Dès les premières secondes Hunger nous prend aux tripes pour nous relâcher qu’à la toute dernière seconde. D’une rare sensibilité, le film nous plonge dans l’univers carcéral de la prison de Maze durant le conflit opposant les irlandais aux britanniques et nous confronte à l’histoire de ses hommes luttant perpétuellement pour leur liberté, leur dignité, leur droit de vivre. Hunger est un film à considérer comme un coup de théâtre de la part de son réalisateur qui réalise pour son premier film un véritable chef-d’œuvre en tout point comme en témoigne la prestigieuse récompense de la Caméra D’Or qu’il a obtenu à Cannes en 2008. (Suite de la Critique sur http://www.leblogducinema.com/2009/06/13/critique-hunger/)
un film sublime et émouvant porté par une mise en scène bluffante et des acteurs au firmaments. Un film beau et dur à fois qui vous tiendra en haleine jusqu'au clap de faim!
Superbe début derrière la caméra de ce jeune réalisateur désormais à suivre grâce à ce film d'une rare intensité, dont le seul reproche étant quelques plans d'une longueur à en donner la nausée.
Hunger est un film dérangeant. Par ce qu'il raconte, d'abord. L'histoire des prisonniers de l'IRA en rébellion contre le gouvernement britannique, demandant des mesures symboliques qui leur sont refusées. On voit ici clairement l'intransigeance de Margaret Thatcher, la "dame de fer". L'image du mur séparant les forces de l'ordre en train de battre les prisonniers et un policier en train de pleurer est très forte, symbolique. Mais ce film dérange également par son style, très "artistique" : longues prises de vue, beaucoup de plans fixes, peu de musique. Un style volontairement dépouillé mais qui perturbe le spectateur. Il faut s'accrocher un peu pendant la scène du dialogue, qui dure plus de vingt minutes sans changer une seule fois de plan. Le contenu est très intéressant, mais il ne faut pas être fatigué à ce moment-là, sous peine de vite décrocher. C'est à l'image du film : intéressant, mais exigeant un spectateur un minimum concentré car autrement cela devient vite un "film chiant"...
Steve McQueen pour son premier film impressionne par sa qualité sa mise en scène d'une magnifique plasticité. Un véritable choc se passe souvent c'est insoutenable comme la scène où les prisonniers se font violenter ou même le long plan séquence de 20 minutes où on se demandera si c'est une blague! Le cinéaste arrive à nous faire réagir violemment. Un film essentiel.
Ce film vaut surtout pour la mise en scène car il y a des images qui sont d'une brutalité mais celle est parfaitement bien montré. L'interprétation excellente de Michael Fassbaden est aussi a noté ( 300, Angel). Après le film explique assez peu de choses et c'est dommage car pour un film "politique" les explications auraient été bien car si comme moi on est pas super callé dans l'histoire de l'IRA on se sent un peu perdu.
Film choc! On n'en sort pas indemne. La mise en scène impeccable, le jeu des acteurs, la qualité des dialogues (très bon et long dialogue entre Bobby Sands et le prêtre!) font de ce film un moment de cinéma à ne pas manquer. Le film nous montre la réalité carcérale de cette période dans toute sa violence. Le film s'intéresse aux corps, aux violences qu'on s'inflige par désespoir, pour défendre une cause.
mis à part les scènes scathologiques, les scènes de révolte des prisonniers et les scènes de tortures mentales et/ou physiques infligéees à ces mêmes prisonniers que reste t'il de ce film ? pas grand chose...juste une scène réussi (la seule avec des vrais dialogues d'ailleurs) entre bobby sands et le prêtre. une scène de quinze minutes environ en un seul plan qui nous permet enfin d'avoir une vision plus large du combat mené par les activistes de l'IRA. mais cette scène ne permet pas de compenser le parti-pris un peu gênant du cinéaste envers l'IRA. mac queen défend l'IRA et cela gêne un peu... seul la photographie particulièment réussie et le jeu incroyable de Michael Fassbender sauve un peu le film....
Steve McQueen réalise un très grand premier film sur un sujet difficile. Certains plans sont superbes et Michael Fassbender est pour moi la révélation. Le clou du spectacle est une scène de dialogue de plus d'un quart d'heure filmée en plan fixe vraiment sublime et intense. Attention cependant, certaines scènes sont difficilement suportables...
Steve McQueen n'est pas revenu des morts, mais existe bel et bien sous la houlette d'un vidéaste qui réalise son premier long-métrage, "Hunger", avec comme sujet Bobby Sands et ses compatriotes prisonniers politiques irlandais appartenant à l'IRA accusés de terrorisme. On parle de sujet, car on est bien loin du biopic ou de la petite histoire dans la grande. Ici, McQueen filme les corps, ses réactions, sa dégradation, ses douleurs sous l'effet de la saleté, et d'une grève de ma faim. Sa caméra scrute, fouille, ne manque aucun détail, aucune ecchymose, et donne une certaine beauté à tout ce décharnement humain. Le pouvoir des images est bien plus fort, plus radical dans ce type de langage, et ici, bien plus fascinant.
Ce film se décompose en trois étapes, avant finalement, de se décomposer de lui-même. La première, vous vous demandez ce que vous avez fait pour qu'on vous impose un tel spectacle. Les moins amorphes comprennent qu'il n'y aura rien à tirer du film et quittent la salle. La deuxième, vous vous endormez pendant un long dialogue soporifique dans un parloir. Cette étape permet de tuer toute révolte, et seuls les plus vaillants possèdent encore quelques forces pour sortir. La troisième, pendant laquelle, vous ne pouvez plus que compter les minutes de détention qu'il vous reste avant de retrouver la liberté, en jurant, mais un peu tard, qu'on ne vous y prendra plus.
Parler de hunger n'est pas évident. Le film est poignant, vous prend à la gorge, vous plonge dans una atmosphère insoutenable, dont on ne pourra sortir que par la mort, représentée par Bobby Sands, personnage emblematique dont la force de caractère sera plus forte que le silence des autorités, que la violence des bourreaux. Bobby Sands meurt libre,comme il l'a choisit. Pour autant, en sortant de hunger, il ne reste que l'amertume, la fin logique du sentiment violent que l'on ressent face au film. Hunger n'est pas un millième film choc clinquant, mais son style choque par son réalisme. Personne ne sort indeme de hunger.
dur, dur, réaliste, physiquement et psychologiquement insoutenable une scène dialoguée entre un prisonnier et un curé vraiment d'anthologie bien plus loin que le cinéma, plus loin que le contexte irlandais, l'homme dans tout ce qu'il a de plus bestial !
Ce film très dur, et indispensable pour révéler au monde le sort des prisonniers politiques dans les prisons des démocraties occidentales. Peu importe la cause, même si elle aura méritée d'être plus décrite afin de comprendre les raisons des ces prisonniers à aller jusqu'au bout. Donc ce film est intemporel et nous fait penser à des évenements récents: ABOUGRARIB, GUANTANAMO...