim, film carcéral et rebellion)n'est vraiment pas ma tasse de thé. Même si l'univers glauque de la prison est bien retranscrit, impossible de ne pas piquer du nez devant un film aussi lent avec des scénes pas toujours utiles. Dur de s'accrocher ou d'éprouver de l'intêret.